A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

local chat tinder matches matched matching matching

par

© Alan Humerose

Vous êtes le directeur d’un théâtre, à onze heures du soir précédant la première, l’on vous appelle pour vous dire que le chef d’orchestre doit être amené d’urgence à l’hôpital pour subir une opération. Que faites-vous ? Allez-vous annuler la représentation ? Ce sont les sueurs froides qu’a endurées Eric Vigié, le directeur de l’Opéra de Lausanne, à quelques heures du lever de rideau sur Simone Boccanegra.

Au hasard du répertoire : un « Rigoletto » bienvenu

par
Rigoletto

© Matthias Creutziger

La plupart du temps, les Belges et Français que nous sommes découvrons des opéras inscrits dans des « saisons » : c’est-à-dire des productions originales, même si c’est un énième « Don Giovanni ». Avec aussi l’une ou l’autre « reprises ». Nous allons donc de « nouveauté » en « nouveauté ». Il n’en va pas de même dans tous les pays : certains pratiquent une politique de « répertoire ». Leurs productions ont certes d’abord été des « nouveautés », mais elles seront ensuite reprises non pas en une seule série de représentations, mais disséminées au cours des saisons qui suivent. C’est le cas notamment en Allemagne.

A Genève, un ‘Don Giovanni’ aidé par les chanteurs 

par

Un théâtre à l’abandon où les roseaux ont pris racine, deux ou trois rangées de sièges brinquebalants, une scène vide avec un écran en arrière-plan, tel est le décor unique imaginé par Falko Herold pour un Don Giovanni mis en scène par David Bösch ; la trame est transposée à notre époque, ce qui permet à Bettina Walter de vêtir les protagonistes et les villageois avec le n’importe quoi qui gomme les différences de classe sociale.

Baroque d’aujourd’hui

par

Amour et Psyché © Gilles Abegg - Opéra de Dijon

« Pygmalion » de Jean-Philippe Rameau et « L’Amour et Psyché » de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville
Robyn Orlin, surtout connue pour ses créations chorégraphiques toujours surprenantes, est la metteure en scène d’un diptyque composé de « Pygmalion » de Jean-Philippe Rameau et de « L’Amour et Psyché » de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville. C’est-à-dire que la contemporanéité la plus interpellante se conjugue avec des œuvres absolument typiques de la moitié du XVIIIe siècle. Le résultat : un baroque d’aujourd’hui ! Dont l’effervescence se manifeste surtout après l’entracte, avec le Mondonville.

 A Toulouse un Macbeth de qualité 

par

© DR

De gigantesques surfaces en miroir, entourées de colonnes de verre où se reflète un univers glauque, sous de blafardes lumières conçues par François Thouret, tel est le cadre imaginé par Bernard Arnould pour le Macbeth de Verdi mis en scène par Jean-Louis Martinoty et repris à Toulouse par Frédérique Lombart. Dans cette boîte hermétiquement close, évoluent de redoutables sorcières à double face, recourant à des gestes saccadés pour prophétiser l’avenir mais dévoilant, à chaque virevolte, des têtes de mort sur des squelettes décharnés, issues de la fantaisie du costumier Daniel Ogier.

En toute lisibilité

par
Werther

© C2Images

« Werther » à Opéra de Nancy-Lorraine
Ainsi donc, une fois de plus, le jeune Werther a parcouru le tragique cheminement qui le mène au suicide : la fascination, l’amour éperdu pour une Charlotte promise à un autre, l’effacement, la pensée obsessionnelle, le retour, la certitude d’un amour partagé, mais absolument impossible, le suicide. Quelles « souffrances », pour reprendre le titre du livre de Goethe qui a inspiré l’opéra de Jules Massenet !

Merveilleux moment : L'Heure espagnole et Gianni Schicchi à Paris

par

© Eric Mahoudeau

Ravel et Puccini : Entre l'humour bohème de Montmartre et l'ironie sarcastique italienne, il y a beaucoup de points communs. A commencer par le goût de la Commedia dell' arte acclimatée en France sous le vocable « bouffe » ou « comique » revendiqué par Ravel. Puis, dans les deux cas, par une intrigue qui confronte le temps, la mort, les appétits matériels et charnels.

A la Scala, une ‘Francesca da Rimini’ à redécouvrir

par

Qui sait pourquoi, Francesca da Rimini, l’ouvrage le plus célèbre de Riccardo Zandonai, n’a pas figuré à l’affiche de la Scala de Milan depuis… 59 ans ; effectivement, les cinq dernières représentations y ont été données entre le 21 mai et le 4 juin 1959 avec Magda Olivero, Mario Del Monaco et Giangiacomo Guelfi sous la direction de Gianandrea Gavazzeni.

Une 'Aida’ des Mille et une Nuits

par

Krassimira Stoyanova, Fabio Sartori, Violeta Urmana

Pour commémorer le 95e anniversaire de Franco Zeffirelli, né à Florence le 12 février 1923, la direction de la Scala de Milan a décidé de reprendre la spectaculaire mise en scène qu’il avait conçue pour ‘Aida’ en avril 1963 ; et la seconde représentation de cette série était dédiée à la mémoire de Leyla Gencer, disparue il y a dix ans, qui avait interprété le rôle-titre le 12 mai 1963.