A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Un album empli du souffle de l'Esprit-Saint

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Richard WAGNER (1813 - 1883) Das Liebesmahl der Apostel Anton BRUCKNER (1824 - 1896) Symphonie n° 7 Tschechischen Philharmonischen Chores Brünn, Sächsischen Staatsopernchores Dresden, Tschechischen Nationalchores Prag, MDR Rundfunkchores Leipzig, Philharmonischen Chores Dresden, Dresdner Kammerchores, Pablo ASSANTE (chef des choeurs), Staatskapelle Dresden, dir.: Christian THIELEMANN 2016 - Live - 69' 58''et 29' 47''- Texte de présentation en allemand et en anglais - Profil Hänssler 2CD PH15013

Une partition géniale plombée par la mise en scène : "L’ange de feu" à Lyon

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L’Opéra de Lyon ouvre sa saison en présentant L’Ange de Feu de Serge Prokofiev. Œuvre complexe s’il en est une, élaborée entre 1919 et 1924, orchestrée en 1926, livrée trop tardivement à la Städtische Oper de Berlin pour une création par Bruno Walter lors de la saison 1927-28 puis reléguée aux oubliettes pendant un quart de siècle pour être finalement proposée en concert à Paris en novembre 1954, en scène à la Fenice le 15 septembre 1955.

A la gloire de Saint-Saëns 

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Proserpine à l'Opéra Royal de Versailles Evadée de l'Antiquité grecque, cette Proserpine est une courtisane italienne de la Renaissance rédimée par l'amour -curieux mélange d'une comédie de Shakespeare et d'un drame de Victor Hugo. Dans sa partition, Saint-Saëns déclare avoir mis « de la passion, de la grâce et du pittoresque ». C'est bien ce qui ressort de son exécution en version de concert dans le cadre enchanteur de l'Opéra Royal de Versailles.

A la gloire de Saint-Saëns

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Samson et Dalila

Aleksandrs ANTONENKO (Samson), Egils SILINS (Le grand Prêtre de Dagon) © Vincent PONTET

Samson et Dalila à l'Opéra de Paris Décidément, la scène de Bastille ne réussit guère à l'opéra français. Après une Ariane et Barbe-bleue (Paul Dukas) errant telle Miss Marple en trench-coat, loupe, valise et parapluie à la main dans un entrepôt est-allemand sur vidéos de bidets, après une Damnation de Faust assortie de copulations d'escargots, après un Roi Arthus (Ernest Chausson) sur canapé de plastic rouge, Samson et Dalila s'immolent en s'aspergeant d'essence devant un rideau de fer après leur affrontement amoureux dans une chambre d' hôtel de passe international.

Une tentative réussie d'une Turandot "originale"

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© Lorraine Wauters

Le célèbre - et souvent sulfureux - metteur en scène Calixto Bieito avait déjà tenté d'apporter une solution originale au finale inachevé de Turandot de Puccini. A Toulouse, en 2015, il laissait les chanteurs terminer la représentation en tenue de soirée. Ici à Liège, José Cura va plus fort : il supprime radicalement le finale habituel d'Alfano, et laisse donc la partition en l'état où elle se trouvait, ce 29 novembre 1924, jour de la mort de Puccini à Bruxelles.

Un bouleversant Orfeo à Lausanne 

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Orfeo Lausanne

Photo Marc Vanappelghem

En fanfare, l’Opéra de Lausanne ouvre sa saison en présentant L’Orfeo de Claudio Monteverdi  dans une mise en scène de Robert Carsen sous la direction musicale d’Ottavio Dantone. En une épure totale, l’apport décoratif de Radu Boruzescu n’est d’abord qu’un salmigondis de fleurs où se vautrent bergers et pastourelles qui arborent  des tenues d’aujourd’hui (conçues par Petra Reinhardt), mêlant vert, jaune et violet resplendissants.

Tosca, l'art et l'instinct

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© Elisa Haberer / ONP

Histoire féroce selon Paul Dukas, « spectacle décoratif qui fournit l'occasion de composer une abondante musique » selon Puccini, Tosca, la pièce de Victorien Sardou écrite pour Sarah Bernhardt fut d'abord connue des deux côtés de l'Atlantique grâce à « La Divine ». En ouverture de saison sur le plateau de la Bastille, l'Opéra National de Paris reprend une mise en scène de Pierre Audi dont nous avons déjà eu l'occasion de louer l'efficacité et la fidélité (http://www.crescendo-magazine.be/2014/10/une-tosca-de-reference/).

Mise en scène éblouissante et de référence

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© Klara Beck

The Turn of the Screw à l'Opéra du Rhin Magnifique ouverture de saison à l’Opéra National du Rhin (la dernière de Marc Clémeur comme directeur général) avec “The turn of the Screw” (la Tour d’écrou) de Benjamin Britten dans une mise en scène de Robert Carsen et dirigé par Patrick Davin.

Eblouissante diffraction du désir : Eliogabalo au Palais Garnier

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C'est en une « course à l'abîme » éperdue, une diffraction quasi chimique du désir que s'ouvre la saison de l'Opéra National de Paris avec l' Eliogabalo de Francesco Cavalli (1602-1676). Dans la recherche de « l'art total » objectif de l'opéra naissant, Cavalli -dans le sillage de Monteverdi- apporta une fluidité dans l'action dramatique, de sublimes « lamentos », l'intervention de duos, chœurs, ensembles, l'intrication des thèmes personnages et émotions extrêmes que l'on retrouvera dans toute la musique occidentale à venir.