Résultats de la recherche pour : Benedetto Marcello

Benedetto Marcello, 305 ans

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Benedetto Giacomo Marcello, né le 24 juillet 1686 à Venise et mort le 25 juillet 1739 à Brescia est un compositeur italien de la période baroque. Le conservatoire de Venise lui est dédié.

Issu d'une noble famille vénitienne (il est souvent qualifié dans ses œuvres de Patrizio Veneto) il était destiné par son père à une carrière de juriste, bien qu'il ait reçu des leçons de musique de maîtres aussi réputés que Lotti et Gasparini. En 1711, il devient membre du Conseil des Quarante et, en 1730, il est envoyé à Pola comme Provveditore. Sa santé s'étant détériorée au climat défavorable de l'Istrie, il démissionne au bout de huit ans et s'installe en tant que Camerlengo à Brescia où il demeure jusqu'à sa mort.

Benedetto Marcello est surtout connu pour son Estro poetico-armonico, publié à Venise en 1724-1726, qui est une mise en musique pour une à quatre voix et basse continue des cinquante paraphrases des « Psaumes de David » dont les paroles avaient été adaptées en italien par Giacomo Giustiniani. Cette œuvre fut très admirée, notamment par Charles Avison et John Garth, qui en firent une édition avec paroles en anglais (Londres 1757).
On en trouve des extraits dans l'ouvrage de John Hawkins intitulé « A General History of the Science and Practice of Music ». Marcello fut l'un des premiers compositeurs à écrire pour le violoncelle et il a laissé une série de sonates d'une très grande qualité, qui rappellent les compositions de Domenico Gabrielli et de Vivaldi pour cet instrument. Son Concerto pour violon a été transcrit pour le clavecin par Bach (BWV 981).

Parmi ses autres œuvres, on trouve surtout des cantates à une ou plusieurs voix ; la bibliothèque du Conservatoire de Bruxelles possède plusieurs volumes de cantates de chambre composées pour sa maîtresse. Il composa aussi un opéra, La Fede riconosciuta, représenté à Vicence en 1702, mais n'avait guère d'attirance pour ce genre de composition. Il exposa ses opinions sur l'état du drame en musique à son époque dans un pamphlet satirique intitulé « Il teatro alla moda », paru à titre anonyme à Venise en 1720 et dont la cible principale était Antonio Vivaldi, sous le pseudonyme peu équivoque d'Aldiviva. Ce petit ouvrage, fréquemment réédité, n'est pas seulement extrêmement drôle, mais constitue aussi une contribution importante à l'histoire de l'opéra.

Outre 35 sonates et mouvements de sonates pour clavecin, 4 menuets, ainsi qu'une suite de 30 menuets, Benedetto Marcello a composé 12 sonates pour clavecin publiées à Venise entre 1712 et 1717.

Membre de l'Académie d'Arcadie, il y portait, comme de coutume dans cette docte assemblée, un pseudonyme : Driante Sacreo.

On a donné son nom au conservatoire de musique de Venise.

Le Musée national des instruments de musique de Rome possède un certain nombre d'instruments lui ayant appartenu.

Le frère aîné de Benedetto, Alessandro, fut lui aussi compositeur.

Alessandro Marcello, 355 ans

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Alessandro Ignazio Marcello (Venise,  – Venise, ) est un écrivain, un philosophe, un compositeur et un mathématicien italien de renom, issu d'une famille de la noblesse vénitienne. Aujourd'hui cependant, on le connaît surtout comme compositeur de musique baroque, de même que son jeune frère Benedetto.
La date de naissance d'Alessandro Marcello varie considérablement d'une source à l'autre.

Il compose plusieurs recueils de concertos de soliste, parmi lesquels six furent rassemblés sous le titre de La Cetra (v. 1738), ainsi que quelques cantates. Il publie ses œuvres sous le pseudonyme de Eterio Stinfalico qu'il utilisait à l'Accademia dell'Arcadia. Son œuvre la plus connue est un Concerto pour hautbois en ré mineur qui a été transcrit par Jean-Sébastien Bach en un Concerto pour clavecin (BWV 974), parfois repris à l'orgue.

Le concerto pour hautbois en ré mineur a été régulièrement repris au piano seul, intégralement ou son Adagio seul, notamment par Glenn Gould, Anne Queffélec, Alexandre Tharaud, et de nombreux autres. Il en existe aussi des transcriptions pour violoncelle et orchestre, dont une version célèbre par Mstislav Rostropovitch, ainsi que pour violoncelle et piano souvent reprise. On trouve aussi des transcriptions pour guitare seule ou pour duo de guitares qui sont souvent jouées.

À noter que les hautboïstes jouent habituellement la version ornementée par J. S. Bach (BWV 974) de la mélodie de l'Adagio (2e mouvement), et plus rarement la version originale du compositeur, écrite beaucoup plus simplement et sans doute destinée à être ornementée au goût de l'exécutant.

Shani Diluka nous emmène en Angleterre et en Italie pour un affrontement musical aux confins de la Renaissance et du Baroque.

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Renaissance. Oeuvre de John Eccles (1668 – 1735) – William Byrd (c1540 – 1623) – John Dowland (c1563 – c1626) – Girolamo Frescobaldi (1583 – 1643) – Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525 – 1594) – Claudio Monteverdi (1567 – 1643) – Henry Purcell (1659 – 1695) – Arcangelo Corelli (1653 – 1713) – Domenico Scarlatti (1685 – 1757) – George Frideric Handel (1685 – 1759) – Johann Sebastian Bach (1685 – 1750) – Benedetto Marcello (1686 – 1739). Shani Diluka (piano et arrangements. 2024- Livret en français, anglais et allemand. 81’08’’. Warner Classics 5021732514295.

Florian Gassmann : L’Opera Seria

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Si l’on se réfère aux statistiques des opéras les moins fréquemment joués au XXIᵉ siècle, Florian Leopold Gassmann (1729-1774) arriverait très loin derrière les plus grands : à peine une trentaine de représentations, même si elles sont signées par des chefs prestigieux tels que René Jacobs ou Christophe Rousset. Lors des représentations à La Scala de Milan en 2025, un critique italien de renom contestait le bien-fondé d’une telle reprise, soulignant le mince intérêt musical de la composition. On ne peut pas lui donner absolument tort car, même si Gassmann a suivi l’enseignement de Johann Joseph Fux et son célèbre traité de contrepoint — Gradus ad Parnassum —, on aura du mal à trouver dans sa musique les traits de génie qui foisonnent chez Haydn ou Mozart. C’est savant, très bien orchestré, merveilleusement théâtral et efficace, mais sa musique tiendrait péniblement en version de concert. S’en priver, néanmoins, serait un peu comme si l’on faisait une longue promenade au Louvre et que l’on passait en courant, tel un touriste pressé, devant les Watteau, Fragonard ou Courbet en se disant que seuls De Vinci ou Delacroix sont magistraux… Un long débat parfaitement stérile : ces maîtres de « second rang » font aussi partie de notre richesse et de notre diversité culturelles et renferment des trésors de créativité. Et, si l’on se réfère au spectacle coproduit par le Theater an der Wien et La Scala de Milan, le talent fécond de Laurent Pelly rend cette pièce prodigieusement hilarante, même si sa critique féroce des velléités (lisons anxiétés…) de ce petit monde des artistes d’opéra est rendue avec une tendresse équivalente à celle de l’amoureux le plus transi. Quiconque a vécu quelque temps derrière ce mystérieux voile appelé rideau sait qu’un tas de personnages et de métiers fascinants y pullulent en quête de perfection et d’absolu : ateliers de décors, habilleurs, chefs de chant, répétiteurs de langue, d’escrime, de danse et j’en passe, composant une mosaïque invraisemblable de talents côtoyant de très près le doute, l’angoisse ou l’imprévu. Il m’a semblé évident que Pelly, après une si longue et brillante carrière de metteur en scène (il signe aussi les costumes effarants de cette production), a voulu rendre hommage à tout cet univers à travers les conflits d’ego des chanteurs protagonistes.

Jean-Sébastien Bach transcrit par Ferruccio Busoni : Un passionnant voyage entre l’orgue et le piano  

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Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750) / Ferruccio Busoni (1866 – 1924) : Prélude et Fugue en ré majeur BWV 532 ; Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur BWV 564 ; Choral « Ich ruf zu dir, Herr Jesus Christ » BWV 639 ; Prélude et Fugue en mi bémol majeur BWV 552 ; Choral « Nun komm, der heiden Heiland » BWV 659 ; Toccata et Fugue en ré mineur BWV 565. Jean-Philippe Collard, piano. 2024 - Livret en français, anglais et japonais. 68’29’’. LA DOLCE VOLTA LDV 139.

Baldassare Galuppi, 240 ans

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Le compositeur vénitien  -principalement dans le domaine de l'opera buffa- Baldassare Galuppi est né le 18 octobre 1706 sur l'île de Burano près de Venise et mort à Venise le 3 janvier 1785.

Surnommé Il Buranello d'après son lieu de naissance, il apprend d'abord la musique avec son père, barbier de profession, mais aussi violoniste amateur. À 16 ans, il se rend à Venise où il vit des salaires perçus comme organiste dans différentes églises, puis étudie, sur la recommandation de Benedetto Marcello, le clavecin et la composition avec Antonio Lotti, premier organiste de l'église des Doges de San Marco (i.e. la basilique Saint-Marc).

Son premier opéra, composé à 16 ans, La fede nell'incostanza, donné en 1722, est un échec, mais il connaîtra son premier succès important dès 1729 avec son opéra Dorinda.

De 1740 à 1751, il est maître de musique à l'Ospedale dei Mendicanti, institution vénitienne de bienfaisance réservée aux jeunes filles orphelines et souffrantes. Le 24 mai 1748, il obtient le poste de maître adjoint de la Cappella Marciana de Saint-Marc, dont il devient le maître en 1762. Quatre ans plus tard, sous son impulsion ou, plus probablement, sous celle de Gaetano Katilla, maître de chapelle assistant, l'orchestre du doge est l'objet d'une restructuration importante, faisant passer l'effectif à 35 instrumentistes et 24 choristes. La même année, il prend la direction du chœur de l'Ospedale degli Incurabili qu'il conservera jusqu'en 1777.

À partir de 1740, il fait aussi de nombreux voyages, à Vienne, à Berlin où il rencontre Carl Philipp Emanuel Bach. Deux longs séjours à l'étranger sont particulièrement importants : en 1741, il est appelé en Angleterre par Lord Middlesex, où il est engagé pendant deux ans comme « compositore serio dell' opera italiana », composant trois opéras pendant son séjour londonien. Approché par le tsar Pierre III en 1761, ce n'est cependant qu'en 1765 qu'il est nommé par Catherine II de Russie compositeur de Cour à Saint-Pétersbourg, les autorités vénitiennes lui ayant assuré la conservation de son poste de maître de chapelle et des émoluments correspondants, pourvu qu'il compose chaque année un Gloria et un Credo pour la messe de Noël donnée en la basilique Saint-Marc, tâche à laquelle il ne faillit pas comme en témoignent les manuscrits des années 1766 et 1767 conservés à Gênes.
À Saint-Pétersbourg, il compose quinze œuvres vocales pour l'Église russe orthodoxe.

De retour à Venise, il consacre la fin de sa vie à la musique pour clavecin et aux œuvres religieuses. Il dirige notamment en mai 1782 plusieurs concerts pour la visite à Venise du Pape Pie VI. Il meurt le 3 janvier 1785 ; à ses funérailles solennelles en l'église San Vidal, chante notamment le grand castrat Gasparo Pacchiarotti.

C'est dans les années 1740 encore que débuta la collaboration fructueuse avec Goldoni, à l'occasion de l'écriture de l'opera seria Gustavo primo, re di Svezia, qui allait donner naissance en moins de sept ans aux 17 œuvres comiques communes qui assurèrent la célébrité de Galuppi. Il filosofo di campagna fut ainsi monté plus de 70 fois au XVIIIe.

Au faîte de sa gloire, Galuppi était plus célèbre que Vivaldi. C'est ainsi qu'un prêtre vénitien, Giuseppe Baldan, envoya à la Cour de Saxe quatre œuvres de Vivaldi en les faisant passer pour des compositions du Buranello. Admiré dans toute l'Europe, il fut un modèle pour nombre de ses contemporains, notamment Joseph Haydn et Carl Philipp Emanuel Bach et fut défendu, entre autres, par Giacomo Casanova et par Jean-Jacques Rousseau.

En honneur de Galuppi, une statue a été érigée sur la seule place de l'île de Burano, la piazza Galuppi.
L'Associazione Festival Galuppi organise tous les ans un festival qui lui est en partie dédié.

 

Claudio Scimone, 90 ans

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Claudio Scimone, né le  à Padoue et mort le  dans la même ville1, est un chef d'orchestre italien.

Après avoir étudié la direction d'orchestre avec les chefs Carlo Zecchi, Dimitri Mitropoulos et Franco Ferrara, Claudio Scimone atteint une notoriété internationale en enregistrant pour la firme Erato l'intégrale des Concertos pour flûte de Vivaldi, à la demande de -et avec- le flûtiste Jean Pierre Rampal en 1966. Rapidement, il est invité à diriger quelques-uns parmi les plus grands orchestres symphoniques, dont l'Orchestre philharmonique royal de Londres et l'Orchestre symphonique Yomiuri du Japon à Tokyo.

Entre 1952 et 1957, il a écrit la rubrique musicale de la revue La gazzetta del Veneto.

En 1959, il fonde à Padoue l'orchestre I Solisti Veneti2, avec lequel il interprète principalement un répertoire de musique baroque italienne, et donne plus de 5 000 concerts sur tous les continents.

Dans les années 1970, il dirige notamment l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo et produit, avec le guitariste Turibio Santos, un disque contenant des œuvres de Joaquin Rodrigo, comme le Concerto d'Aranjuez et la Fantaisie pour un gentilhomme.

Il redécouvre également bon nombre d'opéras méconnus de Rossini, comme Mosè in EgittoErmioneMaometto IIL'Italienne à Alger (qu'il enregistre avec Marilyn Horne)..

De 1979 à 1986, il dirige l'Orchestre de la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, dont il devient ensuite le directeur honoraire.

Pendant 27 ans, il dirige le conservatoire Pollini de Padoue et enseigne au conservatoire Benedetto Marcello de Venise.

Son activité discographique a été particulièrement importante et compte près de 200 enregistrements, la plupart pour la firme française Erato.

Son travail a aidé à redécouvrir la musique instrumentale italienne du XVIIIe siècle4.

Parmi les prix les plus prestigieux qu'il a reçus, figurent les trois « Grand prix du disque » de l'Académie Charles-Cros de Paris et un Grammy Award de Los Angeles.

Claudio Scimone a été fait chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne, et a reçu la médaille d'or du Mérite pour l'art et la culture du président de la République italienne en 2000. Enfin, en 2008, à Venise, il a reçu, avec les musiciens de I Solisti Veneti, le prix Arthur-Rubinstein.

Andrés Rodríguez à Buenos Aires

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Le ministère de la Culture de la ville de Buenos Aires a annoncé hier la nomination d'Andrés Rodríguez à la tête de l'Opéra du Teatro Colón de Buenos Aires.
Rodríguez rejoindra Julio Bocca, responsable du ballet, et Gerardo Grieco, directeur général de l'institution.
Andrés Rodríguez a étudié la musique et le chant au Conservatorio Benedetto Marcello de Venise et a été, entre 1981 et 2015, directeur artistique et général du Teatro Municipal de Santiago du Chili.