A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A la Scala, le triomphe du mythique duo Zakharova-Bolle dans La Dame aux camélias

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Svetlana Zakharova, Roberto Bolle

A rideau ouvert, le spectateur voit entrer une femme de chambre, triste sous sa cape grise, son bagage à la main ; butant sur une affiche de vente aux enchères, Nanine (car tel est son nom), campée par Monica Vaglietti, s’assied sur un canapé où figure le portrait de sa maîtresse, la belle Marguerite Gautier. Alors qu’un piano égrène quelques bribes de la Troisième Sonate de Chopin, déambulent curieux et acheteurs potentiels du mobilier, dont un gentilhomme sévère, Monsieur Duval. Surgit Armand, son fils, qui, submergé par le désespoir, finit par s’évanouir avant de pouvoir narrer sa propre histoire.

A La Scala, un Andrea Chénier qui flatte l'oeil

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Andrea-Chénier-©-Brescia-e-AmisanoTeatro-alla-Scala-2017-01

© Brescia e Amisano / Teatro alla Scala

Pour son ouverture de saison, la Scala de Milan propose une nouvelle production d’Andrea Chénier d’Umberto Giordano. Créé en ce même théâtre le 28 mars 1896 par le ténor Giuseppe Borgatti, l’ouvrage y a été affiché vingt fois jusqu’à janvier 1960 où Gianandrea Gavazzeni dirigeait un plateau prestigieux incluant Mario Del Monaco qui alternait avec Franco Corelli, Renata Tebaldi et Ettore Bastianini. Puis durant… cinquante-sept ans, n’y paraîtra qu’une seule mise en scène conçue par Lamberto Puggelli et déjà dirigée par Riccardo Chailly en décembre 1982 (et reprise en juillet 1985).

Ascension - Assomption

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Evita

"Evita" au Grand Théâtre de Luxembourg © Pamela Raith

Au Grand Théâtre de Luxembourg, c’est devenu une tradition : l’année s’achève sur les fastes d’une comédie musicale aux nombreuses représentations. Une idée bienvenue pour clôturer l’année en une fête du spectacle (très) vivant.
Après « West Side Story », « Kiss me, Kate » ou encore « Mamma Mia », « Evita » est à l’affiche. Un « musical » qui, depuis presque quarante ans – il a été créé en juin 1978 à Londres – multiplie les succès, amplifiés en 1996 par un film avec Madonna et Antonio Banderas. Une de ses chansons l’a inscrit dans toutes les mémoires : « Don’t cry for me, Argentina ».

Dialogues des Carmélites, chef-d'oeuvre de Poulenc

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Nabil Suliman (Le-Geôlier),Véronique Gens (Madame Lidoine), Angélique Noldus (Soeur Matilde), Mireille Capelle (Mère Jeanne) ©Baus.jpg

Loin des fresques flamboyantes adoptées pour Les Huguenots (2011) ou Hamlet (2012) sur cette même scène de La Monnaie, Olivier Py approche le chef-d'oeuvre de Poulenc avec toute l'épure et la sobriété attendues. Et ce, dès le deuxième tableau du premier acte, lors de l'entrée dans les ordres de Blanche, saisissante. Coproduit par le Théâtre des Champs-Elysées, où ils furent créés en 2013, ces Dialogues des Carmélites impressionnent.

A Londres, un répertoire italien vocalement choyé

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Semiramide

Alex Esposito (Assur), Joyce DiDonato (Semiramide), Daniela Barcellona (Arsace) © Wilfried Hösl

Semiramide, Cavalleria Rusticana, Pagliaci
Bien que j’aie assisté à la 79e représentation de Semiramide au Royal Opera House, le “melodrama tragico” de Rossini sur un livret de Gaetano Rossi d’après Sémiramis de Voltaire n’avait plus été à l’affiche depuis 120 ans !
C’est en coproduction avec l’opéra de Munich que Covent Garden présentait cette nouvelle production dans une mise en scène de David Alden (décors Paul Steinberg, costumes Buki Shiff, lumières Michael Bauer), dirigée par son directeur musical, Antonio Pappano.

Les Prima Donnas de l'Opéra de Vienne

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Jendrik Springer et Krassimira Stoyanova

Pour quatre représentations le Staatsoper de Vienne à repris la production de « Adriana Lecouvreur » l’opéra de Francesco Cilea (créé au Teatro Lirico de Milan en 1902) basé sur le personnage de Adrienne Lecouvreur, la grande actrice de la Comédie-Française du 18ième siècle. « Adriana Lecouvreur » reçut sa première viennoise en 1969 au Volksoper et entra seulement au répertoire du Staatsoper en 2014 dans la production de David McVicar, (créée au Covent Garden de Londres en 2010). Le point de mire était bien sûr le début viennois de Anna Netrebko dans le rôle- titre qu’elle avait abordé seulement pour la première fois quelques mois auparavant au Mariinsky de Saint-Petersbourg.

Un chef-d'oeuvre du Grand Opéra Français

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© Lorraine Wauters

La Favorite de Gaetano Donizetti
Dans un avenir incertain,  après la destruction de la nature, une secte dirige le monde en cultivant des vestiges du passé dans des bocaux, conservés à l'intérieur d'un gigantesque tableau périodique. Les hommes sont séparés des femmes : privées de tous droits, elles élèvent une génération de soldats. Tout cela est bien joli, mais où est le rapport avec le livret de Scribe et consorts pour ce grand opéra de Donizetti, créé à Paris en 1840 ?

Bonnes gens, tous à Lausanne pour AMAHL !  

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La plupart des théâtres lyriques d’aujourd’hui affichent un souverain mépris à l’égard de la production de Giancarlo Menotti. Mais depuis le début de son mandat à la tête de l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié a présenté sa propre mise en scène d’Amelia al ballo et de The Telephone ; et aujourd’hui, il récidive en affichant en une judicieuse traduction française Amahl and the Night Visitors (Amahl et les Visiteurs du soir), une commande de la NBC diffusée par la télévision le 24 décembre 1951 sous la direction musicale d’un Thomas Schippers âgé de vingt-et-un ans.

Un Offenbach à découvrir, Fantasio !

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En coproduction avec l’Opéra-Comique qui l’avait affiché sur la scène du Châtelet en février 2017, le Grand-Théâtre de Genève présente à l’Opéra des Nations un fascinant ouvrage de Jacques Offenbach encore méconnu, Fantasio. Le sujet de cet opéra-comique en trois actes est librement inspiré de la pièce du même nom d’Alfred de Musset dont son frère, Paul, avait plus ou moins adroitement tiré un livret.

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