Musique russe pour piano à quatre mains

par
Mikhail Ivanovich Glinka (1804-1857) Kamarinskaya, arrangement de Mily Balakirev Mily Balakirev (1837-1910) Valse-fantaisie en si mineur, arrangement de Sergei Lyapunov Sergei Lyapunov (1859-1924) Capriccio sur des thèmes russes, revu et corrigé pour la publication posthume par Mily Balakirev - Trots de cavalerie n°1 et 2 - Polka initiale en si bémol majeur Pyotr Ilyich TchaÏkovski (1840-1893) 50 Chants populaires russes Cyprien Katsaris & Alexander Ghindin, piano 2015-DDD-66'08''-Texte de présentation en anglais et français - 1 CD Piano21 P21 046-NDeux lauréats du Concours Reine Elisabeth dans de la musique russe peu connue pour piano à quatre mains ! Une superbe découverte ! Deux pianistes de premier plan : Cyprien Katsaris, 9ème lauréat du CMIREB en 1972, derrière des noms comme Valeri Afanassiev, Jeffrey Swann, Jo Alfidi, David Lively et, on l'oublie souvent, Emmanuel Ax, 7ème) et Alexander Ghindin, 2ème lauréat du CMIREB de 1999 après Vitaly Shamosko. Ces deux lauréats qui s'étaient distingués dans les grands concertos russes lors de ce concours, le 3ème de Rachmaninov pour Katsaris, le 1er de Tchaïkovski pour Ghindin s'associent ici dans un répertoire pratiquement inconnu d'œuvres à 4 mains de Glinka et de Tchaïkovski. Ils étaient prédestinés pour nous révéler ces matriochkas oubliées. De Glinka, le Mozart russe, le capriccio, la polka et les trots de cavalerie sont déjà des pièces originales pour piano à 4 mains. Par contre, Kamarinskaya et la valse-fantaisie sont ici des arrangements, respectivement par Balakirev et Lyapunov d'une pièce orchestrale et de la valse pour piano bien connue et souvent donnée dans l'orchestration de Glinka lui-même. Egalement passionnantes, les 50 transcriptions de chants populaires russes pour piano à 4 mains qui ont été demandées à Tchaïkovski par son éditeur estonien Pyotr Jurgenson. Elles éveillent directement l'attention car on y reconnaît nombre de thèmes qui seront utilisés par Tchaïkovski lui-même (dans son 1er quatuor à cordes, dans sa 2ème symphonie, dans la sérénade pour cordes et dans l'ouverture 1812) ou par Stravinsky (dans Petrouchka et dans l'Oiseau de feu). On a ici de belles alternatives aux traditionnelles danses slaves et légendes de Dvořák et aux danses hongroises de Brahms. On les déguste avec le plus grand plaisir. Jean-Marie André Son 9 – Livret 9 –  Répertoire 8 – Interprétation 10

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