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• Musiques en Pistes

° La Musique des Sphères

Il y a quatre siècles, John Bull travaillait à son premier recueil de musique Parthenia destiné à la princesse Elisabeth, Claudio Monteverdi avait terminé la composition de son Orfeo et abordaitses Vespro della Beata Vergine, Frescobaldi venait d'être nommé organiste titulaire de la Basilique Saint Pierre à Rome et … Galilée, pour la première fois, utilisait un télescope pour regarder les étoiles. C'est pour commémorer cette première utilisation que les nations unies ont proclamé 2009 Année internationale de l'astronomie. L'astronomie allait démontrer l'intérêt de la démarche et de la méthode scientifique ; elle allait inspirer l'humanité et montrer la beauté et l'harmonie de notre univers.

° Les Planètes de Gustav Holst (1874 - 1934)

• Les International Classical Music Awards (MCA) 2009

• Les JOKERS de Crescendo

• Les choix de la "Table d'Ecoute" de Musiq'3

• Les Nouveautés discographiques

Crescendo n° 97, pages 56 à 74

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° Messes et Oratorios : du petit maître de chapelle au prophète universel
par Jean-Marie Marchal
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• Notre Série : Renaissances multiples
par Jean-Marie Marchal

Période fertile entre toutes, la Renaissance nous apparaît comme une époque de profonde mutation et d’épanouissement artistique, placée sous le signe d’une formidable prise de conscience par l’homme de la force avec laquelle il peut infléchir en toute conscience son destin... (suite page 26)

° L’école Franco-flamande

Considérée comme une sorte d’épine dorsale de la création musicale en Europe aux 15e et 16e siècles, l’école franco-flamande (ou néerlandaise, wallonne, bourguignonne, franco-bourguignonne,…) désigne une sorte de constellation de compositeurs qui s’étend sur cinq générations et rassemble des artistes originaires d’une aire géographique homogène (laquelle couvre approximativement la Belgique actuelle, le Nord de la France et le Sud de la Hollande)... (suite pages 28 et 29)

° FOCUS : Roland de Lassus (1532-1594), le génie de la démesure

Parmi les compositeurs de la Renaissance, Roland de Lassus occupe une place réellement prépondérante du fait de son extraordinaire créativité (autour de deux mille œuvres), de la formidable diversité de sa production et de sa puissante personnalité aux multiples facettes.

En comparaison avec la contribution marquante qu’il a apportée au quatuor, à la symphonie ou à l’opéra, entre autres, Joseph Haydn n’a pas laissé une empreinte aussi puissante dans le domaine de la musique sacrée. Son apport y apparaît moins conséquent. Il se résume en effet pour l’essentiel à quatorze messes, quatre œuvres apparentées au genre de l’oratorio et un Stabat Mater. Autre particularité: si l’œuvre sacré de Haydn a été composé sur une large période qui s’étend sur toute sa carrière ou presque, le compositeur ne s’y est en fait véritablement consacré qu’à certains moments, de manière irrégulière. Ainsi par exemple, les quatorze messes se présentent en deux groupes très différents: le premier a été conçu dans un laps de temps important (de 1750 environ à 1782) et présente une grande diversité de formes et de styles, tandis que le second a vu le jour en quelques années (entre 1796 et 1802) en une sorte de grand geste créateur d’une remarquable homogénéité formelle et esthétique. De même, son oratorio italien Il Ritorno di Tobia (1775) apparaît bien isolé dans sa production, très éloigné des trois autres opus que Haydn écrit à la fin du siècle en langue allemande: la version vocale des Sept Paroles du Christ en Croix, La Création et Les Saisons.... (suite pages 18 à 20)

° Haydn, ses sonates et ses oeuvres pour clavier
par Jean-Marie André

Il y a un siècle exactement, Theodore de Wyzewa écrivait dans la Revue des deux mondes, à propos du centenaire de la mort de Joseph Haydn : Toute occasion doit nous être bienvenue qui a chance de ramener un peu l'attention du public sur la personne et l'œuvre de l'un des plus glorieux, à la fois, et des plus méconnus entre les musiciens ; de ce grand Joseph Haydn que les maîtresses de piano elles-mêmes, aujourd'hui, s'accordent à dédaigner comme un "amuseur", simplement parce qu'il a tâché et réussi à n'être jamais ennuyeux. Dans le texte de 11 pages qui suit, de Wyzewa ne citera de l'œuvre pour piano qu'une sonate en ut mineur de 1771 comme indice d'une période tragique non élucidée de la vie de Haydn. Nous reviendrons à ce chef d'œuvre. Même si 1909 voit le début des premières éditions de l'œuvre complète de Haydn, Roland-Manuel n'est pas en reste 40 ans plus tard dans le second tome de son Plaisir de la Musique paru en 1950. Dans cette série de trois ouvrages écrits avec la collaboration de Nadia Tagrine sous forme d'interview, l'auteur signe le dialogue suivant :... (suite pages 21 à 24)

° Haydn et la musique concertante
par Jean-Marie André

Si donner un aperçu de l'œuvre pour clavier de Haydn s'apparente à se promener dans un chemin broussailleux, se lancer dans le dédale de l'œuvre concertante relève de l'aventure dans un chemin rocailleux sinon miné. Car, en plus des concertos perdus, le nombre d'œuvres apocryphes qui lui ont été attribuées a faussé la perception que nous avons de ce maître de la première école de Vienne... (suite page 25)

• Notre Dossier : Franz Joseph Haydn

° Petite biographie
par Bernadette Beyne

Le 19e siècle le disait "Père de la symphonie". Aujourd'hui, on sait qu'entre 1750 et 1800 furent écrites quelque 15.000 symphonies. Si Haydn n'en fut pas le "Père", il en fut sans nul doute le "Passeur", menant le genre de ses débuts à l'aube du romantisme. Par contre, il fut l'initiateur d'un genre tout à fait nouveau, aujourd'hui encore le point d'apogée de l'écriture: le quatuor à cordes, né simultanément et indépendamment à Vienne et en Italie avec Boccherini. Et là aussi, c'est à Haydn qu'il revient d'avoir mené le genre de sa gestation à son accomplissement. Resté dans un quasi anonymat jusqu'à ses trente ans, il fut ensuite, de son vivant, le compositeur le plus célébré à travers l'Europe, beaucoup plus que Mozart, Schubert ou Beethoven. Ensuite, il tomba dans l'oubli, à l'ombre de Mozart et de Beethoven avec un bon millier d'oeuvres à son actif. Ce n'est que dans les premières décennies du siècle dernier que Joseph Haydn a retrouvé peu à peu la place de premier plan que son oeuvre impose. On l'a dit ascète et froid, valet de ses princes. Il est vrai que l'homme n'est pas celui de coups d'éclats ou des amours tourmentées;  peu d'anecdotes subsistent à son sujet si ce n'est les clins d'yeux à son prince ou les "mots" avec Beethoven. Son génie, on le trouve dans son écriture qui porte en elle une formidable énergie libérée par le "style", comme une mise en ordre pour la rendre transmissible. Son génie était-il trop humain?... (suite pages 4 à 11)

° Père de la Symphonie romantique
par Nicolas Derny

Franz Joseph Haydn fait souvent office de figure paternelle. Connu sous le nom de "Papa Haydn", le romantisme le considèrera comme le "père de la Symphonie", ne tenant compte, à peu de choses près, que des célèbres Symphonies Parisiennes et surtout Londoniennes. S’il n’invente pas la Symphonie, aucun autre compositeur parmi ses contemporains, Mozart faisant -comme toujours- exception, ne peut rivaliser avec lui dans ce domaine. Retour sur le parcours du compositeur qui posa les bases du genre... (suite pages 12 et 13)

° Haydn faiseur d’opéras : du giocoso au seria
par Carine Seron

Au sein du catalogue abondant de Joseph Haydn, la production scénique tient une place non négligeable tant par sa quantité que par sa qualité et son originalité. Elle comprend environ vint-six œuvres créées entre 1751 et 1796, parmi lesquelles nombreuses sont représentatives des genres opératiques majoritairement en usage durant la seconde moitié du XVIIIe siècle: intermezzo, dramma giocoso, opera buffa, opera serie et singspiel... (suite pages 14 à 17)

• A l'Air Libre

° Les Notes en Notes d'Alain Derouane

° Adriana Lecouvreur à New York, Quelques moments exceptionnels de la saison de Bozar à Bruxelles, Le Vin Herbé de Frank Martin à Lyon, I Puritani à Amsterdam, Fra Diavolo de Auber à Paris, Mazeppa de Tchaïkovski à Antwerpen, Le Joueur de Prokofiev à Lyon, Siegfried à Strasbourg, Death in Venice de Britten à Bruxelles, création de Yvonne, princesse de Bourgogne de Philippe Boesmans à Paris, Nouvelles de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth à Waterloo.

• Convergences culturelles

° La Croatie : Hasard? Coïncidence? Peut-être. Je ne suis pas convaincue. Rencontre, oui. Et puis, en sourdine, ce petit "quelque chose" qui attire l'attention, la retient, éveille l'intérêt, pique la curiosité, suscite l'irrépressible besoin de découvrir, de connaître, de comprendre. Alors on cherche, on trouve, un peu, beaucoup, puis tant et tant que s'impose le souci de partager. Et on fait le premier pas... (suite pages 50 et 51)

• In Memoriam 
° Henri Pousseur, un grand artiste nous a quittés... Pierre Bartholomée lui rend hommage.
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• Anniversaire

° Mieczyslaw Karlowicz (1876 - 1909)... des pas sur la neige
par Bruno Peeters

Le 8 février 1909, le corps de Karlowicz est retrouvé en pleine neige, dans ses chères Tatras, près de Zakopane où il s'était établi après ses études à Varsovie puis en Allemagne... (suite page 36)
• Pleins feux
° Christophe Coin, un musicien mosaïque

Violoncelliste et gambiste français, Christophe Coin est en résidence au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour trois concerts (*). Les débuts de son parcours d’artiste ont de quoi étonner. Né en 1958, il fut en effet élève du célèbre André Navarra au CNSM de Paris (1970-74) et est à ce titre descendant direct de cette fameuse école française du violoncelle qui dans la seconde moitié du XXe siècle comptait également dans ses rangs Pierre Fournier et Paul Tortellier. Il ne se contente pas de cette filiation et de cette tradition dont beaucoup de violoncellistes ont pu rêver et prend le chemin de Vienne pour y rencontrer Harnoncourt. Il explique cela par ses débuts à l’instrument dans sa prime jeunesse... (suite pages 33 et 34)

° Gustav Leonhardt, un peu plus de 80 ans

Lorsqu’il se présente en disant "Leonhardt" tout en tendant la main, on est frappé par la modestie qui émane du personnage, lui considéré comme étant "la" référence du retour aux sources de la musique baroque, le gourou pour certains, celui dont on n’oserait remettre les opinions en doute. Il a eu 80 ans en 2008… l’âge du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Il est musicien professionnel et donne des concerts depuis un bon demi-siècle, ce qui, dit-il, le dispense de devoir travailler,... (suite page 35)

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