Mots-clé : Stefano Mazzonis di Pralafera.

Une première attendue et réussie pour Speranza Scappucci

par
Manon

© Lorraine Wauters / ORW

Manon Lescaut de Giacomo Puccini
Stefano Mazzonis di Pralafera a tenu son pari : après celle de Massenet, puis celle d'Auber, voici la troisième Manon du répertoire, le premier succès du jeune Puccini (1893). Contrairement à la mise en scène de Mariusz Trelinski à La Monnaie, en janvier 2013, froide et sans âme, le maître des lieux a joué, à juste titre, la carte amoureuse passionnée, en cela bien aidé par des solistes très investis.

Le premier Grand Opéra Français de Verdi se voit bien honoré

par
Jerusalem Verdi

© Lorraine Wauters

Passionnante résurrection à l'Opéra Royal de Wallonie ! Qui aurait cru à la fortune de Jérusalem, gentiment citée dans les monographies comme "version française" du quatrième opéra de Verdi "Il Lombardi alla Prima Crociata", et sitôt oublié ? C'est tout à la gloire de Stefano Mazzonis di Pralafera d'avoir cru depuis longtemps à cet opéra, et d'avoir osé le monter.

Une belle production, et pas uniquement pour Leo Nucci

par

Leo Nucci © Lorraine Wauters / Opéra Royal de Wallonie

Nabucco reste une oeuvre passionnante. Troisième opéra de Verdi (1842), elle inaugure avec fracas une nouvelle ère de l'opéra italien, celle du chant ample et dramatique, de la force de l'expression, de la puissance des choeurs et de l'orchestre. Pressé par le temps, Verdi se lancera dans la série des opéras qu'il appela "les années de galère" dont seuls ce Nabucco et Macbeth sont demeurés au répertoire.

Un bon spectacle de base

par

La Traviata - Sabina Puértolas (Violetta Valéry)

Reprise d'une production de mai 2012, fidèle au concept de base de l'Opéra Royal de Wallonie : monter des oeuvres du grand répertoire avec de belles voix et une mise en scène lisible. La Traviata est, avec Rigoletto, sans doute l'oeuvre la plus souvent représentée de Verdi; les solistes, pour n'être pas des stars, étaient bien distribués, et Stefano Mazzonis de Pralafera n'a pas son pareil pour présenter l'opéra italien dans un langage scénique actuel,  sans prétentions inopportunes.

A chef-d'oeuvre immortel, baryton immortel

par

Leo Nucci, un des plus talenteux si ce n'est le plus talentueux Rigoletto de notre époque © Jacky Croisier

Rigoletto à l'ORW
Leo Nucci ! Avec un atout pareil, la salle de l'Opéra Royal de Wallonie se devait d'être comble ! Elle l'était. Né en 1942, l'illustre baryton aurait chanté le rôle de Rigoletto plus de 500 fois ! Mythe ou vérité, il a incarné le bossu à Liège avec une maîtrise souveraine, qui a déchaîné l'enthousiasme du public.

Une reprise de Manon magnifiée par Annick Massis

par

de Bretigny et Manon (acte iii)

C'était en juin 2012. L'ORW terminait sa dernière saison sous le chapiteau du "Palais Opéra", le directeur, Stefano Mazzonis di Pralafera, avait choisi Manon, et mettait lui-même l’opéra de  Massenet en scène. Cette production, bien accueillie, contait "l'histoire de Manon Lescaut" au travers des pages d'un livre figurant à chaque acte ou à chaque tableau un décor différent.

Un beau point final à la saison de Liège

par

Laurent Kubla, Lilo Farrauto, Enrico Marabelli et Edgardo Rocha sont Filippo, Tommasino, Don Pomponio et Alberto

La Gazzetta de Rossini
Succédant immédiatement au Barbier de Séville (1816), cette Gazzetta ne connut jamais le succès, malgré un sujet ingénieux tiré de Goldoni. A Paris, Don  Pomponio, riche commerçant napolitain, veut marier sa fille Lisetta par annonce dans les journaux. Or celle-ci est amoureuse de l'hôtelier Filippo. Un second couple d'amants, un autre père pas trop malin, un vieux beau, des touristes, et même quelques filles légères : tout ce petit monde pimente une action pleine de vivacité, et on ne s'ennuie pas une seconde.

Un autre Guillaume Tell !

par

A Liège, Guillaume Tell de Grétry

Créé en 1791, au « Théâtre de l’Opéra Comique National ci-devant Comédie Italienne », Guillaume Tell était l’oeuvre d’un compositeur illustre et bien ancré dans la vie musicale parisienne.