Histoires entremêlées

par
De Raaff
Robin DE RAAFF (°1968) Cello Concerto (2012-2013) Marien Van Staalen, violoncelle ; Orchestre Philarmonique de Rotterdam, dir. Yannick Nézet-Séguin Entangled Tales (2007) Residentie Orkest, The Hague, dir. Neeme Jarvi 3è Symphonie « Illumination … Eclipse » (2014 – 2015) Het Gelders Orkest, dir. Antonello Manacorda. 2017-DDD-68’28-Livret en anglais-Challenge Classics CC72747 Quelle joie de découvrir la musique de Robin Raaff, un compositeur néerlandais quasi inconnu ici. Marien Van Staalen, violoncelliste, déclare que le concerto pour violoncelle de De Raaff est un miracle, aussi bien pour l’auditeur que pour le soliste. Tout comme pour la récente œuvre imposée au Reine Elisabeth d’Hosokawa, ce concerto débute par une cadence pour le soliste, bientôt accompagné par les percussions, puis par l’orchestre au complet. L’œuvre est passionnante de bout en bout. Elle comprend quatre mouvements et une coda, tous enchaînés selon un tempo qui va du simple au triple : 44, 88, 132.   Entangled Tales (Histoires entremêlées) est une courte composition pour orchestre écrite pour le symphonique de Boston (rien que ça !), sorte de mosaïque faite de plusieurs couches superposées, avec, c’est une constante chez De Raaff, une superbe orchestration. Sous-titrée « Illumination … Eclipse », la 3è Symphonie du compositeur hollandais est basée sur le concept de lumière et obscurité, ce qui implique le mouvement. Un simple piccolo (la lumière) introduit le premier des quatre mouvements enchaînés, bientôt rejoint par un deuxième pour un effet de prisme. La mélodie se change en harmonie avec l’arrivée de complexes de sons, et la tessiture descend peu à peu. L’influence de Ligeti est complètement digérée, car le langage de De Raaff est tout à fait personnel. Le deuxième mouvement présente une série de duos accompagnés (on pense à « Jeu de couples » de Bartok, pour le procédé, mais pas pour les sonorités) d’où émerge un violon solo, point central de la symphonie. Le troisième mouvement reprend des éléments des deux premiers en un nouveau développement fulgurant. La coda (quatrième mouvement) est faite de sons raréfiés, belle fin pour cette œuvre marquante. Robin De Raaff : retenez ce nom, sa troisième symphonie est un chef-d’œuvre ! Dominique Lawalrée Son 9 - Livret 8 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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