• A Moscou, réunion du jury des ICMA. Le jury des International Classical Music Awards (ICMA) s’est retrouvé à Moscou du 19 au 23 janvier pour sa réunion annuelle et la préparation du gala de remise des Awards à Nantes le 15 mai prochain. C’était aussi l’occasion de procéder à l’élection du Board qui fut reconduit à l’unanimité et auquel s'ajoute Pierre-Jean Tribot, ainsi que de son président Remy Franck, pour une durée de trois ans. Le jury était l’invité de Radio Orpheus, la chaîne classique russe dont Irina Gerasimova, membre du jury, est la directrice artistique. A l’occasion de ce voyage, le jury a pu visiter les coulisses du Conservatoire Tchaikovski, échanger des propos avec son recteur, Alexander Serguevitch Sokolov et le directeur des concerts Alexander Bonduryanski. Ce fut aussi l’occasion de visiter le Bolshoï récemment restauré et où se donnait Turandot sous la direction efficace  d’Antonello Allemandi et la mise en scène sophistiquée de Francesca Zambello. On ne détaillera pas ici le plateau vocal dont les noms ne disent pas grand chose de ce côté de l’Europe mais, et c’est l’essentiel, il était homogène et de grande qualité. Autre visite intéressante, celle de la Fondation de l'immense mezzo-soprano du Bolshoi, Irina Arkhipova, décédée il y a deux ans, qui abrite une magnifique collection de pianos et aide les jeunes chanteurs à se lancer dans la carrière. A l’occasion de la visite des membres du jury à Moscou, Melodiya tint une conférence de presse pour présenter son projet, déjà en cours de réalisation, d’enregistrements de musique russe et soviétique par de jeunes musiciens issus du conservatoire. Mais nous reviendrons sur l’histoire et le futur de cette grande maison dont les caves regorgent de gravures uniques du florilège d’interprètes qui ont marqué l’histoire.

• Esa-Pekka Salonen sera l’invité du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles avec le Philharmonia Orchestra le 6 mars. Au programme : la Fantaisie symphonique « Pohjola’s Daughter », la 7e Symphonie de Beethoven et le Concerto pour violon de Salonen par Leila Josefowitcz à qui le concerto est dédié.

Lors de la saison 2012/2013, le Philharmonia et son directeur musical et artistique, Esa-Pekka Salonen célébreront le centenaire de Witold Lutoslawski lors d’une série de concert incluant les œuvres orchestrales et les œuvres de musique de chambre. En tant que professeur et « mentor » de Salonen, l’œuvre de Lutoslawski revêt pour lui une importance toute spéciale : « Lutoslawski est tout simplement une des voix les plus importantes du 20e siècle (…) Notre collaboration avec l’Institut Adam Mickiewicz nous donne accès à un matériel tout à fait inédit que je suis impatient de faire connaître au monde entier ». 

Autre point fort de la saison, la création européenne de « Orango » en mai 2012, le prologue de l’opéra de Chostakovitch récemment retrouvé.

Le Philharmonia et son chef ouvriront la saison le 27 septembre 2012 avec la 9e Symphonie de Beethoven, prolongeant par là l’exploration des symphonies du « Grand Mongol » à travers l’Europe.

 

• Verbier Festival Newsletter

Invitation au concert hivernal du Verbier Festival

Après le grand succès du concert de Noël à l’Eglise de Verbier en décembre dernier, l’association des Amis du Verbier Festival vous convie au concert hivernal, le 17 février 2012, à 19h, à l’Eglise du Châble. Au programme, l’exceptionnel quatuor Tana et le clarinettiste russe Dmitry Rasul-Kareyev, ancien membre du Verbier Festival Orchestra et aujourd'hui première clarinette solo à l’Orchestre de la Suisse Romande, avec notamment le sublime quintette pour clarinette et cordes de Mozart. Entrée libre.

Inscriptions record aux auditions du Verbier Festival Orchestra

Le Verbier Festival Orchestra suscite toujours plus d’intérêt chez les jeunes musiciens! 1119 instrumentistes, âgés de 17 à 27 ans et issus de 40 pays différents, se sont inscrits aux auditions cette année (contre 1042 l’année dernière), afin de décrocher un pupitre au Verbier Festival Orchestra 2012! Les auditions se dérouleront du 23 janvier au 19 février 2012 à Miami, Oslo, Genève, Bruxelles, Berlin et New York.

Rejoignez les Amis et bénéficiez de la prévente des billets

La prévente des billets pour les membres de l’Association des Amis du Verbier Festival débutera le 9 février 2012. Pour bénéficier des préventes et des nombreux avantages exclusifs réservés aux Amis, rejoignez cette association dynamique et chaleureuse, partenaire indispensable du Verbier Festival. Pour plus de renseignements, visitez notre site internet ou contactez le Bureau des Amis (+41 (0)21 925 90 66 ou amis@verbierfestival.com).

Prochaine édition: du 20 juillet au 5 août 2012
Programme disponible dès le 9 février 2012
Ouverture de la billetterie au grand public le 12 mars 2011

 

 
• Herbert Blomstedt : une cinquantaine de concerts pour fêter son anniversaire. Le 11 juillet 2012, Herbert Blomstedt célébrera son 85e anniversaire. A cette occasion, il dirigera bon nombre d’orchestres avec lesquels il a travaillé en tant que chef invité ou dont il est aujourd’hui chef honoraire. Né aux Etats-Unis de parents suédois, Herbert Blomstedt commença sa carrière comme chef du Norrköping Symphony Orchestra et plus tard de l’Oslo Philharmonic Orchestra et de l’Orchestre Symphonique de la Radio suédoise. Il fut ensuite le chef attitré de la Staatskapelle de Dresde (1975-1985), directeur musical du San Francisco Symphony Orchestra (1985-1995), chef de la NDR Sinfonieorchester (1996-1998) et 18e « Kapellmeister » du Gewandhaus de Leipzig (1998-2005). Ce n’est qu’en 2011 qu’il fit ses débuts avec le Philharmonique de Vienne ; cette première collaboration se prolongera lors d’une tournée en juillet 2012 et de futurs concerts à Vienne en 2013.

Le Gewandhausorchester retrouvera son ancien Kapellmeister lors de concerts en septembre 2012. Herbert Blomstedt sera également l’invité du San Francisco Symphony Orchestra, de l’Orchestre Symphonique de la Radio suédoise et de l’Orchestre Symphonique de Bamberg -dont il est également chef honoraire-, du Philharmonique de Los Angeles, du New York Philharmonic, de l’Orchestre Philharmonique de Berlin et de la Tonhalle de Zurich.

En septembre 2012, pour marquer ce jubilé, le label Querstand sortira un « CD box » avec toutes les symphonies de Bruckner enregistrées lors de concerts avec le Gewandhaus de Leipzig. Les symphonies n°3, 5, 6, 7 et 8 sont déjà disponibles. Dans le courant de la saison seront enregistrées les symphonies n°1, 2, 4 et 9. La 2e Symphonie sera enregistrée en mars à Leipzig.

 

• Trois grandes figures nous ont quittés.

- Nous avions évoqué le dernier concert de Gustav Leonhardt en décembre dernier au Théâtre des Bouffes du Nord. Il sortait de scène, visiblement épuisé, devant la salle qui l'ovationnait et pour laquelle il donna, en "bis", la 25e Variation Goldberg. Bach était le compositeur qui l'avait déterminé à se consacrer à la musique. Après des études dans son pays natal, il se perfectionna à la Schola Cantorum de Bâle et donna son premier concert à Vienne avec l'Art de la Fugue en 1950. Il fut un pionnier du renouveau baroque aux côtés d'Alfred Deller, Franz Bruggen et Nikolhaus Harnoncourt; ses disciples sont nombreux. D'une grande noblesse humaien, sa figure était éminemment respectée. On le retrouvait tous les trois ans dans le jury du Concours International de Clavecin de Bruges. Il est décédé chez lui, à Amsterdam, sur le Gracht, le 16 janvier. Il avait 84 ans.

 

- La mezzo-soprano belge Rita Gorr est décédée le 22 janvier en Espagne où elle résidait depuis de nombreuses années. Elle avait 85 ans. Elle était née à Zelzate, près de Gent. Sa voix de stentor au timbre somptueux la propulsa très vite au rang des "futures légendes". A 19 ans, elle remporta le Premier Prix au Concours de chant de Verviers avant de remplacer au pied levé une Fricka défaillante dans la Walkyrie à l'Opéra des Flandres. Rita Gorr fut ensuite une habituée de Bayreuth et des grandes scènes internationales. Elle avait quitté la scène à Gent en 2007 avec La Dame de Pique. On la retroouvera désormais dans ses enregistrements, nombreux, réalisés pour EMI, Decca et RCA.

 

 


- Décès du chef finlandais Paavo Berglund. Né à Helsinki le 14 avril 1929, il y est décédé chez lui ce 25 janvier 2012 à l’âge de 82 ans des suites d’une longue maladie. Internationalement reconnu pour ses enregistrements de l’oeuvre de Sibelius (l’intégrale des symphonies et Chostakovitch chez EMI), il fut le chef de l’Orchestre Symphonique de la Radio finlandaise entre 1962 et 1972. De 1972 à 1979 il dirigea le Bournemouth Symphony Orchestra et fut souvent appelé à diriger l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki. De 1981 à 1985 il fut le principal chef invité du Scottish National Orchestra et devint le chef du Stockholm Philharmonic en 1987. Il fut également chef invité de divers orchestres, surtout en Europe. On se souvient aussi qu’il dirigeait de la main gauche !

 

Première à Genève pour Anna Vinnitskaya. L’Orchestre de la Suisse, sous la direction de Marek Janowski, et avec Anna Vinnitskaya (piano) en soliste proposent ce 13 janvier une soirée « Grands Classiques » au Victoria Hall de Genève. Au programme, Weber, Rachmaninov etBoris Blacher. Anna Vinnitskaya a d’abord étudié le piano avec sa mère, puis avec Sergei Ossipenko au Conservatoire Serge-Rachmaninov de Rostov-sur-le-Don avant d’intégrer l’Université de musique et théâtre de Hambourg, où elle suit les clas­ses d’Evgeni Koroliov. Elle y est nommée professeure de piano en 2009. En Belgique, c’est son 1er Prix au Concours Reine-Elisabeth  (2007) qui l’a révélée. Dix jours plus tard, elle assurait avec bonheur un remplacement en récital au Verbier Festival. D’autres concours ont suivi et elle emporte le Prix Leonard-Bernstein du Festival du Schleswig-Holstein en 2008. Depuis septembre 2009 et pour trois saisons, elle fait partie de la série de concerts «Junge Wilde» du Konzerthaus de Dortmund, dont le but est d’attirer l’attention internationale sur de jeu­nes musiciens. Anna Vinnitskaya a déjà joué avec de nombreux grands orchestres internationaux et autant de chefs remarquables. Le 13 janvier prochain, elle répondra à sa première invitation à l’OSR. Tous les concerts de l’OSR enregistrés par la RSR-Espace 2 sont disponibles en streaming durant 30 jours après leur diffusion: www.rsr.ch/#/espace-2/dossiers/concerts-de-l-osr

• Gustav Leonhardt met un terme à sa carrière. C’est au Théâtre des Bouffes du Nord Paris que Gustav Leonhardt a fait sonner pour la dernière fois son clavecin en public. Ovationné par une salle plus que comble, il s’est plié au « bis » avec la 25e Variation Goldberg et c’est, visiblement épuisé, qu’il a quitté la scène. Sa santé l’a contraint à annuler tous ses engagements pour 2012. A 83 ans, Gustav Leonhardt a quitté la scène. 

• Mikhail Tatarnikov, un protégé de Valery Gergiev, nommé directeur musical et principal chef du Mikhailovsky Theater de Saint Petersbourg. Il a pris ses fonctions le 1er janvier dernier, succédant à Peter Feranec. Gradué du Conservatoire Rimsky Korsakov de Saint Petersbourg, il a fait ses débuts au Mariinsky en 2006 avec la 2e Symphonie de Prokofiev pour un nouveau ballet, « Metaphysics ». Depuis, il s’est produit à de nombreuses reprises dans le prestigieux théâtre, conduisant à la fois des opéras et des concerts symphoniques. Par ailleurs, on a pu l’entendre à la tête du Russian National Orchestra, du Tokyo, du Rotterdam et du Saint Petersbourg Symphony Orchestra ainsi qu’à l’Opéra National de Lettonie.

Le pianiste bulgare, naturalisé Français, Alexis Weissenberg, un collaborateur favori de Herbert von Karajan et du Philharmonique de Berlin, est décédé le 8 janvier, à 82 ans, des suites d’une longue maladie, dans sa maison de Lugano, en Suisse, où il avait fondé l’ « Alexis Weissenberg’s Piano Masters Class ». Dans son autobiographie que l’on peut lire sur son site (www.alexisweissenberg.com), il écrit que sa mère fut son premier professeur lorsqu’il débuta à l’âge de trois ans. Plus tard, c’est grâce à la bienveillance d’un gardien touché par son talent de musicien qu’il pu quitter, avec sa mère, un camps de concentration après y être resté trois mois durant le seconde guerre mondiale. Ils se rendirent alors en Palestine où le Professeur Kestenberg, président de l’Orchestre Philharmonique de Palestine et plus tard d’Istraël, devint son « mentor » et où il fit ses premières apparitions en soliste avec orchestre. Alexis Weissenberg rejoignit les USA en 1946 avec, en poche, deux lettres de recommandations, l’une destinée à Arthur Schnabel, l’autre à Vladimir Horowitz. « Ce dont j’avais un urgent besoin », écrit-il, « c’était une connaissance plus large, des apports culturels, l’expérience d’une école par rapport aux leçons privées, pourquoi pas un ou deux concours, de la patience et écouter le plus possible de musique ». En 1947, il gagna le concours de Leventritt « simplement pour l’expérience et le challenge » comme le suggérait Mr. Horowitz ». Il entra également à la Juilliard School où il travailla avec Olga Samaroff et Vincent Persichetti, « un excellent compositeur qui appréciait les idées excentriques et les pensées originales ». Il étudia également avec Arthur Schnabel et d’autres professeurs dont Wanda Landowska. A l’âge de 18 ans, il fit ses débuts ay Carnegie Hall avec ke New York Philharmonic sous la direction de George Szell, jouant le 3e Rachmaninov. Dès lors, sa carrière internationale s’envole... En 1956, il prend un congé sabbatique de dix ans pour se consacrer à l’étude et à l’enseignement avant de reprendre sa carrière et prodiguer ses conseils à quelques élus dans son école d’Engelberg (Suisse). 

Gérard Mortier... air connu ! Les caisses sont vides au New York City Opera. La « Maison » qui a fait la carrière de personnalités comme Renée Fleming, Placido Domingo et Beverly Sills est fortement menacée, faute de moyens financiers. Des productions, des répétitions et des représentations annulées, des musiciens qui ne seraient plus payés que « pour ce qu’ils font réellement », soit une rémunération annuelle réduite d’une moyenne de 40.000 à 5.000 dollars... des musiciens mécontents, bien sûr, et qui le font savoir. « Les ennuis du City Opera ont commencé il y a une décennie avec plusieurs millions de déficit  suivis de la désignation du belge Gérard Mortier comme directeur général et artistique. Habitué des mises en scène très chères et des technologies extravagantes, il exigea la rénovation du théâtre, conduisant la compagnie à sombrer lors de la saison 2008-2009 avec, seulement, six versions de concerts décentralisés. Les revenus provenant de la vente des billets durant cette sombre saison passèrent de 12 millions de dollars 186.000 dollars. Mortier a ensuite démissionné de son poste, six mois avant ses débuts officiels, avec, pour motif, que le budget de fonctionnement avait diminué. « Nous avons le coeur brisé, mais nous ne savons sauver la compagnie » dit un musicien d’autant plus désemparé que l’entreprise que l’ancien maire de New York, Fiorello La Guardia surnommait « l’opéra du peuple » a 69 ans d’âge, presque septuagénaire. Après Mortier, ce fut au tour de George Stell d’agrandir le trou par des productions lançant des défis au « box office » et ne pouvant attirer ni le public, ni les donateurs avec principalement des oeuvres du 20e siècle et des productions pionnières. « Nous ne pensons pas que George Stell puisse mener une maison d’opéras » dit un musicien, rappelant que lorsque la soprano Beverly Sills était directrice générale dans les années 1980, elle fit du City Opera une plate-forme pour le développement de carrière des plus grands aujourd’hui ». Mais, plus que vilipender des personnes, les musiciens veulent un changement fondamental dans le fonctionnement du City Opera et il n’est pas question que les musiciens soient seulement rémunérés pour les seules performances qu’ils sont amenés à accomplir. Bref,... Après cette série de gestions désastreuses, le New York City Opera a cessé d’exister. N’étant plus que l’ombre de lui-même, il semble subsister en tant que compagnie itinérante, voire plus du tout, si les syndicats et la direction ne peuvent arriver à une entente.

Les 100 ans du San Francisco Symphony Orchestra. A l’occasion du centenaire de l’Orchestre Symphonique de San Francisco est paru un ouvrage dû à la plume de Dennis D. Rooney : « Music for a City, Music for the World ». Si le propos en est un peu « léché »,  le travail a pour mérite de nous fournir une chronologie des chefs qui se sont succédés à la tête de l’orchestre fondé en 1911 qui resta, jusqu’en 1934 à l’arrivée de Pierre Monteux –une suggestion d’Otto Klemperer- un orchestre de province. Après une sombre période sous la direction d’Enrique Jorda qui prit la succession de Monteux en 1954 arriva opportunément, en 1963, Joseph Krips à qui succéda, en 1970, Seiji Ozawa qui, à partir du moment où il accepta la direction de l’Orchestre de Boston, partagea la direction avec Edo De Waart  qui prit l’orchestre en mains à part entière en 1977 jusqu’en 1985, où il fut remplacé par Herbert Blomstedt. En 1996, arriva le directeur musical actuel de l’orchestre : Michael Tilson Thomas qui a entamé à San Francisco sa 17e saison.

Thomas Quasthoff quitte la scène. Thomas Quasthoff, âgé aujourd’hui de 51 ans, a annoncé : « Après presque quarante ans, j’ai décidé de me retirer de la vie des concerts. Ma santé ne me permet plus de garder le haut niveau que j’ai toujours exigé de mon art et de moi-même. Je dois beaucoup à ce métier merveilleux que je quitte sans aucune amertume. Au contraire, je suis impatient de relever les nouveaux défis qui entrent aujourd’hui dans ma vie. Je voudrais remercier tous les musiciens qui m’ont accompagné sur scène, mes collègues, tous les organisateurs et mon public pour leur fidélité ». En septembre dernier, suite à une laryngite, Thomas Quasthoff avait annulé ses concerts jusqu’à la fin décembre. Il comptait alors reprendre ses tournées en janvier. Il a cependant décidé de consacrer son temps à l’éducation en continuant à enseigner à la Hanns Eisler Academy de Musique de Berlin, en donnant des masterclasses et assurer la supervision artistique de « Das Lied », le concours de chant qu’il a fondé en 2009 ; par ailleurs, il a conçu la série de « Thomas Quasthoff’s Nachtgespräche » au Konzerthaus de Berlin. Le grand baryton-basse a promis de rester un acteur essentiel dans la vie musicale ; il n’y a pas de raison d’en douter.

Premier récital solo à la Monnaie de Sophie Karthaüser, la soprano belge engagée aujourd’hui dans une carrière internationale qui a pris son élan sur ses planches. Depuis ses débuts dans Così fan tutte, ses interprétations dans Die Zauberflöte, La Calisto et Idomeneo ont démontré toute l’étendue de son talent. Pour ce récital consacré au poète français Verlaine, elle sera accompagnée par le pianiste français Cédric Tiberghien avec qui elle a déjà collaboré à plusieurs reprises. Sophie Karthaüser et Cédric Tiberghien ont imaginé différentes approches musicales des poèmes de Verlaine depuis le 19e siècle. Le résultat est un kaléidoscope aux couleurs de Gabriel Fauré, Claude Debussy, Reynaldo Hahn, Bernard Foccroulle et Benoît Mernier. Les Cinq mélodies de Venise, op.58 (1891) de Gabriel Fauré ont été commandées par la Princesse Edmond de Polignac qui avait sollicité Verlaine et Fauré pour l’ouverture de son atelier de peinture; elles témoignent d’une grande richesse harmonique et d’une évidente sensualité. De Claude Debussy, les Fêtes galantes, livre1 et les Ariettes oubliées ont été  retenues: élégantes mélodies navigant entre atmosphères joyeuse, charmante et colorée, et climat intense et désespéré.Les Chansons grises du Français Reynaldo Hahn développent ligne mélodique toute en douceur, harmonies épurées et prosodie raffinée, laissant la belle part à la langue de Verlaine.
Si Fauré, Debussy et Hahn appartiennent à une période musicale qui s’achève avec la première guerre mondiale, Benoît Mernier et Bernard Foccroulle nous plongent directement dans le 21e siècle. Ces deux compositeurs belges sont très liés à la Monnaie, l’un pour y avoir créé son opéra Frühlings Erwachen
et le second pour en avoir assuré la direction durant 15 ans. Tous deux ont composé ces mélodies pour Sophie Karthäuser qui les a créées à Liège le 27 février 20112, quelques semaines avant de faire ses débuts au Carnegie Hall de New York. Le récital fera l'objet d'un CD intitulé «Green» (Cypres Records) qui sera présenté officiellement au public à cette occasion, puis Sophie Karthaüser reviendra à La Monnaie dès avril 2012 pour le rôle d’Angelica dans la nouvelle production d’Orlando dirigée par René Jacobs.

Concours de composition (mars 2012 - mars 2014). Le projet NEW FORUM - Jeune Création 2012/2014 est un concours international de composition mixte donnant la possibilité à des compositeurs âgés de moins de 35 ans d'orienter leurs propositions sur la thématique du "réseau". Les projets soumis à compétition seront pensés pour un ensemble électronique ou à caractère interdisciplinaire. Les rois ensembles instrumentaux, Champ d’Action (Belgique), Mosaik (Allemagne) et l’Ensemble Orchestral Contemporain (France) s’associent à Grame pour répondre à ces nouveaux enjeux de créations mixtes.

Les épreuves du Concours se dérouleront lors de la Biennale Musiques en Scène 2012 à Lyon, avec une sélection de six lauréats qui seront ensuite invités en résidence de composition dans les studios de Grame à Lyon, du Gmem à Marseille et de Champ d’Action à Anvers.

Les créations seront diffusées par les trois ensembles en Europe.

Calendrier : Dépôt des dossiers de candidatures avant le 31 janvier 2012 sur le site http://www.ulysses-network.eu/web/competitions/ - présélection de 12 candidats par un jury international du 31 janvier au 15 février - auditions des 12 candidats présélectionnés lors de l’ouverture du NEW FORUM Jeune Création à Lyon les 13 et 14 mars - nomination des 6 lauréats le 17 mars -  résidences de composition dans les studios de GRAME, du GMEM ou de Champ d’Action de septembre 2012 à décembre 2013, suivies des résidences de création à Lyon, Anvers ou Berlin, puis diffusion des six créations dans les trois villes d’Europe jusqu’en mars 2014.

Le projet New Forum Jeune Création est soutenu par le Programme Culture 2007-2013 de l'Union Européenne. L'appel à candidature est réalisé avec le soutien de l'Ircam.

Sites partenaires: www.champdaction.be - www.ensemble-mosaik.de - www.eoc.fr - www.grame.fr Téléchargez la notice du concours en anglais

Contact : newforum@grame.fr

Mikrokosmos à Paris en février 2012
Pour débuter une année riche d’événements (créations, sorties de CDs, tournée en Allemagne…), le Choeur de Chambre et les Solistes de Mikrokosmos seront à Paris pour deux concerts illustratifs de leurs nombreux talents: musique vocale contemporaine, jazz, classique… tout semble leur réussir!
Deux concerts très différents pour les découvrir.
Le 7 février, le Choeur de Solistes Mikrokosmos de Loïc Pierre se produira en compagnie du X-Tet de Bruno Régnier au Cinéma le Balzac, dans le cadre de l’opération «Avenue du Cinéma», organisée avec le Comité des Champs-Elysées. Au programme, Créatures qui rassemble deux entités et deux univers artistiques: jazz écrit et improvisé, et musique vocale contemporaine. Le CD consacré à cette expérience musicale originale sera présenté en sortie ce soir là. Le 12 février, le Choeur de Chambre investira l’église St-Eustache pour un programme où se répondront le sacré et le profane: Danse avec le Diable !… ou prie avec Dieu… 

L’Opéra National de Paris lance avec zePASS une billetterie d’occasion permanente pour ses spectateurs. L’Opéra national de Paris a conclu avec la société zePASS (filiale de Digitick, elle-même filiale de Vivendi), un accord pour la création d’une billetterie d’occasion permanente pour tous ses spectacles. Celle-ci se présentera dès le 9 février 2012 sous la forme d’un site Internet intégré au site officiel de l’Opéra (www.operadeparis.fr). Cet accord est une première pour le secteur artistique et culturel en France et constitue une réponse concrète au marché noir de revente de billets qui pénalise les consommateurs. Cet accord permet à des spectateurs ayant acheté leur billet à l’avance mais qui ne peuvent assister à la représentation de revendre ces billets à des tiers à un prix qui ne peut dépasser la valeur faciale. Lorsque le spectacle affiche complet, les personnes à la recherche de billets pourront ainsi trouver des places au prix normal sur le site de l’Opéra de Paris. La gestion du service est assurée par zePASS, le premier site web français de revente légale de billets d’occasion. Les paiements en ligne sont sécurisés et la bonne fin des échanges est garantie. L’Opéra de Paris poursuit actuellement en justice des sites internet qui vont jusqu’à revendre des billets 10 fois leur valeur faciale. zePASS.com est présent dans les univers de la musique, de la culture, du sport, des loisirs et des billets de train (partenariats avec Les Enfoirés, Solidays, les Francofolies, les Vieilles Charrues, Rock en Seine, l’OM, Montpellier Handball, Voyages-SNCF, …). Pour Nicolas Joël, directeur de l’Opéra national de Paris, « cet accord a une grande importance pour nous car il apporte un nouveau service très attendu par nos spectateurs et il permet de lutter efficacement contre le marché noir qui est un véritable cancer dans notre profession ». Pour Quentin Schaepelynck, président de zePASS, « les spectateurs de l’Opéra de Paris gagneront un temps précieux en déléguant à la bourse officielle le travail de rechercher un acheteur et, ce faisant, retrouveront un budget disponible pour réserver un autre spectacle, ce qui est assez vertueux ! ».

 

Anna Caterina Antonacci à La Monnaie. "A great actor as well as a singer, she gave equal weight to words and song." The Guardian. In stile antico, c’est ainsi que l’exceptionnelle mezzo-soprano Anna Caterina Antonacci a intitulé le récital qu’elle donnera en février à La Monnaie. Le programme très original est principalement axé sur un ensemble de compositeurs italiens et français du XIXe siècle, Stefano Donaudy, Ottorino Respighi, Ildebrando Pizzetti, Pietro Mascagni, Francesco Cilea, Licinio Refice, Franco Paolo Tosti, Reynaldo Hahn, Henri Duparc et Gabriel Fauré, à l’exception de quelques airs de Claudio Monteverdi et Marcantonio Cesti.
Ce vaste panorama offre à Anna Caterina Antonacci un extraordinaire champ d’action dans lequel l’expressivité de sa voix et ses talents d’actrice pourront donner leur pleine mesure. Elle a débuté à la Monnaie
dans le rôle-titre d’Agrippina en 2000 et y remporta un tel succès qu’elle en assura la reprise à Bruxelles en 2003 puis à Francfort et à l’ENO à Londres en 2006 et 2007. De retour à la Monnaie en novembre dernier, elle y interprétait l’inédit Canzone dei Ricordi de Martucci sous la direction de Carlo Rizzi. Elle sera de retour en avril 2012 pour interpréter Desdemona dans la version concertante de l’Otello de Rossini. Anna Caterina Antonacci est accompagnée par le pianiste américain Donald Sulzen, avec qui elle a notamment chanté au Grand Théâtre de Genève, au Kölner Oper, au Wigmore Hall, au Concertgebouw d'Amsterdam et à l'Opéra Comique de Paris. Ce seront ses débuts en récital à la Monnaie (le 1er février à 20h).um@grame.fr

 

• Période sombre pour Anna Netrebko. Les fans de la soprano Anna Netrebko seront déçus. Après avoir annulé ses prestations pour une Traviata au Royal Opera House les 17 et 20 janvier, elle a annulé trois dates supplémentaires en janvier en Allemagne où elle devait se produire avec son mari, Erwin Schrott. Son attaché de presse signale qu’elle souffre fort du pied et qu’une opération est programmée en janvier. Par ailleurs, la raison de son annulation des deux dernières représentations de Don Giovanni à La Scala le mois dernier était une bronchite mais on ne sait pourquoi elle a annulé en dernière minute le concert de nouvel an qu’elle devait donner au Semperopera de Dresde, toujours avec Erwin Schrott.

 

• Walfredo Toscanini, architecte, politicien actif et petit-fils de Arturo Toscanini est décédé chez lui à New Rochelle le 31 décembre à l’âge de 82 ans. Il se considérait comme un « petit fils professionnel » et ne ménageait pas ses efforts pour préserver le legs de son grand-père et aussi de sa mère, première ballerine de La Scala, Cia Fornaroli, et de son père, Walter Toscanini, historien de la danse réputé. Après la mort de son grand-père en 1957 puis de son père, en 1971, Walfredo oeuvra à rassembler les archives et enregistrements de son grand-père pour les réunir à la New York Public Library for the Performing Arts en vue de recherches. En 1987, il fut coauteur du livre illustré, Toscanini, et il contribua à de nombreuses publications, documentaires et autres initiatives concernant la longue carrière de son grand père.  

 

 

 

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BLOC - NOTES
(mise à jour : le 30 janvier 2012)