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Palazzetto Bru Zane — Saison 2026-2027 : Clémence de Grandval et Paris à l'heure de Beethoven

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Le Centre de musique romantique française dévoile sa saison 2026-2027, articulée autour de deux grands cycles thématiques qui interrogent, chacun à leur manière, les mécanismes d'invisibilisation du répertoire français du XIXe siècle. À ces deux axes s'ajoute une riche programmation lyrique en coproduction, ainsi que la poursuite de cycles précédents (Massenet, Hahn, Gounod, Joncières).

Cycle Clémence de Grandval, une vicomtesse à l'avant-garde

Premier grand temps fort de la saison, ce cycle entend rendre justice à Clémence de Grandval (1828-1907), compositrice doublement entravée — par son genre et par son rang d'aristocrate qui la cantonnait au statut d'« amateur ». Élève et amie de Saint-Saëns, autrice d'une œuvre considérable embrassant la musique de chambre, la mélodie, le symphonique et l'opéra, elle écrivit à son maître : « Mon nom est un crime. »

Le festival vénitien déploie sept concerts du 3 au 29 octobre 2026 au Palazzetto et à la Scuola Grande San Giovanni Evangelista : musique de chambre (Trio Pantoum, Anches Doubles avec Ilyes Boufadden, French Flute autour de Grandval, Holmès, Chrétien et Bonis), mélodies (Coline Dutilleul, Clémence Tilquin), un ensemble lyrique mixte (Hélène Carpentier, Julien Dran, Jérôme Boutillier) et un programme « Au salon de Grandval » avec Raphaëlle Moreau et David Kadouch.

Côté œuvre lyrique, le cycle culmine avec une recréation moderne des Fiancés de Rosa (1863) en version concert au Konzerthaus de Berlin (4 mai 2027) par la Berliner Operngruppe — partition reconstituée par les Éditions musicales Palazzetto Bru Zane à partir du matériel d'orchestre conservé à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra.

En France, deux rendez-vous notables : le Concerto pour hautbois par Ilyes Boufadden et l'Orchestre de Caen sous Nicolas Simon (8 décembre 2026) et un programme « La Légende des Amazones » au Musée du Louvre (2 juin 2027) avec l'Ensemble Aedes dirigé par Mathieu Romano, en lien avec l'exposition « Les Amazones ». De nombreux concerts essaiment au Canada (Domaine Forget, Salle Bourgie, Orchestre Métropolitain avec Keri-Lynn Wilson, Orchestre symphonique de Montréal).

Côté discographique : un disque « Choral and Symphonic Music » par le Hungarian National Philharmonic et György Vashegyi (mai 2027), un disque de musique de chambre porté par Héloïse Luzzati, David Kadouch et Edgar Moreau (collection La Boîte à Pépites), et le livre-disque Mazeppa sous la direction de Mihhail Gerts avec Tassis Christoyannis et Nicole Car (collection « Opéra français »).

Cycle Paris à l'heure de Beethoven

À l'occasion du bicentenaire de la mort de Beethoven, le Palazzetto inverse la perspective : non pas célébrer le maître de Bonn, mais éclairer la génération française que son ombre a recouverte — Reicha, Jadin, Boëly, Onslow, Devienne, Steibelt, Hérold, Méhul.

Le festival vénitien se tient du 3 avril au 13 mai 2027 (sept concerts), avec notamment le Geister Duo dans des sonates pour piano à quatre mains de Beethoven, Ladurner et Onslow ; le Trio Helden (Emmanuel Coppey, Paul Zientara, Stéphanie Huang) dans des trios à cordes de Jadin, Beethoven et Boëly ; le Quatuor Cambini-Paris autour de Devienne, Mozart, Baillot et Reicha avec David Douçot au basson ; le Quatuor Dutilleux dans les quintettes à deux altos d'Onslow ; Roberto Prosseda dans un programme « Éveil romantique » (Candeille, Steibelt, Jadin, Adam, Beethoven, Hérold) ; et Shuichi Okada / Clément Lefebvre en hommage au virtuose (Hérold, Steibelt, Beethoven).

Au Théâtre des Champs-Élysées, deux rendez-vous capitaux :

  • Beethoven 1808 (21 mai 2027) : la Symphonie n°1 de Méhul, l'air Ah! perfido! et la Pastorale avec l'Orchestre de chambre de Paris dirigé par Thomas Hengelbrock, Eva Zaïcik en soliste.
  • Roméo et Juliette de Daniel Steibelt (1793) en version concert le 9 juin 2027, par Les Talens Lyriques, le Vlaams Radiokoor et Christophe Rousset, avec Mélissa Petit et Cyrille Dubois — captation pour la collection « Opéra français ».

À noter également, en coproduction avec la Salle Bourgie et Arion Orchestre Baroque (Mathieu Lussier, Élisabeth Pion au piano-forte), la redécouverte de Cendrillon de Nicolò Isouard (1810), source méconnue de la Cenerentola de Rossini, mise en espace les 17-18 octobre 2026 à Montréal.

À paraître chez Bru Zane Label : un livre-disque de la Médée de Cherubini dans sa version originale en tragédie lyrique (Le Concert de la Loge, Julien Chauvin, Marina Rebeka — sortie mars 2027).

Productions lyriques en coproduction

Outre les œuvres déjà citées, la saison déploie un éventail particulièrement riche :

  • Roma de Massenet (version concert) : Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Chœur de Radio France, Diego Ceretta, avec Rachel Willis-Sørensen, Jean-François Borras et Tassis Christoyannis (Monte-Carlo, 26 septembre 2026 / TCE, 28 septembre) — captation pour Bru Zane Label.
  • Mireille de Gounod : Opéra de Lausanne, Jean-Marie Zeitouni, mise en scène Bruno Ravella, avec Vannina Santoni et Thomas Bettinger (4-11 octobre 2026).
  • La Belle au bois dormant de Charles Silver (1902) : Hungarian National Philharmonic, György Vashegyi, à Pécs et Budapest (27-29 octobre 2026), avec Guylaine Girard, Andrew Haji, Thomas Dolié.
  • Fausto de Louise Bertin (1831) : Netherlands Radio Philharmonic, Giulio Cilona, au Concertgebouw d'Amsterdam (21 novembre 2026), avec Raffaella Lupinacci dans le rôle-titre.
  • La Fille de Madame Angot de Lecocq : Opéra de Lyon, mise en scène Richard Brunel, avec Hélène Guilmette (décembre 2026 - janvier 2027).
  • La Vie parisienne d'Offenbach (version originale 1866) : Christian Lacroix / Gianluca Capuano, Les Musiciens du Prince - Monaco, avec Marc Mauillon, Karina Gauvin et Jean-François Lapointe (Opéra de Monte-Carlo, fin décembre 2026).
  • Lancelot de Victorin Joncières (1900) : Münchner Rundfunkorchester, Leo Hussain, au Prinzregententheater de Munich (17 janvier 2027), avec Julien Dran et Michèle Losier — captation Bru Zane Label.
  • Roland à Roncevaux d'Auguste Mermet (1864) : Opéra de Saint-Étienne, Hervé Niquet, mise en scène Jean-Romain Vesperini, avec Thomas Bettinger et Antoinette Dennefeld (5-7 mars 2027).
  • La Carmélite de Reynaldo Hahn (1902) : Hungarian National Philharmonic, György Vashegyi, au Müpa de Budapest (30 avril 2027), avec Hélène Guilmette en Louise de La Vallière — captation Bru Zane Label, partition reconstituée à partir des sources de la Bibliothèque-Musée de l'Opéra.
  • Lucie de Lammermoor (version française de 1839) : coproduction avec l'Opéra national du Rhin et l'Opéra-Comique, Karen Kamensek, mise en scène Evgeny Titov, avec Lauranne Oliva et Julien Dran (Strasbourg / Mulhouse, juin 2027).

Concerts hors-cycles en France

Plusieurs rendez-vous à signaler en France hors des deux thématiques principales : un programme Saint-Saëns / Chaminade / Canal / Dubois à l'Académie-Festival des Arcs (30 juillet 2026), le récital d'Élisabeth Pion « La Touche des compositrices » à Piano aux Jacobins (18 septembre 2026), un programme « Le classique se fait jazz » avec Judith van Wanroij au Châtelet (27 février 2027), un gala Ambroise Thomas au Corum de Montpellier sous Jean-Marie Zeitouni (2 avril 2027), et le récital de valses chantées « Oh là là ! » par Cyrille Dubois et Tristan Raës à Tourcoing (10 avril 2027).

Recherche, éditions, formation

La saison s'accompagne d'un important volet scientifique : élargissement de l'espace consacré à Grandval sur Bru Zane Mediabase (premier catalogue de ses œuvres, exposition virtuelle trilingue) ; mise en ligne progressive du fonds Enoch (plus de 4 000 titres édités, manuscrits de Franck, Chabrier, Chaminade, Holmès, Messager, Ravel) ; numérisation des fonds Max d'Ollone, Charlotte Wyns et Jacques de La Presle (correspondance de plus de 10 000 pages d'un soldat-compositeur de la Grande Guerre). 5 000 images extraites des journaux illustrés du XIXe siècle (de La Caricature à L'Assiette au beurre) sont déjà indexées sur Mediabase.

Côté formation, le partenariat se poursuit avec l'Académie du Domaine Forget, l'Accademia Teatro alla Scala (concert à Milan le 24 février 2027 et reprise vénitienne pour Art Night), et le Concours International de Musique de Chambre de Lyon.

À Venise, les jeudis après-midi restent ouverts au public pour la découverte des fresques de Sebastiano Ricci, et la programmation s'enrichit de ciné-concerts (Lumière, le cinéma ! en novembre, Napoléon en février 2027 dans le cadre du Carnaval), de conférences et d'ateliers pédagogiques.

Première gravure mondiale pour Mazeppa, l’opéra testamentaire de Clémence de Grandval

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Clémence de Grandval (1828-1907) : Mazeppa, opéra en cinq actes. Tassis Christoyannis (Mazeppa), Nicole Car (Matréna), Julien Dran (Iskra), Ante Jerkunica (Kotchoubey), Pawel Trojak (L’Archimandrite) ; Chœur des Bayerischen Rundfunks ; Münchner Rundfunkorchester, direction Mihhail Gerts. 2025. Documentation en français et en anglais. Livret en français, avec traduction anglaise. 141’ 12’’. Un livre-disque de deux CD Bru Zane BZ 1063.  

Portrait de compositrice : Clémence de Grandval

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Marie-Félicie-Clémence de Reiset, future Vicomtesse de Grandval, née le 21 janvier 1828 au Château de la Cour du Bois, à Saint-Rémy-des-Monts, dans la Sarthe et décédée à Paris le 15 janvier 1907, a épousé à Paris, le 12 mars 1851, Charles-Grégoire-Amable Enlart, Vicomte de Grandval. 

Au XIXe siècle, la ségrégation dans la vie musicale constituait un obstacle considérable pour les personnes de classes sociales dites inférieures et pour les femmes, quelles que soient leurs origines sociales. Leur statut les liait officiellement au rôle de musiciens amateurs, même si, comme la Vicomtesse de Grandval, elles publiaient régulièrement leurs compositions sur le marché libre. Les qualités d’interprétation des femmes ne sont pas mises en question. Il en va autrement de la création, où elles rencontrent de grandes difficultés à asseoir leur légitimité. Camille Saint-Saëns a écrit, en évoquant les mélodies de Clémence de Grandval pour chant avec accompagnement de piano, qu’il trouve exquises : « Elles seraient certainement célèbres si leur auteur n'avait le tort, irrémédiable auprès de bien des gens, d'être femme ».

Clémence de Grandval souffre d’un double handicap : elle est femme et aristocrate. Toute sa vie, ce sera un souci pour celle qui dira un jour : « On ne veut pas de moi, mon nom est un crime ». Du fait de son statut de femme du monde qui la dessert, elle utilise parfois des pseudonymes, Clémence Valgrand, Caroline Blangy, Maria Felicita de Reiset, Maria Reiset de Tesier, Maria Reiset de Tesier et Jasper… pour ses publications.

La Vicomtesse de Grandval est devenue l’un des membres les plus actifs de la jeune école française mais, selon le critique musical Arthur Pougin (1834-1921), elle a toujours été vue comme un «amateur» en raison de sa fortune et de sa position sociale.

La famille

Son père, le Baron Léonard Jean Népomucène de Reiset de Chavanatte, portant parfois le prénom d’Edouard à la place de Léonard, est issu d’une petite noblesse lorraine installée dans le sud de l’Alsace dès le XVe siècle. Il est né le 27 septembre 1784 à Delle (département du Territoire de Belfort) et décédé à Paris le 29 janvier 1857. Il est militaire durant une période compliquée de l’histoire de France, Premier Empire (1804-1814), Première Restauration de la dynastie des Bourbons (1814 Louis XVIII), Période des Cent-Jours jours avec Napoléon 1er (20 mars-8 juillet 1815), Seconde Restauration, Louis XVIII et Charles IX (1815-1830)... 

Léonard de Reiset est sous-lieutenant en Guadeloupe au début du Premier Empire. Il revient en métropole en 1807 puis participe à la guerre d’Espagne où il est blessé et fait prisonnier. Ayant pris la défense du Général Pierre Antoine, Comte Dupont de l’Etang (1765-1840) qui avait signé la capitulation avec le Général espagnol Castaños (22 juillet 1808, à Baylen), il tombe en disgrâce auprès de Napoléon 1er. Libéré en 1812, il devient officier d’ordonnance du Roi Jérôme de Westphalie puis aide-de-camp du Maréchal Ney et fait la campagne de Russie au côté de ce dernier. C’est grâce au passeport du chef de bataillon de Reiset, et donc sous le nom de ce dernier, que Ney proscrit put quitter Paris, avant d’être arrêté le 5 août 1815. Passé au service de Louis XVIII, de Reiset est promu lieutenant-colonel de cavalerie et obtient le titre de Baron héréditaire par lettres patentes du 16 juin 1818. Il est promu Officier de la Légion d’honneur et Chevalier de Saint-Louis et de l’Ordre de la Couronne de Westphalie. Officier des Hussards, il a été Chef d’escadron au régiment de Hussards du Bas Rhin, à Chartres (département d'Eure-et-Loir). Il devait aussi être pianiste amateur.

Sa mère, Anne Louise Adèle du Temple de Mézières (1796-1853), a reçu une éducation très soignée. Le Château de la Cour du Bois, qu’elle a occupé de 1804 à 1853, était situé dans un superbe domaine. Adèle épousa le Baron de Reiset, Léonard Jean Népomucène (1784-1857) à Chartres, le 5 avril 1818. Devenue ainsi Baronne de Reiset, elle tenait salon à la Cour du Bois où elle recevait fréquemment des hommes politiques et des artistes, comme la poétesse Marceline Desbordes-Valmore (Douai 1786-Paris 1859). Elle a écrit divers ouvrages, parfois inspirés de causeries de salon ou de ses souvenirs de l’époque révolutionnaire : La Folle de Pirna, ensemble d’anecdotes ; Iolande ou l’orgueil au 15e siècle. Galerie du Moyen-Age (1834) ; Atale de Mombard ou ma campagne d’Alger ; Nathalie ou les cinq âges de la femme (trois tomes) ; Emérance ou Chronique du temps de Charles Martel (1847) Certaines de ses œuvres sont publiées sous son nom, Adèle Baronne de Reiset. Pour d’autres, elle utilise des pseudonymes comme Madame Adèle de Ravenstein, Adèle du Temple… 

Motets romantiques français pour solistes et chœurs, un récital au charme désuet

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Motets romantiques. Œuvres de Camille Saint-Saëns (1835-1921), Clémence de Grandval (1828-1897), Alexandre Guilmant (1837-1911), Théodore Dubois (1837-1924), Mel Bonis (1858-1937), Henri Duparc (1848-1933), Fernand de La Tombelle (1854-1928), Léon Boëllmann (1862-1897), Charlotte Sohy (1897-1955), Léo Delibes (1836-1891), Gabriel Fauré (1845-1924), Cécile Chaminade (1857-1944). Judith Van Wanroij, soprano. Isabelle Druet, mezzo-soprano. Cyrille Dubois, ténor. Thomas Dolié, baryton. Manon Galy, violon. Victor Julien-Laferrière, violoncelle. Yann Dubost, contrebasse. Anaïs Gaudemard, harpe. Lucile Dolat, orgue. Chœur de Radio-France, Christophe Grapperon. Livret en français, anglais, allemand ; paroles traduites en français, anglais. Juin 2023. 69’03’’. Alpha 1097

Sept compositrices pour la flûte intense de Yasuko Suzuki

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L’Âme résonnante. Claude Arrieu (1903-1990) : Sonatine pour flûte et piano. Clémence de Grandval (1828-1907) : Valse mélancolique pour flûte et harpe, transcription : Honoré Béjin.  Marguerite Canal (1890-1978) : Sonate pour violon et piano. Pauline Viardot (1823-1910) : Sonatine pour violon et piano. Louise Farrenc (1804-1875) : Variations concertantes sur une mélodie suisse pour violon et piano op. 20. Joséphine Boulay (1869-1925) : Romance sans paroles. Cécile Chaminade (1857-1944) : Les Sylvains pour violon et piano op. 60a. Yasuko Suzuki, flûte et transcriptions ; Honoré Béjin, piano. 2024. Notice en français et en anglais. 69’ 35’’. Indésens IC069.

La clarinette de Maria Du Toit au service de douze compositrices

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She/Her. Œuvres de: Clémence de Grandval (1828-1907), Marie-Elisabeth von Sachsen-Meiningen (1853-1923), Germaine Tailleferre (1892-1983), Ivy Priaulx Rainier (1903-1986), Grazyna Bacewicz (1909-1969), Sarah Feigin (1928-2011), Ida Gotkowsky (°1933), Francine Aubin (1938-2016), Barbara Woolf (°1958), Theresa Martin (°1979), Lise Morrisson (°1988) et Grace Oforka (°1993), Maria Du Toit, clarinette ; Vera Kooper, piano. 2023. Notice en anglais. 73’ 05’’. Channel CCS 47024.

Massenet à l'honneur

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La musique de Jules Massenet jouera un rôle majeur dans la saison 22-23 du Palazzetto Bru Zane. Ce centre de recherche, qui depuis plus d'une décennie favorise la découverte et la diffusion de la musique romantique française méconnue par le biais de concerts, d'enregistrements, de journées d'étude et d'expositions, proposera un cycle de six concerts à Venise entre le 1er et le 28 octobre. Sous le titre "Massenet, maître de son temps", les propositions porteront sur le domaine de la chanson et des œuvres pour piano et musique de chambre.

Par la suite, le Palazzetto Bru Zane se concentrera sur la production lyrique de Massenet. Les 23 et 25 novembre, Hérodiade sera jouée à Lyon et à Paris en version de concert sous la baguette de Daniele Rustioni. Le 29 janvier, le Prinzregententeater de Munich accueillera, également en version de concert, Ariane, que Massenet a créée à l'Opéra de Paris le 31 octobre 1906. Sous la direction musicale de Laurent Campellone et avec Amina Edris dans le rôle de la protagoniste, ce titre fera l'objet d'un enregistrement. Il en sera de même pour Grisélidis, programmé les 2 et 4 juillet 2023 à Montpellier et Paris sous la baguette de Jean-Marie Zeitouni.

Le deuxième axe de la saison sera consacré aux femmes compositeurs. Entre le 21 septembre 2022 et le 23 juin 2023, les villes d'Avignon, Paris, Metz et Venise accueilleront 21 concerts présentant des œuvres de Sophie Gail, Louise Bertin, Pauline Viardot, Augusta Holmès, Cécile Chaminade, Mel Bonis, Louise Farrenc, Louise Bertin et Clémence de Grandval. Les deux dernières ont été les seules femmes en France à créer une production scénique.

La reprise du Faust de Bertin, qui à l'époque (1831) ne dépassait pas trois représentations, sera l'un des temps forts du programme, le 20 juin au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, sous la baguette de Christophe Rousset et avec les voix de Karine Deshayes et Karina Gauvin.

Compositrices à l'aube du XXe siècle

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Mel BONIS (1858-1937) : Sonate ; Pièce op. 189 ; Scherzo (Finale), op. Posthume 187. Lili BOULANGER (1893-1918) : Nocturne ; D’un matin de printemps. Clémence de GRANDVAL (1828-1907) : Suite. Cécile CHAMINADE 1857-1944) : Sérénade aux étoiles, op. 142. Augusta HOLMES (1847-1903) : Trois petites pièces. 2019. Juliette Hurel, flûte ; Hélène Couvert, piano. Livret en français, en anglais et en allemand. 64.26. Alpha 573.