James Ehnes : le gentleman des violonistes

par
Ehnes

Claude DEBUSSY
(1862 – 1918)
Sonate pour violon en sol mineur, L.140
Edward ELGAR
(1857 – 1934)
Sonate pour violon en mi mineur, Op.82
Ottorino RESPIGHI
(1879 – 1936)
Sonate pour violon en mi mineur, P.110
James Ehnes, Andrew Amstrong (piano)
2015-DDD-68’58. Texte de présentation en anglais, allemand et français. Onyx 4159

Le violoniste canadien James Ehnes poursuit une carrière discographie exemplaire qui le mène à revisiter les classiques tout en proposant des concepts éditoriaux à la fois intelligents et pertinents. C’est naturellement le cas avec ce nouvel opus dévolu à des œuvres pour violon et piano du début du XXe siècle aux teintes souvent sombres, composées sur fond de Première Guerre mondiale.
La perfection plastique et technique du violoniste rencontre la chaleur de l’accompagnement d’Andrew Amstrong. Dans les sonates d’Elgar et de Respighi, il faut savourer la lumière en « clair-obscur » que les artistes rendent à merveille. Dans ces deux œuvres, les références ne sont pas si nombreuses (on pense à Daniel Hope-Simon Mulligan chez Nimbus Records dans Elgar et à Kyung-Wha Chung-Krystian Zimerman chez DGG dans Respighi), dès lors ces deux lectures s’affirment comme des pierres angulaires de la discographie. Si les enregistrements majeurs sont bien plus nombreux dans la Sonate de Debussy, cette nouvelle gravure, plus dramatique que volontairement debussyste propose des options interprétatives passionnantes. Quant à la très courte Berceuse de Sibelius, elle clôt ce disque avec un grand bonheur.
Enregistré dans les légendaires studios londoniens d’Abbey Road, cet album bénéficie d’une prise de son démonstrative.
Pierre-Jean Tribot

Son 10 – Livret 9 – Répertoire 10 – Interprétation 10

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