Chant de louanges

par
Lobgesang
Felix MENDELSSOHN (1809 – 1847) Symphonie N°2 “Lobgesang” op.52 London Symphony Orchestra, Monteverdi Choir, dir. John Eliot Gardiner, Lucy Crowe, soprano, Jurgita Adamonyte, mezzo-soprano, Michael Spyres, ténor 2017 DDD 64’03 Blue Ray/SACD hybrid LSO Live LSO 0803 Le Lobgesang (1840), une symphonie chorale à la suite de la de Beethoven (1824) et de Roméo et Juliette de Berlioz (1839) fut baptisée symphonie – cantate par son auteur, Felix Mendelssohn. Cette oeuvre hybride a été écrite pour célébrer le quatre centième anniversaire de l’invention de l’imprimerie. De mauvaise réputation, certains fustigeant les soi-disant nombreuses platitudes (Bernard Shaw parlait même d’atrocités), cette musique a surtout dérangé par sa teneur religieuse qui transpire tout au long de l’oeuvre. Les bonnes versions discographiques ne manquent pas (Riccardo Chailly surtout, Kurt Masur, Claudio Abbado). Gardiner prend un tempo très allant pour entamer l’ouverture symphonique en trois mouvements qui précède la cantate, et qui sonne ici un peu comme du Berlioz. Il apporte ainsi de la légèreté au choral initial qui avait provoqué la fureur du père de Felix. On retrouve les trombones du début dans l’introduction de la cantate, et on n’est pas surpris d’entendre des choeurs extraordinaires, comme toujours (Monteverdi choir). On se souvient par exemple d’un splendide Oedipus Rex (Stravinsky) il y a deux ou trois ans à Bozar. Ce choeur a toujours été une des grandes forces de Gardiner (les Vêpres de… Monteverdi). Ecoutez par exemple le choral central Num danket alle Gott, d’abord énnoncé a cappella, puis accompagné. Les chants de louange se poursuivent par un duo ténor et soprano. Lucy Crowe a une voix magnifique, mais pas infaillible (mais c’est un enregistrement “live”). Michael Spyres est un excellent ténor et la mezzo Jurgita Adamonyte complète bien cet excellent trio de solistes. Cette Lobgesang s’inscrit dans une intégrale par Gardiner avec le toujours excellent LSO, qui comprend aussi le Songe d’une nuit d’été (une version saluée par l’ensemble de la critique). On espère un Elias et un Paulus. Mais pour l’instant, savourons ce Chant de louanges, qui se conclut par un rappel du thème des trombones. Il s’agit d’un double disque : un Blue-Ray ou un SACD lisible en CD, deux possibilités. Dominique Lawalrée Son 10 - Livret 10 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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