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Carlos Chavez, 125 ans

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Le compositeur mexicain Carlos Antonio de Padua Chávez y Ramírez, dit Carlos Chávez, est né à Popotla (aujourd'hui un quartier de Mexico) le 13 juin 1899 et mort à Mexico le 2 août 1978.
Sa production musicale comprend 5 ballets, 6 symphonies, 4 concertos, 40 œuvres lyriques, 70 pièces pour piano, 23 pièces pour musique de chambre et 3 œuvres pour orchestre. Son travail en tant que compositeur, réalisateur, manager et organisateur a touché de larges niveaux de la vie musicale du pays et en même temps généré d'importants liens internationaux pour donner de la visibilité à la musique mexicaine.

Son grand-père paternel, José Maria Chavez Alonso, fut gouverneur d’Etat de Aguascalientes et exécuté sur ordre de l’Empereur Maximilien en 1864. Son père, Augustin Chavez inventa un type de charrue qui fut produit et utilisé aux Etats-Unis. De son grand-père maternel, il hérite du sang indien et est donc né dans une famille créole.

Carlos Chávez étudie le piano avec Pedro Luis Ogazón et l'harmonie avec Juan B. Fuentes et Manuel Ponce. En 1922-1923, il voyage en France, en Autriche et en Allemagne. De retour au Mexique, il organise des concerts pour faire connaître les œuvres de Stravinsky, Schoenberg, Satie, Milhaud et Varèse. De 1926 à 1928, il vit à New York. En 1928, il fonde l'Orquesta Sinfónica de Mexico qui va créer de nombreuses œuvres de compositeurs mexicains.

Entre les années 1928 et 1934, Chávez était directeur du Conservatoire national. Au cours de cette période, il découvrira un nouveau programme d'études mettant l'accent sur l'étude de la musique folklorique et populaire du Mexique. Chávez a également plaidé pour la collecte et le catalogage de la musique et de la littérature autochtones.

En 1949, l'orchestre prend le nom d'Orquesta Sinfónica Nacional. Chávez est directeur du Conservatorio Nacional de Música entre 1928 et 1935, puis directeur général de l'Instituto Nacional de Bellas Artes de 1946 à 1952. En 1958-1959, Chávez est maître de conférences à l'Université Harvard. Il fut nommé membre honoraire de l’American Academy of Arts and Sciences et de l’American Institute of Arts and Letters.

Moins révolutionnaire, plus institutionnel que son cadet de six mois Silvestre Revueltas, Carlos Chávez est alors le compositeur le plus influent de son pays. Ses œuvres reflètent des éléments inspirants de son héritage mexicain, espagnol et indien. Au cours de cette ère post-révolution mexicaine, Chávez a joué un rôle croissant dans la musique occidentale.

Orchestrateur hors pair (ses six symphonies sont des modèles du genre), il cultive un langage raffiné et classique. Il a écrit près de deux cents opus, dont nombre de ballets et un opéra. Au niveau de son langage musical, on peut le rapprocher d'Arthur Honegger, voire (en tenant également compte de son action de régent de la vie musicale -créateur de conservatoires, concepteur de festivals, chapeauteur de prix...), de Marcel Landowski.

Carlos Chávez,45 ans

par

Le compositeur mexicain Carlos Antonio de Padua Chávez y Ramírez, dit Carlos Chávez, est né à Popotla (aujourd'hui un quartier de Mexico) le  et mort à Mexico le .
Sa production musicale comprend 5 ballets, 6 symphonies, 4 concertos, 40 œuvres lyriques, 70 pièces pour piano, 23 pièces pour musique de chambre et 3 œuvres pour orchestre1.
Son travail en tant que compositeur, réalisateur, manager et organisateur a touché de larges niveaux de la vie musicale du pays et en même temps généré d'importants liens internationaux pour donner de la visibilité à la musique mexicaine.

Son grand-père paternel, José Maria Chavez Alonso, fut gouverneur d’Etat de Aguascalientes et exécuté sur ordre de l’Empereur Maximilien en 1864. Son père, Augustin Chavez inventa un type de charrue qui fut produit et utilisé aux Etats-Unis. De son grand-père maternel il hérite du sang indien et est donc né dans une famille créole.

Carlos Chávez étudie le piano avec Pedro Luis Ogazón et l'harmonie avec Juan B. Fuentes et Manuel Ponce. En 1922-1923, il voyage en France, en Autriche et en Allemagne. De retour au Mexique, il organise des concerts pour faire connaître les œuvres de Stravinsky, Schoenberg, Satie, Milhaud et Varèse.
De 1926 à 1928, il vit à New York.
En 1928, il fonde l'Orquesta Sinfónica de Mexico qui va créer de nombreuses œuvres de compositeurs mexicains.

Entre les années 1928 et 1934, Chávez était directeur du  Conservatoire national.  De ce poste, il découvrira un nouveau programme d'études mettant l'accent sur l'étude de la musique folklorique et populaire du Mexique. Chávez a également plaidé pour la collecte et le catalogage de la musique et de la littérature autochtones.

En 1949, l'orchestre prend le nom d'Orquesta Sinfónica Nacional. Chávez est directeur du Conservatorio Nacional de Música entre 1928 et 1935, puis directeur général de l'Instituto Nacional de Bellas Artes de 1946 à 1952.
En 1958-59, Chávez est maître de conférences à l'Université Harvard.
Il fut nommé membre honoraire de l’American Academy of Arts and Sciences et de l’American Institute of Arts and Letters.

Moins révolutionnaire, plus institutionnel que son cadet de six mois Silvestre Revueltas, Carlos Chávez est alors le compositeur le plus influent de son pays. Ses compositions vont du ballet, de la symphonie, des concertos, Ses œuvres reflètent des éléments inspirants de son héritage mexicain, espagnol et indien. Au cours de cette ère post-révolution mexicaine, Chávez a joué une présence croissante dans la musique occidentale.

Orchestrateur hors pair (ses six symphonies sont des modèles du genre) il cultive un langage raffiné et classique. Il a écrit près de deux cents opus, dont nombre de ballets et un opéra. Au niveau de son langage musical, on peut le rapprocher d'Arthur Honegger, voire (en tenant également compte de son action de régent de la vie musicale - créateur de conservatoires, concepteur de festivals, chapeauteur de prix...), de Marcel Landowski.

Contrastes amérindiens en terre monégasque 

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Deux concerts contrastés en ambiances occupaient la fin de semaine monégasque à l’Auditorium Rainier III : un récital du pianiste argentin Nelson Goerner et un concert de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo. 

Nelson Goerner rejoint " l'Olympe des grands pianistes argentins" aux côtés de ses aînés Daniel Barenboïm et Martha Argerich. Ils sont tous les trois issus de l'Ecole de Vincenzo Scaramuzza, grand pédagogue italo-argentin, qui a innové une méthode fondée sur une étude exacte de l'anatomie du pianiste, qui permet une complète relaxation des muscles et des tendons de la main et du bras, même lorsque le pianiste doit exécuter les pièces les plus difficiles. En conséquence, le son est toujours rond et sans rugosité, jamais métallique, même en jeu fortissimo.

Nelson Goerner nous propose les 4 Ballades de Chopin en première partie de son récital. Chopin a composé ces Ballades à Paris et à Nohant dans la maison de George Sand et Chopin préférait les salons aux salles de concerts. Nelson Goerner fait sonner le grand piano de concert Steinway, comme si nous étions chez lui à la maison en toute intimité. On est ébloui par la sincérité de son jeu. Pas d'effets clinquants, tout est subtil, les timbres et les sonorités sont comme du velours, les couleurs chatoyantes. Les passages les plus virtuoses et les plus difficiles, coulent de source. On atteint le sommet de l'art du piano.

En seconde partie on redécouvre la monumentale Sonate en si mineur S.178 de Liszt. Une demi-heure de musique intense. Goerner nous fait chavirer d'une excitation croissante, d'un jeu de feu et de passion à des moments de douceur et de délicatesse exquise. Nelson Goerner est phénoménal. Il a atteint le plus haut niveau de perfection technique et de musicalité. Sublime, ardent, bouleversant, émouvant, quelle performance incroyable ! 

Le public est enflammé et après plusieurs rappels, Goerner nous donne en bis Brahms et Liszt. 

Décès d'une figure de l'avant-garde

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Le compositeur mexicain Mario Lavista, l'une des principales figures de l'avant-garde musicale latino-américaine de ces 50 dernières années, est décédé ce 4 novembre, à l'âge de 78 ans.
Neveu d'un autre grand de la musique mexicaine du XXe siècle, Raúl Lavista, Mario Lavista s'est surtout consacré à la musique instrumentale, laissant derrière lui un riche catalogue d'œuvres de chambre et d'orchestre allant de ses Six petites pièces pour orchestre à cordes de 1965 à son Adagio religioso de 2011.

Né à Mexico en 1943, Lavista a étudié la composition avec Carlos Chávez, figure de proue de la musique mexicaine, ainsi qu'avec l'Espagnol en exil Rodolfo Halffter. En 1967, il s'installe à Paris pour étudier avec Jean-Étienne Marie à la Schola Cantorum de la capitale française et suit les séminaires de "musique nouvelle" donnés par Henri Pousseur. À la fin des années 1960, il s'engage dans l'avant-garde d'Europe centrale, participant aux cours de Karlheinz Stockhausen à Cologne et Darmstadt.

En 1991, il a reçu le Premio Nacional de Ciencias y Artes de Mexico, ainsi que la médaille Mozart. En 2013, la Sociedad General de Autores de España (SGAE) lui a décerné le XII Premio SGAE de la Música Iberoamericana Tomás Luis de Victoria. Le jury, présidé par Antón García Abril, soulignait l'importante contribution de M. Lavista "à l'enrichissement du patrimoine musical des peuples ibéro-américains grâce à son œuvre créative", ainsi que "son travail extraordinaire en tant que professeur des nouvelles générations et diffuseur de musique contemporaine".

M. Lavista a occupé la chaire d'analyse et de langage musical du XXe siècle au Conservatoire national de musique de son pays natal.

Le piano mexicain est en deuil

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Luz María Puente, une des plus grandes pianistes mexicaines, est décédée à l'âge de 97 ans.
Née à Los Angeles en 1923, elle s'installe très tôt au Mexique, étudie au Conservatoire National de Musique de Mexico avec Alberto Montero et Angélica Morales, puis se perfectionne avec Jörg Demus, Guido Agosti et Michele Campanella.

On la retrouve au concert dans les principales salles d'Amérique centrale, des États-Unis et d'Europe sous la baguette de chefs tels que Sergiu Celibidache, Lorin Maazel, Carlos Chávez, Eduardo Mata ou Enrique Bátiz. Chambriste aussi, elle a fait partie du Cuarteto México et du Cuarteto Bellas Artes.
Mais elle s'est aussi distinguée par son intense activité pédagogique et, en 2017, elle a été honorée de la Médaille des Beaux-Arts Bellas pour l'ensemble de sa carrière.

Enfin une compilation digne du chef d’orchestre américain Felix Slatkin

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The Art of Felix Slatkin. Œuvres de Isaac Albéniz, Johann Sebastian Bach, Georges Bizet, Benjamin Britten, André Caplet, Carlos Chávez, Claude Debussy, Léo Delibes, Frederick Delius, Ernst von Dohnányi, George Gershwin, Reinhold Glière, Morton Gould, Edvard Grieg, Ferde Grofé, Jacques Ibert, Mikhaïl Ippolitov-Ivanov, Dmitri Kabalevsky, Aram Khachaturian, Harl McDonald, Jules Massenet, Felix Mendelssohn, Darius Milhaud, Jacques Offenbach, Maurice Ravel, Nikolaï Rimski-Korsakov, Gioachino Rossini, Camille Saint-Saëns, Pablo de Sarasate, Johann Strauss II, Richard Strauss, Franz von Suppé, Piotr Ilyitch Tchaïkovski, Heitor Villa-Lobos, Émile Waldteufel, Jaromír Weinberger. Divers arrangements de Felix Slatkin et Amerigo Rickey Marino. Diverses musiques de film et militaires. Michael Rabin, Paul Shure, violon ; Eleanor Aller, violoncelle ; Ann Mason Stockton, harpe. Victor Aller, Leonard Pennario, Harry Sukman, piano. Hal Reese, percussion. Concert Arts Cello Ensemble ; Concert Arts Orchestra and Percussionists ; Hollywood Bowl Symphony Orchestra ; The Fantastic Fiddles ; The Fantastic Strings ; Concert Arts Symphonic Band ; The Light Brigade, direction : Felix Slatkin. Enregistré entre 1952 et 1963. Édition 2020. Pas de livret. 1 coffret 13 CD Scribendum SC822.

Sir John Barbirolli, l’Anglais patient 

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Le 29 juillet prochain, le monde de la musique célèbrera les cinquante ans de la disparition du grand chef d’orchestre Sir John Barbirolli. A cette occasion, Warner réédite un fabuleux coffret qui comporte la totalité de ses enregistrements pour HMV et Pye records. Cette parution est naturellement une occasion de revenir sur le parcours d’un chef inclassable mais si important dans l’art de la direction. 

Né en 1899 à Londres, Giovanni Battista Barbirolli était issu d’une mère d’origine française et d’un père italien. Son géniteur Lorenzo Barbirolli était un violoniste professionnel qui avait joué, avec son propre père, dans l’Orchestre de la Scala de Milan, entre autre à l’occasion de la création d’Otello de Verdi. Émigré à Londres avec son épouse Louise Marie (née Ribeyrol), le musicien se produit dans différents orchestres des théâtres de l’Est londonien. Le jeune John se met au violon, mais il passe au violoncelle à l’instigation de son grand père exaspéré de le voir se promener en jouant : en lui offrant un violoncelle, il écartait le risque de déambulations intempestives... Le garçon est doué et à l’âge de onze ans, il fait ses débuts en concert. Il intègre rapidement la Royal Academy of Music tout en développant un goût pour la musique de son temps ! Cette passion n’est pas de tout repos car l'intraitable directeur Alexander Mackenzie interdit aux étudiants de jouer de la musique de Ravel, qu’il considère comme pernicieuse. Cet oukase ne décourage pas Giovanni et ses compères qui répètent le quatuor, cachés dans les sanitaires…

Deux Amériques des origines : réédition de ballets dirigés par leur auteur

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Carlos Chávez (1899-1978) : Pirámide (extraits du ballet) ; Los Cuatros Soles (ballet intégral). Carlos Chávez, Orchestre Symphonique de Londres, Ambrosian Singers. Enregistrement mars 1973. / Aaron Copland (1900-1990) : Appalachian Spring (« complete ballet, original version », sic, mais voir commentaire). Aaron Copland, Columbia Chamber Orchestra. Enregistrement mai 1973. TT 82’ (musique) + 17’ (interview). Livret en anglais (sans les paroles chantées). Rééd 2019. SACD multicanal. Dutton Vocalion CDLX 7366.