Résultats de la recherche pour : Alban Berg

Audite célèbre Boulez avec une archive du Quatuor Alban Berg

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À l'occasion du 100e anniversaire de Pierre Boulez , audite, en collaboration avec le LUCERNE FESTIVAL, présente une édition numérique unique dans le cadre de la série « Performances historiques ».  

Pour la première fois, l' enregistrement live restauré des débuts du Quatuor Alban Berg au Festival de Lucerne de 1983 est disponible Ce concert marquait également les débuts lucernois de Boulez en tant que compositeur dans la série traditionnelle « Musica nova » .

Cet important document audio est complété par une récente interview de Günter Pichler , ancien premier violon du Quatuor Alban Berg, dans le livret numérique qui l'accompagne. 

Toutes les informations sur le site de Audite.

 

« Lulu Suite » d’Alban Berg, 90 ans

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La Lulu-Suite est une pièce en 5 mouvements pour orchestre et soprano qu'Alban Berg écrivit en 1934 à la demande d'Erich Kleiber pour faciliter la diffusion de l'opéra entier Lulu, encore inachevé. Le morceau fut créé à Berlin par Erich Kleiber le 30 novembre 1934.

Le Lied de Lulu est repris de l'acte II scène 1 de l'opéra et l'adagio reprend la fin de l'opéra avec la mort de la Comtesse Geschwitz. Ces 2 morceaux sont chantés par la même soprano alors que dans l'opéra la Comtesse est une mezzo.

L'ostinato est l'interlude du deuxième acte.

Cette œuvre a été rapidement écrite et souffre de déséquilibres : la première partie dure autant que les 4 dernières, le Lied de Lulu est après l'ostinato, le rôle du docteur Schön a disparu.

"4 Pièces pour clarinette et piano" d’Alban Berg, 105 ans

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Les Quatre Pièces pour clarinette et piano opus 5 sont un cycle de pièces de musique de chambre.
Composées en 1913, elles sont créées le 17 octobre 1919 à Vienne par la Société d'exécutions musicales privées fondée par Arnold Schoenberg.
Elles relèvent, dixit Pierre Boulez « d'un geste amorcé dont on sent qu'il pourrait se continuer, se diffuser, se multiplier. Telles les amorces dans le journal de Kafka, ces pièces nous laissent soupçonner des prolongements non exprimés, au-delà de l'écriture réelle, fermée ».

 

L'anneau Alban Berg pour Heinz Holliger

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Heinz Holliger est le nouveau porteur de l'anneau Alban Berg.
Après le décès du premier lauréat, Friedrich Cerha, en février 2023, l'enveloppe qu'il avait déposée et qui était conservée dans le coffre-fort de la Fondation Alban Berg a été ouverte. Cerha y désignait Heinz Holliger comme prochain porteur de l'anneau :  "Personne parmi les vivants n'égale celui qui a donné son nom à cet anneau, mais celui que j'ai nommé réunit, en tant que compositeur à prendre au sérieux et musicien interprète très engagé, des qualités qui le rendent digne de cet honneur", explique Cerha.

L'anneau Alban Berg est décerné par la Fondation Alban Berg. Une bande sonore contenant de la musique de Berg est coulée dans l'anneau. Il "entoure l'œuvre de son propriétaire et la place dans l'illimité", c'est ainsi que le président de la fondation Maximilian Eiselsberg décrit cette distinction.
Le premier porteur fut le compositeur Friedrich Cerha, qui avait reçu l'anneau en hommage à son œuvre musicale et qui pouvait désigner son successeur.

Le Quatuor Alban Berg est en deuil

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L'altiste fondateur du célèbre Quatuor Alban Berg, Hatto Beyerle, est décédé hier à l'âge de 90 ans.

Hatto a créé le Quatuor en 1970 avec le violoniste Günter Pichler et y a joué pendant 11 ans.
Il a également été professeur d'alto et de musique de chambre à l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne, puis de Bâle.
De 1985 à 1998, il a dirigé la Konzertvereinigung du Konzerthaus de Vienne.
Parmi ses élèves figurent le Quatuor Hagen, le Quatuor Szymanowski et le Trio Jean Paul.

Le bonheur d’une tragédie :  Wozzeck  d’Alban Berg 

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Il y a des soirées d’immense bonheur, ainsi cette création aixoise du Wozzeck d’Alban Berg tel que le transcendent Simon Rattle avec le London Symphony Orchestra et la mise en scène de Simon McBurney.

Le bonheur d’une tragédie ! En effet, elle est terrible, elle est pathétique, l’histoire de Wozzeck, ce petit soldat de rien du tout, objet d’expériences médicales qui lui rapportent un peu d’argent, humilié par son Capitaine, trompé par cette Marie qu’il aime passionnément, avec qui il a eu un enfant, mais qui tombe dans les bras du Tambour-Major. Hallucinations, folie, colère vengeresse, meurtre, suicide. 

On connaît Simon Mc Burney pour la pertinence et la qualité de ses mises en scène au théâtre et à l’opéra. Chez lui, il n’est jamais question d’imposer un concept préalable à l’œuvre, il en décèle les lignes de force, il perçoit ses sous-jacences, il se met à son service, en toute modestie créative… avec quel talent. 

Il l’installe dans un climat général : ici, un univers de soudards, d’ordres et de contraintes, d’ivresse, de fêtes imbibées, de violence. Et cela nous vaut de superbes tableaux. De taverne par exemple. Avec une maîtrise parfaite dans les déplacements et les mises en place du chœur. A cet univers du grouillement, il oppose la solitude du pauvre Wozzeck ; il met à profit l’immensité du plateau et un simple projecteur de poursuite pour l’isoler, là-bas, tout au fond ou ici tout devant. Quel art aussi de l’enchaînement des séquences, en incroyable fluidité : on passe d’une séquence à l’autre sans s’en rendre compte. Simon McBurney est à la fois un artisan du théâtre à l’ancienne (un jeu avec des chaises ou un simple encadrement de porte par exemple) et un maître dans l’art d’utiliser les ressources des images vidéo et des effets lumineux les plus complexes. Confrontés à son univers, nous nous retrouvons petit enfant subjugué, nous revivons l’émerveillement de la magie du théâtre.

Alban Berg selon Sir Andrew Davis

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Alban Berg (1885-1935) : Sonate pour piano, Op.1 (orchestration de Sir Andrew Davis) ; Passacaglia (orchestration de Sir Andrew Davis) ; 3 pièces pour orchestre, Op.6 ; Concerto pour violon “A la mémoire d’un ange”. James Ehnes, violon ; BBC Symphony Orchestra, Sir Andrew Davis. 2022. Livret en anglais, allemand et français. 60’02”. Chandos. CHSA 5270

Michael Tilson Thomas à propos d’Alban Berg et de la musique 

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On ne présente plus Michael Tilson Thomas ! “MTT” est l’un des chefs d’orchestre les plus importants de notre époque ! Ce musicien visionnaire, fondateur et directeur musical du New World Symphony, académie d’orchestre qui encadre les futurs virtuoses des orchestres étasuniens, publie un album Alban Berg qui fera date ! Il retrouve à cette occasion le San Francisco Symphony Orchestra dont il fut le directeur musical entre 1995 et 2020. C’est lors de ce mandat acclamé qu’il fonda SFS Media, le label de la phalange californienne qui publie cet enregistrement. 

Ce nouvel enregistrement propose trois partitions d’Alban Berg : le célèbre Concerto pour violon avec Gil Shaham en soliste, les Sept lieder de jeunesse (chantés par Susanna Phillips) et les Trois pièces pour orchestre. Comment avez-vous choisi ce trio de partitions ?  

Ces partitions représentent une grande partie de ma vie. J'ai grandi et étudié à Los Angeles et, à cette époque, la vie musicale californienne était dominée par deux immenses figures qui y habitaient : Igor Stravinsky et Arnold Schoenberg. L’influence de Schoenberg sur la scène musicale locale faisait rayonner sa musique mais aussi celle de Webern et de Berg. De plus, j’ai très tôt été attiré par la musique d’Alban Berg. J’ai aussi eu la chance d’accompagner le soliste Henryk Szeryng dans le Concerto pour violon de Berg et on sait qu’il était un immense praticien de cette pièce. Ce fut une formidable expérience pour le jeune homme que j’étais. Et quelques années plus tard, à Boston, j’ai eu l’incroyable opportunité de rencontrer le violoniste Louis Krasner, commanditaire et créateur du concerto de Berg et aussi de celui du Concerto pour violon Schoenberg et j’ai pu parler avec lui de ces partitions. 

Alors pour moi, la musique d’Alban Berg et, en particulier, le Concerto pour violon sont une part de mon identité de musicien. Le concerto de Berg est autant pour moi une partie de mon répertoire que peut l’être celui bien plus classique de Max Bruch pour d’autres musiciens ! 

Vous êtes un grand spécialiste de Mahler ! Vous avez enregistré toutes les symphonies et les partitions vocales avec le San Francisco Symphony. Quels sont les liens entre Mahler et Berg ? 

Il y a naturellement des liens entre Mahler et Berg. Certaines partitions comme les Trois pièces pour orchestre sont écrites comme une sorte de mémorial à Mahler. Schoenberg a été le professeur d’Alban Berg, il lui a ouvert les perspectives de l’écriture dodécaphonique, mais Berg compose toujours avec une attention plus humaine là où Schoenberg était très concentré sur la structure. Ne négligeons pas non plus l’influence de Debussy ! En effet, Debussy était l’un des compositeurs les plus joués par la Société d'Exécutions Musicales Privées qui animait alors Vienne et dont Berg était l’un des fidèles. Schoenberg mettait Berg en garde de trop s'orienter vers le style de Debussy. La musique de Berg revêt également un aspect presque envoûtant avec des moments purement magiques, le compositeur peut créer un matériau extrêmement beau à partir de la technique de composition en douze tons. Certains passages du Concerto pour violon sont purement fabuleux et vous touchent directement au coeur.

Günter Pichler, à propos du quatuor Alban Berg 

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À l’occasion des 50 ans du Quatuor Alban Berg, Warner réédite un volumineux et indispensable coffret intégral. Dans ce cadre, Crescendo-Magazine s’entretient avec Günter Pichler, violoniste fondateur du Quatuor Alban Berg.  

Pourquoi avez-vous choisi le nom "Alban Berg" pour nommer le quatuor ? Pourquoi ce nom était-il symboliquement important pour vous ?         

 Avec ce nom, nous voulions souligner l'importance de la musique du XXe siècle pour nous. 

En quoi la création d'un quatuor à cordes à plein temps était-elle innovante à Vienne dans les années 1970 ?         

À Vienne, tous les quatuors étaient constitués de braises de la Philharmonie viennoise à une exception près, le Quatuor Kolisch. Dès lors, notre démarche était assez « novatrice ». 

Le quatuor Alban Berg a été particulièrement actif dans le répertoire contemporain. Pourquoi cet intérêt pour les compositeurs contemporains était-il si important pour vous ?       

Nous étions convaincus que le XXe siècle avait produit des compositeurs exceptionnels qui, cependant, n'étaient pas assez joués. Pour nous, il était crucial de rapprocher ces compositeurs du grand public. 

Lorsque nous examinons la liste des partitions contemporaines que vous avez enregistrées, nous pouvons constater une grande amplitude stylistique chez les compositeurs : Rihm, Schnittke, Berio, Lutoslawski, Von Einem... Comment avez-vous sélectionné ces compositeurs ?    

Nous avons commandé des quatuors à cordes aux compositeurs que vous avez nommés et avons créé ces partitions, car nous les considérions comme les compositeurs les plus influents du siècle.