Au Concert

Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.

Le Festival de Dresde (1/3) : ajouter de l’agréable à l’agréable

par https://borelians.org/

Un Miroir. Des Violoncelles. Radu Lupu. Un Alto dans un vignoble. Arvo Pärt. Gidon Kremer. Mieczyslaw Weinberg. Paavo Järvi
Dresde est une ville magnifique, une ville-phénix : terrassée, laissée pour anéantie par les bombardements incendiaires de février 1945, elle a ressuscité. Elle ne cesse de ressusciter d’ailleurs, comme le prouve l’énorme chantier qu’elle est toujours. De l’autre côté de l’Augustusbrücke, de l’autre rive de l’Elbe, quel merveilleux point de vue sur ses splendeurs architecturales.

Un duo en déséquilibre

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Au cours de chaque saison, le Grand-Théâtre de Genève organise trois ou quatre récitals de chant ; plutôt que de nous ennuyer avec les sempiternelles soirées de lieder, il a cette fois-ci la judicieuse idée d’inviter deux artistes russes provenant de Saint-Pétersbourg pour un programme Tchaikovsky – Rachmaninov.

Un chef mahlérien, Jonathan Nott ! 

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Quel mahlérien d’envergure est Jonathan Nott ! Après une tournée d’une quinzaine de jours qui a emmené en Amérique du Sud l’Orchestre de la Suisse Romande et qui a remporté de délirants succès tant au Théâtre Municipal de Rio de Janeiro qu’au Colon de Buenos Aires, il clôture la saison à Genève et à Lausanne en présentant la Troisième Symphonie en ré mineur de Gustav Mahler, l’une des plus redoutables quant à l’exécution, puisqu’elle inclut les bois et cuivres par quatre (avec même cinq clarinettes et huit cors), timbales, percussion, cloches et glockenspiel, harpes et cordes, auxquels s’ajoutent une voix d’alto solo, le chœur de femmes et le chœur d’enfants. Et le chef dirige le tout par cœur !

A Genève, un Muti coloriste de talent !

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Dans le cadre de ses "Concerts exceptionnels", le Grand-Théâtre de Genève invite pour la première fois l’Orchestra Giovanile Luigi Cherubini et le chef qui l’a fondé en 2004, Riccardo Muti. Basée à Piacenza et à Ravenna, la formation ne comporte que de jeunes musiciens de moins de trente ans, à peine sortis de leur conservatoire, et engagés pour une période de trois ans, ce qui assure en permanence un renouvellement des effectifs.

La musique n’adoucit pas toujours les moeurs !

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Le plus grand orchestre du monde : Ormandy et le Philadelphie

C’est Bruxelles qu’avait choisi l’illustre Orchestre de Philadelphie pour entamer, sous la direction de son directeur musical Yannick Nézet-Seguin, une tournée qui le mènera dans plusieurs capitales européennes puis en Israël (ce détail, nous le verrons, n’est pas sans importance).

Un après-concours...

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Le Concours Reine Elisabeth Chant 2018 est aujourd'hui terminé pour le public. Les bureaux de la Rue aux Laines bourdonnent, les lauréats répondent aux questions, les concerts des finalistes se mettent en place, les "debriefings" sont en cours, le coffret de CDs est en bonne voie de réalisation mais, oui ! le concours est fini pour le public.
L'heure est venue des réflexions plus personnelles, des étonnements parfois, des premiers bilans après avoir expérimenté les nouvelles dispositions du concours de chant.

Concours Reine Elisabeth : première soirée des finales

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La finale d’un concours de l’envergure du « Reine Elisabeth » trace la frontière de part et d’autre de laquelle le talent est distingué du génie. Telle est du moins l’ambition du jury qui, avouons-le, tâtonne quelquefois – inévitablement – dans cet exercice périlleux, tant est immense le mérite des artistes à se produire devant lui. « Le talent travaille, le génie crée », disait Schumann. Des talents, nous en avons vu défiler par dizaines depuis la première épreuve de cette édition 2018. Restent à douze lauréats le privilège de créer, de ciseler des perles à l’éclat unique. Pour ce faire, ils pourront compter sur le soutien indéfectible de l’Orchestre Symphonique de la Monnaie, sous la férule d’Alain Altinoglu.