Résultats de la recherche pour : Béla Bartók

Un manuscrit inédit de Béla Bartók refait surface

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L'antiquaire musical hongrois Ádám Bősze a révélé l'existence d'un autographe inconnu de Béla Bartók, daté du 1ᵉʳ octobre 1907. Le feuillet, adressé à la violoniste Stefi Geyer, vient enrichir la connaissance d'une période-clé de la biographie du compositeur.

Le document répond à une lettre envoyée à Bartók le 29 septembre 1907 par Stefi Geyer, qui lui demandait comment il harmoniserait une mélodie qu'elle lui soumettait. La réponse du compositeur, rédigée deux jours plus tard, prend la forme d'une brève réalisation musicale précédée de la mention « Így ni! » (« Comme ceci ! ») et portant l'indication de tempo Adagio molto. Une seconde indication apparaît sous la première portée : con molto espressione, amoroso.

Quatre passages sont explicitement signalés par Bartók comme citations du « motif Stefi Geyer », ce leitmotiv que le compositeur emploie également dans son Concerto pour violon n°1, partition dédiée à la violoniste et restée inédite jusqu'à sa création posthume en 1958.

Le manuscrit a été identifié lors d'une vente aux enchères en Espagne, où il était présenté comme une simple page d'album musical. Ádám Bősze l'a acquis en 2024 et n'en avait jusqu'à présent pas divulgué l'existence.

László Vikárius, directeur des Archives Bartók de Budapest, valide l'authenticité du document — non signé — et estime qu'il constitue une pièce essentielle du patrimoine musical hongrois.

Source : Papageno (Budapest), 16 juin 2026

Le Château de Barbe-Bleue confirme les affinités de Karina Canellakis avec Béla Bartók

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Béla Bartók (1881-1945) : Le Château de Barbe-Bleue, opéra en un acte op. 11. Rinat Shaham (Judith), mezzo-soprano ; Gabor Bretz (Barbe-Bleue), baryton ; Orchestre philharmonique de la Radio néerlandaise, direction Karina Canellakis. 2024. Notice en anglais. Texte du livret en hongrois, avec traduction anglaise. 61’ 54’’. Pentatone PTC 5187 225.

"Concerto pour Orchestre" de Béla Bartok, 80 ans

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Le Concerto pour orchestre Sz.116/BB 123 est une œuvre composée en 1943.

En 1940, Béla Bartók, fuyant le nazisme, arrive aux États-Unis. Il n’y est pas heureux, n’appréciant pas le pays, se trouvant face à de sérieuses difficultés financières et, surtout, supportant mal l’éloignement de son pays. Dès fin 1942, une leucémie est diagnostiquée ; il doit alors renoncer à ses concerts.

Alors qu’il refuse l’aide financière de ses amis, la Société des auteurs américains le prend en charge et, grâce au chef d’orchestre Serge Koussevitzky, lui commande une nouvelle œuvre pour 1 000 dollars par une lettre de commande datée du 4 mai 19431 : le Concerto pour orchestre, auquel il travaille d’août à octobre 1943.
La première a lieu au Symphony Hall (Boston) le 1er décembre 1944 par l’Orchestre symphonique de Boston. Il écrit : « …l’exécution était excellente ».
Koussevitzky est très enthousiaste au sujet de l’oeuvre, et indique que c’est « la meilleure pièce orchestrale des 25 dernières années ».

Néanmoins, Bartók révise l'œuvre en février 1945, la principale innovation consistant en une coda légèrement plus développée dans le Finale.

L'œuvre est publiée chez Boosey & Hawkes à New York en 1945.

 

"Sonate pour violon seul" de Béla Bartok, 80 ans

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La Sonate pour violon seul Sz. 117 est une œuvre écrite en 1944.
Il s'agit d'une commande du violoniste Yehudi Menuhin, datant de novembre 1943. Bartók avait alors émigré aux États-Unis au décours de la Seconde Guerre mondiale et sortait d'une dépression où il n'avait guère composé. Il s'agit de l'une des dernières partitions du compositeur (la dernière achevée). Elle a été jouée par le dédicataire le 26 novembre 1944 mais Menuhin fait plusieurs demandes de modifications. Bartók les effectue mais décède peu de temps après, sans avoir eu le temps d'en écouter la version finale.

Elle comporte quatre mouvements. Son exécution dure un peu moins d'une demi-heure et exige de l'interprète une très grande virtuosité.

Béla Bartók d’orchestre à Cleveland 

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Béla Bartók (1881-1945) : Quatuor à cordes n°3 en do dièse mineur, Sz. 85, BB 93  (arrangement pour orchestre à cordes de  Stanley Konopka) ; Suite du Mandarin Merveilleux, SZ 73 BB 83. The Cleveland Orchestra, Franz Welser-Möst. 2024. 34’17’’. Livret digital en anglais. 1 titre exclusivement digital du Cleveland Orchestra TC

"4e Quatuor à cordes" de Béla Bartok, 95 ans

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Les quatuors à cordes de Béla Bartók sont six œuvres pour musique de chambre composées entre 1908 et 1939.
Ils témoignent de l'évolution des recherches du compositeur hongrois, et représentent un des sommets de son œuvre. Des esquisses d'un septième quatuor existent, inachevées.

Le 4e quatuor, composé à Budapest de juillet à septembre 1928, soit un an après le précédent, est dédié au Quatuor Pro Arte et créé le 20 mars 1929 à Budapest par le quatuor Waldbauer-Kerpely.
Sa structure est beaucoup plus complexe que celle de ses trois premiers quatuors. Il est composé de cinq courts mouvements à peu près symétriques par leurs thèmes (le premier répondant au dernier et le second au quatrième).
Il emploie une grande variété de techniques de jeu dont des glissandi et des pizzicati.
Son exécution demande environ une vingtaine de minute.

"3e Quatuor à cordes" de Bela Bartok, 95 ans

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Les quatuors à cordes de Béla Bartók sont six œuvres composées entre 1908 et 1939.
Ils témoignent de l'évolution des recherches du compositeur hongrois, et représentent un des sommets de son œuvre. Des esquisses d'un septième quatuor existent, inachevées.

Le Quatuor à cordes no 3 en do dièse mineur Sz. 85 a été composé à Budapest en septembre 1927, soit près de 10 ans après son précédent, et, profitant de sa première visite aux États-Unis, Bartók le dédie à la Musical Fund society de Philadelphie. Il bénéficie du Prix Coolidge, avec Alfredo Casella, partageant près de 6000 dollars. Il est créé en 1928 à Philadelphie puis le 19 février 1929 à Budapest, par le quatuor Waldbauer-Kerpely.

Il se compose de deux parties suivies de deux mouvements plus brefs rappelant les thèmes des deux premiers, le tout étant joué d'une seule traite. C'est le plus court de ses quatuors, son exécution ne demandant qu'un quart d'heure environ.

 

Béla Bartók, Tanzsuite BB 86b Sz 77 für Orchester, 100 ans

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La Suite de danses (hongrois : Táncszvit ; allemand : Tanz-Suite), Sz. 77, BB 86a, est une des célèbres œuvres orchestrales de 1923 de Béla Bartók.
Le compositeur a produit une réduction pour piano (Sz. 77, BB 86b) en 1925, mais celle-ci est moins souvent jouée.

Béla Bartók a composé la Suite de danses en 1923 afin de célébrer le 50e anniversaire de l'union des villes de Buda et de Pest pour former la capitale hongroise Budapest. Puis, après son grand succès, le directeur d'Universal Edition, Emil Hertzka, lui a commandé un arrangement pour piano, qui a été publié en 1925. Cependant, il n'a jamais joué publiquement cet arrangement, qui a été créé en mars 1945, quelques mois avant sa mort, par son ami György Sándor.

Cette suite comporte six mouvements, même si certains enregistrements la conçoivent comme un seul mouvement complet. Une interprétation typique de l'œuvre entière dure environ quinze minutes. Elle se compose de cinq danses aux mélodies arabes, valaques et hongroises, et d'un final qui rassemble toutes les esquisses thématiques précédentes.
l y avait un mouvement supplémentaire, omis par le compositeur selon ses principes mathématiques, qui aurait été placé entre le deuxième et le troisième mouvement.
Ce mouvement, appelé Danse slovaque, a finalement été écarté et n'a pas été orchestré.

 

 

 

 

Le Château de Barbe-Bleue op. 11 de Béla Bartók, 105 ans

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Pour ce qui est du système modal utilisé, le langage musical de Bartok est en partie né du système pentatonique (gammes à cinq notes), courant dans la Hongrie traditionnelle. En effet, son style est grandement imprégné par l'étude de la musique traditionnelle hongroise, un art alors oublié, que Bartok avait été collecter avec son ami le compositeur Zoltán Kodály, dans la Hongrie campagnarde et la Transylvanie, mais aussi en Roumanie et en Slovaquie.
Le style Béla Bartók se rattache par cette œuvre et par les suivantes, au courant européen d'« identité nationale », né au xixe siècle. En ce sens, il succède à la composition de style romantique (issue des légendes du monde germanique au début du xixe siècle).

Béla Balázs écrit le livret au printemps 1910, à partir du poème de Maurice Maeterlinck Ariane et Barbe-Bleue en partant du conte de Perrault modifié par les ballades séculaires de Transylvanie. Ce livret est proposé aussi par Béla Balázs à Zoltán Kodály, qui avait été à Paris en mai 1907 avec lui assister à la création d’Ariane et Barbe-Bleue musique de Paul Dukas.

Le Château de Barbe-Bleue est créé à l'Opéra de Budapest le  avec Olga Haselbeck (Judith) et Oszkár Kálmán (Barbe-Bleue), dans une mise en scène de Dezső Zádor et sous la direction d'Egisto Tango. La création française a lieu à la Radiodiffusion-télévision française le  sous la direction Ernest Ansermet et dans une adaptation en français de Michel Dimitri Calvocoressi ; la première scénique est donnée à l'Opéra-Comique en 1960, avec Xavier Depraz (Barbe-Bleue).

Introduit par un prologue parlé, Le Château de Barbe-Bleue est composé d'un seul acte, dont le déroulement est scandé par l'ouverture successive des sept portes du château. Il ne met en scène que deux chanteurs, Barbe-Bleue (baryton-basse) et Judith (soprano ou mezzo-soprano), ainsi qu'un narrateur dans le rôle du barde qui ouvre l'opéra par un prologue. Sa durée approximative est d'une heure.