Résultats de la recherche pour : Alfred Schnittke

Alfred Schnittke, 90 ans

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Alfred Garrievitch Schnittke, né le 24 novembre 1934 à Engels (oblast de Saratov) et mort le 3 août 1998 à Hambourg, est un compositeur russe de l'après-guerre d'origine allemande.

Très influencé par Gustav Mahler, Schnittke se veut spirituellement engagé. Il est l'auteur, entre autres, de douze concertos, dix symphonies, six concerti grossi, une soixantaine de musiques de film et une œuvre abondante de musique de chambre. Inclassable -il aime citer Anton Rubinstein : « pour les classiques, je suis un futuriste, pour les futuristes, je suis un réactionnaire »-, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, Schnittke suscite des avis partagés et souvent passionnés de la part des musicologues et critiques. Ses satires polystylistiques, qualifiées de « bonbons acides » par le critique américain Alex Ross, même s'ils présentent Alfred Schnittke sous l'image fausse d'un ironiste facile, sont une voie d'entrée efficace dans le courant dont, maître de l'ironie, il se présente comme le principal initiateur en musique : le polystylisme. Immanquablement politisée, la musique de Schnittke est donc vulnérable à une étude purement historico-politique. Reste que sa musique profondément expressionniste contribue, par sa force et une dramaturgie souvent violente, à faire de Schnittke une figure majeure de la musique de la fin du XXe siècle.

 

 

Alfred Schnittke, 25 ans

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Alfred Garrievitch Schnittke est né le  à Engels (oblast de Saratov) et mort le  à Hambourg.

Rappel :
Très influencé par Gustav Mahler, Schnittke se veut spirituellement engagé. Il est l'auteur, entre autres, de douze concertos, dix symphonies, six concerti grossi, une soixantaine de musiques de film et une œuvre abondante de musique de chambre. Inclassable -il aime citer Anton Rubinstein : pour les classiques, je suis un futuriste, pour les futuristes, je suis un réactionnaire- sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, Schnittke suscite des avis partagés et souvent passionnés de la part des musicologues et critiques. Ses satires polystylistiques, qualifiées de « bonbons acides » par le critique américain Alex Ross, même s'ils présentent Alfred Schnittke sous l'image fausse d'un ironiste facile, sont une voie d'entrée efficace dans le courant dont, maître de l'ironie1, il se présente comme le principal initiateur en musique : le polystylisme. Immanquablement politisée, la musique de Schnittke est donc vulnérable à une étude purement historico-politique. Reste que sa musique profondément expressionniste contribue, par sa force et une dramaturgie souvent violente, à faire de Schnittke une figure majeure de la musique de la fin du xxe siècle.

Musique chorale d’Alfred Schnittke et Arvo Pärt : la spiritualité au plus haut degré

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Alfred Schnittke (1934-1998) : Concerto pour chœur ; Trois Hymnes sacrées, pour chœur mixte. Arvo Pärt (°1935) : Sept Antiphones du Magnificat, pour chœur mixte. Chœur de chambre philharmonique estonien, direction Kaspars Putniņš. 2020. Notice en anglais, en allemand et en français. Textes en russe avec traduction anglaise (Schnittke) et en allemand avec traduction anglaise (Pärt). 60'22''. SACD BIS-2521.

Kirill Serebrennikov donne vie à l'opéra de Schnittke « La vie avec un idiot » à l'opéra de Zurich

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Kirill Serebrennikov, réalisateur de films et metteur en scène dissident du régime russe actuel de Vladimir Poutine, présente à l'Opéra de Zurich son interprétation de l'opéra d'Alfred Schnittke La vie avec un idiot.

Selon les termes mêmes de l'opéra, « Kirill Serebrennikov portera l'œuvre à la scène comme l'histoire dystopique et actuelle d'un couple pour lequel l'idiot devient le catalyseur de leur relation déjà toxique, un catalyseur qui fait remonter à la surface les pulsions les plus sombres et les plus destructrices de l'être humain, ainsi que la disposition à l'agression et à la violence ».

 

 

Nicolas Stavy, éloge de la curiosité 

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Le pianiste Nicolas Stavy amorce une intégrale de la musique pour piano du compositeur Alfred Schnittke (Bis). Cette nouvelle partition prend place dans une discographie qui s’ouvre aux raretés et qui font de Nicolas Stavy l’un des pianistes les plus intéressants du moment. Dans cet entretien, on parle de Schnittke, de Chostakovitch mais aussi de sa vision du répértoire. 

Vous faîtes paraître, chez Bis, le premier volume d’une intégrale de la musique pour piano du germano-russe ’Alfred Schnittke, voilà qui n’est pas commun. Qu’est-ce qui vous a motivé à entamer cette aventure ? Comment avez-vous découvert cette musique de Schnittke ? 

J’ai découvert la musique de Schnittke il y a bien longtemps, essentiellement à travers son œuvre orchestrale, vocale et chambriste. Le répertoire piano solo est de façon surprenante bien plus confidentiel. Je ne l’ai découvert qu’assez récemment ! Il est pourtant d’une gigantesque valeur artistique, émotionnelle et expressive. 

 Les pièces présentées sur cet album ont été composées tout au long de la carrière créatrice d’Alfred Schnittke. Comment son style évolue-t-il au fil des partitions ? 

Plus encore qu’une évolution, on peut presque parler de révolution ! En effet, contrairement à bien des compositeurs qui évoluent et construisent dans une certaine continuité, Schnittke se transforme et se réinvente. Au contraire, Chostakovitch par exemple, est immédiatement reconnaissable dès ses jeunes années jusqu’à ses dernières œuvres. Lorsqu’on écoute par exemple le “Prélude en mi mineur” de Schnittke, extrait des 5 préludes et fugue, l’auditeur est plongé dans un univers post romantique, parfaitement tonal et donc bien éloigné du langage qui lui est propre si souvent.  Il me semble y avoir chez ce compositeur 3 grandes époques et 3 grandes « manières ».

Les œuvres de jeunesse dont l’écriture est post romantique empreinte de Scriabine, Rachmaninov…Vient ensuite la période typique « polystyliste », où l’on peut trouver différents langages au sein d’une même œuvre. Schnittke utilise beaucoup la polyphonie, une écriture assez chargée, dense, admirablement écrite pour le piano. Vers la fin, dans le cycle Aphorismes que je trouve particulièrement émouvant mais aussi déroutant par sa singularité, le langage devient presque abstrait, avec des « tâches sonores » tels des glas lourds, pesants, oppressants. Une œuvre sombre aux silences bouleversants.

Le Pedigree d’Alfred Schnittke était multiculturel : né en russie dans une famille dont le père était d’origine lettone et la mère issue d’une communauté russe allemande. Est-ce que l’on peut qualifier sa musique de “russe” ou "d'indépendante" à l'image de ces symphonies qui sont assez uniques ?   

Schnittke se définissait lui-même comme « un compositeur russe sans une goutte de sang russe ». Ce mélange culturel a sans doute contribué à la richesse de son univers créatif. De façon évidente, son langage artistique est russe de par ses contrastes, allant de la déploration la plus éthérée à la fougue qui tend parfois vers le hurlement. Pour autant, sa culture germanique est très présente surtout dans les grandes formes, particulièrement ses sonates dans lesquelles la structure très construite, quasi architecturale, est dans une continuité presque Beethovénienne

Dans votre discographie, vous avez récemment enregistré une transcription méconnue de la Symphonie n°14  pour piano et percussions de Chostakovitch. Comment avez-vous découvert cette version dont votre enregistrement (Bis)  est le premier disque ? 

Cette découverte est le fruit de près de 10 ans de recherches et de passion pour ce compositeur et sa musique… Il y a une quinzaine d’années, j’ai eu la chance de rencontrer, en Allemagne, Irina Antonovna Chostakovitch, sa dernière épouse. Nous avons très vite eu une magnifique relation de confiance et d’échanges particulièrement riches et émouvants. Elle m’avait confié la création mondiale d’une version pour 4 mains de la Symphonie n°10 de Mahler. Hélas, il n’y a que 8 petites minutes de musique mais quel bouleversement de jouer en première mondiale une partition de Chostakovitch ! Plus tard, elle me confiait que j’aurai un jour ou l’autre d'autres primeurs mais également de courte durée…Cela me passionnait mais ne rassasiait pas ma soif de découverte de ce compositeur qui me fascine depuis l’enfance. Je ne trouvais pas, dans l’œuvre pour piano, la puissance expressive des symphonies, des quatuors … 

Lahav Shani et Lisa Batiashvili séduisants dans Beethoven, Schubert et Wagner

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Il y a un an, le chef d'orchestre israélien Lahav Shani était venu dans ce même Théâtre des Champs-Élysées, à la tête de « son » Orchestre Philharmonique de Rotterdam, pour le début de sa dernière saison comme directeur musical (fonction qu’il occupait depuis 2018). Il revient donc, avec l'Orchestre philharmonique de Munich, cette fois en avance d’une saison sur son futur mandat de directeur musical, puisqu’il prendra son poste en 2026. À noter que, parallèlement, il exerce la même activité avec l'Orchestre philharmonique d'Israël depuis 2020 (il vient d’être prolongé jusqu'en 2032). C’est dire s’il est déjà, à trente-six ans, un chef d'orchestre demandé.

Au programme, le Concerto pour violon de Beethoven, la Symphonie inachevée de Schubert, et des extraits (Prélude et Mort d’Isolde) de Tristan et Isolde de Wagner. Cet ordre, moins habituel que le traditionnel Ouverture-Concerto-Symphonie, se trouve obéir à la chronologie : 1806-1823-1865. Il permet également de mesurer l’évolution de la musique en quelques décennies.