Au Concert

Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.

Le mystère Sokolov

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La dernier récital où j’entendis Grigory Sokolov à Bruxelles en juin 2014 avait permis d’entendre un pianiste armé de moyens techniques exceptionnels et riche de qualités d’interprète hors du commun dans un mémorable récital Chopin (et je ne me fis pas faute de dûment l’encenser dans les colonnes de Crescendo). On ne s’étonnera donc pas de voir que la salle Henry Le Boeuf était pleine à craquer pour accueillir ce pianiste arrivé tardivement, mais à juste titre, au rang de star planétaire, et qui a en plus le mérite immense d’être un éperdu chercheur de vérité musicale. 

A Bruges : l’inventivité de Mantovani et l’évidence de Bruckner

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© Marco Borggreve

L’Orchestre Philharmonique de Rotterdam et son directeur musical Yannick Nézet-Seguin sont comme chez eux en Belgique ! De Bruges à Bruxelles, en passant par Gand et Anvers, ce tandem artistique est un fidèle invité des saisons belges et ses concerts sont toujours suivis par un public qui lui est très attaché. Pour sa venue hivernale dans la belle salle du Concertgebouw de Bruges, il proposait une copieuse affiche : la création belge du concerto pour flûte Love Songs de Bruno Mantovani avec Juliette Hurel (le lendemain de sa première audition mondiale) et la monumentale Symphonie n°8 de Bruckner.

Flagey Piano Days : au bonheur des pianophiles

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François Frédéric Guy

Pour le pianophile, les Flagey Piano Days sont bien sûr une aubaine mais bien davantage encore un véritable régal. En effet, outre les concerts avec orchestre, c’est surtout la succession de récitals d’une heure (généralement sans entracte) de piano seul ou de musique de chambre qui fait le bonheur des adorateurs de l’instrument-roi.

Louis Andriessen, immersion londonienne

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louis andriessen © francesca patella

Le BBC Symphony Orchestra rend hommage au grand compositeur néerlandais Louis Andriessen lors d’un week-end de concerts.
L’orchestre de la BBC, en résidence au Barbican Center de Londres, est le grand défenseur de toutes les esthétiques musicales et témoigne d’une curiosité sans bornes, sous la houlette de Paul Hughes son directeur général et Sakari Oramo son directeur musical. Trois fois par an, il propose des week-ends « Total Immersion », intégralement dédiés à des figures de la musique de notre temps ou à des grands compositeurs du XXe siècle. Cette saison, les trois compositeurs à l’honneur sont : le Polonais Górecki, le Néerlandais Louis Andriessen et le Français Henri Dutilleux.

Le Lichtenstein, vivier de jeunes talents

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Andrei Ionita © Sebastien Rosenberg

Le 6e « Festival Next Generation » au Grand Resort Hotel Bad Ragaz
Entourée par les Alpes, la cité de Bad Ragaz, dans le canton de St-Gall (Suisse), est connue depuis le 19e siècle pour ses sources thermales. En 2011, l'hôtel "Grand Resort Bad Ragaz" a eu l'idée d'inviter en ses murs la musique classique. A quelques kilomètres de Bad Ragaz s’est posée l' « Internationale Musikakademie im Principauté du Liechtenstein », au Lichtenstein donc. Drazen Domjanic en est le directeur. Pourquoi chercher loin lorsqu'on peut trouver si près ?

Lugansky et Boreyko réunis à BOZAR

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Maurice Ravel (1875-1937) : Le tombeau de Couperin
César Franck (1822-1890) : Le chasseur maudit, poème symphonique, M 44

Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n°1 en ré mineur, op. 15
Orchestre National de Belgique, Andrey Boreyko, direction – Nikolai Lugansky, piano

Lugansky exceptionnel dans Brahms

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Orchestre National de Belgique/Andrey Boreyko, direction/Nikolai Lugansky, piano
L’événement marquant de ce concert de l’Orchestre National se produisant devant une salle très bien remplie fut sans conteste un exceptionnel Concerto n° 1 pour piano et orchestre de Brahms que Nikolai Lugansky survola véritablement de sa classe, secondé par un chef complice et un orchestre transcendé.

Daniil Trifonov : pour le musicien, la virtuosité n'est qu'un jeu

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Lauréat des concours Arthur Rubinstein et Tchaikovski en 2011, Daniil Trifonov vole depuis de triomphe en triomphe dans les salles de concert du monde entier et ses enregistrements ont été unanimement salués par la critique. Ce n’est donc pas trop dire que pour son premier récital bruxellois dans une salle Henry Le Boeuf comble, on sentait le frisson des grands soirs avant même l’arrivée sur scène du jeune pianiste russe qui avait choisi de se produire dans un programme axé sur la grande virtuosité romantique.