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Claudio Monteverdi, 380 ans

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Considéré comme l'un des grands maîtres de la musique occidentale, à la frontière entre la Renaissance et l'époque Baroque, Claudio Monteverdi laisse à la postérité une œuvre ayant considérablement marqué l'histoire de la musique, du renouveau qu'il apporta à la forme du madrigal, aux premiers chefs-d'œuvre lyriques qu'il composa, donnant naissance à l'opéra.

L'un des compositeurs de l'âge d'or du madrigal, d'une grande culture littéraire, Claudio Monteverdi apporta au genre un véritable renouveau par la richesse expressive de sa musique qu'il mit véritablement au service des textes poétiques mis en musique. Il publia ses premiers madrigaux âgé de seize ans seulement, les Madrigali Spirituali et composa plusieurs dizaines de madrigaux durant sa vie, parmi lesquelles certaines de ses plus belles pages. Il composa ses premiers madrigaux selon la forme traditionnelle polyphonique avant d'y introduire la forme de la monodie accompagnée. Il s'imposa également en maître du contrepoint musical. Claudio Monteverdi fut le dernier représentant du genre.

Bien que Monteverdi eut composé la plupart de ses œuvres d'église à la demande de commanditaires au service desquels il fut, plusieurs événements majeurs de sa carrière laissent entrevoir le rôle essentiel que joua la musique sacrée dans la vie du compositeur. Ayant étudié sous la tutelle de Marcantonio Ingegneri, directeur de la musique de la cathédrale de Crémone, le jeune Claudio Monteverdi composa à l'âge de 15 ans un remarquable recueil de petits cantiques sacrés qu'il dédia à son mentor. Il fut plus tard nommé au prestigieux poste de Maître de chapelle de la Basilique San Marco à Venise, qu'il gardera jusqu'à sa mort en 1643. Les Vespro della Beata Vergine (Les Vêpres de la Vierge) qu'il composa en 1610, est l'une de ses œuvres majeures dans le répertoire sacré. Enfin le compositeur fut ordonné prêtre en 1632 après la mort de son épouse.

Claudio Monteverdi reste avant tout l'un des premiers compositeurs ayant laissé des chefs-d'œuvre au genre lyrique naissant. Il s'en fit d'ailleurs le précurseur par les ballo (petites pièces musicales mises en espace) qu'il inscrivit dans ses madrigaux dont l'un des plus célèbres est le Combattimento di Tancredi e Clorinda (le Combat de Tancrède et Clorinde). De son premier opéra L'Orfeo, qui fut également le premier chef-d'œuvre inscrit au répertoire, à L'Incoronazione di Poppea qu'il composa en 1642 peu avant sa mort, Claudio Monteverdi aura laissé de brillants opéras à la postérité, devenant ainsi le plus célèbre compositeur de son époque.

Rencontres internationales de la viole de gambe Claudio Monteverdi

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La 3e édition du séminaire "Rencontres internationales de la viole de gambe Claudio Monteverdi" est organisée du 16 au 19 octobre 2023 par l'asbl "Ricercar Consort".
Dans la cadre de celui-ci, un concert du
violiste, chef d'orchestre et compositeur italien Vittorio Ghielmi sera proposé au public le jeudi 19 octobre à 20h30 à l'église protestante, rue Brixhe à Spa, avec des oeuvres de M. Marais, T. Hume, A. Forqueray, K.F. Abel ainsi que des oeuvres de sa composition.

Comparé par les critiques à Jasha Heifetz pour sa virtuosité et décrit comme un alchimiste du son pour l'intensité et polyvalence de ses interprétations musicales, Vittorio Ghielmi s'est fait remarquer très jeune par sa nouvelle approche de la viole de gambe et du son du répertoire de musique ancienne.
Il est professeur de viole de gambe et chef du 
département de musique ancienne à la Mozarteum Universität de Salzbourg et professeur invité au Royal College de Londres et à l'Accademia Chigiana di Siena. 

Musiques en Pistes : "Il Combattimento di Tancredi e Clorinda" de Claudio Monteverdi

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On ne pouvait laisser passer l'année 2017 sans fêter le 450e anniversaire de la naissance d'un génie de l'histoire de la musique : Claudio Monteverdi dont nous reprenons ici une des nombreuses oeuvres-phares, "Il Combattimento di Tancredi e Clorinda".
On sait combien Claudio Monteverdi (1567-1643) a joué un rôle prépondérant dans cette fameuse période de transition qui voit l’art de la Renaissance s’estomper au profit des nouveaux idéaux baroques d’expressivité en musique. A travers son œuvre madrigalesque et ses opéras mantouans, Orfeo en tête, le compositeur italien a activement contribué à la mise au point de ce qui s’avère être la pierre d’angle du nouveau style expressif: le recitar cantando, ou l’art de traduire au mieux la force, les subtilités, la moindre inflexion d’un texte poétique.

Claudio Abbado, 10 ans

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Claudio Abbado, né le  à Milan, fils de Michelangelo Abbado et de Maria Carmela Savagnone.
Son père est violoniste et professeur au Conservatoire ; sa mère est pianiste et auteur de livres pour enfants ; son frère aîné, Marcello, est pianiste et directeur du Conservatoire, de 1973 à 19964 ; sa sœur est violoniste. La figure toute-puissante de mon enfance était surtout mon grand-père [maternel, Guglielmo Savagnone (1867-1956). Il enseignait à l’Université de Palerme l’histoire de l’antiquité et apprenait presque chaque année une nouvelle langue ; ainsi était-il, à mes yeux du moins. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ses parents, foncièrement antifascistes, font acte de résistance; sa mère est torturée et emprisonnée pour avoir aidé une famille juive à échapper à la déportation; le jeune Claudio écrit “Viva Bartók” sur les murs des édifices publics en signe de dissidence8 (en 1940, la mort dans l'âme, le grand compositeur national hongrois avait quitté la Hongrie, pour aller vivre aux États-Unis, à une époque où la guerre avait commencé, et où Hitler et Staline étaient alliés). Son orientation politique et artistique est conditionnée par cette résistance aux dictatures, et d'abord au fascisme de Mussolini, alors au pouvoir en Italie. Comme bien d'autres, Abbado se rapprochera plus tard du Parti communiste italien, avant de s'en séparer à la suite de l'invasion soviétique qui écrasa le Printemps de Prague, en 1968.

Le conflit terminé, Claudio Abbado entre au Conservatoire de Milan pour y suivre, jusqu'en 1955, des études de piano, de composition et de direction. Il suit aussi des cours de littérature avec le futur Prix Nobel Salvatore Quasimodo. Il joue parfois dans l'Orchestre des étudiants du Conservatoire, sous la direction de Carlo Maria Giulini et demeure hanté par Fêtes et par son rêve d'enfant. Le passage de Wilhelm Furtwängler à Milan en 1950 lui fait une profonde impression. Furtwängler est le plus grand de tous […] ; certes, on peut parfois contester ses choix, ses options, mais l'enthousiasme prévaut presque toujours, notamment dans Beethoven. Il est le musicien qui a eu la plus grande influence sur mon éducation artistique.

Après un passage au cours Carlo Zecchi à Sienne, il se rend en 1955 à Vienne où il suit les cours de piano de Friedrich Gulda et se perfectionne à la direction d'orchestre avec Hans Swarowsky et participe dans les chœurs aux concerts de l'Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par les plus grands, Hermann Scherchen, Josef Krips, Bruno Walter ou Herbert von Karajan.

En 1958, il remporte le concours Koussevitzky à Tanglewood, devant Zubin Mehta avec qui il s'était lié d'amitié à Vienne. J'avais craint d'être éliminé rapidement ; face au jury, j'étais très contracté ; je ne me suis libéré qu'en dirigeant devant le public. Au cours de ce premier séjour aux États-Unis j'ai pu, à Boston, voir Pierre Monteux et Charles Munch, dont l'art très personnel m'a influencé : ils interprétaient si bien les œuvres de Claude Debussy.  Cependant, il rentre en Italie et enseigne la musique de chambre à Parme.

Il débute brillamment à la Scala de Milan en 1960 à l'occasion du tricentenaire d'Alessandro Scarlatti mais sa carrière ne “décolle” pas. Il tente une nouvelle fois sa chance en postulant, à New York, au prix Dimitri Mitropoulos. Il triomphe encore et cette fois les propositions affluent. Leonard Bernstein en fait l'un de ses assistants à l'Orchestre Philharmonique de New York (1963). Je suis resté un an auprès de lui avec des allers et retours en Europe pour diriger plusieurs concerts en Italie et à Londres. Ce séjour fut passionnant et décisif non seulement grâce à Leonard Bernstein, mais aussi en raison des contacts que j'ai eus avec George Szell qui dirigeait l'Orchestre de Cleveland… Bernstein m'avait demandé de revenir à New York pour une plus longue période; je ne l'ai jamais voulu. J'étais trop, et je suis encore, trop imprégné de culture européenne pour m'éloigner du Vieux Continent. 

Peu avant son retour à Milan, un concert avec l'Orchestre de la Radio de Berlin retient l'attention d'Herbert von Karajan qui l'invite à Salzbourg pour diriger une messe de Luigi Cherubini8. Ce sont les prémices de son parcours avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne : J'avais choisi la Deuxième Symphonie de Mahler. À l'époque, en 1965, je ne connaissais pas encore toute son œuvre, mais je savais déjà que Mahler serait pour moi une référence permanente.  Malgré des répétitions difficiles, Abbado obtient un triomphe avec cette symphonie qui n'avait jamais été donnée au festival et les engagements affluent : Hallé Orchestra, Covent Garden, La Scala.

Ses premiers enregistrements sont publiés en 1967 chez Decca et Deutsche Grammophon.

Il n'a que trente-cinq ans lorsqu'il devient chef principal de La Scala (1968-1986), avant d'en être nommé directeur musical en 1971. Ses liens politiques et locaux furent précieux à Milan, où les syndicats étaient tout-puissants et où son frère Marcello dirigeait le Conservatoire. Le départ à la retraite du vieux surintendant Antonio Ghiringhelli lui laisse le champ libre à une prise de pouvoir avec deux autres « radicaux » de son acabit, Paolo Grassi et Massimo Bogianckino. Les temps étaient mûrs pour des changements : il modifie profondément l'organisation et les programmes, élargissant le répertoire aux compositeurs de xxe siècle (concerts Musica del nostro tempo), allongeant la saison et diminuant le prix des places. Il ouvre le théâtre pendant les six semaines de fermeture annuelle pour présenter gratuitement des opéras filmés aux ouvriers, aux étudiants, aux enfants des écoles qui découvraient l'opéra. Avec l'orchestre, il donne des concerts dans les usines, les universités, les lycées, aussi bien à Milan que dans d'autres villes, notamment à Reggio d'Émilie (ateliers Musica/realtà).

Artiste engagé et impliqué dans son temps, il collabore avec les plus grands metteurs en scène tels Giorgio Strehler, Youri Lioubimov, Jean-Pierre Ponnelle et Andreï Tarkovski ; ses prises de positions contre l'intervention américaine au Viêt Nam ou contre l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie lui valent l'inimitié d'une grande partie de la classe politique. Malgré tout, cette période de treize années sera la plus riche de l'institution italienne : l'approche musicale du chef italien va faire merveille dans les opéras de Giuseppe Verdi montés alors, de MacbethSimon BoccanegraAidaUn Bal masqué à Don Carlos.

Avec son ami le pianiste Maurizio Pollini, puis plus tard avec Rudolf Serkin, une de ses préoccupations est de démocratiser l'accès à la musique pour les auditeurs, mais aussi pour les jeunes musiciens, pour lesquels il créera, entre autres, l'Orchestre des jeunes de l'Union européenne, l'Orchestre de jeunes Gustav Mahler, s'investira dans sa fonction de directeur artistique de l'Orchestre de chambre d'Europe ou dirigera l'Orchestre national des jeunes Simón Bolívar du Venezuela.

De 1979 à 1989, comme chef principal puis directeur musical du London Symphony Orchestra, il trouve un instrument idéal pour son éclectisme musical : il y célèbre le centenaire d'Anton Webern en 1983, présente un cycle Mahler puis un cycle Beethoven avec Maurizio Pollini, enregistre une Carmen de Georges Bizet exceptionnelle.

Excédé par certains démêlés administratifs, il quitte La Scala en 1986 et devient (jusqu'en 1991) directeur musical de l'Opéra de Vienne et chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Vienne, où il dirige Verdi, Beethoven, Schubert. Comme à Milan et à Londres, il innove et impose à un public plutôt conservateur des programmes de plus en plus souvent inédits en Autriche : il crée en 1988 le Festival Wien Modern consacré à la musique contemporaine10 et présente des œuvres de Berg (Wozzeck), Rihm, Nono, Kurtág, Debussy (Pelléas et Mélisande), Janáček (De la maison des morts) etc.

De 1982 à 1985, il est chef invité de l'Orchestre Symphonique de Chicago

En 1983, il participe à la création de l'Orchestre de chambre d'Europe avec Nikolaus Harnoncourt. J'aime diriger ces jeunes et j'éprouve un infini plaisir à les guider. Ils possèdent tous une technique exceptionnelle; ils font preuve d'un engagement, d'une fraîcheur qui m'enchantent. Ils ne sont pas encore marqués par certaines inerties, certaines habitudes, parfois difficiles à contourner. Je peux apprendre beaucoup d'eux.

En octobre 1989, peu de temps après la mort de Herbert von Karajan et à la surprise de tous, y compris lui-même, Abbado est élu chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Berlin. Il venait de subir un revers dans la conquête de la succession de Georg Solti à la tête de l'Orchestre Symphonique de Chicago, remportée par Daniel Barenboim, et le renouvellement de son contrat à l'Opéra de Vienne venait de se négocier à des conditions nettement moins avantageuses que les précédentes. La veille du vote berlinois, Abbado se trouvait en pourparlers avec l'Orchestre Philharmonique de New York. Il avait dirigé l'orchestre pour la première fois le  et un total de trente-six concerts11. Pour son concert inaugural à Berlin, il choisit deux symphonies de Schubert et de Mahler, séparées par le Dämmerung (Crépuscule) de Wolfgang Rihm.

Au cours de sa période berlinoise, Abbado élargit le répertoire de l'orchestre, il utilise la petite salle de la Philharmonie pour une série de concerts de musique expérimentale, rajeunit l'effectif et l'esprit de groupe ; contrairement à Karajan, il invite ses collègues à diriger l'orchestre. Dans un hommage pour le 80e anniversaire de Karajan, Abbado écrivait : Herbert von Karajan a créé une sonorité d'orchestre liée à sa personnalité, unique en notre siècle ; pourtant il fait évoluer le son de l'orchestre vers plus de clarté sur le plan horizontal et vertical, les musiciens utilisent des instruments remis à la mode par le courant du renouveau de l'interprétation de la musique baroque, ouverture qui sera poursuivie par son successeur, Simon Rattle. Comme à Londres et à Vienne, il présente des cycles thématiques : Prométhée, Hölderlin, Faust, Shakespeare, Amour et mort. Il réenregistre ses œuvres fétiches, complétant sa discographie avec des œuvres de Ludwig van Beethoven (édition Jonathan Del Mar), de Johannes Brahms en passant par Gustav Mahler, mais aussi de Franz Schubert, Robert Schumann ou Modeste Moussorgsky.

En 1994, il succède à Herbert Karajan au poste de directeur musical du Festival de Pâques de Salzbourg où il ouvre également le répertoire.

En 1997, il crée le Mahler Chamber Orchestra qu'il dirige jusqu'en 2003, laissant sa place à Daniel Harding.

En , Claudio Abbado annonce qu'il ne renouvellera pas son contrat avec le Philharmonique de Berlin après la saison 2001/2002. En 2000, un cancer de l'estomac l'éloigne de l'orchestre et il doit annuler une tournée prévue au Japon ; il subit une très grave opération en juillet. À son retour, au faîte des honneurs et de la gloire, malgré les pressions commerciales, il maintient sa décision de quitter l'orchestre en 2002 mais le retrouve pour un concert annuel qui est un grand moment comme en témoignent divers enregistrements. Il dirige alors de rares concerts très attendus dans des œuvres choisies et approfondies avec au programme Mozart, Beethoven, Debussy, Bach ou Mahler.

En août 2003, il ressuscite l'Orchestre du Festival de Lucerne fondé en 1938 par Arturo Toscanini et abandonné en 1993, avec des instrumentistes des orchestres qu'il a souvent dirigés (les orchestres philharmoniques de Berlin, de Vienne), ses orchestres (l'Orchestre de chambre d'Europe, l'Orchestre de chambre Gustav Mahler) et aussi de grands solistes, redevenus modestes instrumentistes. Pour le premier concert, il choisit l'œuvre qu'il avait interprétée pour ses débuts à Vienne, la 2e symphonieRésurrection, de Gustav Mahler. Puis en 2004, c'est Tristan et Isolde de Richard Wagner. Il poursuit son cycle Mahler, les années suivantes avec un égal succès et à partir de 2010, il en conduit une tournée des grandes capitales mondiales.

Son amour des compositeurs anciens va le pousser à être très respectueux des interprètes du baroque de la fin du xxe siècle, il dira son intérêt pour les interprétations des symphonies de Beethoven par Nikolaus Harnoncourt. Il crée, dirige l'Orchestre Mozart de Bologne avec des instruments anciens, collaborant aussi avec son ami Giuliano Carmignola.

En 2009, il reçoit à Madrid la Médaille d'or du Círculo de Bellas Artes.

Il est nommé sénateur à vie par le président Giorgio Napolitano le , en même temps que Carlo Rubbia, Renzo Piano et Elena Cattaneo.

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Claudio Abbado rencontre la chanteuse Giovanna Cavazzoni au Conservatoire de Milan et ils se marient en 1956 ; leur fils, Daniele Abbado (1958) est directeur d'opéra ; ils ont également une fille, Alessandra (1959), qui travaille dans la direction de théâtre ; ils se séparent en 1968. D'un second mariage avec Gabriella Cantalupi (une costumière) nait Sebastiano qui est archéologue. Il a également eu une relation de quatre ans avec la violoniste Viktoria Mullova et est le père de son fils aîné, Misha Mullov Abbado, qui est contrebassiste et compositeur de jazz. Son neveu, Roberto Abbado (le fils de son frère Marcello), est aussi chef d'orchestre.

 

Le cancer de l'estomac qu'il avait surmonté au début des années 2000 finit par l'emporter. Il meurt à Bologne, à l'âge de quatre-vingts ans, le . Parmi tous les hommages qui lui sont rendus en Italie et en dehors, des milliers de personnes se réunissent à Milan une semaine après sa mort au son de la Marche funèbre de la 3e Symphonie de Beethoven (la Filarmonica della Scala étant dirigée par Daniel Barenboim, un ami de longue date) retransmise depuis la salle entièrement vide de la Scala, en signe de deuil. Il est enterré à Sils-Maria, dans les Grisons en Suisse, dans le petit cimetière de l’église de Fex Crasta, dans le Val Fex où il possédait une maison. Son héritage musical a été transféré à la Bibliothèque d'État de Berlin où il est en train d'être catalogué et numérisé

Son éthique musicale guide le choix d'œuvres rarement exécutées, de compositeurs de la Seconde école de Vienne, d'Igor Stravinsky, Béla Bartók, de plus contemporains tels Luigi Nono ou Wolfgang Rihm dans lesquelles il est à son summum de musicalité. Chef très estimé de ses musiciens, il est un accompagnateur attentionné, qu'ils soient solistes ou chanteurs.

Avec un souci constant du respect de la partition, il dirigeait toutes les œuvres par cœur.
Sa grande sensibilité, sa profonde musicalité et l'importante étendue de son répertoire (de Claudio Monteverdi à Pierre Boulez), son influence sur la nouvelle génération de chefs d'orchestre, font de Claudio Abbado un des grands chefs d'orchestre du xxe siècle. Sa personnalité attachante et son ouverture d'esprit se retrouvent dans ses interprétations marquées par l'intensité et la tension : la trame orchestrale tendue se déroule inexorablement au paroxysme à des moments clés de l'œuvre et, souvent au concert, n'est rompue que par les applaudissements, parfois quelques longues secondes après la fin de la musique.

Malgré Jordi Savall, un décevant Orfeo de Monteverdi

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Claudio Monteverdi (1567-1643) : L’Orfeo, fable en musique en cinq actes et un prologue. Luciana Mancini (La Musica, Euridice), Marc Mauillon (Orfeo), Sara Mingardo (Messaggiera), Marianne Beate Kielland (Speranza, Proserpina), Furio Zanasi (Apollo), Salvo Vitale (Caronte, Plutone), Victor Sordo (Pastore I, Spirito II), Lise Viricel (Ninfa), Gabriel Diaz (Pastore II, Spirito IV), Alessandro Giangrande (Pastore III, Spirito I, Eco), Yannis François (Pastore IV, Spirito III) ; La Capella Reial de Catalunya ; Le Concert des Nations, direction Jordi Savall. 2021. Notice en anglais et en français. Pas de livret, mais synopsis en anglais et en français. Sous-titres en italien, en anglais, en allemand, en français, en japonais et en coréen. 118'00''. DVD Naxos 2.110733 (Aussi disponible en Blu Ray)

L'Orfeo de Monteverdi fait ses débuts à l'Opéra de Vienne

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L'Orfeo de Claudio Monteverdi est considéré comme le plus ancien opéra conservé. Créé en 1607 à Mantoue, l'œuvre n'avait jamais été jouée à l'Opéra National de Vienne.
Il y est proposé pour la première fois ce week end. Le metteur en scène britannique Tom Morris fait ainsi ses débuts au Staatsoper et présente en même temps sa première mise en scène d'opéra sur le continent européen.

Pablo Heras-Casado est au pupitre du Concentus Musicus Wien. Le chef espagnol y a déjà dirigé L'incoronazione di Poppea la saison dernière et il sera à la baguette pour Il ritorno d'Ulisse in patria la saison prochaine.

Les décors et les costumes sont signés par Anna Fleischle, qui travaille également pour la première fois pour l'Opéra d'État de Vienne. James Farncombe (lumières), Nina Dunn (vidéo) et Jane Gibson (chorégraphie et mise en scène des mouvements) complètent l'équipe.

 

Vespro de Monteverdi pour fêter l’inauguration officielle du Namur Concert Hall

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Ce jeudi 12 mai avait lieu le concert d’inauguration du Namur Concert Hall au Grand Manège. Le Chœur de Chambre de Namur, Leonardo Garcia Alarcón et l’ensemble Cappella Mediterranea ont logiquement été choisis pour ce concert inaugural. Ils sont rejoints par sept solistes de choix à savoir Mariana Flores et Gwendoline Blondeel (sopranos), David Sagastume (contre-ténor), Valerio Contaldo et Mathias Vidal (ténors), Alejandro Meerapfel (baryton) et Salvo Vitale (basses).

Au programme, Vespro Della Beata Vergine, véritable chef-doeuvre de lhistoire de la musique composé par Claudio Monteverdi. Datant de 1610, soit peu de temps après l’Orfeo, cette œuvre pour solistes, double chœur, orgue et orchestre est la pièce parfaite pour mettre en exergue les qualités de cette salle de concert. L’acoustique est parfaitement ajustée et navigue entre celle d’un studio et celle d’une église. De plus, le décor est très agréable : un vitrail lumineux projeté sur le mur au dessus de la scène et de jolies lampes pendantes nous propulsent dans un ciel étoilé.

Merveilleuse anthologie montéverdienne  

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Daylight : Stories of Songs, Dances and Loves.  Claudio Monteverdi (1567-1643), Andrea Falconiero (1585-1656) et Biagio Marini (1594-1663). Concerto Italiano, Rinaldo Alessandrini (direction). 2021. Textes de présentation en français et anglais, textes chantés italiens avec traduction française et anglaise. 61’47’’. Naïve. OP 7366

Florilège monteverdien autour des « larmes d’amoureux » : émotion du texte et du contexte

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Lagrime d’amante. Claudio Monteverdi (1567-1643) : Baci, soave e cari (Livre I). Ecco mormorar l’onde ; Mentre io miravo fiso de la mia donna (Livre II). Rimanti in pace ; O primavera, gioventú dell'anno (Livre III). A un giro sol de'begl'occhi lucenti ; Non piu guerra, pietate ; Ah dolente partita ; Longe da te cor mio (Livre IV). Era l'anima mia ; Ecco Silvio, colei (Livre V). Zefiro tornaLagrimae d'Amante al sepolero dell'amata (Livre VI). La Compagnia del Madrigale : Rossana Bertini, Francesca Cassinari, sopranos ; Elena Carzaniga, alto ; Giuseppe Maletto, Raffaele Giordani, ténors ; Daniele Carnovich, Matteo Bellotto, basses. Livret en anglais, français, italien, allemand ; paroles des chants en italien et traduction en anglais. Septembre 2018, juillet 2020. TT 76’31. Glossa GCD 922810

Jeunesse et finesse de l’art de Monteverdi en clôture de l’« Automne musical de Spa »

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Déjà les deux derniers concerts du 35e anniversaire de l'"Automne musical de Spa" !
Au programme le Collegium Musicum et le Ricercar Consort ce samedi 20 novembre au Centre Culturel de Spa.

A 14h au Salon bleu : place à la jeune génération de musiciens avec le concert du Collegium Musicum dirigé par Bernard Woltèche ! Depuis 2012, les étudiants du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles sortent de leurs murs pour présenter à l’ «Automne musical de Spa » le fruit de leur travail. Une superbe opportunité pour ces jeunes musiciens de se produire dans les conditions professionnelles qu’offre le festival de la Perle des Ardennes. Cette année, une place de choix sera accordée à G.Ph. Haendel entouré d’œuvres de Porpora et de Vivaldi.

A 20h au Petit-Théatre, Philippe Pierlot et le Ricercar Consort illustreront toute la finesse de l’art de Claudio Monteverdi (1567-1643). Au menu : un opéra miniature et des madrigaux.
Considéré de nos jours comme l’un des génies les plus inventifs de l’Histoire de la Musique, le compositeur italien figure parmi les plus intéressantes personnalités musicales à avoir foulé la terre spadoise. En effet, la réputation des eaux de Spa décida le Duc de Mantoue, Vincent de Gonzague, à séjourner à Spa l’été 1599 avant de se rendre dans les « Flandres » accompagné par sa troupe de musiciens dont un certain Claudio Monteverdi ! Passionné par l’œuvre du compositeur, Philippe Pierlot proposera aux festivaliers un récital évocateur des passions sublimes qui s’expriment dans sa musique vocale. C’est un véritable chef-d’œuvre qui sera représenté avec Il combattimento di Tancredi e Clorinda composé en 1624 et présent dans le 8e livre des madrigaux de Monteverdi. Cet opéra miniature, dont le livret est tiré de La Jérusalem délivrée du poète italien Le Tasse, réunit à lui seul tous les sentiments humains. Le sujet illustre le combat dramatique de Tancrède et Clorinde pendant la 1ère croisade au 11e siècle. En complément à cet opéra, le programme sera festif à travers des madrigaux au caractère dansant. Le concert sera suivi d’une réception.

Infos et réservations : www.automnemusical.com – A. Hordebise : 087/77 15 18 – Rens. Anne Deby : 087/84 47 01.