Un superbe Dvorak

par
Dvorak

Antonin DVORAK
(1841 – 1904)
Sextuor à cordes op.48 - Quintette à cordes op.97
Jerusalem Quartet, Veronika Hagen, alto, Gary Hoffman, violoncelle
2018 DDD 66’57 Livret français, anglais, allemand CD Harmonia Mundi HMM 903320

On connaît l’excellence du Jerusalem Quartet. Pour ces deux œuvres, il est épaulé par Veronika Hagen (du Hagen Quartet) au violon alto pour le quintette, et en plus de Gary Hoffman au violoncelle pour le sextuor. C’est cette dernière œuvre qui ouvre le disque, une composition écrite en quatorze jours (Dvorak écrivait souvent vite), en mai 1878. Il avait pour modèle les sextuors de son ami Brahms. Dvorak venait juste d’être reconnu et même célèbre dans toute l’Europe. Comme d’habitude chez le compositeur slave, sa musique est très mélodique, teintée d’imitations folkloriques et de nostalgie, ce qui se traduit bien dans le deuxième mouvement, une Dumka, la première chez Dvorak. Elle est suivie d’un Furiant presto, puis de variations pour le dernier mouvement. Beaucoup plus tard, en 1891, Dvorak se vit offrir le poste de Directeur du conservatoire de New-York. Durant l’été 1893, il composa le célèbre quatuor « américain » et, immédiatement après, le quintette à cordes op.97 que l’on trouve sur ce disque. Il n’est pas à confondre avec les quintettes pour piano, mais il est aussi beau. Il a d’étroites relations avec la Symphonie du Nouveau Monde, et comme elle, la musique est autant d’inspiration américaine que slave. Deux époques, deux lieux, deux œuvres d’expression profonde dans lesquelles le Jerusalem brille ; un disque essentiel pour tout admirateur de Dvorak.
Dominique Lawalrée

Son 10 - Livret 9 - Répertoire 10 - Interprétation 10

Vos commentaires

Vous devriez utiliser le HTML:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>