Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n° 9 en mi mineur, op. 95, B. 178, « Du Nouveau Monde » ; Carlos Simon (né en 1986) : Four Black American Dances. Pittsburgh Symphony Orchestra, direction : Manfred Honeck. 2025 — Live (Heinz Hall, Pittsburgh, février 2025) — Livret en anglais — 58'51 — 1 SACD Fresh! / Reference Recordings FR-769SACD.
Pour suivre un nouveau traîtement de son cancer, Dmitri Hvorostovsky a dû annuler sa participation à l'Otello (Verdi) du Festival de Pâques de Salzbourg.
Le chanteur gère méticuleusement ses périodes d'activités et de repos. Ainsi, il chantera à Carnegie Hall (New York) ce 17 février, avant Chicago et à Toronto.
A Salzbourg, c'est Carlos Álvarez qui le remplacera dans le rôle de Iago. Un personnage qui lui est familier et dans lequel il triomphait déjà à Bastille en 2005.
Le baryton espagnol -il est né à Malaga en 1966- poursuit une brillante carrière lyrique internationale depuis le début des années 1990.
Après ses débuts au Teatro de la Zarzuela (Madrid), il a enchaîné les rôles de premier plan sur les scènes de la plupart des grandes maisons d'opéra du monde dont la Scala, le Royal Opera de Londres, l'Opéra Bastille, le Liceu, le Palau de les Arts Reina Sofía, le Teatro Real, l'Opéra d'État de Hambourg, l'Opéra d'État de Vienne, au Lyric Opera de Chicago, à l'Opéra national de Washington, l'Opéra de Zurich...
Parmi ses grands rôles : Alfonso XI de Castille (La Favorite), Don Carlo (Ernani), Don Carlo di Vargas (La forza del Destino), le duc de Nottingham (Roberto Devereux), Escamillo (Carmen), Figaro (Le Barbier de Séville), Gérard (Andrea Chénier), Iago (Otello), Marc Antoine (Cléopâtre de Jules Massenet), Rodrigo (Don Carlos), et les rôles-titres dans Don Giovanni, les Noces de Figaro et Simon Boccanegra.
Le Pittsburgh Symphony Orchestra (PSO) a annoncé ce 10 juin 2026 la prolongation du contrat de son directeur musical Manfred Honeck jusqu'à la fin de la saison 2032/2033. Avec un mandat entamé en 2008/2009, le chef autrichien atteindra alors un total de vingt-cinq saisons à la tête de la phalange de Pennsylvanie — la plus longue durée jamais enregistrée dans l'histoire de l'orchestre.
« Depuis près de deux décennies, j'entretiens une relation très particulière avec cet orchestre », confie Manfred Honeck. « Notre lien repose sur la confiance, l'engagement et une volonté partagée d'atteindre le sens le plus profond de la musique que nous jouons. » Melia Tourangeau, présidente et directrice générale du PSO, salue de son côté « une connexion musicale et une confiance profondes » qui ont porté l'orchestre vers une reconnaissance internationale renouvelée.
Sous la direction du chef autrichien, le PSO a lancé la série discographique Pittsburgh Live! chez Reference Recordings, couronnée par douze nominations aux GRAMMY Awards et trois récompenses, dont celle de la Best Orchestral Performance pour le couplage Chostakovitch — Symphonie n° 5 / Barber — Adagio for Strings. La collaboration s'est également distinguée par de nombreuses tournées internationales : Festival de Salzbourg, Festival de Lucerne, Elbphilharmonie de Hambourg, Concertgebouw d'Amsterdam et Konzerthaus de Vienne. À l'été 2026, l'orchestre entamera sa quatorzième tournée européenne commune, du 26 août au 10 septembre, avec des escales à Merano, Varsovie, Hambourg, Cologne, Amsterdam, Essen, Salzbourg, Lucerne et Vienne.
Manfred Honeck a également initié à Pittsburgh une politique de commandes nourrie — Carlos Simon, Mason Bates, Lera Auerbach, James MacMillan, Samy Moussa, Jessie Montgomery — et développé, avec le compositeur tchèque Tomáš Ille, plusieurs suites symphoniques tirées d'opéras (Elektra de Strauss, Jenůfa de Janáček, Rusalka de Dvořák) ainsi qu'une version orchestrale des Cinq Pièces pour quatuor à cordes d'Erwin Schulhoff, toutes captées au disque. En février 2026, son engagement en faveur de la musique d'Anton Bruckner lui a valu la Médaille d'honneur de la Bruckner Society of America.
Ce dimanche 2 novembre a lieu le concert du Deutsches Symphonie-Orchester (DSO) de Berlin à Bozar. La phalange berlinoise, dirigée par Marin Alsop, est accompagnée du pianiste japonais Hayato Sumino. Trois œuvres figurent au programme de la soirée : Fate Now Conquers de Carlos Simon, le Concerto pour piano et orchestre n° 1, op. 11, en mi mineur de Frédéric Chopin, ainsi que la Symphonie n° 4, op. 98, en mi mineur de Johannes Brahms.
Le concert s’ouvre avec Fate Now Conquers, de Carlos Simon. Commandée par le Philadelphia Orchestra et son directeur musical Yannick Nézet-Séguin, cette pièce a été composée en 2020 par le compositeur américain. Il s’est inspiré de la structure harmonique du deuxième mouvement de la Septième Symphonie de Beethoven, ainsi que d’un extrait de l’Elias. L’œuvre condense en cinq minutes toute l’incertitude de la vie. Le DSO en donne une belle interprétation, avec des cordes dont les arpèges fougueux se dissipent peu à peu en un voile indéfinissable. Les vents ponctuent le discours musical par des interventions agitées, tandis que les timbales se démarquent par leurs éclats.
Après cette brève introduction, place au Concerto pour piano et orchestre n° 1, op. 11, en mi mineur de Frédéric Chopin. Ce concerto est en réalité le deuxième qu’il compose chronologiquement : il l’écrit en 1830, alors que le Concerto pour piano et orchestre n° 2, en fa mineur, date de 1829. Le pianiste japonais Hayato Sumino est le soliste de la soirée. Il livre une très belle prestation, faisant preuve d’une virtuosité évidente tout en conservant une certaine retenue, évitant ainsi toute outrance. Il montre également une grande sensibilité et un large éventail de nuances. Toutefois, l’alchimie entre le soliste et l’orchestre n’est pas totalement aboutie, comme en témoigne la fin du développement du premier mouvement, où l’on perçoit une légère zone de turbulences. Marin Alsop veille cependant à maintenir la cohésion et permet aux deux parties de rester ensemble. On peut aussi regretter que le pianiste ne rentre pas dans le ritenuto de l’orchestre lors de sa première intervention dans le Rondo.
Le Boston Symphony a converti, après dix ans, l'emploi d'Andris Nelsons en contrat à durée indéterminée, ce qui signifie qu'il pourrait rester directeur musical pour toujours. Nelsons a également été nommé responsable de la direction d'orchestre à Tanglewood.
Le BSO a également nommé Carlos Simon à sa nouvelle chaire de compositeur, "travaillant avec le directeur musical du BSO, Andris Nelsons, et le président-directeur général, Chad Smith, pour animer la programmation du BSO, y compris les nouvelles compositions, les initiatives éducatives, les programmes conçus par des artistes et les programmes de sciences humaines présentés en partenariat avec l'Institut des sciences humaines du Boston Symphony Orchestra, qui vient d'être annoncé".
Young Concert Artists (YCA) a nommé le compositeur Alistair Coleman comme compositeur en résidence pour 2023. Coleman a été sélectionné pour le rôle parmi un groupe très compétitif de 150 candidats, dont quatre autres finalistes: Bobby Ge, Luke Haaksma, Hannah Ishizaki et Max Vinetz.
Au cours de son mandat, il recevra une allocation de 18 000 $ pour écrire trois œuvres commandées, qui seront créées lors des prochains concerts. Il recevra également un contrat de gestion globale de trois ans.
Alistair Coleman étudie actuellement pour une maîtrise avec Richard Danielpour, Nick DiBerardino, Jonathan Bailey Holland, Amy Beth Kirsten et Steven Mackey au Curtis Institute, où il a également obtenu son diplôme de premier cycle.
Parmi ses commandes récentes, mentionnons un concerto pour le violoniste Soovin Kim, un concerto pour le violoncelliste Zuill Bailey, lauréat d’un prix Grammy, et une sonate pour Joseph Alessi, tromboniste solo de l’Orchestre Philharmonique de New York. Il a également récemment collaboré avec Midori et Ida Kavafian pour écrire une pièce test solo pour les violonistes auditionnant à Curtis.
Le jury était composé des compositeurs Katherine Balch, Kenji Bunch, Chen Yi, Missy Mazzoli et Carlos Simon, des pianistes Anthony De Mare et Jeffrey Swann, du flûtiste Brandon Patrick George et de la violoniste Anne Akiko Meyers.
Le label LSO Live, émanation de l'Orchestre symphonique de Londres, a été sacré « Label de l'année » par les International Classical Music Awards. À cette occasion, Kai Luehrs-Kaiser, membre du jury de l'ICMA pour le magazine Das Orchester, s'est entretenu avec le nouveau chef principal du LSO, Antonio Pappano.
Un nouveau rythme sans maison d'opéra
Monsieur Pappano, pour la première fois de votre carrière, vous n'êtes rattaché à aucune maison d'opéra. Appréciez-vous cette situation ?
J'avoue éprouver une sensation étrange. J'avais l'habitude de fréquenter quotidiennement un théâtre lyrique, d'y travailler de manière très physique. Désormais, mon rythme est tout autre. Sans ancrage dans un opéra, et à la tête d'un orchestre symphonique, tout est bien plus effréné. Je dois diriger des œuvres différentes en permanence. Comme je travaille énormément et que j'ai le souci d'une préparation méticuleuse, j'ai parfois l'impression d'être encore étudiant.
Ceci dit, mes liens avec le Royal Opera House demeurent excellents. Nous achevons actuellement un nouveau cycle du Ring sous la direction de Barrie Kosky. Quant au London Symphony Orchestra, j'y dirige également des opéras, mais en version de concert.
L'idée d'un mandat permanent dans un opéra appartient-elle au passé ?
J'ai 65 ans. Je ne suis pas certain d'avoir encore l'envie ou l'énergie de me lancer dans une nouvelle aventure de cette envergure. L'envie, sans doute, car j'ai officié dans ce milieu pendant 35 ans. Mais je reste, avant tout, un homme de théâtre.
The London Symphony Orchestra’s record label LSO Live is Label of the Year at the International Classical Music Awards. Kai Luehrs-Kaiser from the ICMA Jury member Das Orchester made the following interview with the LSO’s new Chief Conductor Antonio Pappano.
Mr. Pappano, for the first time in your career, you find yourself without an opera house. Do you like it? I must admit, it’s a strange feeling. I’m used to going to an opera house every day and working there, in a very physical sense. My rhythm is completely different now. Without an opera house, and with a symphony orchestra instead, everything is much more hectic. I have to conduct different works all the time. Since I practice a lot and am used to preparing intensively, I feel as if I were still at university. On the other hand, my relationship with the Royal Opera House is still very good. We are in the middle of a new Ring with Barrie Kosky as director. And with the London Symphony Orchestra, I do operas in concert form.
Is the idea of a permanent opera house dead for you? I am now 65 years old. I’m not sure I would have the desire and energy to embark on a new adventure. Well, the desire I probably have. After all, I did it for 35 years. The question is not entirely unexpected. All I can say is that I am and always will be, above all, a theater person.
With the London Symphony Orchestra, you have one of the most versatile and technically accomplished orchestras in the world at your disposal. Your best yet. Is there anything you need to prove – or want to prove – with this orchestra? There always is. The LSO has a certain inner drive that is its calling card, so to speak. Nevertheless, I have to find the sound for the orchestra or adjust it as I see fit. I also have to make sure that we have the right persuasive power. No small responsibility! In Great Britain, all orchestras have the versatility you mentioned. That’s because of the system. It has developed a certain strength in these orchestras that is essential for their survival. The LSO embodies this in its most superior form. However, versatility can also be limiting. I admit that I have never done anything without conscientious and extensive rehearsals. Now I have to prove that I fit in with a system that is geared towards fewer rehearsals.
The principal conductors of the London Symphony Orchestra have included such illustrious names as Arthur Nikisch, Thomas Beecham, Pierre Monteux, and Claudio Abbado. Which of your predecessors do you admire most? Oh, there were a few more. Colin Davis was one of the most influential conductors for 12 years. Claudio Abbado is remembered here as an enormous perfectionist. The musicians also rave about Valery Gergiev, who – despite all the chaos during rehearsals – must have conducted some of the most exciting concerts. Incidentally, even Edward Elgar was once the principal conductor of this orchestra. But the most important one for me is my immediate predecessor, Simon Rattle. He opened up the repertoire.
You know what Christoph von Dohnányi said at the Cleveland Orchestra: « When I conduct a good concert, George Szell gets the good reviews; when I conduct a bad one, I get the bad reviews. » Which of your predecessors do you fear the most? I can’t even think about that.
Why not? You always fear yourself the most. Because it’s all me, if I may say so. You can’t use any predecessor as an excuse, and you can’t let anyone else confuse you.
Every orchestra has gaps in its repertoire. Even the LSO? Certainly. The LSO has undoubtedly performed all of Ralph Vaughan Williams’ symphonies at some point in its history. We are only now doing a cycle. For years, it was more likely that a Mahler or Shostakovich symphony would be included in the program than Vaughan Williams’ Ninth. You haven’t done the Bernstein symphonies in ages. Rossini would be important. Because he trains the fingertips, and that benefits classical music as well as the sense of esprit.
The LSO has reportedly made the most records of any orchestra, many of them during the André Previn era. Is that still worthwhile today? That’s a question you’ll have to ask the management. For my part, I believe we have to do it. It documents the orchestra’s progress. If you choose the works well, recordings are still a meaningful and worthwhile endeavor today.
Which of your own recordings are you proud of? All my recordings are fantastic. (Laughs loudly.) Well, I would actually mention the opera recordings I made with the LSO in the past: La Rondine, but also Werther, Trovatore, and parts of Trittico. Mostly with Angela Gheorghiu in the lead role. My favorite is Il tabarro with Maria Guleghina and Neil Shicoff. That was fantastic. I also like the recordings where I’m sitting at the piano, especially with Ian Bostridge. They’re important to me.
Journée de la flûte à l’IMEP : organisée par la classe de flûte de l’IMEP (Denis-Pierre Gustin, professeur – Fabienne Dussenwart, chargée d’enseignement flûte et méthodologie – Päivi Kauffmann, conférencière piccolo) : le 1er mai 2025
Programme : 9h00 : accueil - café 9h30 : 3 aspects de la pédagogie de la flûte : - Choix du matériel didactique pour le flûtiste débutant : pertinence et incidence sur le cheminement et la motivation (Fabienne Dussenwart)
- Une approche concrète de la tonalité, des accords et de la structure harmonique d'une phrase musicale dans le cadre du cours de flûte traversière (Simon Widart)
- L’évaluation, un outil d’apprentissage ? (Cédric Feye) 12h00 : concert par Aldo Baerten, Carlos Bruneel, Lieve Goossens, Denis-Pierre Gustin et Päivi Kauffmann accompagnés au piano par Nicolas Paternotte 14h00-17h00 : masterclasses ouvertes au public par Aldo Baerten, Carlos Bruneel, Lieve Goossens, Denis-Pierre Gustin et Päivi Kauffmann - les étudiants de l’Imep ont cours avec les professeurs invités, les professeurs de l’Imep donnent cours aux étudiants d’Aldo Baerten et Lieve Goossens. 17h30: départ au Grand Manège 18h15 : rencontre et session de questions/réponses avec Emmanuel Pahud 19h00 : concert d’Emmanuel Pahud avec Eric Le Sage et Jean-Guihen Queyras https://grandmanege.be/fr/concerts/367-pahudqueyrasle-sage Horaire sous réserve de modifications Entrée libre, sauf pour le concert du soir où chacun s’occupe personnellement de ses billets de concert. Cette journée est ouverte à tous, professeurs, élèves des Académies, amoureux de la flûte… Inscription vivement souhaitée via cette page https://allevents.in/namur/imep-flute-day/200027918850121
Le Feestconcert a lieu chaque année, juste avant Noël. C’est une tradition du Netherlands Philharmonic Orchestra (NedPhO) instituée par le regretté Yakov Kreizberg, qui en a été le directeur musical de 2003 à 2011.
Décorée de fleurs rouges de la même couleur que ses sièges, la splendide Grande Salle du Concertgebouw d'Amsterdam brille de tous ses feux. Dans les tenues de certaines musiciennes, il n’y a pas seulement le noir (et éventuellement le blanc) de rigueur, mais aussi de l’or et de l’argent. La fête peut commencer.
Dans cette salle mythique, le chef d'orchestre arrive par le haut de la salle, derrière l’orchestre et face au plus gros du public, et il a une quinzaine de marches à descendre, entre l’imposant Grand Orgue et cette petite partie du public qui est installée ici, avant d’atteindre les dernières rangées de musiciens, et de traverser l’orchestre pour rejoindre son pupitre. C’est assez théâtral.
Bien que sans entracte, ce concert était en deux parties distinctes : une première consacrée à l’opéra français et italien, et une deuxième sous le signe de la musique latine.
Pour commencer, l’exubérante ouverture de Rouslan et Ludmila du Russe Michail Glinka (1804-1857). Malgré un tempo très rapide, la précision et le velouté des cordes demeurent, et les musiciens semblent s’enivrer de cette virtuosité.
Lorenzo Viotti prend la parole, pour dire sa joie de diriger ce concert. Il propose au public de pleurer, de rire, de danser. « C'est la liberté totale ce soir ! ». Et il présente la soprano française Julie Fuchs qui est, avec le ténor mexico-américain Joshua Guerrero, l’une des deux têtes d’affiches de la soirée.
Elle fait son entrée, par le même chemin. Sa première intervention sera pour l’air Je veux vivre extrait du Roméo et Juliette du compositeur français Charles Gounod (1818-1893). Son aisance vocale est remarquable, et son timbre d’une richesse irradiante. Le cor anglais trouve une sonorité qui s’accorde bien avec la voix de Julie Fuchs. Son contre-ut de la fin déchaîne l’enthousiasme du public. Il faut dire que c’est là une valse tellement bien écrite pour la voix !