Résultats de la recherche pour : Arthur De Greef

Miniatures pianistiques belges

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Pièces égoïstes. Oeuvres pour piano de Joseph Jongen (1873-1953), César Franck (1822-1890), Arthur De Greef (1862-1940), Michel Lysight (1958), Guillaume Lekeu (1870-1894), Léon Jongen (1884-1969) , Théo Ysaye (1865-1918) et Frederik van Rossum (1939-2025). Jean-Claude Vanden Eynden, piano. 2025. Livret en français, anglais, néerlandais, allemand. 65’18. Musique en Wallonie, MEW 2511. 

Nelson Freire, 80 ans

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Nelson Freire est un pianiste classique brésilien, né le  à Boa Esperança et mort le  à Rio de Janeiro.

Nelson Freire est un enfant prodige dont le talent contraint ses parents à déménager pour Rio de Janeiro. Il y étudie le piano dès l'âge de cinq ans avec Nise Obino et avec Lucia Branco, une élève d’Arthur de Greef, l’élève de Franz Liszt, dans ce qui est alors la capitale de l'État fédéral du Brésil. Il joue en public dès la petite enfance, mais fort peu, ses parents et ses professeurs le protégeant de toute exploitation.

En 19577e place au Concours international de Rio et plus jeune lauréat, il se distingue grâce à la radiodiffusion du Concerto l'Empereur de Beethoven qu’il interprète à douze ans lors des épreuves du concours. Il enregistre un disque Chopin comportant la Quatrième Ballade et obtient une bourse du président du Brésil pour aller étudier à Vienne avec Bruno Seidlhofer, qui fut aussi le professeur de Friedrich Gulda. Dans la capitale autrichienne, il fait la connaissance de Martha Argerich, qui deviendra par la suite sa grande amie et avec laquelle il forma un duo qui exista jusqu'à la fin de sa vie.

En 1962, Nelson Freire rentre au Brésil, sans avoir gagné de concours. Déprimé, il ne peut plus jouer que quatre ou cinq mesures d’un morceau avant de s’arrêter. C’est d’un ami, avec qui il parvient à faire du quatre-mains, qu'arrive le déclic : il lui offre la partition des deux Rhapsodies de Brahms. Freire les joue toutes les deux, du début à la fin : il est guéri. Freire vouait depuis sa prime adolescence un culte au compositeur allemand.

À vingt ans, Nelson Freire reçoit la médaille Dinu Lipatti à Londres de la part de la pianiste britannique Harriet Cohen, qui était membre du jury du Concours Reine Elisabeth l’année précédente, où il n'avait pas dépassé le premier tour des éliminatoires. Sur les conseils des pianistes Anna Stella-Schic et Arnaldo Estrella, il se présente au Concours Vianna-da-Motta à Lisbonne dont il remporte le premier prix (ex-aequo avec le Soviétique Vladimir Krainev). En 1972, c’est la première récompense discographique : le Prix Edison pour l’enregistrement des Préludes de Chopin.

Pendant deux décennies, Nelson Freire se produit dans le monde entier, fait de nombreuses tournées avec orchestre, mais prend ses distances avec l’enregistrement de disques, mais laisse publier quelques CD captés en public. Il partage sa vie entre le Brésil et Paris et joue dans le monde entier. Il a enregistré pour diverses maisons de disques dont Philips et Deutsche Grammophon, et en exclusivité pour CBS, Teldec et Decca.

Nelson Freire a toujours dit avoir été influencé par les géants du passé tels Sergueï Rachmaninov et Walter Gieseking, tout en citant son amie Martha Argerich comme la meilleure pianiste de sa génération.

Nelson Freire meurt à 77 ans, le , à Rio de Janeiro.

Doté d’une aisance technique qui lui permet de surmonter les difficultés des partitions, ses interprétations allient poésie, raffinement, grâce, sensibilité, tout en respectant scrupuleusement les indications des compositeurs. Son répertoire va de Bach à la musique brésilienne de son temps, avec une prédilection pour Chopin, Schumann, Beethoven...

Rencontre avec Nelson Freire

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Il y a un peu plus de deux ans, dans le cadre des ICMA, Nelson Freire acceptait de rencontrer notre confrère et ami Luis Sunen (scherzo.es). Un dialogue pertinent, intime, sincère comme l'était l'artiste en toutes circonstances. Retrouvons-le ici.

A l'âge de 74 ans, dont 70 au piano, Nelson Freire recevra ce 10 mai le Prix d'Excellence pour l'ensemble de sa carrière qui lui sera remis à Lucerne, dans le cadre du Gala annuel des International Classical Music Awards.  Enfant prodige, doté dès ses débuts d'une étonnante virtuosité, son parcours s'est construit sur la liberté et la classe interprétative, dans une harmonie de la technique et de l’intelligence que l’on ne rencontre que chez très peu de pianistes. En imaginant que tout cela lui soit inné et qu’il ait juste veillé à y rester fidèle, la conversation avec le grand artiste brésilien -à voix très douce, imprimant une cadence qui suggère à la fois discrétion et finesse- se déroule dans un calme chaleureux.
Pour Scherzo, membre espagnol du jury, c’est Luis Sunen qui l’a rencontré dans une loge du Palacio de la Opera de La Coruna, en pleine répétition de ses concerts avec l'Orquesta Sinfonica de Galicia.

 Vous allez recevoir l'ICMA Liftetime Achievement Award. Pourtant, aux côtés de vos prédécesseurs, Menahem Pressler, toujours actif, ou Aldo Ciccolini, qui a joué jusqu'à son décès, vous êtes encore un enfant ?

Eh bien, un enfant... Je reviens souvent à mon enfance, je me souviens de beaucoup de choses du passé, mais quand il s'agit de musique, je regarde toujours devant. J'ai eu plusieurs vies. Je dirais jusqu'à sept vies différentes, chacune bien identifiable, marquées parfois de changements radicaux et elles font comme une somme qui donne une vie entière, la mienne. Une, mais bien divisée en sept parties.

Une vie qui commence presque au piano. À l'âge de trois ans, selon la légende.

En fait, j'ai commencé à jouer à 4 ans. Je suis né à Boa Esperança et quand j'ai eu six ans, nous sommes allées vivre à Rio de Janeiro pour que je puisse continuer mes études. A 46 ans, mon père, pharmacien, a dû changer de métier et travailler dans une banque. Et à 14 ans, à Vienne, je vivais seul....

Une passionnante intégrale des symphonies de Marcel Poot

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Marcel Poot (1901-1988) : Symphonies n° 1 à 7. BRTN Philharmonic Orchestra, direction Hans Rotman ; Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Belge, direction Franz André ; Orchestre Symphonique de Moscou, direction Frédéric Devreese ; Philharmonie van Antwerpen, direction Léonce Gras. 1960, 1971, 1995-96. Notice en anglais, en néerlandais et en français. 141.26. Un album de deux CD Naxos 8.574292-93.

Mathieu Crickboom, 150 ans

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Le violoniste belge Mathieu Gérard Adelin Crickboom est né à Hodimont (Verviers) le 2 mars 1871. Ce 150e anniversaire nous donne l'occasion d'évoquer cette personnalité qui marqua son époque comme violoniste, compositeur, chef d'orchestre et pédagogue.

Mathieu Crickbooom apprend les premiers rudiments de la musique avec son père, ouvrier fileur et musicien amateur, membre de chorales. À neuf ans, il est inscrit à l’École de Musique de Verviers où il y apprend le solfège et le violon avec Louis Lelotte, Alphonse Voncken puis Louis Kéfer et le piano avec François Duysings. Il apprend vite et fréquente des élèves plus âgés pour de la lecture à vue et de la musique de chambre. C'est ainsi qu'il rencontre son futur professeur Antoine Grignard et l'altiste Servais Lempereur avec qui il déchiffre les partitions de Pleyel, Mazas, Viotti et Spohr et fait la connaissance de Guillaume Lekeu dont il devient l'ami.
A douze ans, il fait partie de la Société d'Harmonie de Verviers dirigée par Kéfer et 4ans plus tard, il remporte la médaille de vermeil pour le violon à l'école de musique de Verviers avec le Premier concerto d'Henri Vieuxtemps et le Concerto en sol de Max Bruch. En 1887, il entre en 1887 dans la classe d'Eugène Ysaÿe et se présente à un concours organisé par la Monnaie qui recrute des musiciens d'orchestre. Concluant : il est d'abord chef d'attaque des premiers violons avant d'obtenir le statut de soliste un an plus tard (il le restera jusqu'en 1890). En 1888, il est le premier élève d'Ysaÿe à recevoir un Premier Prix et devient rapidement répétiteur de la classe quand Ysaÿe est absent et apprend l'harmonie et la musique de chambre.

Les débuts avec le Quatuor Ysaÿe[modifier | modifier le code]

À partir de 1889, Mathieu Crickboom intègre le Quatuor Ysaÿe comme second violon. Il participera ainsi à la création belge du Quatuor de Franck (Bruxelles, 1891), du Quatuor op. 35 de d'Indy qui leur est dédié (Bruxelles, 1891), du Concert pour piano, violon et quatuor à cordes de Chausson (Bruxelles, 1892) et du Quatuor de Debussy (Paris, 1893). Au cours d'une tournée avec le Quatuor, il fait la connaissance d'Ernest Chausson, avec qui il se lie d'amitié et qui lui dédie en 1898 son Quatuor à cordes op. 35. Il deviendra aussi l'un des plus fervents défenseurs de l'œuvre de Lekeu.

De 1891 à 1893, durant les saisons d'été, Crickboom travaille comme violon solo dans l'Orchestre du Casino de Royan où l'accueille Chausson lors de ses séjour et y rencontre Renée Campo Casso, petite-fille de l'ancien directeur de La Monnaie Auguste Deloche, qu'il épousera peu après et avec laquelle il se produira en duo.
Mathieu Crickboom donne aussi cours à Bruxelles et à Anvers  et y fréquente les milieux artistiques. Il quitte le quatuor Ysaÿe en 1894, quand son propre ensemble, fondé en 1892 (initialement avec l'altiste Jean Kéfer, le second violon Luigi Sartoni et le violoncelliste Henri Gillet, mais rapidement remanié) commence à sortir des frontières. A Paris, Crickboom fréquente alors les cercles et les salons parisiens, se produit avec d'Indy, Fauré et Chausson, joue avec Jacques Thibaud et convainc la presse musicale
A la même époque, il s'essaie à la pratique de chef d'orchestre.

En 1895, à l'initiative d'Albeniz, le Quatuor Crickboom est engagé par la Societat Catalana de Concerts de Barcelone pour donner une série de cinq auditions où on peut les écouter dans Bach, Beethoven, Schubert, Schumann, Borodine, Brahms, Grieg, Frank, Lekeu, d'Indy, Fauré, Chausson et Debussy. Elle sera suivie l'année suivante d'une tournée espagnole de 14 concerts et Crickboom devient directeur des Concerts Symphoniques et de l'Académie de Musique de Barcelone, qui vient d'être créée et organise un premier cycle de concerts où se produisent Eugène Ysaÿe, Guillaume Guidé et Ernest Chausson.
L'aventure sera brève : en 1897, la Societat Catalana est dissoute et, après de nouveaux remaniements, le Quatuor se dissout. Mais La Societat Filarmónica de Barcelona succède rapidement à la Societat Catalana de Concerts et, de 1897 à1905, Mathieu Crickboom en est directeur : il s'occupe de tâches administratives, il enseigne le violon et l'alto à l'Académie et devient le pilier des cycles de concerts où il officie comme chef d'orchestre, violoniste soliste, chambriste, ou encore comme directeur artistique.
Bien que très occupé, il reconstitue son Quatuor en 1898, avec Josep Rocabruna (violon), Rafael Gálvez (alto) et le jeune Pablo Casals. Son épouse ou Enrique Granados les rejoignent lorsqu'un pianiste est requis.
Outre ses activités en Catalogne, Mathieu Crickboom fait des tournées : Russie (35 concerts en 1896), France (1900-1902), Italie (1901), Belgique, Allemagne (1900, 1902), Suisse (1903),...
Il rentrera définitivement en Belgique en 1904, quand la Societat Filarmónica de Barcelona disparait faute de moyens financiers, mais il retournera en Espagne en 1905, 1906, 1913, 1919, 1920 et 1925.

À son retour, il crée avec Théo Ysaÿe des cours supérieurs de piano et de violon. Puis  il organise les « Concerts Crickboom » à la Grande Harmonie, invitant les cantatrices Maria Gay, Maikki Jarnefeld, Cécile Thévenet, Charlotte Lormont, Jane Delfortrie et Lily Lang, le baryton Froelich, les pianistes Théo Ysaÿe, Arthur De Greef, Édouard Risler, Émile Bosquet, Jean du Chastain, Ossip Gabrilowitsch, Isaac Albéniz et Lucien Wurmser, l'altiste Léon Van Hout, les violoncellistes Joseph Jacob et Elsa Rugger et le violoniste Mariano Perello. Il poursuit aussi sa carrière de soliste en Europe : tournée en Finlande, Hollande, Belgique, Allemagne, Angleterre et Russie.

En 1910, il est nommé professeur au Conservatoire Royal de Liège. En 1914, il fonde le bimensuel La Tribune musicale pour « propager des œuvres modernes de tous les domaines et de proposer une réflexion sur les réformes qui s'imposent dans l'enseignement. Le début de la Première Guerre mondiale mettra fin à la publication après 14 parutions. En 1919, suite au décès de Cornélis Liégeois, il devient professeur de violon au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il poursuit sa carrière au concert, mais entreprend dès lors une œuvre de pédagogue, dans la continuité de celle de Charles-Auguste de Bériot. ll rédige une École moderne de Violon, « tenant compte des progrès techniques et présentée de façon progressive » puis une méthode en cinq cahiers intitulée Le violon théorique et pratique qui connaît un succès considérable: publiée d'abord en français, elle sera traduite en néerlandais puis en espagnol, en anglais, en allemand, en italien et en grec. En 1922 parait La technique du violon en trois cahiers suivie, en 1924-1925, par Les maîtres du violon en douze cahiers d'études progressives, et enfin les Duos progressifs pour deux violons en trois cahiers en 1935, qui sont des révisions des sonates et des concertos les plus célèbres.

Il décèdera à Ixelles (Bruxelles) le 30 octobre 1947.

Deux passionnants coffrets pour les 80 ans d’André De Groote

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A Life in Music. André De Groote, piano. Orchestre symphonique de la RTBF, BRT Symphony Orchestra, Orchestre National de Belgique, BRT Philharmonic Orchestra, direction André Vandernoot, Christoph Eschenbach, Alvaro Cassuto, René Defossez, Fernand Terby, Frédéric Devreese, Paavo Berglund et Georges Octors ; Ensemble Bellérophon ; Viviane Spanoghe, violoncelle ; Jo Alfidi, Irena Kofman et Luc Devos, piano ; Francis Orval, cor ; Levon Chilingirian, violon ; Wolfgang Meyer, clarinette. 1964-2009. Notice en néerlandais, en anglais, en allemand et en français. Plus de dix heures de musique. Un coffret de 10 CD Etcetera KTC 1677.

Ludwig van Beethoven  (1770-1827) : Intégrale des sonates pour piano. André De Groote, piano. 1995-1998. Notice en anglais et en allemand. Une dizaine d’heures de musique. Un coffret de 10 CD Etcetera KTC 1676.

Voyage musical avec Marianne Fastré

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Frédéric Chopin (1810-1849) : Polonaise en la bémol majeur, op. 53 « Héroïque » ; Nocturne en ré bémol majeur, op. 27 n° 2 ; Berceuse en ré bémol majeur, op. 57 ; Fantaisie-Impromptu en do dièse mineur, op. posthume 66 ; Nocturne en fa mineur op. 55 n° 1 ; Nocturne en mi bémol majeur, op. 9 n° 2 ; Nocturne n° 20 en do dièse mineur, op. posthume. Franz Liszt (1811-1886) : Les Jeux d’eaux à la Villa d’Este ; La Campanella en sol dièse mineur, n° 3 des Six études d’après Paganini ; Consolation n° 3 en ré bémol majeur ; Liebeslied (d’après Schumann) ; Waldesrauschen (Murmures de la forêt), n° 1 des Deux études de concert, S. 145 ; Venezia e Napoli. Marianne Fastré, piano. 2020. Livret en français et anglais. 79’25’’. Azur Classical. AZC175.

Concertos pour piano belges du XIXe siècle

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Auguste DUPONT (1827-1890) : Concerto pour piano et orchestre n° 3 op. 49. Peter BENOIT (1834-1901) : Poème symphonique pour piano et orchestre op. 43. Sinfonieorchester St Gallen ; Howard Shelley, piano et direction. 2020. Livret en anglais, en français et en allemand. 62.49. Hypérion CDA68264.