A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A la Scala de Milan, une Fanciulla del West inédite

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Depuis vingt-et-un ans, la Scala n’a pas remis à l’affiche La Fanciulla del West. Et le maestro Riccardo Chailly en profite pour présenter une version inédite, conforme au manuscrit original. Car pour la création du 10 décembre 1910 au Metropolitan Opera dont l’acoustique était trop sèche, Arturo Toscanini avait dû renforcer l’orchestration de certains passages et pratiquer de nombreuses coupures ; aujourd’hui, sont réinsérées 125 mesures, notamment au premier acte, et 1000 corrections de plus ou moins grande importance. Et l’œuvre acquiert un caractère plus tendre et plus nuancé en atténuant les pulsions sanguinaires de plusieurs personnages.

Les amants de Vérone à travers les temps

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© Salzburger Festspiele / Silvia Lelli

La cinquième édition des Pfingstfestspiele
(Festival de Pentecôte) de Salzbourg sous la direction artistique de Cecilia Bartoli avait pour thème Romeo und Julia.
Comme les années précédentes, le thème était développé dans des manifestations diverses : spectacles d’opéra et de ballet, concerts et récitals, récits et projections de films.

Racine et Mozart à la sauce Union Européenne

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Mitridate, re di Ponto
Eu égard aux problèmes rencontrés par les travaux actuels au bâtiment historique de La Monnaie, et à l'installation précaire sur la site industriel de Tour & Taxis (voir notre critique de Béatrice et Bénédict), Peter de Caluwe a renoncé à remonter la production du Mitridate de Mozart dans la mise en scène de Robert Carsen de 2007
, mais a lancé un appel d'offres aux metteurs en scène, remporté par le couple Jean-Philippe Clarac - Olivier Deloeuil.

Hypnose wagnérienne

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© Vinvent Pontet

Familier des plasticiens et architectes d'« Avant-garde » (Herzog et De Meuron, Anish Kapoor entre autres) on pouvait attendre du metteur en scène libanais Pierre Audi un travail élaboré des volumes et de l'espace. Ce sont des visions paresseuses, brutes de décoffrage déjà trop souvent vues qui alternent panneaux coulissants, bunkers, écrans noirs, carènes échouées ou «zone » pour migrants ponctuée de météorites.

Délices viennois

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© Emilie Brouchon

Le temps ne fait rien à l'affaire : cette belle mise en scène du Rosenkavalier de Richard Strauss par l'Allemand Herbert Wernicke réalisée il y a de plus de 20 ans est... belle -de décors, de costumes, d'ingéniosité stylisée. C'est-à-dire intemporelle et surtout, intimement « musicale ».

Défense d’aimer

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© Klara Beck

Das Liebesverbot (la défense d’aimer), est un “Grand opéra comique” en deux actes du jeune Richard Wagner, sur un livret du compositeur lui-même d’après Measure for measure (Mesure pour Mesure) de Shakespeare. Le 29 mars 1836, la Première à Magdeburg fut un fiasco, la seconde représentation fut annulée par manque de spectateurs et, en 1866, Wagner offrit la partition à son mécène Ludwig II de Bavière en demandant pardon pour ce “péché de jeunesse”.

A Turin, une envoûtante Donna Serpente

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Pour la première fois, le Teatro Regio de Turin affiche La donna serpente, un ouvrage fantastique élaboré entre octobre 1928 et octobre 1931 par Alfredo Casella qui en dirigea lui-même la création à l’Opéra de Rome le 17 mars 1932. Le livret de Cesare Vico Lodovici est basé sur une fable de Carlo Gozzi déjà utilisée par Wagner pour Die Feen. La trame est complexe, surtout si on la compare à L’Amour des trois Oranges et Turandot du même auteur.