Vers la lumière

par

Jean-Sébastien BACH
(1685 – 1750)
Messe en si mineur BWV 232
Christina LANDSHAMER (soprano), Anke VONDUNG (mezzo), Kenneth TARVER (ténor), Andreas WOLF (basse), Choeur de la Radio Bavaroise, Concerto Köln, dir.: Peter DIJKSTRA
2016-DDD-49’34 et 51’37-Textes de présentation en anglais et allemand-BR Klassik 900910 (3 cd)

Triste Carmen !

par
Carmen

© Vincent Pontet

Pour célébrer l’une des plus populaires des œuvres française -à l’heure où les Français eux-mêmes semblent ne plus savoir très bien de quoi est faite leur culture- la reprise de la mise en scène de Calixto Bieito s’imposait-elle ? Que le metteur en scène soit hanté par la violence de ses origines -né à Miranda de Ebro, haut lieu de la répression franquiste et formé dans la Catalogne opprimée par ce même pouvoir- ne justifie pas pour autant le traitement dégradant infligé à cette malheureuse « Carmen ».

Dans La Bohème de Lausanne, un ténor à suivre !

par
La Bohème

© M. Vanappelghem

Pour la troisième fois en l’espace de quatorze ans, l’Opéra de Lausanne reprend la production de La Bohème que Claude Stratz avait conçue en juin 2003. Pour les décors, Ezio Toffolutti jouait la carte de la sobriété en constituant, pour les premier et dernier actes, une mansarde sous baie vitrée totalement dépouillée à laquelle donne accès une trappe. Puis quelques panneaux de guingois suffisent à suggérer un quartier populeux où, côté cour, se profile la terrasse illuminée du Café Momus ; et, sous le silence de la neige, ces mêmes éléments amovibles se retourneront pour évoquer la lisière d’un bois jouxtant la gargote et la barrière d’Enfer qui fait office de douane.

« Trompe-la-mort » envoûte l’Opéra de Paris

par

Le compositeur italien Luca Francesconi déjà connu par de nombreuses œuvres dont l’opéra « Quartett », a choisi d’écrire lui même son livret à partir de « La Comédie humaine de Balzac » -plus précisément des « Illusions perdues »- où le personnage pivot de Vautrin, alias Trompe-la-mort (car bagnard évadé), alias Jacques Collin, alias l’abbé Carlos Herrera relie les protagonistes. Dans une calèche, le faux abbé -ému par la beauté d’un jeune compagnon de voyage désespéré et ruiné (Lucien de Rubembré)- le détourne du suicide et lui propose un pacte faustien : la splendeur sociale en échange d’une obéissance totale.

Les nouveautés chez Henle

par

– En collaboration avec Universal Edition, Henle propose « Im Nebel », (« Dans les brumes ») de Leos Janacek.
La musique pour piano ne prend qu’une place restreinte mais musicalement essentielle dans l’œuvre de Janácek. La présente édition de « Im Nebel » réalisée par Jirí Zahrádka, éditeur averti des œuvres de Janácek, le démontre d’une façon impressionnante. Le petit cycle vit le jour en 1912 et fut publié pour la première fois l’année suivante. Mais, comme souvent, Janácek se laissa inspirer à réviser l’œuvre: après la création à Prague par le pianiste Stepán Václav en décembre 1922, le compositeur et l’interprète se lancèrent ensemble dans sa révision, laquelle parut en 1924.

Une vision de l’opéra de Janacek sans animaux : pourquoi pas ?

par

Vincent Le Texier (Harasta), Lenneke Ruiten (Foxie) © B. Uhlig

La Petite Renarde rusée de Leos Janacek
Venant du monde de la mode, l’artiste belge Christophe Coppens réalise sa première mise en scène d’opéra avec cette oeuvre populaire de Janacek. Coup d’essai, coup de maître ? Sans doute. Tout d’abord, il met à profit l’exceptionnelle largeur de la scène du « Palais de la Monnaie » : de 15 mètres, il l’élargit à 30 ! Il divise cet espace énorme en trois : côté cour un vrai café avec comptoir et tables, côté jardin bureau du garde-chasse/agent de sécurité avec ordinateurs et caméras de surveillance, et au milieu, une sorte de salle polyvalente, surveillée par un grand renard inquisiteur, et qui servira à abriter les événements de la forêt.

Tremblement de terre symphonique

par

Œuvres de Howard Hanson (1886-1981) ; Ture Rangström (1884-1947) ; Aram Khachaturian (1903-1978) ; Serge Prokofiev (1891-1953) ; Jacob Druckman (1928-1996) ; Silvestre Revueltas (1916-1983) ; Carl Nielsen (1865-1931) ; Erwin Schulhoff (1894-1942) ; Leif Segerstam (né en 1944) ; William Bolcom (né en 1938) ; Jacques Ibert (1879-1936) ; Dmitri Shostakovich (1906-1975) ; Einojuhani Rautavaara (1928-2016) ; Jon Leifs (1899-1968)
Helsinki Philharmonic Orchestra, dir.: Leif Segerstam
Enregistré en 1995 et 1997-Notice de présentation en anglais et allemand-Durée : 59’07-ODE-1210-2. 

La Bontà in trionfo : Joyce DiDonato 

par

« La Bontà in trionfo », telle est la seconde partie du titre de La Cenerentola de Rossini. Et c’est aussi l’impression que nous procure Joyce DiDonato qui en a été l’une des interprètes majeures de notre époque. Vendredi 17 mars, à l’Opéra des Nations, elle a accepté l’invitation du Cercle du Grand-Théâtre de Genève qui fête ses trente ans d’existence en donnant un concert de gala avec l’Orchestre de Chambre de Genève dirigé par le chef viennois Sascha Goetzel.

Un compositeur… composite

par

Boris TISHCHENKO
(1939 – 2010)
Concerto pour violon, piano et orchestre à cordes–Symphonie n° 8–Trois chants des poèmes de Marina Tsvetaïeva
Chingiz OSMANOV (violon), Nikolai MAZHARA (piano), Mila SHKIRTIL (mezzo-soprano), Orchestre symphonique d’État de Saint-Pétersbourg, dir. : Yuri SEROV
DDD–2016–59’ 51’’–Texte de présentation en anglais–Naxos 8.573343

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