A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A Genève, une distribution vocale indigne de la "folle journée"

par

Guy Joosten

Avec le chef-d’œuvre de Mozart, l’Opéra de Lausanne a achevé, en juin, sa saison 2012-2013 ; comment expliquer que, à soixante kilomètres de distance, le Grand-Théâtre ouvre le rideau avec le même ouvrage ? Le répertoire serait-il devenu pauvre au point de tourner sur une dizaine de titres ? Le seul mérite de cette présentation émane de la mise en scène de Guy Joosten, usant du cadre d’une serre de jardin avec un Fragonard en toile de fond et des costumes années cinquante pour laisser se dérouler la ‘folle journée’ à un rythme haletant.

Salzburger Festpiele 2013

par

DON CARLO 2013: JONAS KAUFMANN (DON CARLO), THOMAS HAMPSON (RODRIGO, MARCHESE DI POSA), ANJA HARTEROS (ELISABETTA DI VALOIS), MARIA CELENG (TEBALDO), MATTI SALMINEN (FILIPPO II). © Monika Rittershaus
 

Pour sa deuxième et déjà avant dernière édition du Festival de Salzbourg – il quitte le festival prématurément pour prendre la direction de la Scala de Milan - Alexander Pereira avait préparé un programme volumineux. Six semaines et deux jours (19 juillet – 1er septembre) avec en moyenne au moins quatre manifestations par jour : opéras, théâtre, concerts et récitals variés, classique et contemporain, créations et projets pour un jeune public.

Le Festival Rossini de Pesaro 2013

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© Studio Amati Bacciardi

Pour sa 34e édition, le Rossini Festival de Pesaro affichait de nouvelles réalisations de « L’Italiana in Algeri » et « Guillaume Tell », une reprise de la production de « L’occasione fa il ladro » signée Jean-Pierre Ponnelle, une version de concert de « La donna del lago » et les représentations déjà traditionnelles de « Il viaggio a Reims » par les jeunes artistes de l’Accademia Rossiniana ». Comme d’habitude il y avait aussi quelques concerts de belcanto, pas seulement réservés à la musique de Rossini par les ténors Michael Spyres, Celso Albelo en Yijie Shi, un « Omaggio a Verdi » par la soprano Marina Rebeka et des soirées dédiées aux « Péchés de vieillesse » de Rossini par le pianiste Bruno Canino.

Nabucco à l'amphithéâtre d'Avenches

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La petite cité d’Avenches à proximité du lac de Morat au nord-ouest de la Suisse Romande possède un amphithéâtre romain où, depuis une trentaine d’années, a lieu un festival d’opéra dont Eric Vigié, directeur de l’Opéra de Lausanne, a repris les rênes depuis trois ans. En 2013, année Verdi oblige, le choix s’est porté sur ‘Nabucco’.

Les Troyens en avalanches de coupures

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Pour deux soirs, l’Opéra de Marseille a présenté en concert une pseudo-intégrale des ‘Troyens’. Sur une durée cinq heures, dans une salle surchauffée, pourquoi faut-il glisser une pause de vingt minutes entre chacun des cinq actes ? Ceci expliquerait l’avalanche de coupures pratiquées dans les deux parties par un chef, Lawrence Foster, qui morcèle le discours sans en percevoir la dimension épico-narrative.

Disney à l'opéra : une confrontation

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The perfect American de Philip Glass
En 2008, Gérard Mortier commandait à Philip Glass, pour le New York City Opera, un opéra sur le roman de Peter Stephan Jungk Der König von America (The perfect American). Il emporta ensuite sa commande au Teatro Real de Madrid. C’est là qu’il fut créé à Madrid en janvier 2013, en coproduction avec l’ ENO où il est maintenant à l’affiche. 

Voltaire sauce américaine

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© Vlaamse Opera / Annemie Augustijns

Candide de Bernstein
Ecrit en 1759, Candide est un roman échevelé dans lequel Voltaire instille toute sa philosophie au fur et à mesure du déroulement des aventures de son héros ballotté par les événements. Deux siècles plus tard, Bernstein adapte l’oeuvre en une “comic operetta” créée en 1956 à New York et, à l’instar de son grand devancier, offre en un seul ouvrage un magnifique résumé de son art.