A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Nous avons fait un beau voyage...

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© E. Careggio

avec Reynaldo Hahn et Ciboulette
Créée en 1923 au Théâtre des Variétés (Paris), Ciboulette appartient à la dernière période de l’opérette véritablement française, alors que celle-ci était submergée par la vague d’Outre-Atlantique et la comédie musicale de Maurice Yvain et d’Henri Christiné.

Un spectacle qui oublie la passion amoureuse

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@Karl Forster
Brandon Jovanovich (Des Grieux) Aris Argiris (Lescaut) Guillaume Antoine (Un sergente & L'Oste) Eva-Maria Westbroek (Manon Lescaut)

A Bruxelles
Manon Lescaut (Puccini)
Troisième opéra du Maître après un succès initial (Le Villi) et un fiasco (Edgar), Manon Lescaut, créé à Turin en 1893, propulsa définitivement Puccini sur la scène internationale. Cet opéra, par son sujet,  reste un peu dans l’ombre de la Manon de Massenet, qui fit la gloire de son aîné en 1884. Puccini en était très conscient et a tenté de se démarquer de son illustre collègue.

Rossini, la verve et la joie incarnées. Mais où étaient-elles ?

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A Liège
L’Italiana in Algeri de Rossini
Après Il Barbiere di Siviglia et avec La Cenerentola, cette Italiana in Algeri constitue le fleuron absolu du Rossini buffa. Alors que notre époque, depuis les années 1970, redécouvre avec passion le versant seria de l’inspiration du Maître de Pesaro, il est bon de retrouver une de ces merveilles d’esprit pétillant qui a fait si longtemps la gloire de Rossini.

En direct de 1836…

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A Paris
L’Ambassadrice (Auber)
Auber a écrit 48 ouvrages lyriques : quatre grands opéras (dont La Muette de Portici), quelques collaborations et, pour le surplus, un formidable corpus d’opéras-comiques. Il est resté le maître absolu du genre, au milieu du XIXème siècle, en en fournissant quasi un chaque année. Le public attendait d’ailleurs sa nouvelle production avec impatience.

Deux opérettes amusantes, mais légère déconvenue tout de même...

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A Paris
Croquefer ou le dernier des paladins
L’Île de Tulipatan
(Offenbach)
Parmi la quelque centaine d’ouvrages composés par Offenbach pour la scène, seules les “grandes” opérettes sont régulièrement montées : Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Grande-duchesse de Gerolstein, La Vie parisienne  ou encore La Périchole. C’est oublier le nombre impressionnant d’oeuvrettes en un acte créées aux Bouffes Parisiens, et qui ne connaissent de reprises que très occasionnellement (sans parler d’enregistrements, rarissimes).

Vers tes autels Jupin, nous accourons joyeux !

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A Liège
De toutes les opérettes d’Offenbach, La Belle Hélène (1864) est la plus théâtrale, en ce sens qu’elle contient le plus de dialogues. Le joyeux tandem Corinne et Gilles Benizio, connu à la scène sous son nom de clowns “Shirley et Dino”, a eu recours à la version tout à fait originale, rétablissant donc l’intégralité des “Jeux d’esprit” au premier acte (charade, calembour et bouts rimés) et du Jeu de l’Oie au second.

Une “Flûte” trash mais passionnante

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A Anvers
D’immenses murailles mouvantes s’ouvrent sur un univers ancré dans la Nature. La Nature aquatique de la Reine de la Nuit et de ses Dames-ondines, la Nature terrestre de Sarastro et de ses acolytes cow-boys. Dans ce monde scindé en deux, évoluent une Pamina biche effarouchée et un Tamino très perdu, aidés par un Papageno homme des bois, apparaissant sur un pont de singes et crachant comme une bête féroce. Même l’Orateur se fond dans la forêt et discourt sous forme d’arbre.

Robert le Diable, une résurrection inaboutie

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A Londres
Le Grand Opéra Français est un art total et complexe : sa réussite demande un équilibre parfait entre ses multiples composantes, tant scéniques que chorégraphiques, orchestrales et vocales. Genre très exigeant, mais qui semble petit à petit retrouver le succès grâce à une approche historique nouvelle, à la prestation de voix capables d’affronter des tessitures éprouvantes et de tenir cinq longs actes, ce qui requiert une endurance particulière.

Un Belge sous Louis XVI

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Thésée de Gossec à Liège
Décidément, la tragédie lyrique post-gluckiste a le vent en poupe ces derniers temps. Après Catel ou Sacchini, voici Gossec. Non, ce musicien originaire du Hainaut belge n’est pas seulement l’auteur de symphonies remarquables ni de chants révolutionnaires, mais aussi de deux tragédies lyriques dont ce Thésée de 1782, écrit sur le même texte de Quinault déjà utilisé par le vieux Lully, ainsi que le voulait Devismes, directeur de l’Opéra, dans un effort de relance du patrimoine, à l’instar de l’Armide de Gluck ou de l’Amadis de Gaule de Jean-Chrétien Bach.

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