Le goût du concerto

par
Penderecki
Krzysztof PENDERECKI (° 1933) Concerto pour saxophone et orchestre–Concerto pour violon et orchestre n° 2 Pawel GUSNAR (saxophone), Sergej KRYLOV (violon), The Polish Sinfonia Iuventus Orchestra, dir. : Krzysztof PENDERECKI DDD–2016–62’ 16’’–Textes de présentation en polonais et anglais–DUX 1344 Double concerto pour violon et violoncelle–Concerto pour pianoforte et orchestre–Concerto pour trompette et orchestre Jakub HAUFA (violon), Marcel MARKOWSKI (violoncelle), Szymon NEHRING (piano), Aleksander KOBUS (trompette), The Polish Sinfonia Iuventus Orchestra, dir. : Krzysztof PENDERECKI DDD–2016–73’ 59’’–Textes de présentation en polonais et anglais–DUX 1345 On l’a déjà dit, on le répète : Krzysztof Penderecki a le goût (inné ?) du concerto. Il l’a tellement qu’il se permet même d’écrire un concerto pour tel instrument, puis de le destiner à tel autre. Le Concerto pour saxophone et orchestre qu’on trouve sur le premier de ces deux disques est ainsi une nouvelle version du Concerto pour alto et orchestre, alors que le Double concerto pour violon, violoncelle et orchestre du second disque est, lui, la nouvelle version du Double concerto pour violon, alto et orchestre. À croire qu’à ses yeux, les concertos qu’il compose ne sont jamais que des patrons et qu’on peut les arranger comme on l’entend. Quelles que soient les raisons qui le poussent à opérer ce genre de transformation, Krzysztof Penderecki, depuis une bonne vingtaine d’années, donne en tout cas l’impression d’avoir une conception ludique de la musique. À moins qu’il ne s’agisse d’une conception strictement expérimentale, ainsi que le montre son curieux et long Concerto pour pianoforte et orchestre, qu’il a écrit en trois temps, en 2001, 2002 et 2007, et qui comprend dix mouvements de longueur très inégales (d’une minute à six minutes). Ce sont pour ainsi dire dix improvisations soutenues par un orchestre toujours très en verve, mais en accord parfait avec le pianoforte. Bien qu’il soit brillant et alerte, on le voit mal dans un concours international, genre Reine Élisabeth. Dieu sait pourtant s’il y ferait de l’effet ! Jean-Baptiste Baronian Son 8 – Livret 6 – Répertoire 7 – Interprétation 8

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