A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Que de sang pour une Lucia mi–figue mi-raisin !

par
Lucia

L. Ruiten, A. Hernández © Alan Humerose

Pour ouvrir la saison 2017-18, l’Opéra de Lausanne présente une nouvelle production de Lucia di Lammermoor en faisant appel à Stefano Poda qui a réalisé à la fois mise en scène, décors, costumes et lumières. A mille lieues de l’imagerie traditionnelle d’une Ecosse de la fin du XVIe siècle, sa conception de l’ouvrage transpose à notre époque un univers froid et oppressant où prédomine l’égoïsme masculin.

A Parme, un chef-d’œuvre trop peu connu, Jerusalem !

par
Jerusalem

Annick Massis (Hélène), Michele Pertusi (Roger), Ramòn Vargas (Gaston) © Roberto Ricci

Sur un vaste écran, de fascinantes rosaces provenant d’une cathédrale gothique laissent apparaître une chambre nuptiale recouverte de brocarts somptueux, attenant à une chapelle où les croisés toulousains prêteront serment puis assisteront, horrifiés, à un fratricide.

Une première attendue et réussie pour Speranza Scappucci

par
Manon

© Lorraine Wauters / ORW

Manon Lescaut de Giacomo Puccini
Stefano Mazzonis di Pralafera a tenu son pari : après celle de Massenet, puis celle d'Auber, voici la troisième Manon du répertoire, le premier succès du jeune Puccini (1893). Contrairement à la mise en scène de Mariusz Trelinski à La Monnaie, en janvier 2013, froide et sans âme, le maître des lieux a joué, à juste titre, la carte amoureuse passionnée, en cela bien aidé par des solistes très investis.

"Figaro su, Figaro giù !" La Trilogie de Figaro

par

Pour ouvrir sa saison 2017-2018, le Grand-Théâtre de Genève présente à l’Opéra des Nations, en trois soirées consécutives, une Trilogie de Figaro, en partageant trois nouvelles productions avec le Welsh National Opera ; pour chacune d’elles, l’on retrouve la même équipe, le décorateur nonagénaire Ralph Koltaï, la costumière Sue Blane et l’éclairagiste Linus Fellböm. Selon la chronologie des pièces de Beaumarchais, se succèdent Il Barbiere di Siviglia de Rossini, Le Nozze di Figaro de Mozart et Figaro Gets a Divorce d’Elena Langer.

La séduction est surtout musicale

par

Stephane Degout © Hofmann

Pinocchio de Philippe Boesmans
Commande conjointe de la Monnaie et du Festival d'Aix-en-Provence, c'est dans cette dernière ville que fut créé le nouvel - je n'ose écrire le dernier - opéra de Boesmans le 3 juillet 2017.
Déjà librettiste du précédent, Au Monde (2014), mais cette fois aussi metteur en scène, Joël Pommerat avait adapté au théâtre le livre de Carlo Collodi (1883) : en voici cette fois la version musicale.

Bayreuther Festspiele : "Weisst du, was du sahst... ?

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"Weisst du, was du sahst ?" (Sais-tu ce que tu as vu?) cette demande de Gurnemanz à Parsifal pourrait s’appliquer aux productions de « Parsifal » et « Die Meistersinger von Nürnberg » présentés cette année au festival de Bayreuth. Car les mises en scène respectives de Uwe Eric Laufenberg et Barrie Kosky posent bien des questions auxquelles on ne peut pas répondre en lisant simplement le livret des opéras.

Festival de Salzbourg 2017 : oeuvres majeures du XXe siècle

par

Anna Prohaska Cordelia), Gerald Finley {König Lear),
Evelyn Herlitzius (Goneril), © Thomas Aurin

Le programme d’opéra du festival de Salzbourg 2017 embrassait quatre siècles et présentait deux œuvres majeures du 20ième siècle : « Wozzeck » de Alban Berg (1925) et « Lear » de Aribert Reimann (1978). C’est Vladimir Jurowski qui dirigeait le Wiener Philharmoniker dans Wozzeck, un spectacle de William Kentridge, donné à la Haus für Mozart, une coproduction avec le Metropolitan de New York, la Canadian Opera Company Toronto et Opera Australia.

Pesaro à la découverte d'oeuvres moins connues

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Luca Pisaroni - Nino Machaidze

Du 10 au 22 août Pesaro, la ville natale de Gioachino Rossini, présentait pour la 38ième fois son annuel « Rossini Opera Festival », une édition dédiée à Albert Zedda, récemment décédé, figure inoubliable , directeur artistique du festival, qui pendant de longues années veillait sur l’œuvre et l’héritage du « cygne de Pesaro ». Comme d’habitude il y avait trois opéras à l’affiche, cette année « Le Siège de Corinthe », « La pietra del paragone » et « Torvaldo e Dorliska et bien sûr la déjà traditionnelle production de « Il viaggio a Reims » où se présentent les jeunes talents formés à la « Accademia Rossiniana  Alberto Zedda ». En plus le programme offrait le « Stabat Mater » de Rossini et quelques concerts de belcanto, pas uniquement réservés à Rossini.

Salzburger Festpiele : Mariss Jansons triomphe avec Chostakovitch

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Pour la direction musicale de son premier opéra au festival de Salzbourg Mariss Jansons a choisi Lady Macbeth de Mtsensk de Chostakovitch, une des cinq nouvelles productions scéniques que le festival propose cette année. On peut sûrement rarement trouver un chef plus engagé que Jansons qui a étudié à fond la version originale (1930-32) de l’œuvre et s’est montré une ardent intercesseur.