Tous les opéras de Tchaikovski servis par ses meilleurs interprètes

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Piotr Ilitch TCHAIKOVSKI
(1840 - 1893)
Le Voïevode-Ondine-Mandragore-L'Opritchnik-Cherevichki-Eugen Onegin-La pucelle d'Orléans-Mazeppa-L'enchanteresse-La dame de pique-Iolantha-Roméo et Juliette-Snegourotchka
Solistes, chefs et orchestres divers
1936 à 1963-ADD-24h30'-Textes de présentation en anglais et allemand-Profil Günter Hänssler PH 17053 (22 cd)

Voici, en un coffret de 22 disques, la quasi totalité de ce que Tchaikovski a créé pour la scène, et cela dans des versions majeures. Il s'agit d'enregistrements historiques mais, hormis pour Eugen Onegin et La dame de pique, les disques disponibles sont si rares que ces gravures, malgré leur âge, restent des références absolues. Ainsi en est-il pour La Pucelle d'Orléans selon la flamboyante vision de Boris Khaikin. Dans Mazeppa, ouvrage assez indigeste à notre goût, Vasily Nebolssine est bien le seul à être capable de lui donner sens et vie, et de magistrale façon. Alexandre Melik-Pachaiev, resté dans le coeur des Moscovites aujourd'hui encore, fignole Cherevichki (« Les petits souliers », inspiré par une nouvelle extraite des Soirées du hameau de Gogol), version remaniée en 1885 d'un opéra de 1874, Vakula le forgeron, jamais enregistré à notre connaissance. Samuil Samosud, lui, anime L'enchanteresse, une oeuvre qui l'est si peu sous d'autres baguettes. On le retrouve en 1940 dans Iolantha, un chef-d'oeuvre qui ne quitte jamais le répertoire en Russie et auquel il donne une dimension que personne après lui ne retrouvera. Bien sûr, Eugen Onegin et La dame de pique ont connu nombre de versions de premier plan. Et pourtant, si l'on s'affranchit de prises de son vieillies (1936-1937) mais très correctes pour l'époque, on n'en trouvera pas qui, à ce point, frôlent la perfection et s'avèrent aussi inoubliables. Restent les ouvrages moins connus: le juvénile Voïevode dirigé très correctement par le très peu connu Alexei Kovalyov en 1952, les fragments d'Ondine et de Mandragore, le mal aimé Opritchnik, dont la version dirigée de façon impeccable par Alexandre Orlov, en 1948, proposée ici, est l'un des très rares témoignages. Snegourotchka (à ne pas confondre avec l'opéra éponyme de Rimsky-Korsakov) et Hamlet, des musiques de scène plutôt que des opéras, rarissimes dans leur version intégrale, sont proposée par Alexandre Gauk en 1951 (déjà disponibles chez Brilliant). On admirera tout particulièrement, dans Snegourotchka, l'admirable Zara Dolukhanova dont la désarmante simplicité et le charme inouï de la voix renverraient à leurs études toutes les cantatrices d'aujourd'hui. Ce généreux coffret est, avant tout, l'occasion d'écouter la fleur des chanteurs soviétiques. Avec Georgy Nelepp (Cherevichki, L'enchanteresse), Sergey Lemeshev (Eugen Onegin), Ivan Kozlovsky (Roméo et Juliette) Nikhandr Khanayev (La dame de pique), Vitaly Kilchevsky (La pucelle), Grigori Bolshakov (Iolantha, Mazeppa), Anatoly Orfionov (Le Voievode, Snegourotchka), il ne manque guère que Georgi Vinogradov pour avoir là ni plus ni moins que l'intégralité des plus formidables ténors de l'ère soviétique. Les cantatrices aussi sont toutes là, ou presque: les phénoménales Nadezhda Obukhova, Natalya Shpiller, Elizaveta Chumskaya, Maria Maksakova pour les sopranos, sans oublier l'impressionnante alto Sofia Preobrazhenskaya. Et les barytons? Plusieurs des plus fameux sont au rendez-vous: Alexei et Andrei Ivanov, Maxim Mikhailov, Ivan Petrov, Aleksandr Pirogov. Enfin, l'immense lignée des chefs russes du Bolshoi est bien présente aussi, quasiment au complet: Nikolai Golovanov, Samuil Samosud, Alexander Gauk, Alexandre Melik-Pachaiev, Vasily Nebolssine, Alexandre Orlov. Plus que tout, cependant, c'est, à chaque fois, le travail d'une équipe soudée qui scelle le succès de ces entreprises. Quant au travail de restauration fourni par Profil, il est tout simplement remarquable, même dans les gravures des années 30. La plupart de ces enregistrements ont été un jour disponibles (chez Lys, Preiser, Cantus Classics etc.) mais, sauf peut-être pour la Iolantha de Samosud, remarquablement retraitée par le label russe Aquarius mais disponible uniquement en Russie ou sur internet, jamais dans d'aussi bonnes conditions qu'ici. Insistons: cette parution est majeure car elle rend enfin, ou à nouveau, disponible une très large sélection des plus grandes réussites lyriques qu'aura produit l'URSS, un ensemble dont le niveau d'excellence n'aura jamais été égalé depuis, loin s'en faut. Bravo donc à l'éditeur! Qu'il fasse vite de même avec les opéras de Rimsky-Korsakov, Glinka, Moussorgsky, Taneiev... qui furent tout autant l'objet de tous les soins par les équipes d'un régime qu'on peut exécrer à bon droit par bien des aspects mais qui avait à coeur de porter l'art russe au plus haut niveau.
Bernard Postiau

Son 6 - Livret 6 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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