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Fondation Azrieli, les lauréats du Prix Azrieli de musique 2024

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Les compositeurs Josef Bardanashvili, Yair Klartag, Jordan Nobles et Juan Trigos ont été nommés lauréats 2024

Les Prix Azrieli de musique, qui ont lieu tous les deux ans, visent à découvrir, à élever et à amplifier les voix artistiques.
Créé en 2014 par la Fondation Azrieli, chaque cycle des quatre prix de musique de l’AMP se concentre sur une catégorie d’instrumentation. Les lauréats 2024 composeront des œuvres chorales pour chœur a cappella et jusqu’à quatre instruments et/ou solistes vocaux.
Chaque lauréat recevra un prix d’une valeur de plus de 200 000 CAD, dont un prix en argent de 50 000 CAD ; une première mondiale de leur œuvre primée à Montréal par le Chœur de l’Orchestre symphonique de Montréal lors du Concert Gala de l’AMP le 28 octobre 2024 ; deux représentations internationales subséquentes ; et un enregistrement professionnel de leur travail primé.

Yair Klartag a reçu la Commission Azrieli pour la musique juive ; Josef Bardanashvili a remporté le prix Azrieli pour la musique juive ; Jordan Noblesa reçu la Commande Azrieli pour la musique canadienne ; et Juan Trigosa remporté la toute première Commission Azrieli pour la musique internationale, un prix créé pour promouvoir une meilleure compréhension interculturelle.

Cette année, trois jurys d’experts ont sélectionné les candidatures gagnantes, dont Chaya Czernowin, Tania León, le Dr Neil W. Levin, Samy Moussa, Gerard Schwarz et Ana Sokolović.

Le compositeur israélo-géorgien Josef Bardanashvili a été compositeur en résidence de l’Orchestre Symphonique de Raanana en Israël, directeur musical de la Biennale internationale de musique contemporaine « Tempus Fugit » à Tel-Aviv et compositeur en résidence de la Camerata d’Israël à Jérusalem.

La musique de Yair Klartag a été commandée par le Donaueschinger Musiktage, le Münchener Kammerorchester, le festival MATA, la Biennale de Munich et le festival ZeitRäume et interprétée par des ensembles tels que l’Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin et l’Orchestre Symphonique de la Radio de Vienne, entre autres. Il a reçu le prix Ernst von Siemens Composers et enseigne actuellement à l’Académie de musique de Jérusalem.

Jordan Nobles a été nominé dans la catégorie « Compositeur classique de l’année » aux Western Canadian Music Awards 2022. Il est également récipiendaire d’un prix JUNO, d’un Western Canadian Music Award et de nombreux prix internationaux.

La production du compositeur américano-mexicainJuan Trigos comprend six opéras, quatre symphonies, trois cantates, des concertos pour plusieurs instruments et diverses œuvres de musique de chambre.
L’une des commandes les plus importantes est sa Symphonie n° 3 « Offrande aux morts », qui a été commandée par l’Orchestre Symphonique de Houston.

Ars Musica  (II) : la voix, la voix, la voix

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Etalé dans le temps (Covid oblige) et dans l’espace (les coproductions), Ars Musica se promène, en Wallonie et à Bruxelles, de novembre à mai. En voici une deuxième salve.

Vox, une journée autour de la voix - ISELP (Bruxelles), samedi 20 novembre 2021

Le volet pédagogique d’Ars Musica se décline en masterclasses (Lukas Ligeti, Henry Fourès…) et en une série d’interventions autour de la voix, thème de cette édition, qui débute par La voix sauvage, où Melissa Barkat-Defradas se penche sur les relations entre la sélection sexuelle d’une part et l'évolution et l'origine du langage et de la parole humaine de l‘autre -c’est elle qui est propre à l’homme, alors que la voix concerne bien d’autres êtres vivants, y compris amphibiens. La voix et ses nuances, ses modulations presqu’infinies, susceptibles de révéler finement nos états émotionnels, jouent un rôle dans la recherche d’un partenaire sexuel, au travers d’une association entre certaines de ses caractéristiques et des traits de personnalité susceptibles de favoriser une meilleure reproduction.

Ethnomusicologue et spécialiste du khöömii de Mongolie, Johanni Curtet aborde le chant diphonique, par l’explication autant que par la démonstration : cette façon bien particulière d’émettre, pour une voix, plusieurs sons simultanément, un bourdon et une mélodie harmonique, certes, mais plus encore. « Apprends à chanter contre le vent », lui dit simplement son maître (j’ai toujours un peu de mal avec ce jargon) -face au vent, le son part en arrière et on s’entend mal, ce qui oblige à moduler les dimensions physiques de l’émission sonore.

Pour Le corps, le geste et la voix, Marie-Annick Béliveau parle interdisciplinarité et agentivité ; elle expérimente devant nous une interprétation qui convoque autant le corps, le mouvement, la gestuelle, la mimique, la position dans l’espace que la voix elle-même.

 David Christoffel (Combien de questions pour ma voix ?) s’intéresse aux rapports entre la poésie et la musique, écrit des opéras parlés, manie les mots avec célérité, circonvolutionne à notre grande perplexité, enchaîne une idée à l’autre (avec des maillons), additionne les degrés avec itération, refuse de se contenter du premier, parle comme un chant ne peut le faire, transforme l’énonciation de mots en une performance étonnante -dans la lignée d’Alvin Lucier.

La punition d'Ekho clôture cette journée, dans une petite salle sombre au fond de l’Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique (je profite de la pause pour faire le tour de l’exposition Savoir-faire), installation sonore de Jonathan Garcia Lana dont l’automate (un mécano excentrique qui étend ses tentacules sur le plancher) répond à la voix de Marianne Pousseur par des vibrations et autres percussions mécaniques visuellement alléchantes. La performance est brève et désarçonne quelque peu le public assis au sol, à qui on doit signifier la fin du spectacle par un « normalement, c’est là que les lumières se rallument ».

Courageuses audaces à Montréal

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L’arrivée Michel Beaulac à la direction artistique de l’Opéra de Montréal a fait entrer dans les moeurs la présence annuelle d’un opéra de notre temps et a remarquablement diversifié les auditoires.
Au cours de la saison 2017-18, il y aura même deux ouvrages contemporains : Svadba et JFK et, pour la troisième année de suite, une oeuvre commandée par l'Opéra.
Svadba (Mariage), opéra de chambre a cappella d’Ana Sokolovic mettant en scène six femmes, a été créé au Festival d’Aix-en-Provence en 2015. Pour sa première montréalaise, l’oeuvre sera chantée en serbe.
JFK, une coproduction et commande de l’OdeM et de l’Opéra de Fort Worth, a été créé en avril 2016 au Texas. La musique est de David T. Little sur un livret de Royce Vavrek. Dans cet opéra qui se déroule 12 heures avant l’assassinat du président, l’OdeM nous promet une oeuvre spectaculaire, une musique poignante, un livret où les larmes s’illuminent de quelques sourires…

A Aix-en-Provence, bonheur et amertume

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Die Enführung aus dem Serail © Pascal Victor

C’est Alcina de Händel qui a ouvert la 67e édition du Festival d’Aix en Provence qui se déroulait jusqu’au 21 juillet. Patricia Petitbon dans le rôle-titre et Philippe Jarroussky en Ruggiero en étaient les stars, acclamés par un public réjouis de ce spectacle confondant imaginé par Katie Mitchell.