Résultats de la recherche pour : Bernard Foccroulle

Bernard Foccroulle, Docteur honoris causa à l’UCLouvain et la KU Leuven

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L’UCLouvain et la KULeuven décerneront le titre de Docteur honoris causa à trois personnalités, le 15 février 2024, dans la perspective du 600e anniversaire de la création de l’Université de Louvain.
Les deux institutions remettront ainsi les glorieux insignes à Theresa Kachindamoto, cheffe traditionnelle au Malawi, militante en faveur du droit à l’éducation pour tous et toutes et contre les schémas patriarcaux (notamment les mariages forcés) ; Seyla Benhabib, philosophe turco-américaine, défenseure du vivre ensemble, via une vision cosmopolite et inclusive de la société et Bernard Foccroulle, musicien et compositeur belge, œuvrant pour un accès généralisé à la culture.

Ce casting se veut
proche des humains et tourné vers l’avenir, selon l’UCLouvain et la KU Leuven. Ces trois personnalités ont la volonté de trouver des moyens concrets pour rassembler, connecter les personnes afin d’engendrer une société plus inclusive et attentive à la diversité des uns et des autres.

Mise en scène du "Journal d’Hélène Berr" de Bernard Foccroulle

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Le Journal d'Hélène Berr est un opéra de chambre pour mezzo-soprano, piano et quatuor à corde du compositeur belge Bernard Foccroulle.
Après la création musicale en mai dernier à Cherbourg, ce monodrame lyrique est mis en scène pour la première fois, dans une coréalisation de l'Opéra national du Rhin et de la Comédie de Colmar.

Hélène Berr était une étudiante parisienne dans le Paris des années 1940. Tout comme la jeune adolescente allemande Anne Franck, elle tient un journal qui retrace ses joies, ses peines, ses préoccupations en tant que Juive pendant l'occupation de la Seconde Guerre mondiale.

À l'OnR, Adèle Charvet incarne Hélène Berr, donnant vie aux passages les plus saillants de son récit en quinze chapitres. Un spectacle bouleversant dans une mise en scène signée Matthieu Cruciani, avec la pianiste Jeanne Bleuse et le Quatuor Béla.

 

 

 

 

 

 

Cassandra de Bernard Foccroulle : « Le futur est partout, chacun peut le voir »

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A La Monnaie, l’ouverture de la saison est bienvenue à double titre : un premier opéra composé par Bernard Foccroulle ; un opéra qui s’engage résolument dans les problématiques urgentes et les débats de notre époque.

Oui, Bernard Foccroulle, celui qui en a été le directeur -l’âme- pendant quinze ans, est passé de l’autre côté de la rampe, devenu le maître d’œuvre d’un important projet lyrique. Un projet à son image.

On a connu le gestionnaire, le meneur d’équipes, le programmateur judicieux. On a aimé l’homme cultivé et engagé, l’humaniste. On a apprécié son sens de la juste mesure, son empathie, son esprit d’ouverture. Toutes ces qualités, on les retrouve dans son premier opéra. 

Le premier opéra de Bernard Foccroulle en ouverture de saison à La Monnaie

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Pour inaugurer la saison 2023-24, La Monnaie présente une œuvre engagée, sur un thème
sociétal qui nous concerne tous : Cassandra, le premier opéra du compositeur belge Bernard Foccroulle qui met en parallèle la figure mythologique de Cassandre et le personnage de Sandra, une jeune activiste se battant pour la protection de l’environnement.
Le chef Kazushi Ono et la metteuse en scène Marie-Eve Signeyrole donneront vie à ce
projet aussi ambitieux qu’actuel.

Commande de la Monnaie à son ancien directeur, Cassandra est un opéra sur l’inaction collective, face à une catastrophe pourtant annoncée. Le passé et le présent s’y font les miroirs l’un de l’autre, confrontant l’espoir du changement au désespoir provoqué par l’inertie de la société, malgré la mise en garde de la jeunesse.

Après avoir composé plusieurs œuvres vocales -dont Am Rande der Nacht et Zauberland,
Bernard Foccroulle s’est mis en quête d’un sujet pour son premier opéra. Il a choisi pour
librettiste Matthew Jocelyn, qu’il a invité à plusieurs reprises en qualité de metteur en scène à Bruxelles, lorsqu’il était à la tête de La Monnaie.
Dans le livret, écrit en anglais, des personnages d’aujourd’hui dialoguent avec des voix
venues de la mythologie antique qui nous mettent en garde contre l’effondrement de la
civilisation.
Le personnage de Cassandre, tel qu’il existe dans l’Iliade d’Homère et l’Orestie d’Eschyle,
est la fille du roi de Troie, Priam, et de son épouse Hécube. La beauté de Cassandre attire
l’attention du dieu Apollon qui, pour la séduire, lui accorde le don de prédire l’avenir. Mais
quand la jeune fille se refuse à lui, il la punit : elle continuera à voir l’avenir, mais personne
ne croira ses prophéties. Ainsi, quand elle annonce la destruction inévitable de Troie aux
mains des envahisseurs grecs, ses avertissements ne sont pas pris au sérieux et elle assiste,
impuissante, à la réalisation de sa prédiction.
La notion de catastrophe climatique imminente est au cœur du travail de Sandra, la
protagoniste de l’opéra. Doctorante en climatologie, elle étudie la préoccupante fonte des
calottes glaciaires. Quand elle prend conscience que ses recherches scientifiques n’ont pas
un pouvoir de persuasion suffisant, elle décide de partager ses connaissances d’une façon
surprenante : transformée en comédienne de stand-up, elle invite son public à réfléchir à la crise climatique et à la nécessité de changer les mentalités. Mais pouvons-nous rire de la fin du monde, tel que le fait « Sandra the climate fool » ? Est-elle la Cassandre d’aujourd’hui ? Les jeunes activistes peuvent-ils se reconnaître en elle ?

Création mondiale du premier opéra de Bernard Foccroulle

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La Monnaie vient d’annoncer l’ouverture des réservations pour la création mondiale en septembre du premier opéra de Bernard Foccroulle, Cassandra, dans la maison que le compositeur dirigea jadis.
L’oeuvre sera dirigée par Kazushi Ono et mise en scène par Marie-Eve Signeyrole.

Voir l’avenir, mais ne pas être entendue quand elle essaie de partager ce savoir -tel est le destin de Cassandra, la fille de Priam, roi de Troie.
Dans son premier opéra, le compositeur Bernard Foccroulle pose la question de savoir qui sont les Cassandre d’aujourd’hui : quels sont celles et ceux qui prédisent les catastrophes inéluctables de notre époque sans être entendus ? Sandra, une jeune activiste s’y bat pour la protection du climat et peine, à l’instar du personnage du mythe, à se faire entendre.

Le livret, écrit en anglais par Matthew Jocelyn, fait dialoguer figures mythologiques et personnages contemporains, il fait entrer sur la scène de l’opéra la question du climat dans toute son urgence. Et ce n’est pas un hasard si cela se passe à la Monnaie où, depuis plusieurs années, est mis en place un processus de création artistique qui repose sur les principes du « Green Opera ».

Pour cette création mondiale, La Monnaie a lancé le chœur amateur “Cassandra”, du nom de ce premier opéra de Bernard Foccroulle (ancien Directeur de la maison).

Création mondiale du Journal d’Hélène Berr de Bernard Foccroulle le 3 mai à Cherbourg

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2023 verra la création de deux œuvres de Bernard Foccroulle composées au cours des quatre dernières années : Le Journal d’Hélène Berr et l’opéra Cassandra.

Un monodrame lyrique pour voix, piano et quatuor à cordes, basé sur Le Journal d’Hélène Berr, sera créé en version de concert le 3 mai au Trident à Cherbourg. La mezzo-soprano Adèle Charvet y incarnera Hélène Berr aux côtés de Jeanne Bleuse, piano, et du Quatuor Béla. L’œuvre sera reprise le 8 juin à Coulommiersle 12 juin au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris et le 5 novembre au Méjean à Arles. À partir du 3 décembre, l’Opéra national du Rhin en présentera une version scénique, signée Mathieu Cruciani, à Colmar, Strasbourg, Mulhouse et en tournée. Le Mémorial de la Shoah, la Médiathèque Hélène Berr, le Crif et la nièce de l’autrice seront associés à ce projet artistique étoffé d’événements, rencontres et ateliers autour des œuvres dérivées du Journal.

Hélène Berr, étudiante juive parisienne, écrivit les premières lignes de son Journal au printemps 1942. Celui-ci s’interrompt tragiquement deux ans plus tard : déportée à Auschwitz en mars 1944 et transférée trois semaines plus tard au camp de Bergen-Belsen, la jeune femme y perdra la vie cinq jours avant la libération du camp, à l’âge de 23 ans. Demeuré inédit durant 63 ans, le précieux manuscrit, conservé au Mémorial de la Shoah, fut édité par les éditions Tallandier en 2008. Profondément ému à la lecture de ce témoignage, Bernard Foccroulle en tira un livret, achevé en 2020. 

Bernard Foccroulle, perspectives 

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Personnalité majeure de la vie musicale et intellectuelle de notre pays et de l'Europe, Bernard Foccroulle déborde de projets. Alors qu’il vient de faire paraître un album consacré à des œuvres contemporaines, il met une touche finale à une intégrale des partitions pour orgue de l’Espagnol Francisco Correa de Arauxo à paraître ce printemps et à un documentaire sur les orgues à travers l’Europe. Cet entretien est également l’occasion d’échanger sur la situation de la Culture en ces temps pandémiques et de la nécessité de faire revivre les droits culturels si malmenés en cette période. 

Vous venez de faire paraître un album centré sur des œuvres contemporaines de Pascal Dusapin, Jonathan Harvey, Toshio Hosokawa, Betsy Jolas, Thomas Lacôte et vous-même. Comment avez-vous envisagé ce parcours et ces partitions ?  

Cet album rassemble des œuvres que j’ai jouées -et parfois créées- ces trente dernières années. Très occupé par mes responsabilités dans le monde de l’opéra de 1992 à 2018, je n’ai pas pu les enregistrer plus tôt. Mon départ du Festival d’Aix m’a permis de retrouver davantage de temps pour composer et interpréter. Chacune de ces personnalités m’est très chère : j’ai rencontré Betsy Jolas dans les années 1970, et j’ai créé sa première pièce d’orgue au Festival de Royan en 1976. La rencontre avec Jonathan Harvey a eu lieu au début du Festival Ars Musica : c’était l’une des personnalités les plus chaleureuses et inspirantes que j’ai rencontrées ! Pascal Dusapin est devenu un ami proche depuis la création de son opéra  Medeamaterial  à la Monnaie en 1992, et j’ai assisté à pratiquement tous ses opéras depuis lors. J’ai également connu Toshio Hosokawa à travers le monde de l’opéra, et son œuvre porte la marque d’une rencontre fascinante entre Orient et Occident. Thomas Lacôte appartient à une plus jeune génération d’organistes-improvisateurs-compositeurs, et son monde sonore est à la fois singulier et séduisant. Ce parcours de trente ans est donc à la fois un parcours personnel, mais il offre, me semble-t-il, un beau panorama de la musique d’orgue contemporaine.

L’une de vos prochaines parutions sera consacrée au compositeur Francisco Correa de Arauxo. Pourquoi ce choix ? Quelle est la place de ce compositeur dans l’histoire de la composition pour orgue. 

Correa est l’un de mes compositeurs favoris depuis plus de quarante ans. Né en 1584 à Séville où il a vécu la majeure partie de sa vie, il occupe une place de premier rang parmi les organistes-compositeurs ibériques de l’époque baroque. Sa musique est flamboyante, émouvante, expressive, virtuose... Il nous a aussi laissé un traité, la Faculdad Organica, qui est l’un des plus riches de toute cette époque. J’ai beaucoup joué ses Tientos en concert, et j’ai réalisé deux CD il y a une trentaine d’années. Entre-temps, j’ai pu approfondir ma connaissance de la musique instrumentale de cette époque charnière entre Renaissance et Baroque, notamment aux côtés des cornettistes Jean Tubéry et Lambert Colson. Ces trois dernières années, j’ai revisité l’œuvre de Correa avec une émotion et un plaisir encore plus grands, reparcourant l’Espagne pour trouver les orgues historiques les plus proches de son temps. En fait, Correa jouait un orgue flamand à Séville, témoignage de l’excellence de la facture d’orgues de nos régions à cette époque.

Par ailleurs, s’agissant d’un coffret de 4 CD de musique d’orgue, j’ai souhaité éviter une éventuelle monotonie et j’ai associé Lambert Colson et les chanteurs et instrumentistes de l’ensemble InAlto. Cela nous a permis d’enregistrer des œuvres des compositeurs auxquels se réfère Correa dans sa préface : Josquin des Prés, Roland de Lassus, Thomas Crecquillon, Nicolas Gombert, etc. La présence de ces musiciens franco-flamands fait ressortir l’origine vocale de la musique d’orgue, et illustre parfaitement l’incroyable circulation européenne des œuvres et des styles à cette époque.