Résultats de la recherche pour : Arcangelo Corelli

La musique italienne de Corelli et Pasquini, entre tradition et modernité

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Arcangelo Corelli (1653-1713), Sonates 1, 3, 7, 4, 11, 12 – Bernardo Pasquini (1637-1710), Toccata ottava, Tastata quarta « Per Francia », Toccata seconda
La Simphonie du Marais, Hugo Reyne (flûte et direction), Jérôme Vidaller, violoncelle, Marc Wolff, archiluth, Yannick Varlet, clavecin et orgue
2013 – 74’03’’ – DDD – Brochure en français, italien et anglais – Continuo – CR107

Shani Diluka nous emmène en Angleterre et en Italie pour un affrontement musical aux confins de la Renaissance et du Baroque.

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Renaissance. Oeuvre de John Eccles (1668 – 1735) – William Byrd (c1540 – 1623) – John Dowland (c1563 – c1626) – Girolamo Frescobaldi (1583 – 1643) – Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525 – 1594) – Claudio Monteverdi (1567 – 1643) – Henry Purcell (1659 – 1695) – Arcangelo Corelli (1653 – 1713) – Domenico Scarlatti (1685 – 1757) – George Frideric Handel (1685 – 1759) – Johann Sebastian Bach (1685 – 1750) – Benedetto Marcello (1686 – 1739). Shani Diluka (piano et arrangements. 2024- Livret en français, anglais et allemand. 81’08’’. Warner Classics 5021732514295.

Le Banquet Céleste illumine La Resurrezione à Rennes : une interprétation magistrale sans chef

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L’Opéra de Rennes a proposé, les 14 et 15 mars, La Résurrection de Haendel à quelques semaines de Pâques. Ces deux concerts inaugurent une tournée qui mène les musiciens du Banquet céleste à Tourcoing, Beaune, Saint-Malo et La Chaise-Dieu jusqu’en été. Véritable fruit de la collégialité, ils jouent sans chef.

Composée pour des représentations pascales alors que le pape interdisait celles d’opéra à Rome, La Résurrection, le premier oratorio sacré que Georg Friedrich Haendel ait jamais composé, est en fin de compte un opéra déguisé en oratorio. L’affirmation de l’humanité dans l’expression le prouve : le sentiment presque amoureux de Marie-Madeleine pour Jésus, le désir de domination chez Lucifer et son altercation verbale avec l’Ange, la prémonition de Saint Jean... Tout tend à évoquer un opéra plutôt qu’une œuvre destinée à l’église.

Sur la scène de l’Opéra de Rennes, les cinq chanteurs solistes ont assumé leurs rôles avec une caractérisation extraordinaire. En tout premier lieu, le Lucifer de Thomas Dolié est un véritable tour de force : impeccable dans les phrasés, avec des intonations toujours bien menées et une théâtralité irrésistible mais sans aucun superflu. La basse dense et profonde correspond particulièrement bien à l’expression ténébreuse, quelques grimaces renforçant la construction du rôle.

Céline Scheen trouve en Marie-Madeleine une femme amoureuse, à la fois tourmentée et sereine. L’intensité de son timbre et la vigueur de la projection reflètent merveilleusement le for intérieur du personnage. Paul-Antoine Bénos-Djian forme un duo idéal avec Céline Scheen, affichant la même force vocale et musicale. Le timbre légèrement ambré de sa voix confère à Marie, femme de Cléophas (Cleofe dans le programme), une touche émouvante, notamment dans « Piangere » à la mort de Jésus, qu’il chante en tremblant.

Le prix Händel de la ville de Halle sera décerné en 2025 au Händelfestspielorchester Halle

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Le conseil d'administration de la fondation Händel-Haus rend ainsi hommage à l'interprétation passionnée de la musique de Händel sur des instruments originaux depuis des décennies, a fait savoir la fondation mardi. Le prix d'honneur non doté sera décerné à l'ensemble de spécialistes de la Staatskapelle Halle dans le cadre du Festival Händel.

L'année prochaine, le festival mettra l'accent sur le séjour de Haendel en Italie entre 1706 et 1709, lorsque le jeune compositeur fit la connaissance de collègues comme Arcangelo Corelli, Antonio Lotti et Alessandro Scarlatti. On entendra entre autres l'oratorio spirituel de Haendel La resurrezione, créé à Rome en 1708 sous la direction de Corelli, et l'oratorio rarement joué de Scarlatti La Santissima Annunziata.
Du 6 au 15 juin 2025, 66 manifestations sont prévues dans 17 lieux de Halle (Saale) et de ses environs. Des stars internationales de la musique baroque telles que Julia Lezhneva, Max Emanuel Cencic, Anna Bonitatibus, Fabio Boindi, la Lautten Compagney de Berlin, les ensembles italiens Modo Antiquo et Europa galante ainsi que le Philharmonic Chamber Choir estonien en collaboration avec le Concerto Copenhagen danois et Le Concert Spirituel de Paris seront invités.

Heinrich Ignaz Franz Biber, 380 ans

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Heinrich Ignaz Franz Biber né le  à Wartenberg (aujourd'hui Stráž pod Ralskem, en République tchèque) et mort le  à Salzbourg, est un violoniste et compositeur baroque austro-tchèque.

Heinrich Biber reçoit sa formation musicale du compositeur et maître de chapelle autrichien Johann Heinrich Schmelzer.
Biber occupe des postes à Olmütz et Kremsier, en Moravie, avant d'être nommé lui-même maître de chapelle, auprès du prince-évêque de Salzbourg, en 1684.
Violoniste virtuose, Biber est aussi un compositeur émérite, capable de créer toutes sortes d'œuvres musicales.
Pour ses mérites de violoniste et de compositeur, il est anobli par l'Empereur Léopold Ier et peut donc s'appeler « Biber von Bibern ».

Son fils, le compositeur Carl Heinrich Biber (1681-1749), lui succéda au poste de maître de chapelle, à Salzbourg.

Son jeu au violon a probablement été influencé, d'une part par la tradition italienne de Marco Uccelini et Carlo Farina, et d'autre part, par la tradition polyphonique allemande alors naissante représentée par Johann Heinrich Schmelzer, qui a été le maitre de Biber. Les apports de Biber incluent des avancées dans la technique du violon -il était capable d'atteindre les 6e et 7e positions, et ses techniques de la main gauche et d'archet étaient bien plus avancées que celles des compositeurs italiens contemporains. Dans certaines de ses œuvres, Heinrich Biber utilise la scordatura, une technique de jeu « désaccordé ». On diminue ou on augmente la tension d'une ou plusieurs cordes de l'instrument, afin de créer l'illusion d'un instrument utilisant des accords différents. Cette manière d'accorder le violon permet de jouer avec des instruments baroques comme avec des instruments modernes mais avec une technique qui sera développée plus tard, au XIX siècle, sur deux, trois ou quatre cordes. Cette technique donne des effets sonores insolites, effets recherchés pour donner un caractère particulier à une œuvre. Aucun autre violoniste avant lui n'avait autant utilisé le jeu sur deux ou trois cordes simultanément. Ainsi, il parvenait à jouer en septième position sans effort, une technique qu'Arcangelo Corelli considérait encore à cette époque comme impossible.

Les sonates des Mystères (Sonates du Rosaire), dans lesquelles on trouve 15 façons différentes d'accorder le violon, constituent un bel exemple de cette technique.

Heinrich Ignasz Franz von Biber, 320 ans

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Heinrich Ignaz Franz Biber né le 12 août 1644 à Wartenberg (aujourd'hui Stráž pod Ralskem, en République tchèque) et mort le 3 mai 1704 à Salzbourg, est un violoniste et compositeur baroque austro-tchèque.

Heinrich Biber reçoit sa formation musicale du compositeur et maître de chapelle autrichien Johann Heinrich Schmelzer.
Biber occupe des postes à Olmütz et Kremsier, en Moravie, avant d'être nommé lui-même maître de chapelle auprès du Prince-Evêque de Salzbourg en 1684. Violoniste virtuose, Biber est aussi un compositeur émérite, capable de créer toutes sortes d'œuvres musicales. Pour ses mérites de violoniste et de compositeur, il est anobli par l'Empereur Léopold Ier et peut donc s'appeler « Biber von Bibern ».

Son fils, le compositeur Carl Heinrich Biber (1681-1749), lui succéda au poste de maître de chapelle, à Salzbourg.

Son jeu au violon a probablement été influencé d'une part par la tradition italienne de Marco Uccelini et Carlo Farina, et d'autre part par la tradition polyphonique allemande alors naissante représentée par Johann Heinrich Schmelzer qui a été le maitre de Biber. Les apports de Biber incluent des avancées dans la technique du violon -il était capable d'atteindre les 6e et 7e positions, et ses techniques de la main gauche et d'archet étaient bien plus avancées que celles des compositeurs italiens contemporains. Dans certaines de ses œuvres, Heinrich Biber utilise la scordatura, une technique de jeu « désaccordé ». On diminue ou on augmente la tension d'une ou plusieurs cordes de l'instrument, afin de créer l'illusion d'un instrument utilisant des accords différents. Cette manière d'accorder le violon permet de jouer avec des instruments baroques comme avec des instruments modernes mais avec une technique qui sera développée plus tard, au XIXe siècle, sur deux, trois ou quatre cordes. Cette technique donne des effets sonores insolites, effets recherchés pour donner un caractère particulier à une œuvre. Aucun autre violoniste avant lui n'avait autant utilisé le jeu sur deux ou trois cordes simultanément. Ainsi, il parvenait à jouer en septième position sans effort, une technique qu'Arcangelo Corelli considérait encore à cette époque comme impossible.

Les sonates des Mystères (Sonates du Rosaire), dans lesquelles on trouve 15 façons différentes d'accorder le violon, constituent un bel exemple de cette technique.

Santiago Murcia, 285 ans

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Santiago de Murcia (25 juillet 1673 - 25 avril 1739) était un guitariste et compositeur espagnol.

Jusqu'à la publication de nouvelles recherches en 2008, on connaissait peu de détails sur la vie de Santiago de Murcia On sait maintenant qu'il est né à Madrid et que ses parents étaient Juan de Murcia et Magdalena Hernandez. Il a épousé Josefa Garcia en mai 1695[.

Dans son recueil imprimé de musique pour guitare "Resumen de acompañar", Murcia se décrit comme le maître de guitare de la Reine espagnole Maria Luisa de Savoie. Elle était la première épouse du premier Roi Bourbon d'Espagne, Philippe (Felipe) V, un petit-fils de Louis XIV de France qui a succédé au trône espagnol à la mort de Carlos II en novembre 1700. Le mariage a eu lieu par procuration à Turin le 11 septembre 1701. Le 3 novembre, le mariage est à nouveau célébré à Figueras, Gérone. En avril 1702, Felipe V part en tournée dans ses possessions italiennes et nomme Maria Luisa régente en son absence. Rien ne permet de supposer que Murcia l'ait accompagné à Naples ou qu'il ait rencontré les compositeurs Arcangelo Corelli et Alessandro Scarlatti. Maria Luisa arrive à Madrid le 30 juin et il est peu probable que Murcia ait été nommé maître de guitare avant cette date. On suppose qu'il a occupé ce poste jusqu'à la mort de Maria Luisa en 1714. Antonio de Murcia a été nommé facteur d'instruments de la reine en 1704.

En 1714, Murcia dédia un traité de guitare à Jácome Francisco Andriani, un envoyé spécial des cantons catholiques de Suisse auprès du roi d'Espagne. Andriani, né dans le nord de l'Italie, s'installa en Espagne où il fut admis dans l'Ordre des Chevaliers de Saint-Jacques en 1712. Andriani permit à Murcia de publier son traité de guitare en parrainant la gravure de l'œuvre sur des plaques de cuivre.

Bien que deux des collections manuscrites de la musique de Murcia qui ont survécu - « Passacalles y obras » et « Codice Saldivar no. 4 » - aient été découvertes au Mexique à l'époque moderne, elles y ont probablement été apportées à une date ultérieure par des propriétaires postérieurs. Il semble aujourd'hui peu probable que Santiago de Murcia se soit rendu lui-même au Mexique. « Passacalles y obras » est dédié à un certain Joseph Alvarez de Saavedra, mais on ne sait pas s'il s'agit du même « Joseph Alvarez » qui mourut à Puebla en 1737.

Apparemment, Andriani entretenait des relations commerciales avec l'Amérique latine, en particulier avec le Chili et le Mexique. Le scénario le plus probable est que Murcia a réalisé des copies manuscrites de sa musique pour des mécènes, qui ont été exportées vers le Nouveau Monde.

Plus tard dans sa vie, en 1729, il signe une déclaration de pauvreté. Il mourut à Madrid en 1739.

Un des aspects importants de la musique de Murcia est son intérêt pour un large éventail de musique préexistante pour guitare. Ainsi, les collections proposent des œuvres de différents styles regroupées les unes à côté des autres, ce qui offre certainement un panorama riche et varié du répertoire baroque pour guitare.

Le 18 septembre 2006, le journal El Mercurio a annoncé que le manuscrit de musique de Santiago de Murcia "Cifras selectas de guitarra" datant de 1722 avait été découvert au Chili. La découverte a été faite par le musicologue Alejandro Vera de l'Institut de musique de la Pontificia Universidad Catolica de Chile. La musique se compose de danses françaises et espagnoles.

Georg Muffat, 320 ans

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Georges Muffat (dit Georg Muffat), né le 1er juin 1653 à Megève et mort le 23 février 1704 à Passau, est un compositeur savoyard d'origine allemande et d'ascendance écossaise par son père.

Il étudie à Paris avec Lully, entre 1663 et 1669.
Il est nommé organiste à Molsheim et Sélestat, puis fait des études de droit à Ingolstadt.
Il s'installe plus tard à Vienne (où il côtoie probablement Kerll), mais ne peut y obtenir d'engagement officiel. On le trouve à Prague en 1677, puis à Salzbourg, au service de l'archevêque pendant plus d'une dizaine d'années -il y a pour collègue Heinrich Biber.
Dans les années 1680, il voyage en Italie, y étudie l'orgue avec Bernardo Pasquini (qui lui transmet la tradition de Frescobaldi) et y travaille avec Arcangelo Corelli.
À partir de 1690 et jusqu'à sa mort, il est maître de chapelle de l'évêque de Passau (aujourd'hui en Bavière), Johannes Philipp von Lamberg.
Il a eu neuf enfants, dont quatre musiciens ; le plus célèbre d'entre eux est Gottlieb Muffat, qui deviendra organiste de l'Empereur.

Savoyard d'ascendance écossaise, devenu allemand, formé en Alsace et en Italie, Muffat est, comme avant lui Froberger et Kerll, comme plus tard Haendel et d'autres, un musicien cosmopolite qui, par ses voyages et ses contacts, joue un rôle important dans les échanges des traditions musicales italienne, française et germanique. Il est le seul artiste à avoir personnellement côtoyé Lully et Corelli, les deux symboles personnifiés de la musique française et de l'italienne. L'œuvre de Jean-Sébastien Bach (qui n'a pas beaucoup voyagé, mais qui connaît les œuvres de ses prédécesseurs et contemporains par la lecture et l'étude) se nourrit de cette synthèse. Les préfaces de ses ouvrages contiennent des indications précieuses pour la connaissance de la pratique musicale de son époque : il y explique aux musiciens des pays germaniques les pratiques d'exécutions de la musique française lullienne (ornements, coups d'archets et instrumentation).

Antonio Veracini, 365 ans

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Compositeur et violoniste italien de l'ère baroque, Antonio Veracini est né le 17 janvier 1659 et décédé le 26 octobre 1733.

Veracini est né à Florence, fils aîné de Francesco di Niccolò Veracini, violoniste réputé qui dirigeait une école de musique et auprès duquel Antonio a appris à jouer du violon pour la première fois.
Lorsque la santé de son père commença à décliner vers 1708, Antonio reprit la direction de l'école, où il enseigna le violon (entre autres) à son neveu Francesco Maria Veracini (1690-1768), qui devint par la suite un violoniste et compositeur célèbre.
Contrairement à son neveu, qui voyageait beaucoup, Antonio quittait rarement Florence.
Il se rendit à Rome à deux reprises, où il aurait rencontré Arcangelo Corelli, et en 1720, il visita brièvement Vienne.

Antonio Veracini meurt en 1733, à l'âge de 74 ans.