Résultats de la recherche pour : Aaron Jay Kernis

Le compositeur Chris Rogerson remporte le prix Elise L. Stoeger 2023

par

Rogerson a écrit des œuvres pour des artistes tels que Yo-Yo Ma et Anne-Marie McDermott. Ayant visité 90 pays, son travail reflète souvent ses expériences de voyage.

Né en 1988, Rogerson a étudié au Curtis Institute of Music, à la Yale School of Music et à l’Université de Princeton avec Jennifer Higdon, Aaron Jay Kernis, Martin Bresnick et Steve Mackey. Basé à Philadelphie, il est membre de la faculté d’études musicales du Curtis Institute of Musicet est l’un des deux compositeurs de la liste des Manhattan Chamber Players.

De plus, il est cofondateur et codirecteur artistique de Kettle Corn New Music et est représenté par Young Concert Artists, Inc., où il a été compositeur en résidence de 2010 à 2012.
Ses récentes commandes et interprétations proviennent des orchestres symphoniques d’Atlanta, Houston, Indianapolis, Milwaukee, New Jersey, New World et San Francisco, de l’Orchestre Philharmonique de Buffalo et de l’Orchestra of St. Luke’s.

 

Nouveau chef en Illinois

par

Pour succéder à Donald Schleicher qui prend sa retraite après 26 ans, l'Université de l'Illinois a choisi pour son orchestre symphonique le chef américain William Eddins qui sera chef invité.

William Eddins (°1964, Buffalo, New York) a dirigé l'Orchestre symphonique d'Edmonton de 2005 à 2017.

Il a commencé le piano à l'âge de 5 ans quand ses parents ont acheté un instrument dans une vente de garage. Il a étudié avec David Effron à l'Eastman School of Music de Rochester et il a obtenu son diplôme en 1983 -à 18 ans, il était l'un des plus jeunes diplômés de l'histoire de l'institution. Il a ensuite étudié la direction d'orchestre avec Daniel Lewis à l'USC Thornton School of Music. En 1987, il fut membre fondateur du New World Symphony Orchestra à Miami.

William Eddins a été chef associé du Minnesota Orchestra, chef résident du Chicago Symphony Orchestra, premier chef invité du RTÉ National Symphony Orchestra et assistant de Daniel Barenboim à l'Opéra de Berlin. En 2000, il a reçu le Seaver Conducting Award (financé par le Seaver Institute et le National Endowment for the Arts), une bourse triennale accordée à de jeunes chefs d'orchestre américains exceptionnellement doués.
Classique dans son approche de la musique de Haydn, Mozart et Beethoven, il privilégie généralement le répertoire nord-américain dans ses programmations : Bernstein, Copland, Gershwin et Antheil sont toujours en bonne place. Il est fasciné par la musique de Lili Boulanger et il a collaboré avec de nombreux compositeurs contemporains (Steve Reich, Steven Stucky, Oskar Morawetz, Malcolm Forsyth, Allan Gilliland, John Estacio, Aaron Jay Kernis,..).

Pianiste, il a enregistré des œuvres de Beethoven, Debussy et William Albright sur son propre label CD. Passionné de musique de chambre, on le retrouve avec Mozart, Beethoven, Gershwin, Poulenc, Franck, Fauré et Ravel.
Il produit aussi et anime des podcasts (Classical Connections) consacrés à l'exploration de l'histoire de la musique classique.

Symphonies d'aujourd'hui et de demain

par

Crescendo Magazine poursuit la publication des articles de la série "Ce siècle aura 100 ans" rédigée par Harry Halbreich et publiée en 1998 dans les éditions papiers de Crescendo Magazine.

L'histoire de la Symphonie au XXe siècle, c'est la "chronique d'une mort annoncée"... et sans cesse différée. Une petite liste de compositeurs jetée de mémoire sur le papier donne vite une centaine de noms, dont au moins deux douzaines sont bien vivants : voilà un mourant qui ne se porte pas si mal...

Claude Debussy, que le genre n'attirait pas et qui ignorait Bruckner, Mahler et Sibelius, a écrit cette phrase fameuse, selon laquelle, après la Neuvième de Beethoven, "la preuve de l'inutilité de la Symphonie était faite". Mais déjà les successeurs immédiats de Beethoven s'étaient posé la question, qui ne reçut un début de réponse que vingt ou trente ans après sa mort. De même, sans même tenir compte de Debussy, la question se posa au début de notre siècle : que faire après Mahler, après des Symphonies d'une heure et demie ou davantage mobilisant des centaines d'exécutants ? Son grand contemporain et rival Sibelius donna le premier une réponse radicale : repenser forme et structure de l'intérieur, dans des limites de durée et d'effectifs n'outrepassant pas Beethoven. Sa révolution, comme celle de Beethoven en son temps, a mis un demi-siècle pour porter ses fruits. 

Au début de notre siècle, le problème était, il est vrai, tout différent, lié à la mort du langage tonal traditionnel qui semblait entraîner celle des formes qu'il avait suscitées. Et il est vrai que la forme-sonate, en particulier, implique une dialectique formelle liée à l'idée de tonalité, avec ses modulations, ses contrastes et, précisément, le "plan tonal" qui en conditionne le déroulement. Et il est non moins vrai que celles des Symphonies de notre siècle qui préservent les cadres formels de la Sonate, du Rondo ou du Lied adoptent un langage plus ou moins strictement tonal. Mais on peut, on doit prendre le concept de Symphonie d'une manière moins restrictive, comme Liszt, par exemple, l'avait fait avant Sibelius. Dans ce sens plus large, La Mer de Debussy, par exemple, est une véritable Symphonie, c'est-à-dire une composition orchestrale basée sur le principe de la dialectique des contrastes. En plusieurs mouvements ? Pas forcément : la géniale Sonate de Liszt avait donné un modèle de grande forme d'un seul tenant. Schönberg, dans sa Kammersymphonie op.9 de 1906, puis, de manière beaucoup plus radicale, Sibelius dans sa Septième de 1924, avaient suivi ses traces. Actuellement, les Symphonies "en un mouvement" sont aussi nombreuses que les autres, voire davantage. 

Ludovic Morlot, entre Seattle et la Chine 

par

Le chef d’orchestre Ludovic Morlot est actuellement en Chine où il prépare une tournée avec l’Orchestre National des Jeunes de Chine (NYO China) pour un parcours entre Asie et Europe qui les conduira, entre autres, au Konzerthaus de Berlin. En juin dernier, le chef a terminé son mandat de Directeur musical auprès du Seattle Symphony Orchestra.  Ludovic Morlot répond aux questions de Crescendo-Magazine.  

Vous allez diriger une tournée en Europe de l’Orchestre National de Jeunes de Chine. Vous étiez déjà au pupitre de leur première tournée internationale, en 2017, aux USA. Comment avez-vous été embarqué dans cette aventure ? 

J’ai toujours été passionné par le travail auprès de jeunes musiciens et j’imagine que c’est grâce à cette réputation que NYO China m’a contacté pour mener ce projet pour sa session inaugurale en 2017. Après le succès de ces concerts il y a 2 ans, je me vois flatté de diriger cette nouvelle tournée de concerts aujourd’hui. Une tournée qui commence à Shanghai et se poursuit en Allemagne, en Angleterre puis en Italie.

Le Prix Nemmers 2018

par

L'Américaine (Philadelphie) Jennifer Higdon vient de recevoir le Prix Michael Ludwig Nemmers 2018 de composition (100 000 $), décerné à des compositeurs classiques contemporains qui ont " influencé de façon significative le domaine de la composition ". L'annonce a été faite par la Bienen School of Music de l'Université Anorthosite, qui décerne le prix.
Je vis une année un peu irréelle, déclarait aussitôt la lauréate, avec le Grammy [NDLR : pour son Concerto pour alto] et des premières qui se sont plutôt bien passées.
Cette saison, son Concerto pour cuivres graves a été créé par le Chicago Symphony Orchestra et le Philadelphia Orchestra tandis que d'autres orchestres ont interprété son Concerto pour tuba et son Concerto pour harpe.

Le Prix Nemmers est assorti d'une prestation de l'Orchestre Symphonique de Chicago.  A Northwesternet, Jennifer Higdon dirigera des séances d'entraînement avec des ensembles, des leçons et des séminaires avec des étudiants en composition dans deux résidences au cours des deux prochaines années.
Le prix a été créé en 2003 et a déjà été attribué à John Adams, Kaija Saariaho, John Luther Adams, Aaron Jay Kernis et Steve Reich.

 

Esa-Pekka Salonen remporte le Prix Nemmers pour la Composition

par

SalonenLe compositeur et chef d’orchestre finlandais Esa-Pekka Salonen a remporté le Prix Nemmers pour la Composition assorti d’une récompense de 100 000 dollars.
Décerné tous les deux ans depuis 2004, le prix Ludwig Michael Nemmers est attribué par la Bienen School of Music, département de la Northwestern University (Etats-Unis). En plus des 100 000 dollars (un peu plus de 72 000 euros) de récompense, l’Orchestre symphonique de Chicago interprétera, la saison prochaine, une oeuvre d’Esa-Pekka Salonen.
Les précédents lauréats du Prix Nemmers pour la composition étaient : Aaron Jay Kernis (en 2012), John Luther Adams (2010), Kaija Saariaho (2008), Oliver Knussen (2006) et John Adams (2004).
Né à Helsinki en 1958, Esa-Pekka Salonen a d’abord connu une carrière de corniste dans différents ensembles. Il étudie la composition à l’Académie Sibelius d’Helsinki, et devient directeur musical de l’Orchestre Symphonique de la Radio Suédoise en 1985, puis directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles en 1992, phalange avec laquelle il dirige de nombreuses pièces de musique contemporaine.
En tant que compositeur, il était à l’honneur lors du Festival Présences en 2011. Parmi ses compositions, citons L.A. Variation, Wing on Wing, un concerto pour piano créé en 2007 avec l’Orchestre Philharmonique de New-York.