Au Concert

Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.

A Montreux, un chef idéal pour Stravinsky

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Le Septembre Musical de Montreux fête son 70ème anniversaire ; car ce visionnaire que fut Manuel Roth avait décidé de fonder sur la Riviera vaudoise un festival qui pût être le pendant de celui de Lucerne (inauguré en 1938) sur le bord du Lac des Quatre Cantons. A l’affiche ont figuré les noms les plus prestigieux à commencer par la phalange des Paray, Wand, Krips, Cluytens, Benzi, Kletzki, Munch et Markevitch ayant pour solistes les Casadesus,Thibaud, Cortot, Milstein, Haskil, Ciccolini, Kempff et Szering.

Prima donna au Festival de Lucerne !

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2016 LUCERNE FESTIVAL SOMMER. Erlebnistag Konzert 1 vom 21. August 2016. Das Chamber Orchestra of Europe unter der Leitung von Mirga Gražinytė-Tyla. Bild: Peter Fischli/ LUCERNE FESTIVAL

Le Festival d’été de Lucerne 2016 se déploie pendant un long mois sur les rives enchanteresses du Lac des quatre cantons. Centré sur la musique symphonique, il propose une multitude d’évènements autour d’une thématique déclinée au fil des concerts : « Prima donna ». Ce thème questionne la place des femmes dans l’art musical. Compositrices, solistes mais aussi cheffes d’orchestre, les femmes occupent une place centrale dans la programmation estivale 2016.

Musique de chambre à Salon-de-Provence

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Pour comprendre ce qui fait la richesse et la particularité du Festival international de musique de chambre de Provence (ouf) -nom officiel de ce que tout le monde ici appelle le Festival de Salon- parmi la pléthore de festivals dont est riche la Provence en été, rien de plus simple que de rencontrer ses fondateurs et animateurs au cours d’un déjeuner tenu dans le jardin du mas où logent pendant les deux semaines que dure le Festival tous ceux qui y sont impliqués: musiciens bien sûr, mais aussi tous les collaborateurs administratifs.

Orient-Occident: une relation bien plus qu’exotique

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Le Festival de Wallonie avait tracé la ligne directrice de son édition 2016 avant que l’actualité ne prenne un tournant dramatiquement en adéquation avec la thématique “Orient-Occident”. En découvrant ce thème, on pouvait certainement s’attendre à des choix de programmation intéressants de la part des différents festivals participants, notamment au Festival Musical de Namur qui s’est clôturé ce samedi 9 juillet.

Festival de Namur : Voyage dans le temps avec Cappella Romana

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Cappella Romana : “Cyprus" dir.: Alexander LINGAS C’est un concert hors du commun que Cappella Romana a offert ce lundi 4 juillet au Festival de Namur. L’ensemble vocal de chambre venu de la côte ouest des États-Unis (Portland, Oregon) nous proposait un florilège de pièces chypriotes du Moyen-Age et de la Renaissance, alliant les chants polyphoniques chrétiens de l’Orient grec et de l’Occident latin. Spécialistes dans leur domaine, ils mettent en valeur la richesse créative de l’époque ainsi que la diversité des musiques orthodoxe et catholique. Un programme qui fit le bonheur des musicologues, et qui suscita l’émerveillement de tout un chacun par la magie du cadre et de l’interprétation.

Makoto Ozone, alchimiste spontané

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Ça démarre sans crier gare. Makoto Ozone essaye un intervalle sur le piano du Studio 4 et, après un grognement satisfait, le colore et le malaxe partout sur le clavier, testant des dissonances délicieuses et des gammes volubiles. Comme un fleuve, la musique coule de sa tête et de ses doigts et on hausse un sourcil amusé quand, au détour d’un swing endiablé, c’est une Mazurka de Chopin qu’on reconnaît, sans se tromper.

Ouverture du Festival Musical de Namur: “Un peu comme à la maison”

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C’est en quelque sorte le “tube” de la maison que le Festival Musical de Namur offre à son public en guise de concert d’ouverture. Dans la salle bien remplie, on repère facilement ceux qui portent déjà le Diluvio dans leurs coeurs. Alors que Leonardo García Alarcón peut se vanter de l’avoir dirigé à la Chapelle Royale de Versailles deux jours auparavant, il déclare avec affection au public namurois qu’à l’Eglise St-Loup, “on se sent toujours un peu comme à la maison”.