Lili, récit

par

Délicieux, qui flatte l'esprit ou le cœur, qui est très agréable par ses manières, son esprit (Larousse)
Délicieux, je confirme. On referme l’ouvrage à regret, comme on quitte l’atmosphère délicate d’un salon de thé un peu suranné.
Et gracieuse est l’harmonie qui le parcourt de bout en bout.
La vie de Lili Boulanger, ses relations, son œuvre, mêlant rêves, douleurs, lumières, renoncements (si rares), n’est pas un long fleuve tranquille.
Alain Galliari s’aventure à la rencontre, s’immerge, cerne au plus près, suit, dévoile, précède. Compagnon vigilant, lucide et tendre, il invite à pénétrer le temps, les lieux, les êtres au creux desquels se façonna la jeune nature énigmatique, habitée de contradictions : douceur et force, insouciance et inquiétude, infantilisme et de maturité, souplesse et détermination (p.43).
Le style est à l’unisson, entre pastels et sepia, le pinceau est toujours fin et précis.
On sent vite qu’on le suivra jusqu’au bout…
Michelle Debra
2017, AGEditeur, 170 p., 10 euros

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