Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Achterland: reprise d’un classique de notre temps

par
Rosas

© Herman Sorgeloos

A ceux qui se demanderaient ce qu’un critique musical peut bien faire à une soirée de danse contemporaine, on répondra aisément en évoquant la gémellité des ces deux arts et, dans le cas qui nous occupe, l’exceptionnelle sensibilité et exigence musicale d’Anne Teresa De Keersmaeker qui vise invariablement haut dans le choix des musiques sur lesquelles elle déploie ses chorégraphies, en l’occurrence les Deuxième, Troisième et Quatrième sonates pour violon seul d’Ysaye, ainsi que les huit premières Etudes pour piano de Ligeti qui venaient à peine d’être publiées lors de la création d’Achterland en 1990.

A Genève, une ‘chef’ débordante d’énergie ! 

par

Pour deux concerts de sa saison, l’Orchestre de la Suisse Romande invite une artiste américaine, Marin Alsop, l’actuelle directrice musicale de l’Orchestre Symphonique de Baltimore et premier chef de l’Orchestre Symphonique de Sao Paulo. Quelle indomptable énergie elle dégage dès qu’elle attaque son premier programme débutant par une page trop peu connue, l Essay n.2 pour orchestre op.17 de Samuel Barber.

Pour un ravissement de l'esprit

par

Jodie Devos © Opéra Royal de Wallonie

Le Nozze di Figaro
Qu'attend-on d'une nouvelle production du chef-d'oeuvre mozartien ? De la vivacité, du théâtre, de la poésie et beaucoup d'émotion. C'est exactement ce que l'Opéra Royal de Wallonie vient d'offrir en ce beau jour de printemps, pour le plus grand bonheur des spectateurs.

La qualité d’une phalange anglaise 

par

Sakari Oramo © Jan Olav Wedin

Dans le cadre de sa saison de concerts symphoniques, le Service Culturel Migros invite, au Victoria Hall de Genève, l’Orchestre Symphonique de la BBC, illustre formation fondée en 1930 par Sir Adrian Boult, qui a aujourd’hui à sa tête, depuis l’été 2013, le chef finlandais Sakari Oramo.

A Marseille, une fascinante Hérodiade 

par
Herodiade

© Christian Dresse

« Vision fugitive », « Il est doux, il est bon », « Ne me refuse pas », ces airs pouvaient être fredonnés par n’importe quel passionné d’opéra à Paris ou en province dans l’immédiate après-guerre et étaient immortalisés sur disque par un Michel Dens, une Régine Crespin, une Rita Gorr au début des années soixante. Aujourd’hui, cette ‘Hérodiade’ d’un Massenet première manière semble si loin de nous, au point de constituer une curiosité que peut afficher un théâtre, soucieux de son passé glorieux.

Berlioz s'encanaille

par
Benvenuto cellini

© Agathe Poupeney

Benvenuto Cellini
Berlioz n'avait pas le goût heureux en amour. En livret d'opéra non plus. Aujourd'hui comme à la création en 1838, c'est l'une des principales raisons de la « chute » de son Benvenuto Cellini.
La faiblesse de l'intrigue, l'inanité des dialogues, la pauvreté psychologique des personnages n'obèrent heureusement pas l'extraordinaire originalité musicale, la vitalité sonore, les coloris rutilants de l'instrumentation et les innovations toujours surprenantes (vents en particulier) de l'auteur d'Harold en Italie.

Une représentation en crescendo

par

© Opéra National de Lorraine

« Un Ballo in maschera »
A Nancy, et à Luxembourg ensuite (les 17, 20 et 22 avril), c’est la version originale du « Ballo in maschera » qui est représentée :
l’action, qui s’inspire d’un événement historique réel, se situe donc bien en cette Suède que la censure napolitaine refusait. La partition, elle, est le résultat d’une récente nouvelle édition critique. Un retour bienvenu aux sources de l’inspiration verdienne.