Les nouveautés aux Editions Henle

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Tarantella et Feuillet d'album pour clarinette en si bémol de Max Reger On ignore encore aujourd’hui que, à part ses trois grandes sonates pour clarinette et piano, Reger a composé, deux charmantes miniatures pour la même formation. Son but avoué était d’atteindre un plus large public avec des œuvres de petite envergure, destinées à être publiées dans des revues musicales. Cette édition séparée (extraite du volume HN 909 qui réunit, également édités par Michael Kube, toutes les sonates et autres morceaux de Reger) comble aujourd’hui cette lacune: la pétillante Tarantella et le Albumblatt très nuancé offrent aux clarinettistes comme aux pianistes un accès facile au monde sonore du compositeur. Editeur: Michael Kube (HN 1296 – 14 pages) HN-1286Les Valses op. 39 de Johannes Brahms Alors que les Danses hongroises de Brahms misent sur une virtuosité brillante et fougueuse, ses 16 Valses op. 39 se montrent plus modestes et intimes. Leur popularité n’est cependant pas en reste face aux Danses: qui ne connaît pas la numéro 15, une douce berceuse dont la mélodie compte parmi les trouvailles les plus connues de la plume de Brahms. Son éditeur doit avoir pressenti le succès de ce recueil car peu après la publication de la version originale pour piano à quatre mains en 1866, il commanda au compositeur une version pour piano à deux mains. C'est cette dernière qui est proposée ici dans une édition révisée, reposant sur le texte de la nouvelle édition complète des œuvres de Brahms. Editeur: Katrin Eich. Doigtés: Rolf Koenen (HN 1286 remplace HN 42) HN-1287Ces mêmes Valses op. 39 dans une version simplifiée Brahms fut donc convaincu de réaliser une version pour piano à deux mains. Après quelques hésitations, il proposa deux variantes, une pour « des mains raisonnables et une pour -peut-être les plus belles ». Les deux versions furent publiées en 1867. La plus facile, dénommée par Brahms également « version pour enfants »» épure les passages trop denses et simplifie quelques tonalités compliquées. Ainsi le numéro 6 ne se trouve plus en Ut dièse majeur mais en Ut majeur, une tonalité bien plus accessible. Cette version facilitée est révisée sur la base de la nouvelle édition complète des œuvres de Brahms. Editeur: Katrin Eich. Doigtés: Rolf Koenen (HN 1287 – 28 pages) HN-1294Romance sans paroles op. 109 de Mendelssohn La « Romance sans paroles dédiée à Mlle. Lise Christiani » -intitulé figurant sur l’autographe conservé- ne fut publiée qu’en 1868 à partir des archives du compositeur sous le numéro d’opus 109. La violoncelliste française Lise Christiani donna en octobre 1845 plusieurs concerts à Leipzig; elle y rencontra Mendelssohn et passa probablement commande de la composition de cette pièce charmante. Il s’agit de la seule « Romance sans paroles » que Mendelssohn n’a pas écrite pour piano seul mais pour deux instruments. Jusqu’alors uniquement disponible dans le recueil HN 669 avec d’autres compositions pour cette formation, Henle propose désormais cette pièce si appréciée des violoncellistes en édition séparée Urtext. Editeur: Ernst-Günter Heinemann. Doigtés piano: Klaus Schilde. Doigtés vlc.: Claus Kanngiesser. Partie de corde avec ou sans indications de doigté. (HN 1294 – 17 pages) HN-1136L'intégrale des pièces lyrique d'Edvard Grieg Edvard Grieg tint avec ses « Pièces lyriques » une sorte de « journal » poétique pour piano. Entre 1867 et 1901 parurent en effet pas moins de 66 petites pièces de caractère, publiées en dix volumes. Parmi elles, « Jour de noces à Troldhaugen », « Marche des nains » ou encore « Au printemps » comptent parmi les œuvres les plus populaires du compositeur. Parallèlement à ces pièces assez virtuoses, on trouve une quantité de danses et de mélodies plus faciles, qui peuvent déjà être employées au cours des premières années d’apprentissage du piano. Alors que seuls cinq volumes séparés étaient disponibles jusqu’à présent (HN 619, 627, 644, 681, 713), Henle propose aujourd'hui l’intégralité de la collection dans un recueil, avec des doigtés du spécialiste de Grieg, le pianiste norvégien Einar Steen-Nøkleberg. Editeur: Einar Steen-Nøkleberg, Ernst-Günter Heinemann. (HN 1136 – 250 pages) HN-1210Le Concerto pour clarinette en Si bémol majeur op. 11 de Bernhard Henrik Crusell Après le « Grand Concerto » en fa mineur op. 5 (HN 1209) les Editions Henle poursuivent la série de concertos pour clarinette de Crusell avec le concerto en si bémol majeur op. 11. Le compositeur suédois était lui-même un excellent clarinettiste et écrivit les concertos pour lui-même, pour ainsi dire taillés sur mesure. Très exigeant sur le plan technique, le concerto en Si bémol majeur évite cependant une virtuosité excessive et convainc par la richesse de ses idées mélodiques. Un complément bienvenu au répertoire de clarinette préromantique, édité de façon exemplaire et fidèle à la seule source conservée, la première édition de 1829, par le clarinettiste Nicolai Pfeffer. Johannes Umbreit a réalisé une réduction pour piano de la partie d’orchestre qui tombe bien sous les doigts. Editeur: Nicolai Pfeffer. Réduction pour piano: Johannes Umbreit. (HN 1210 – 50 pages) HN-1131Fantasiestücke op. 2 pour hautbois et piano de Carl Nielsen Les Pièces de fantaisie pour hautbois et piano de Carl Nielsen virent le jour en 1889/90. Le compositeur qui venait d’être engagé comme violoniste à la Chapelle de la cour royale du Danemark, s’était déjà fait un nom en tant que compositeur et chef d’orchestre avec sa Suite pour cordes op. 1. Plusieurs esquisses et autographes témoignent du travail intensif réalisé sur ces deux pièces pour hautbois très contrastées, qui parurent en 1890 sous le numéro d’opus 2. Les deux mouvements, Romance et Humoresque, sont dédiés au hautboïste de la Chapelle de la cour, Olivo Krause, dont la belle sonorité et la technique virtuose ne furent pas étrangères au succès unanime rencontré auprès du public et de la critique par ces miniatures du « jeune et talentueux compositeur » lors de leur création en mars 1891. Editeur: Christin Heitmann . Doigtés: Klaus Schilde (HN 1131 – 22 pages) HN-0787Le Concerto pour piano en ut mineur K. 491 de Mozart Selon le catalogue que Mozart tenait de ses propres œuvres, le Concerto K. 491, qui est, mis à part le K. 466, le seul concerto pour piano de Mozart écrit dans une tonalité mineure, fut achevé le 24 mars 1786. La première exécution eut probablement lieu à peine deux semaines plus tard dans le cadre d’une académie au Burgtheater de Vienne. L’écriture furtive, truffée de corrections de l’autographe démontre quelle pression énorme dut subir le compositeur au moment de la composition. Contrairement à des éditions précédentes, cette nouvelle édition Henle reproduit toujours la version définitive du manuscrit de Mozart. András Schiff qui a déjà effectué les réductions des Concertos K. 453, 467, 488 et 503 (HN 765, 766, 767 et 825), a réalisé la réduction pour piano de la partie d’orchestre. Les doigtés de la partie soliste, les cadences et entrées sont également de sa plume. Editeur: Ernst Herttrich. Cadences: András Schiff. (HN 787 – 67 pages) HN-1295L'Alborada del gracioso de Maurice Ravel Dans son « Esquisse autobiographique » Ravel soulignait avec du recul à quel point « Miroirs » publiés en 1906, avaient été déterminants dans le développement de son langage harmonique. Ils auraient « décontenancé les musiciens les plus accoutumés jusqu’alors à ma manière de composer ». Cela s’exprime spécialement dans la quatrième pièce du recueil, « Alborada del gracioso » (Aubade du bouffon), par une utilisation fréquente d’acerbes dissonances. Cette scène de genre techniquement et musicalement très attrayante et pleine d’idées et de rythmes enflammés compte aujourd’hui parmi les pièces pour piano les plus connues du compositeur français. Elle est proposée ici en édition séparée. Editeur: Peter Jos. A noter que sa distribution n'est pas autorisée en France. (HN 1295 – 22 pages)

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