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Caroline Shaw gagne le Prix Pulitzer pour la musique

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caroline-shaw-650-430_0Caroline Shaw est une lauréate atypique de ce prix généralement attribué à des compositeurs ou musiciens âgés. La violoniste et chanteuse a tout juste 30 ans, est musicienne "freelance" à New York, graduée de l'Université de Princeton et amoureuse de la musique combinant des ondées neuves à des anciennes qui font qu'elle a enchanté le jury de la Fondation Pulitzer.
"Je pense que l'on me connait en tant que violoniste et un peu plus encore comme chanteuse; j'espère aujourd'hui qu'ils vont aussi me connaître en tant que compositrice. Elle a remporté le prix pour son oeuvre Partita pour 8 voix a cappella écrite pour son octuor vocal.

Forum des jeunes compositrices et compositeurs avec Minzuo Lu

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Le 12 décembre, l'Académie bavaroise des beaux-arts invite au dixième concert de la série « Forum des jeunes compositrices et compositeurs » avec Minzuo Lu.
Au programme, des œuvres de Krzysztof Penderecki, Wolfgang Rihm, Xiaoyong Chen, Anna Thorvaldsdottir, Caroline Shaw et l'œuvre commandée à Minzuo Lu en création mondiale. Les interprètes sont l'ensemble der/gelbe/klang avec Nina Takai (violon), Alba Gonzáles i Becerra (alto), Katerina Giannitsioti (violoncelle), Sophie Lücke (contrebasse) et Marco Riccelli (piano).

Promotion de la relève et élargissement du répertoire
La série « Forum des jeunes compositeurs » a été créée en 2012 comme projet d'initiative de la Fondation Ernst von Siemens pour la musique en collaboration avec l'Académie bavaroise des beaux-arts. Dans ce cadre, l'Académie passe chaque fois une commande de composition dotée de 3.000 € à un jeune compositeur ou une jeune compositrice. En accord avec le département Musique de l'Académie bavaroise des beaux-arts, il ou elle organise et gère également le programme cadre de la première représentation avec de la musique des 20e et 21e siècles. Le projet sert à la promotion des jeunes talents tout comme à l'élargissement du répertoire de la musique contemporaine.

 

Dalia Stasevska sculpte l’Orchestre de Paris dans un programme américain

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Cheffe parmi les plus sollicitées de la scène actuelle, Dalia Stasevska était jusqu’alors peu présente en France. C’est donc une excellente occasion de la connaître davantage lors de deux concerts donnés par l’Orchestre de Paris les 20 et 21 novembre derniers. C’est avec son énergie communicative qu’elle a dirigé un programme mêlant les cultures des États-Unis et de l’Europe, autour des œuvres de Caroline Shaw, Leonard Bernstein et Antonín Dvořák.

Principale cheffe invitée de l’Orchestre symphonique de la BBC et habituée des grandes salles et formations internationales, notamment le Philharmonique royal de Stockholm lors de la cérémonie du prix Nobel en décembre 2018, Dalia Stasevska a confirmé sa réputation lors de la soirée du 21 novembre à la Philharmonie de Paris. Dans le cadre de la série de concerts consacrée à Caroline Shaw, Observatory a été présenté en création française. Inspirée par l’Observatoire Griffith auquel son titre fait référence, l’œuvre mêle des éléments variés : accords dissonants en tutti au début de la pièce, motifs courts et répétitifs, séquences rythmiques variées, et un jeu de timbres riche, mettant en avant le piano et les métallophones. Des citations de Bach, Brahms, Strauss ou Sibelius jalonnent cette partition, affirmant son ancrage dans le patrimoine musical. Par des gestes précis et souvent empreints de vigueur, Dalia Stasevska façonne chaque composante de cette œuvre hétérogène, parvenant à lui insuffler une cohérence remarquable.

La cheffe finlandaise fait encore preuve de cette approche dans la Sérénade pour violon et orchestre d’après Le Banquet de Platon de Leonard Bernstein. En cinq mouvements, cette œuvre que le compositeur considérait comme un « concerto pour violon » plutôt qu’une sérénade, se déploie à la manière d’un discours entre interlocuteurs, dans un dialogue musical continu. Renaud Capuçon, en soliste, imprime à son jeu un son généralement nerveux et parfois incisif, particulièrement efficace dans les passages frénétiques et belliqueux. À l’inverse, un duo avec le violoncelle révèle une expressivité dominée par le pathos. La richesse des contrepoints, qui réorientent constamment le cours de la partition, exige une attention soutenue, et Dalia Stasevska excelle dans l’art de transformer les couleurs et les atmosphères, adaptant avec finesse chaque transition.

Festival Présences 2024 : tout à Reich

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Un festival, c’est souvent un voyage : embarquement à Dole dans le Lausanne-Paris pour un trajet rectiligne (c’est souvent l’impression que laisse le Train à Grande Vitesse, mal calibré pour les virages en épingle à cheveu), balade de la Gare de Lyon à la Maison Européenne de la Photographie (une étape plus obligée qu’un torticolis au pied de la tour Eiffel) pour l’exposition Phosphor de Viviane Sassen, curieuse touche-à-tout (photo, collage, peinture) éduquée à Utrecht, déjeuner thaï dans le Marais, métro jusqu’à l’hôtel (chambre étriquée, wifi en panne mais accueil cordial) – il fait gris pourtant la ville me semble plus respirable que d’habitude : les vélos à la place des voitures, ça a du bon.

L’édition 2024 du Festival Présences, que je découvre, s’articule autour de Steve Reich (1936-), une personnalité très américaine, relax (quand je l’entends en Artist Talk après Music For 18 Musicians il y a quelques années à la Philharmonie de Paris) et casquetté (lui ne soudoie aucune starlette porno ni n’appelle à envahir le Capitole), très cool du haut de son âge respecté, pionnier d’une musique minimaliste (à une époque où l’avant-garde est férue de complexité), dite aussi répétitive, avec d’autres, dont les plus (re)connus sont sans doute Terry Riley et Philip Glass -mais on pense aussi à des artistes plus ou moins extravagants comme La Monte Young ou Phil Niblock-, un maître de la pulsation qui, depuis les années 1960, voit son travail avalisé aussi par le (grand) public.

Cette mise à l’honneur comporte quelque responsabilité puisque, outre ses propres œuvres, le programme comprend des pièces de compositeurs choisis parmi les musiques qu’il aime et qui diversifient le paysage de la création contemporaine -lui qui évoque les années 1950, comme celles où les aspirants musiciens n’avaient à suivre que la voie débroussaillée par Stockhausen, Berio ou Boulez, aspirés vers une écriture qui semblait avoir mis de côté l’émotion. 

Steve Reich à l'honneur au Festival Présences

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Pionnier de la scène minimaliste, le père de Different Trains ou Music for 18 Musicians est, à 87 ans, une icône de la scène musicale contemporaine américaine. Le Festival Présences lui rend hommage à Paris.

Le compositeur qui accompagne le courant minimaliste américain depuis ses débuts est aujourd’hui considéré comme le pape de la musique contemporaine d’outre-Atlantique. Le Festival Présences qui débute dès ce week-end, lui rend hommage sous la forme d’un portrait en treize concerts. Ils feront entendre aux côtés de celles de plusieurs de ses «héritiers» -de Nico Muhly à Caroline Shaw- seize de ses œuvres, des opus fondateurs que sont Drumming ou Music for 18 Musicians à Jacob’s Ladder.

34e édition du festival Présences : hommage à Steve Reich

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Pour la première fois de son histoire, le festival Présences rend hommage au maître et pionnier de la musique minimaliste, l’Américain Steve Reich (né en 1936), dont les chefs-d’œuvre emblématiques vont résonner durant une semaine bien remplie.
Et résonner ne sera pas un vain mot, tant les échos de cette musique hantent la mémoire d’un mélomane qui la reçoit physiquement, avec ses boucles hypnotiques, ses rumeurs de gamelan, de percussions africaines et ses rubans de mélodies qui se répètent devant nous pour mieux se métamorphoser.
Music for 18 musiciansCity Life, Different Trains, entre autres, se succèdent parmi des créations françaises, des créations mondiales, et des invités nommés Caroline Shaw, Nico Muhly, Régis Campo, Guillaume Connesson… Un nouveau florilège de la musique d’aujourd’hui et de demain. Expérience garantie.

Cette édition du festival sera précédée d’une avant-première à l’Ircam, le 5 février, avec Jonny Greenwood et L’Instant donné.

Deux cheffes en visite en Espagne

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Le vendredi 26 mai prochain, à 19h30, la Sinfónica de Tenerife proposera un nouveau concert à l'Auditorium de Tenerife, avec la première d'Aconcagua d'Astor Piazzolla, avec Ksenija Sidorova comme soliste au bandonéon. Le programme, dirigé par Anu Tali, sera complété par l'Apalachian Spring Suite d'Aaron Copland et les Variations Enigma d'Edward Elgar.

Anu Tali, qui fait ses débuts dans la saison de la Sinfónica de Tenerife, a été directrice musicale du Sarasota Orchestra de Floride et dirige régulièrement des orchestres du monde entier tels que le Tokyo Philharmonic, l'Orchestre National de France, l'Orquesta Sinfónica RTVE, le Swedish Radio Symphony Orchestra, le Deutsches Symphonieorchester Berlin, le Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, le Konzerthausorchester Berlin, le Deutsche Kammerphilharmonie Bremen ou l'Ensemble Modern.

Cette saison, outre sa participation à la nouvelle production du Barbier de Séville de Rossini au Staatsoper Unter den Linden de Berlin et ses débuts avec la Sinfónica de Tenerife, elle a signé divers engagements avec le Philharmonia Orchestra, le BBC Scottish Symphony Orchestra, l'Orchestre National de Bordeaux, l'Orchestre National d'Ile de France et son retour au Royal Philharmonic Orchestra. En 2021, elle est entrée dans l'histoire en devenant la première femme à diriger un opéra au Teatro de la Maestranza de Séville, dans la production de Carmen de Calixto Bieito.

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Pour ses deux prochains concerts, l'Orquestra Simfònica del Vallès reviendra au classique des classiques : la Neuvième Symphonie de Ludwig van Beethoven.
L'orchestre sera dirigé par l'actuelle chef de l'Orquesta de la Comunidad de Madrid (ORCAM), la Polonaise Marzena Diakun, et sera accompagné de l'Orfeó Català et d'un quatuor de solistes composé de la soprano María Hinojosa, de la mezzo-soprano Marta Valero, du ténor Joan Francesc Folqué et du baryton Guillem Batllori. Le programme sera complété chaque soir par Music for Common Time de Caroline Shaw.

Après des études à l'Académie de musique Karol Lipiński à Wrocław et l'obtention de son diplôme, Marzena Diakun poursuit sa formation en direction d'orchestre à Vienne auprès de Uroš Lajovic à l'Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne) et suit les masterclasses de Howard Griffiths, Colin Metters  à Zürich (2003), Kurt Masur (2003) et Pierre Boulez (Académie du Festival de Lucerne en 2011).
En 2015 et 2016, elle est l'assistante de Mikko Franck à l'Orchestre Philharmonique de Radio France.
Marzena Diakun enseigne la direction d'orchestre à Wroclaw à l’Académie Lipiński où elle a fait ses études.
Elle a étén première cheffe invitée de l'Orchestre de Chambre de Paris en 2020 et 2021.

 

Pierre Fontenelle à propos des Concerts des Dames.

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C’est dans le cadre enchanteur de l’Abbaye Notre-Dame Du Vivier de Marche-Les-Dames que j’ai rencontré Pierre Fontenelle. Membre de la rédaction de Crescendo Magazine, lauréat de nombreux concours, Namurois de l’année 2020, professeur à l’IMEP et maintenant directeur artistique des Concerts des Dames, le jeune violoncelliste de 24 ans est devenu un incontournable dans le paysage culturel wallon. 

Votre festival prend place dans un lieu atypique, pouvez-vous m’en dire plus sur son histoire ?

Nous sommes à l'Abbaye Notre-Dame du Vivier, à Marche-Les-Dames. C'est une Abbaye cistercienne du douzième/treizième siècle fondée par des sœurs qui y ont mené une vie monastique durant plusieurs années. Ensuite, l'Abbaye a vécu énormément de péripéties que ce soit avec les guerres mondiales, les révolutions napoléoniennes, la Révolution française, etc. Elle a donc un passé considérable. 

Au fil des excavations archéologiques, on y découvre de plus en plus de choses. Par exemple, on sait maintenant que le bois de la charpente vient de la même forêt et de la même époque que celui de la charpente de Notre-Dame de Paris. L’abbaye n’est pas encore très connue mais petit à petit, elle se fait connaître et c’est un véritable plaisir de suivre et accompagner sa transformation en véritable pôle culturel.

Quelles ont été vos motivations pour créer ces Concerts des Dames ?

J’ai toujours voulu programmer des concerts ou un festival. Je pense qu’une dimension  artistique d'un musicien est dans la manière de programmer ses concerts : concevoir une histoire avec les œuvres jouées. En tant que programmateur, nous devons aussi pouvoir pointer du doigt ce qui vaut la peine d’être écouté, découvert ou redécouvert. Cela est très enrichissant. 

Ensuite, d'un point de vue plus particulier, j’avais aussi la volonté de créer un espace pour les jeunes. Un espace où on pourrait faire un festival de musique de chambre avec des jeunes étudiants du conservatoire, ou déjà professionnels, et leur donner l'occasion de se faire un public à Namur. L'Abbay nous laissons carte blanche, nous pouvons programmer ce que nous voulons, et faire revenir plusieurs fois de jeunes musiciens qui auront plu au public. Cela permet de créer des liens entre les auditeurs et les jeunes de la région, et de tout le pays en général.

En Belgique, on a globalement un manque de confiance envers les jeunes. On a parfois peur de leur donner des occasions de se lancer, de penser par eux-mêmes et de créer quelque chose. Ici, nous mettons vraiment l’accent là-dessus. Jusqu'à présent, le public a répondu présent. Et les artistes ont vraiment fait de très beaux concerts. 

Ars Musica : Covid, Codeco et Coup du sort

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Il faut aujourd’hui les nerfs bien accrochés et l’estomac solide (ou l’inverse) pour mener un festival jusqu’au bout : après une édition 2020 qui se réinvente en dernière minute et en ligne, une édition 2021 qui s’en réapproprie le thème et (une part de) la programmation -non sans s’étaler dans le temps et (encore un peu plus) dans l’espace-, Ars Musica persévère ce(s) 15 (et 16) janvier, avec une élégance obstinée face à l’adversité (mais oui, vous savez, un virus et ses contingences politico-organisationnelles) : d’abord sous la menace d’une annulation, puis soumis à une jauge absolue (« 200 personnes, c’est 8 % de la capacité de la salle Henry Leboeuf », explique Jérôme Giersé, directeur de Bozar Music) avant d’être privé (la veille) de la soprano Caroline Melzer (nos condoléances à elle), le premier concert de 2022 adapte son programme et se joue trois fois en deux jours -et la standing ovation du public dès la représentation de 17h30 salue, à juste titre, aussi bien les compositeurs, que les musiciens et les organisateurs.

Le musique, envers et contre tout

Bozar frémit ce samedi en fin d‘après-midi, entre ceux qui sortent de la généreuse exposition consacrée à David Hockney, maître de l’iPad et des piscines à jolis garçons, et ceux qui entrent pour la première mondiale (une première de premières, puisque le compositeur confie toujours la création de ses œuvres à ses compatriotes) de King Lear, le Quatuor à Cordes n° 9 du plus populaire du trio minimaliste (répétitif disent certains) des Américains (Terry Riley, Steve Reich et Philip Glass), fruit d’une commande (groupée et internationale) du festival -dédicacée au Quatuor Tana.