Messe pour l'homme moderne

par
Kleiberg
Stäle KLEIBERG (°1958) Messe pour l’homme moderne Mari Eriksman, soprano; Johannes Weisser, baryton; Trondheim Symphony Orchestra and choir, dir. Eivind Gullberg Jensen 2017 DDD 68’01 Livret anglais et norvégien SACD Hybride et Bluray 2L 136 Le compositeur norvégien Stale Kleiberg a répondu à une commande du Müncher Dommusik en écrivant une Messe pour l’homme moderne dans laquelle les cinq parties habituelles de l’ordinaire (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus), ici pour choeur et orchestre, alternent avec trois nouveaux textes pour solistes de Jessica Gordon (UK) qui concernent la perte : perte de la terre natale (le réfugié), perte d’un enfant et perte de la foi (et espoir pour le futur), dans lesquels il y a des allusions aux Psaumes et au Livre de Job. La Messe pour l’homme moderne concerne la perte du sens de la vie comme antithèse de la Foi. On le voit, Kleiberg se sent très concerné par notre temps, préoccupation qui s’exprime dans plusieurs autres de ses oeuvres, comme le Requiem pour les victimes de la persécution nazie (2004). Sa musique tonale peut paraître passéiste aux esprits chagrins, mais à son écoute, on comprend vite qu’elle est tout à fait d’aujourd’hui, et pas seulement à cause des textes. Sa Messe s’inscrit dans une tradition de grandes oeuvres chorales telles que le War Requiem de Britten ou d’autres messes britanniques de Rutter ou de Jenkins par exemple, tout en évoquant les grandes oeuvres de Penderecki, sans pourtant en égaler le génie. Le propos très émotionnel parvient à toucher de vastes auditoires, grâce à cette magnifique idée de mêler le cri des réfugiés aux prières de la messe qui culmine dans l’Agnus Dei qui la clôture. Dominique Lawalrée Son 9 - Livret 7 - Répertoire 8 - Interprétation 9

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