Les dernières partitions Henle Urtext, de Telemann à Bartok

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Telemann : Sonates méthodiques pour flûte ou violon et basse continue, volume II
Les six sonates publiées en 1732 par Telemann sont dites "méthodiques" selon l’usage du temps, car dans les premiers mouvements lents (le deuxième mouvement dans le cas de la Sonate en ut mineur), est ajoutée à la simple ligne mélodique de l’instrument soliste à chaque fois une variante ornée.La maison d’édition G. Henle recommande désormais aux flûtistes et violonistes de notre temps ces pages à la fois instructives et en même temps extrêmement ludiques. La nouvelle édition est la seule à évaluer l’ensemble des sources préservées. Somptueusement parée, elle comporte des parties de solo et de basse continue chiffrée qui complètent l’offre. La partition avec une basse réalisée selon les règles de l’art est insérée dans l’édition. Après le premier volume de Sonates méthodiques (HN 1266), l’ensemble des douze sonates de Telemann sont désormais disponibles en édition Henle-Urtext.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition et réalisationde la basse continue de Wolfgang Kostujak - 194 pages (69, 51, 41, 24) - Partition avec réalisation de la basse ; avec une partie de solo et de basse continue dans lesquelles l'autre voix est toujours présente pour guider le musicien ; avec une partie supplémentaire ne comportant que la basse chiffrée - HN 1466 - 37,50 €

Bela Bartok
- Danses populaires roumaines
Composées en 1915, les Danses populaires roumaines comptent parmi les œuvres les plus connues de Bartók – et ce sous de multiples formes, car outre les diverses éditions de la version pour piano et une orchestration plus tardive de Bartók lui-même, il existe également des arrangements réalisés par des contemporains, avec l’accord du compositeur. On peut aujourd’hui même avoir recours à des enregistrements des danses par Bartók lui-même; ces derniers, avec des reprises variées et enrichies de doublures à l’octave, illustrent en quelque sorte la «version de concert» des danses. Le spécialiste de Bartók László Somfai a mis de l’ordre dans cette abondante documentation et présente dans la Henle-Urtextausgabe les variantes essentielles pour le musicien, directement dans le texte musical.
Edition Urtext, reliure paperback en coproduction avec les Editio Musica Budapest - 22 pages - Degré de difficulté 2/4 - HN 1402 - 9,50 €

- Suite op. 14
La Suite op. 14 en quatre mouvements a été composée en 1916 et figurait parmi les œuvres pour piano préférées de Bartók. Dans cette œuvre – contrairement à ses autres compositions de ces années-là – il n’utilisa pas de mélodies populaires ni d’éléments tirés du folklore. Il visait ici au contraire bien plus un nouveau style pianistique plus «abstrait» et transparent qui renonce à toute ornementation et autres figurations pianistiques. L’édition Henle se distingue par l’Andante supplémentaire publié en annexe qui, à l’origine, devait précéder le Scherzo et qui a été écarté par Bartók peu de temps avant la mise sous presse en 1918. La présente édition Urtext de cette importante œuvre du répertoire de concert reprend le texte musical de l’intégrale des œuvres de Bartók. Elle a été confiée à László Somfai, spécialiste mondialement renommé de l’œuvre de Bartók, qui est également l’auteur de l’exhaustive introduction à l’œuvre et de précieuses indications pour son interprétation.
Edition Urtext, reliure paperback - Distribution non autorisée en France, Espagne et aux USA - En coproduction avec Editio Musica Budapest - Doigtés de Dénes Várjon - 31 pages - Degré de difficulté 6/7 - HN 1403 - 12 €

- 15 Chants paysans hongrois
Dans une note relative à la première édition des Chants paysans hongrois prévue pour 1914, Bartók écrit que «les mélodies ici éditées sont des chansons populaires au sens le plus restreint du terme, ou, mieux dit, des chants paysans». Bartók renonça tout d’abord à éditer cette collection et l’augmenta de nouvelles pièces de musique populaire réunies entre temps. La première édition ne vit finalement le jour qu’en 1920. Le spécialiste de Bartók László Somfai décortique dans son introduction la genèse compliquée de cette œuvre. Les remarques à la fin de l’édition contiennent d’importantes indications relatives à l’exécution. Elles sont tirées des deux enregistrements que le compositeur réalisa en 1927 et 1936 de certaines pièces. Le texte musical est emprunté au volume de l’édition intégrale des œuvres de Bartók en cours de préparation.
Edition Urtext, reliure paperback - Distribution non autorisée en France et en Espagne - En coproduction avec Editio Musica Budapest - Doigtés de Dénes Várjon - 30 pages - Degré de difficulté 3/5 - HN 1404 - 12 €

Beethoven : Sonate pour piano n° 27 en mi mineur op. 90
Un critique de l’époque reconnaissait déjà qu’"hormis deux passages, c’est l’une des sonates les plus faciles de Beethoven; mais elle requiert tout le soin imaginable en ce qui concerne l’exécution de passages isolés et pour exprimer l’esprit de l’oeuvre". C’est en effet justement pour cette raison que la Sonate op. 90 de Beethoven est aujourd’hui unanimement appréciée, aussi bien des élèves et des professeurs que des pianistes de concert. Les défis ne manquent pas: les fameuses dixièmes de la main gauche, et, selon les dires d’un contemporain – "sa singularité, les modulations étonnantes et une élaboration des plus étranges, mais tout à fait logique». Les conseils et les doigtés de Murray Perahia apportent le soutien d’une main experte. Editeur : Norbert Gertsch.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition révisée remplaçant HN 283 - 31 pages - Degré de difficulté 7 - HN 1124 - 8,50 €

Brahms
- Sonate pour piano en fa mineur op. 5
Les trois sonates pour piano de Johannes Brahms op. 1, 2 et 5 font partie des premières œuvres publiées par le jeune compositeur de vingt ans. Celle en fa mineur, op. 5, a vu le jour pour l’essentiel à l’automne 1853 durant le séjour de Brahms chez les Schumann, à Düsseldorf. Certains éléments de la partition semblent indiquer que le jeune compositeur s’est inspiré de la Sonate op. 14 de Robert Schumann, également en fa mineur. Le critique musical Eduard Hanslick a lui aussi perçu une influence de son aîné dans l’opus 5: "Tout Brahms est déjà là, mais encore sous le charme de Schumann". L’édition Urtext révisée s’appuie sur le texte des nouvelles œuvres complètes de Brahms. Les subtils doigtés d’Andreas Boyde permettent d’aborder cette sonate pour piano très symphonique de la meilleure manière.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Katrin Eich - 43 pages - Degré de difficulté 8/9 - HN 1290 - 11 €

- Trio pour piano, clarinette (alto) et violoncelle en la mineur op. 114
Les œuvres tardives de musique de chambre de Johannes Brahms comptent à coup sûr parmi les pages les plus merveilleuses jamais écrites pour la clarinette. Si Brahms, dans les dernières années de sa vie, semble avoir éprouvé une certaine lassitude de la composition, sa rencontre en 1891 avec Richard Mühlfeld, clarinettiste solo de la chapelle de la cour de Meinigen, qui l’enthousiasma par la beauté sonore de son jeu, lui inspira de nouvelles compositions. Le Trio op. 114, avec ses accents d’une mélancolie tout automnale est apprécié de tous les clarinettistes et est désormais disponible chez Henle dans une édition révisée. Le manuscrit autographe de l’opus 114 est conservé à Munich, patrie de la maison d’édition Henle. Le texte musical repose sur la nouvelle édition intégrale des œuvres de Brahms et répond ainsi au plus haut niveau de précision et d’exactitude scientifique. Le pianiste Klaus Schilde a doté cette édition Urtext de précieux doigtés.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition révisée de Katharina Loose-Einfalt, remplaçant HN 322 - 68 pages (38, 8, 8, 8) - Degré de difficulté 8/9 - HN 1290 - 26 €

Dvorak : Humoresques op. 101
À l’été 1894, Antonín Dvorák interrompt son séjour aux Etats-Unis pour passer ses vacances d’été en Bohême, son pays natal. C’est durant ces semaines heureuses qu’il écrivit ses huit Humoresques pour piano, lesquelles ne sont pas "bohémiennes" pour autant, comme on aurait pu l’imaginer. Le compositeur avait d’ailleurs déjà esquissé une partie de la musique à New York, et il semble qu’il avait tout d’abord voulu composer une série d’écossaises. Il s’agit donc d’une musique d’inspiration internationale et de caractère tout à fait original. Elles sont toutes les huit de difficulté moyenne et permettent aux pianistes de tous âges de découvrir bien des choses nouvelles au-delà de la célèbre septième pièce. L’édition Urtext d’Henle s’appuie sur la première édition, soigneusement confrontée à l’autographe par les éditeurs.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Christian Schaper et Ullrich Scheideler - 38 pages - Degré de difficulté 4/5 - HN 1044- 10 €

Fauré
- Papillon op. 77
Après le grand succès de l’Élégie de Fauré (HN 563), l’éditeur Hamelle pressa le compositeur de lui proposer une autre pièce pour violoncelle et piano d’un effet aussi puissant. L’œuvre a probablement été composée dès 1884, mais ne fut publiée qu’en 1898. Alors que Fauré souhaitait l’appeler tout simplement "Pièce pour violoncelle", l’éditeur exigea un titre plus éclatant et imposa en définitive celui de "Papillon". Fauré semble avoir déclaré à cet égard: "Papillon ou mouche à merde, mettez ce que vous voulez". Le succès donna raison à l’éditeur: Papillon est aujourd’hui aussi apprécié des violoncellistes que l’Élégie et paraît à présent en édition Henle-Urtext.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Jean-Christophe Monnier - Partie de violoncelle avec ou sans indication de doigtés - Doigtés de violoncelle : David Geringas - 20 pages - HN 1038 - 9,5 €

- Trio avec piano en ré mineur op. 120
L’éditeur Jacques Durand, qui avait publié quelques années auparavant le célèbre Trio de Ravel, suggère en 1922 à Fauré d’écrire un trio, qui sera son avant-dernière partition. Le compositeur ne dépasse tout d’abord pas le stade de quelques esquisses et réfléchit un temps à mettre une clarinette à la place du violon. Ce n’est que durant son séjour estival à Annecy-le-Vieux en Savoie qu’il réussit à composer l’Andantino, mouvement central élégiaque d’une ampleur inhabituelle. Suivent les premier et troisième mouvements qu’il écrit durant l’hiver suivant, à Paris. L’édition Urtext de ce morceau de maturité aux contours et aux lignes claires, qui offre un bel équilibre entre le piano et les instruments à cordes, représente un ajout de poids dans le catalogue de musique française de G. Henle Verlag.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Fabian Kolb - Doigtés du piano : Klaus Schilde - 63 pages (41, 8, 8) - HN 1292 - 25 €

Gade : Fantasiestücke op. 43 pour clarinette et piano
Les Fantasiestücke du compositeur danois Niels Wilhelm Gade qui portent le même titre que l’op. 73 de Robert Schumann, sont un incontournable du répertoire de tout clarinettiste. Gade, qui vécut longtemps à Leipzig et fut un ami intime de Schumann, contribua en 1864 avec cette "œuvre sœur" profondément romantique à établir la clarinette comme instrument soliste de musique de chambre. Les quatre pièces du recueil peuvent parfaitement être exécutées séparément et sont idéales pour l’enseignement de l’instrument. L’éditeur et clarinettiste Nicolai Pfeffer s’est servi non seulement des premières éditions allemande et danoise, mais également du manuscrit autographe aujourd’hui conservé à Copenhague. Il parvint ainsi à écarter un certain nombre d’incohérences des éditions plus anciennes.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Nicolai Pfeffer - Doigtés du piano : Klaus Schilde - 34 pages (24, 7) - HN 1353 - 14 €

Grieg : Danses norvégiennes op. 35 pour piano à quatre mains
La musique populaire norvégienne joua un rôle majeur dans pratiquement toute l’œuvre de Edvard Grieg. Pour les Danses norvégiennes op. 35, présentées ici en édition Urtext, le compositeur a utilisé d’anciennes mélodies populaires empruntées à une anthologie du musicien et musicologue Ludvig Mathias Lindeman et les a adaptées en 1880 pour piano à quatre mains. L’édition Henle a été préparée sur la base des premières éditions et de tous les autographes conservés dans les archives Grieg de Bergen. Le pianiste norvégien et spécialiste de Grieg Einar Steen-Nøkleberg a fait office de coéditeur avec Ernst-Günter Heinemann et s’est chargé des doigtés.
Edition Urtext, reliure paperback - 42 pages - HN 1283 - 13 €

Ravel : Introduction et Allegro pour harpe, flûte, clarinette en la et quatuor à cordes
Sur le départ pour un congé prolongé, Ravel écrit au mois de juin 1905 à un ami: "J’ai été horriblement occupé à cause d’une pièce de harpe commandée par la maison Érard. 8 jours de travail acharné et 3 nuits de veille m’ont permis de l’achever, tant bien que mal." Rien toutefois dans cette œuvre ne trahit la hâte avec laquelle elle a été composée. Il semble bien plutôt que Ravel ait su, dans cette pièce brève mais très particulière, exploiter toutes les possibilités sonores de la harpe. Ce septuor à la formation hors norme enrichit les éditions Henle-Urtext de son catalogue de la musique de chambre de Ravel.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Peter Jost - Distribution non autorisée en France - 50 pages (20, 4, 4, 4, 4, 4, 4) - HN 1069 - 16 €
La partition existe également en version d'étude (HN 7069)

Schubert : Quatuor à cordes en la mineur op. 29 D 804 (Rosamunde)
Le Quatuor en la mineur fait partie des œuvres de musique de chambre avec lesquelles Schubert, au printemps 1824, "voulait se frayer un chemin vers la grande symphonie". En même temps il se dirigeait également vers un plus large public car le quatuor "Rosamunde" allait être, du vivant du compositeur, le premier et le seul quatuor à cordes qui fut non seulement joué en public, mais également publié en parties séparées. Heureusement pour nous, car l’autographe de ce quatuor très apprécié est aujourd’hui perdu et la première édition reste la seule source de l’œuvre. Mais cette restriction présente justement un grand défi parce que l’édition en parties séparées contient de nombreuses inexactitudes en ce qui concerne l’articulation et la dynamique qu’il convient de résoudre avec beaucoup de doigté, ce que l'édition Henle-Urtext réussit à la perfection. L’intitulé se réfère à la musique de scène de Schubert pour la pièce Rosamunde qui est citée au début de l’Andante. Certains y verront plutôt une allusion à l’Impromptu en si bémol majeur op. posthume 142 n° 3, dans lequel Schubert réutilisera par la suite cette belle mélodie.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Egon Voss - 61 pages (19, 14, 12, 11) - HN 849 - 17 €
La partition existe également en version d'étude (HN 9849)

Liszt : Ouverture de "Tannhäuser", Paraphrase de concert pour piano (Richard Wagner)
En 1876, Liszt confessait rétrospectivement, mais avec franchise, à la maison Breitkopf & Härtel que ses "transcriptions de Wagner" n’auraient servi "que de modeste propagande, sur un pauvre piano, en faveur du sublime génie de Wagner". De fait, Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser et Lohengrin, ces opéras de Wagner qui connurent par la suite un si grand succès, furent donnés vers 1850 au théâtre de la cour de Weimar exclusivement sous la direction de Liszt. Pour la composition de la paraphrase d’après Tannhäuser, Liszt s’est inspiré des exécutions de l’ouverture en novembre 1848 ainsi que de l’ensemble de l’opéra en février 1849 à Weimar. L’adaptation au piano de cette ouverture est une pièce de bravoure de tout premier plan. Elle marque une nouvelle étape dans la série des arrangements lisztiens d’œuvres de Wagner publiée par Henle.
Edition Urtext, reliure paperback - Edition de Peter Jost - Doigtés de Andreas Groethuysen - 50 pages - HN 1066 - 13,50 € - Degré de difficulté 8/9

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