Résultats de la recherche pour : Arnold Schönberg

Arnold Schönberg, démystifié avec Kirill Petrenko 

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Arnold Schönberg (1874 - 1951) : Die Jakobsleiter, oratorio pour solistes, chœur et orchestre ;  Kammersymphonie n°1. Op. 9, Concerto pour violon et orchestre. Op.36 ;  Variations pour orchestre. Op. 31 ; Verklärte Nacht. Op. 4 (Version pour orchestre de 1943). Patricia Kopatchinskaja, violin, Wolfgang Koch (Gabriel, baryton), Daniel Behle (Ein Berufener, ténor), Wolfgang Ablinger-Sperrhacke (Ein Aufrührerischer, ténor), Johannes Martin Kränzle (Ein Ringender, baryton), Gyula Orendt (Der Auserwählte, baryton), Stephan Rügamer (Der Mönch, ténor), Nicola Beller Carbone (Der Sterbende, soprano), Liv Redpath (Jasmin Delfs, Die Seele, soprano), Rundfunkchor Berlin, direction : Gijs Leenaars, Berliner Philharmoniker, Direction :  Kirill Petrenko. 2019-2024. Livret en anglais et allemand. 147mn.  Berliner Philharmoniker BPHR 250511

Arnold Schönberg, 150 ans

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Arnold Schönberg, ou Arnold Schoenberg est un compositeur, peintre et théoricien autrichien né le 13 septembre 18743 à Vienne, et mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles. Deux siècles après Jean-Sébastien Bach et Jean-Philippe Rameau, qui avaient posé les fondements de la musique tonale, il chercha à émanciper la musique de la tonalité et inventa le dodécaphonisme, qui aura une influence marquante sur une part de la musique du XXe siècle.

Arnold Schönberg est né au sein d’une famille juive ashkénaze de la classe moyenne à Leopoldstadt à Vienne (anciennement un ghetto juif). Son père Samuel, né à Szécsény en Hongrie, qui déménagea à Pozsony (en français Presbourg, faisant alors partie du Royaume de Hongrie, aujourd'hui Bratislava en Slovaquie) puis à Vienne, était propriétaire d'un magasin de chaussures et sa mère, Pauline Schönberg (née Nachod), native de Prague, enseignait le piano.

Il fut avant tout autodidacte. Il reçut uniquement des leçons de contrepoint de celui qui devint son premier beau-frère, le compositeur Alexander von Zemlinsky. Il fonda avec ses élèves Alban Berg et Anton Webern la Seconde école de Vienne, avant de s'installer à Berlin pour y enseigner la musique. Pédagogue et théoricien de réputation mondiale, Schönberg eut pour autres élèves notamment Hanns Eisler, Egon Wellesz, Otto Klemperer, Theodor Adorno, Viktor Ullmann, Winfried Zillig, Nikos Skalkottas, Josef Rufer, Roberto Gerhard et John Cage avec lequel il entretenait une relation très amicale.

Après des œuvres qui procèdent de son admiration pour Richard Wagner et Richard Strauss, dont il a assimilé l'art avec une prodigieuse maîtrise (La Nuit transfigurée, pour sextuor à cordes, 1899 ; les Gurrelieder, cantate profane en deux parties pour chœurs, solistes et grand orchestre, 1900-1911 ; le Quatuor à cordes no 1, 1905), il élimine au terme d'une profonde évolution -dont les étapes principales sont le Quatuor à cordes no 2, 1908, avec sa partie pour soprano dans le dernier mouvement, sur un poème approprié de Stefan George affirmant « je respire l'air d'autres planètes » ; les Cinq Pièces pour orchestre, 1909 ; les Six petites pièces pour piano, 1911- les relations tonales et élabore le mode de déclamation du « Sprechgesang » (« chant parlé ») avec Pierrot lunaire pour soprano et cinq instruments solistes en 1912. Cette composition l'établit définitivement en tête des compositeurs les plus influents de son temps. Igor Stravinsky (Trois poésies de la lyrique japonaise) et Maurice Ravel (Trois poèmes de Mallarmé) l'imitent, Darius Milhaud le fait jouer à Paris et Ernest Ansermet à Zurich, tandis que l'Europe musicale se divise en atonalistes et anti-atonalistes. Ces derniers perturbèrent le concert du 31 mars 1913 (qui fut appelé par la suite « Skandalkonzert ») qui ne put aller à son terme. La première audition du Sacre du Printemps de Stravinsky, à Paris, en mai de la même année, donna lieu à une « bataille » tout aussi célèbre (comme l'avait été celle d'Hernani, drame de Victor Hugo, en 1830). Certains opposants demandèrent également le renvoi de Schönberg de sa chaire de professeur.

Patriote autrichien dans l'âme (et plus tard nostalgique de l'empire des Habsbourg), il se porte, malgré son âge relativement avancé, volontaire durant la Première Guerre mondiale et sert à l'arrière. Cet engagement lui vaudra l'animosité de Claude Debussy, tout aussi patriote que lui, mais du bord opposé.

Recherchant de plus en plus le systématisme de la construction musicale dans l'esprit du classicisme du XVIIIe siècle, tel que synthétisé par Johannes Brahms, mais dans une expression moderne -il s'agit donc d'une double transcendance de l'esprit bacho-mozartien, car c'est finalement dans le « conservateur » Brahms que Schönberg reconnaît le véritable novateur- il inaugure en 1923 une technique de composition fondée sur la notion de série qui le place à l’avant-garde du mouvement musical : Suite pour piano (1923), Quatuor à cordes nº 3 (1927), Variations pour orchestre (1928), Moses und Aron (Moïse et Aaron, opéra inachevé, 1930-1932). Durant un séjour à Barcelone en 1929 où il vit dans le quartier de Vallcarca près du parc Güell, il compose le premier des deux Morceaux pour piano, op. 33a.

Après l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne et avec la promulgation de la « Loi allemande sur la restauration de la fonction publique du 7 avril 1933 », Schönberg doit démissionner de ses activités, notamment des classes de composition qu'il donne à l'Académie prussienne des arts. Considéré par le régime nazi comme « dégénéré », il est contraint de quitter l'Allemagne.
En 1938, il fait l'objet d'une section entière (intitulée « Schönberg et les théoriciens de l'atonalité ») au sein de l'exposition Musique dégénérée, organisée à Düsseldorf par les partisans d'Alfred Rosenberg. Dans le catalogue de l'exposition qui paraît la même année, le commissaire de l'exposition Hans Severus Ziegler écrit : « L’atonalité, en tant que résultat de la destruction de la tonalité, représente un exemple de dégénérescence et de bolchevisme artistique. Étant donné, de plus, que l’atonalité trouve ses fondements dans les cours d’harmonie du Juif Arnold Schönberg, je la considère comme le produit de l’esprit juif ».

En 1933, après un court séjour en France, Schönberg est à New York, ainsi qu'à Boston où il enseigne au Malkin Conservatory. Une année plus tard, il déménage et s'établit définitivement à Los Angeles où il développe un dodécaphonisme « classique » : Concerto pour violon (1936), Ode to Napoleon Bonaparte pour baryton, Quatuor à cordes et piano (1942), Concerto pour piano (idem), Trio pour cordes (1946), Un survivant de Varsovie (oratorio dramatique, 1947).

En 1944, il est mis à la retraite par l'Université de Californie où il enseignait depuis 1936, ce qui le pousse à donner des cours particuliers. En parallèle, il écrit des œuvres qui démontrent son intérêt pour un retour à une forme de tonalité : achèvement de la Seconde « Symphonie de chambre » (Kammersinfonie, commencée en 1906, terminée en 1939), composition d'œuvres vocales d'inspiration religieuse juive (Kol Nidre 1938, Psaume 130 et Psaume moderne (moderner Psalm, 1950).

Le 2 août 1946, le compositeur faillit mourir d'un arrêt cardiaque à la suite d'une violente crise d'asthme et s'en sort grâce à une injection médicamenteuse.

Vivant dans un certain dénuement, Schönberg continue d'enseigner jusqu'à sa mort. C'est à des mécènes comme Elizabeth Sprague Coolidge et à des musiciens comme Leopold Stokowski, le pianiste Eduard Steuermann ou encore le violoniste et beau-frère du compositeur Rudolf Kolisch que nous devons les commandes de la plupart de ses œuvres de la période américaine.

Bien qu'installé à seulement à quelques pâtés de maisons de Stravinsky, Schönberg, qui le détestait car il le jugeait futile, refusait obstinément de le voir ou même d'entendre parler de lui. Stravinsky le lui rendait bien, mais ne s'opposa plus à ses théories après sa mort, et sut lui rendre hommage.

Vienne fêtera le 150e anniversaire d'Arnold Schönberg en 2024

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Le 13 septembre 2024 marquera le 150e anniversaire de la naissance d'Arnold Schönberg. L'année du jubilé du compositeur révolutionnaire qui approche sera célébrée comme il se doit à Vienne. Les deux institutions Wien Modern et l'Arnold Schönberg Center prévoient tout au long de l'année un bouquet de projets répartis dans la ville sous le titre "Schönberg 150". Les détails de ces projets seront dévoilés à la mi-décembre.

Le montant de la subvention de la ville de Vienne est déjà fixé : le conseil municipal a voté une subvention de 250.000 euros et a loué la force synergique des projets : Arnold Schönberg aurait pu être le parrain de ces projets.

Le Centre Arnold Schönberg de Vienne fête ses 25 ans d'existence

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Le compositeur, théoricien de la musique et inventeur de la méthode dodécaphonique fêtera son 150e anniversaire en 2024.
Il était compositeur et théoricien de la musique, auteur, pédagogue, peintre, inventeur et surtout, en tant que créateur de sa méthode dodécaphonique, la figure de proue centrale de l'école de Vienne : Arnold Schönberg (1874-1951). Et tandis que le monde de la musique se prépare intensivement à célébrer le 150e anniversaire de sa naissance, le Centre Arnold Schönberg, situé à Vienne, fête un anniversaire : il y a 25 ans, en mars 1998, il ouvrait ses portes dans la Zaunergasse, à proximité de la Schwarzenbergplatz.

Ce coup d'éclat a été précédé d'une course passionnante et finalement d'un coup d'éclat : après un long processus de décision -Berlin était également très intéressé- la succession a été transférée de Los Angeles à Vienne. La Société internationale Schönberg, qui avait sauvé de la démolition l'ancienne maison du compositeur à Mödling et l'avait animée pendant des décennies avec des manifestations, a contribué de manière décisive à ce succès. L'importance globale de l'héritage d'Arnold Schönberg a été authentifiée une nouvelle fois en 2011 pour son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.

Les activités du centre sont illustrées par des chiffres : plus de 150.000 manuscrits et objets originaux, principalement issus de la succession, ont été numérisés et rendus accessibles via le site web. L'ensemble de l'héritage audio du compositeur a également été numérisé. Jusqu'à présent, 33 publications ont été éditées à compte d'auteur. Environ 180.000 visiteurs ont été accueillis lors de 24 expositions et de plus de 1000 manifestations.

Alors que des cours, des éditions et des conférences internationales sont réalisés en collaboration avec l'Université de musique de Vienne, le Centre est devenu un aimant international pour la musicologie : pas moins de 1500 scientifiques de 31 pays sont venus faire des recherches au Centre. L'énorme rayonnement international se manifeste également par le fait qu'au cours de ces 25 années, des œuvres prêtées par la collection ont été présentées dans le cadre de 165 expositions organisées dans 92 lieux différents.

La nouvelle directrice Ulrike Anton, en poste depuis le début du mois de mars et auparavant directrice adjointe du centre Exilarte de l'Université de musique, dispose d'un champ d'action très riche. L'exposition anniversaire "Komposition mit zwölf Tönen" est déjà en cours. Et la publication du livre "Arnold Schönberg und die Komposition mit zwölf Tönen" (Arnold Schönberg et la composition en douze notes) d'Eike Feß offre un aperçu instructif de l'atelier du compositeur grâce à une multitude de documents parlants.

 

"La Main heureuse" d’Arnold Schoenberg, 100 ans

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Die glückliche Hand (La Main heureuse) est un drame musical en un acte (drama mit musik) d'Arnold Schönberg.
Achevé en 1913, il est créé le 14 octobre 1924 au Volksoper de Vienne avec le baryton Alfred Jerger sous la direction de Fritz Stiedry.
Création françaises, à la radio en février 1964 sous la direction de Michael Gielen, à la scène à Lyon en février 1969 et en version française, sous la direction de René Leibowitz.

Un timbre spécial Arnold Schoenberg

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La Poste autrichienne rend hommage au compositeur Arnold Schönberg en émettant un timbre spécial.
Le timbre, d'une valeur faciale de 1,50 euro, a été tiré à 180.000 exemplaires,. Il représente un portrait de Schönberg réalisé par Richard Gerstl vers 1907 et aujourd'hui exposé au Musée de Vienne.
Les petits-enfants du compositeur, Arnie et Randy Schöneberg, ainsi que la directrice de l'Arnold Schönberg Center à Vienne, Ulrike Anton, ont déjà reçu les premiers exemplaires des timbres des mains de Susanna Hiegesberger, conservatrice des archives philatéliques de la Poste autrichienne.