Quelques nouveautés chez Bärenreiter

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L’Agrippina de Haendel HWV 6 a connu un grand succès lors de son exécution dans le cadre du Festival International Haendel à Göttingen. C’est cette nouvelle édition parue qui fut utilisée, parue à la fois en version complète et en partition vocale. Agrippina est le dernier opéra que Haendel termina et créa en Italie. L’excellent livret d’opéra de Vincenzo Grimani est l’un des rares qu’il mit en musique dans sa version originale. L’intrigue est bien construite, les personnages bien typés et sujets à un large éventail d’émotions humaines.
Agrippine est mariée à l’empereur romain Claudius, son troisième mari. Alors qu’il est présumé mort, elle intrigue pour placer sur le trône son fils Néron. La partition vocale comprend tous les numéros des annexes de la partition complète. Ceux-ci ont été utilisés au cours de l’une ou l’autre série des représentations vénitiennes en 1709 et 1710 et ont été supprimés ou remplacés par d’autres versions et variantes. L’édition Urtext est basée sur la « Halle Handel Edition » et la réduction pour piano réalisée de façon indiomatique par Andreas Köhs. Le chant italien est traduit en allemand et la préface en allemand d’Annette Landgraf est traduite en anglais. (Bärenreiter BA 4092-90)

Tarras« Taras Bulba », Rhapsodie pour orchestre de Leos Janacek.
La partition d’étude proposée ici est basée sur l’ « Edition critique complète de l’œuvre de Leos Janacek. Sa principale source est la première édition, mais également les sources manuscrites et tout témoignage significatif. L’importante préface en langue tchèque de Jiri Zahradka est traduite en anglais et en allemand. Tarass Boulba est le plus important des trois poèmes symphoniques que le compositeur écrivit entre 1914 et 1920. Il était visiblement intrigué par ce roman de Gogol mettant en scène l’histoire du cosaque et ses deux fils. (Bärenreiter TP 842)

 

HummelCélèbre en son temps, le compositeur et pianiste autrichien Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) a étudié avec Mozart et sympathisé avec Beethoven. Parmi ses nombreuses œuvres on compte une sonate pour violoncelle et piano composée relativement tard, en 1824, et publiée en 1826 : une délicieuse pièce romantique en trois mouvements –dont une Romance particulièrement séduisante- soutenue par une partie de piano capricieuse.
L’édition proposée par Mark Kroll est la première publication critique de cette sonate. Elle est basée sur la première édition de 1826 et sur le manuscrit autographe utilisé par le maître de la gravure. La comparaison des sources a mis en lumière un certain nombre de détails négligés dans la première édition, notamment en ce qui concerne la dynamique. En avant propos, des notes d’exécution et un commentaire critique en anglais et en allemand. (Bärenreiter BA 10904)

Dvorak« De la Forêt de Bohême » op. 68 de Dvorak est un ensemble de six pièces de caractère pour piano à quatre mains. Il fut composé à la fin de l’année 1883 à l’instigation de l’éditeur Fritz Simrock et imprimé au printemps de 1884. Après les « Danses slaves » et « Légendes », ce corpus est le troisième cycle de duos de piano inspirés par des endroits aiés par le compositeur. Cette édition présente le texte musical de l’ « Edition complète des œuvres d’Antonin Dvorak » (Série V / 6). Elle est préfacée –en Tchèque, allemand et anglais- par Ivana Rentsch et Hans-Joachim Hinrichsen relatant les dernières découvertes dans l’étude du compositeur. (Bärenreiter BA 9565)

Satie EmbryonsÀ l’été 1913 Satie amusa à nouveau le monde de la musique avec un ensemble de pièces parodiques pour piano sur divers animaux marins, en lui donnant le titre grotesque « Embryons desséchés ». La notation sans barres de mesure, les « histoires » sous la musique et les citations humoristiques de morceaux bien connus  offrent toujours un réel plaisir musical. Cette édition Urtext adhère fidèlement aux sources et reflète les dernières découvertes dans l’étude du compositeur. Elle offre des traductions en allemand et en anglais de tous les textes français de Satie, les « tournes » de pages sont pratiques, l’avant-propos est de Jens Rosteck et les notes d’exécution de Steffen Schleiermacher sont les bienvenues. De niveau facile à moyen, ces pièces constituent un répertoire idéal pour l’enseignement. (Bärenreiter BA 10811)

SATIE Fils des etoiles« Le fils des étoiles », Pastorale Kaldéenne du Sar Josephin Peladan – Wagnérie Kaldéenne du Sar Peladan Préludes d’Eric Satie. Ces trois pièces sont tirées de la musique de scène qui accompagnait la « wagnérie kaldéenne » de Peladan donnée le 17 mars 1892 au premier salon Rose+Croix et constituent chacune un préludes aux actes 1, 2 et 3. Une musique purement instrumentale avec des conseils d’interprétation bizarres ou saugrenus, « à la Satie ». Pour la première fois, cette édition Urtext de la musique de scène de Satie se reporte à la partition autographe jusqu’ici négligée. Des notes d’interprétation et une préface détaillée de Steffen Schleiermacher sont données en allemand et en anglais. De plus, les trois Préludes sont proposés dans leurs deux versions.
Une œuvre que Satie considérait comme une de ses plus importantes et qui contribua à sa réputation de compositeur. (Bärenreiter BA 10814)

BeethovenLe cinquième et dernier concerto pour piano de Beethoven est aussi l’aboutissement de ses efforts dans ce genre et un reflet de son expertise artistique. Les manuscrits qui nous restent fournissent un clair aperçu de ses méthodes de travail et de ses intentions. Jonathan Del Mar a examiné de près les autographes de la partie soliste et reproduit les instructions d’exécution sophistiquées de Beethoven pour la première fois dans une édition moderne. Entre autres, cette révision a des répercussions particulières sur la ligne de basse chiffrée de la partie de piano pendant les tutti. Comme pour les concertos n° 1 à 4, la réduction pour piano apparaît avec une partie solo séparée contenant toutes les informations nécessaires au soliste pour mener l’ensemble au départ du piano (Bärenreiter BA 9025 partition complète – BA 9025 réduction deux pianos – BA 9025-90 partie de piano)

HaydnLa 26e symphonie de Haydn a été surnommée « Lamentazione » mais on ne sait si cette appellation vient du compositeur. L’œuvre a été écrite au plus tard en 1770. Ses deux premiers mouvements citent des extraits de chants grégoriens utilisés durant la semaine sainte. A l’époque de Haydn, il était courant de jouer des mouvements séparés durant les services d’église et on peut suppose que ces deux premiers mouvements ont été joués, et peut-être composés, indépendamment l’un de l’autre. Cette parution poursuit la ligne de la collaboration entre Bärenreiter et Henle dans l’édition des œuvres chorales, opéras et symphonies de Haydn. Cette 26e Symphonie est éditée sur base de l’ « Edition complète des œuvres de Haydn » chez Henle. (Bärenreiter BA 10975)

TangoTangos classiques pour violoncelle et piano
George Speckert a arrangé pour violoncelle et piano les plus beaux tangos argentins. Parmi eux, les classiques tels « El Choclo » d’Eduardo Arolas et Rosendo Mandizabal et des titres moins connus tels « El dia que me quieras » de Carlos Gardel, simple mais efficace pour le violoncelliste et facile pour le pianiste. George A. Speckert est compositeur, écrivain et enseignant dans le domaine multimedia et e-learning. Il a acquis sa réputation par des arrangements simples pour ensembles de cordes divers. (Bärenreiter BA 10632)

 

PaganiniConcert Pieces
Né à Erfurt, le compositeur Edward Mollenhauer (1827-1914) a connu un grand succès en Amérique en tant que soliste et professeur. Ses œuvres les plus célèbres pour jeunes violonistes sont « The Infant Paganini » et « The Boy Paganini ». Ces deux albums paraissent ici dans leur version originale pour violon et piano et, pour la première fois, dans une transcription pour violoncelle et piano par Christoph Sassmannshaus.
« L’Infant Paganini » est une charmante introduction aux techniques virtuoses de débutant. Il en appelle au détaché, au legato, au spiccato et aux arpèges sur trois cordes, au pizzicato et aux harmoniques. (Bärenreiter BA 106 93 violon – BA 10691 violoncelle)
« The Boy Paganini » est une pièce de concert impressionnante mais plus exigeante. Ses deux mouvements demandent des changements de position, les harmoniques et le pizzicato ainsi que d’autres défis comme les accords sur les quatre cordes et de simples passages en octaves. (Bärenreiter BA 10694 violon – BA 10692 violoncelle).

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