Résultats de la recherche pour : Daan Janssens

Daan Janssens, création mondiale

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Le Centre Henri Pousseur annonce un concert unique le 28 mai prochain avec Quando Stanno Morendo (Diario Polacco n°2) de Luigi Nono et la création mondiale d'une oeuvre pour violoncelle, piano et électronique commandée par le Centre au compositeur belge Daan Janssens.
Avec Benjamin Glorieux (violoncelle), Sara Picavet (piano), ensemble vocal Hyoid, Katrien Gaelens (flûte basse), Pieter Matthynssens (violoncelle), Klaas Verpoest (vidéo) et le Centre Henri Pousseur (électronique).
(Gent, Bijloke, 20h)

 

Images sonores, à la jonction de l’acoustique et l’électronique

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A l’avance après la visite de l’exposition Parrathon consacrée au photographe Martin Parr à l’Abbaye de Stavelot, je découvre le quartier Thier-à-Liège, enfumé par les premiers barbecues de printemps, sonorisé par les onomatopées des basketteurs en herbe, animé par ses bistrots-du-coin et je cherche le Mom, caché en plein jour derrière la porte de garage intégrée dans la vitrine de Rio Meubles (spécialité : divan-lit et relax), mais connu du gérant du Carrefour Express un peu plus haut dans la rue (qui me renseigne aimablement alors que je lui achète un cahier d’écolier quadrillé – distrait, j’ai oublié mon carnet) et adjacent au Jacques Peltzer Jazz Club (le saxophoniste-flûtiste-pharmacien du jazz belge), salle (à taille d’homme) de création et d’apprentissage, souterraine et équipée pour le travail en résidence, l’enregistrement ou le concert – bar inclus.

Rien ne s’oppose à la nuit

Titré d’après l’œuvre qui clôture le programme du jour, Nothing Stands In The Way Of Night est le troisième concert du festival images sonores, organisé chaque année par le Centre Henri Pousseur (pionnier en matière de recherche musicale) depuis 1999 : 25 ans et 7 concerts qui explorent la création musicale mixte, acoustique et électronique, principalement à Liège et durant la première moitié de mai. C’est le guitariste François Couvreur qui est à la manœuvre pendant le premier acte, qu’il entame avec le jouissif Trash Tv Trance, de Fausto Romitelli (1963-2004), le compositeur italien mangeur de lignes de démarcation et défonceur des portes de la perception, marqué par les expériences psychédéliques des années 1960 et friand de sons distordus, saturés, sales – comme ceux que Couvreur génère lorsqu’il débranche le jack de sa guitare électrique, l’approche et l’éloigne des cordes (ou en fait un plectre à câble), le rebranche et le redébranche (sans parler de l’e-bow, des pédales d’effets et autre éponge).

L’Ensemble Hopper suit sa (première) Line

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The Line #1 est le premier d’une série de quatre concerts programmés par l’Ensemble Hopper sur quatre scènes (liégeoises) différentes (ce soir, la formation joue à la maison, puisqu’elle réquisitionne l’espace Pousseur du Conservatoire de Liège, nid dans lequel le projet d’orchestre se forme il y a un peu plus de dix ans) : quatre pièces (belgo-françaises) aux univers contrastés, comme pour donner à apprécier la polyvalence de Hopper -ou la diversité des centres d’intérêt de ses membres.

Dans une salle, pas très grande mais bien remplie (l’entrée est libre et pas mal de copains du conservatoire sont présents -qui se retrouvent ensuite à la cantine), sur une scène à l’éclairage, linéaire, vert et néon (The Line) -simple et efficace-, quatre musiciens démarrent Localized corrosion, une pièce pour saxophone, guitare électrique, percussion et piano, écrite en 2009 par Philippe Hurel (1955-) : je n’avais plus en tête la version de l’Ensemble Nikel du guitariste (électrique) israélien Yaron Deutsch et j’ai pu (ré-)entendre, l’esprit (presque) vierge, les accents rageurs de la 6-cordes et l’âpreté, dès l’entame du morceau, de la musique d’un compositeur qui, avec d’autres, a travaillé à partir des bases de la musique spectrale théorisée par Tristan Murail et Gérard Grisey dans les années 1970 -intéressant retour sur une pièce à l’effectif peu courant, à propos de laquelle François Couvreur explique, avec modestie, « qu’il y a encore beaucoup de travail pour être au point ».

Concours Reine Elisabeth, les demi-finalistes

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Les 24 violoncellistes qui prendront part à la demi-finale sont Riana Anthony, James Baik, Yibai Chen, Bryan Cheng, Hayoung Choi, Jeremias Fliedl, Anouchka  Hack, Constantin Heise, Stéphanie Huang, Woochan Jeong, Min Ji Kim, Marcel Johannes  Kits, Keisuke Morita, Taeguk Mun, Samuel Niederhauser, Petar Pejcic, Erica Piccotti, Florian Pons, Ivan Sendetskiy, Oleksiy Shadrin, Anton Spronk, Simon Tetzlaff, Ella van Poucke, Sul Yoon.

Au cours de cette demi-finale qui se déroulera elle aussi à Flagey, quatre demi-finalistes se présenteront à chaque séance, qui comprend deux parties.
- Les deux premiers interpréteront un des deux concerti pour violoncelle de Joseph Haydn et seront accompagnés par l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, dirigé par Vahan Mardirossian.
-  Après la pause, deux autres violoncellistes présenteront leur récital avec piano. Les membres du jury feront le choix entre les deux programmes proposés par chaque candidat.
Les récitals sont composés d'œuvres au choix (dont une sonate pour violoncelle et piano), ainsi que l'œuvre inédite imposée, écrite spécialement pour cette session par Daan Janssens. Le choix du récital sera communiqué au candidat la veille de sa prestation.

L'oeuvre imposée inédite est Wie aus der Ferne de Daan Janssens.
Les candidats ont reçu la partition lors de l'acceptation définitive de leur dossier d'inscription. Wie aus der Ferne sera donc créée le lundi 16 mai à 15h au Studio 4 de Flagey.

La Belge Stéphanie Huang présentera son programme "concerto" le mardi 17 à la séance de 15:00 et son programme "récital" le vendredi 20 à la séance de 20:00.

Le jury :
Pour la demi-finale siègent Gilles Ledure (Président), Myung-Wha Chung, Natalie Clein, Roel Dieltiens, Anne Gastinel, Marie Hallynck, Frans Helmerson,  Anssi Karttunen, Antonio Meneses, Sharon Robinson et Jian Wang.

Diffusion :
Toutes les prestations seront diffusées en direct (RTBF et VRT) et ensuite à la demande sur le site du Concours et sur Auvio.
Diffusion en live sur Musiq3 et La Trois.

Le samedi 21, la proclamation des douze finalistes sera également diffusée en direct, vers minuit.

Concours Reine Elisabeth 2022

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Le Concours Reine Elisabeth 2022, session de violoncelle, se déroulera du 9 mai au 4 juin (Flagey et Palais des Beaux-Arts).
Les 68 candidats admis à la première épreuve sont attendus à Flagey dès le lundi 9 mai. Tel qu’annoncé le 8 mars dernier et en accord avec la position prise par la Fédération Mondiale des Concours Internationaux de Musique, tous les candidats sont les bienvenus, quelle que soit leur nationalité.
Comme pour chaque session instrumentale, deux œuvres nouvelles ont été spécialement écrites pour la session. Ces œuvres ont fait l’objet d’une commande à Daan Janssens et Jörg Widmann. Cette commande a pu être réalisée grâce au soutien du Fonds Baillet-Latour et de la Sabam.

Œuvre imposée en demi-finale :  Wie aus der Ferne de Daan Janssens (www.daanjanssens.be).
Les candidats ont reçu la partition de l’œuvre imposée lors de l’acceptation définitive de leur dossier d’inscription. Wie aus der Ferne sera créée le lundi 16 mai à 15h au Studio 4 de Flagey et sera interprétée par les 24 demi-finalistes au cours de leur récital.

L'oeuvre imposée en finale est de Jörg Widmann (www.joergwidmann.com).
Les douze finalistes interpréteront chacun un concerto de leur choix et l'œuvre inédite de Jörg Widmann. Les candidats sélectionnés pour la finale recevront cette œuvre le jour de leur entrée pour la mise en loge à la Chapelle Musicale. Ils ont donc une semaine, ni plus ni moins, pour étudier l’œuvre, sans aide extérieure. La pièce imposée sera interprétée douze fois, et en première mondiale le lundi 30 mai à 20h, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Belgian Music Days : un peu de tout, et pas mal de musique d’aujourd’hui

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Dédié aux musiques belges (écrites, avec une prédilection pour les compositeurs vivants - mais pas que, puisque le pays est né en 1830 -, et pour la musique contemporaine -mais pas que, puisque électroacoustique et jazz, enseignés eux aussi en conservatoire, y ont leur place), tri-lingue/régional/communautaire (comme le pays, compliqué mais savoureux, qu’il salue), le festival en est à sa troisième édition, bisannuelle. Après Louvain et Mons, c’est à l’est que les Belgian Music Days -le Forum des Compositeurs a récolté plus de 80 propositions de pièces pour cette édition- prennent leurs quartiers, au Alter Schlachthof d’Eupen, imposant ensemble de briques rouges, fidèle au style industriel prussien, dont le destin bascule au début des années 1990, alors qu’il délaisse ses fonctions d’abattoir à viande pour celles de diffuseur de culture -après une conséquente rénovation. Je n’ai pas pu tout voir du programme fourni étalé sur trois jours, frais mais au soleil printanier, scrupuleusement organisé dans un lieu propice aux rencontres et au bar rassembleur : ma sélection est donc contrainte et restreinte -pour une parfaite exhaustivité, notez la date dans votre agenda pour 2024, à Bruxelles.

Sous l’intitulé Musiques et recherches, référence à l’association dédiée à la musique acousmatique initiée par Annette Vande Gorne, le premier rendez-vous fait place à quatre compositions fixées sur support, que le concert spatialise sur un dispositif d’enceintes multiples, dont la diversité des caractéristiques sonores figure l’orchestre. Pour L'invention du Quotidien: #1 Mouvements Ordinaires, c’est Vande Gorne qui dirige l’œuvre (en l’occurrence, qui a les mains sur les potentiomètres de la table de mixage) : Joost Van Kerkhoven est son élève (comme les autres intervenants de ce concert), qui approfondit actuellement les liens entre pensée algorithmique et musique et propose, avec ce morceau joué pour la première fois, des sons trouvés (bruits de pas, expirations, commentaires -sportifs ?-, pales de ventilateur -d’hélicoptère ?-, rires d’enfants, cloches d’église…), naturels, machiniques, du quotidien (outre le titre, directement emprunté aux livres du philosophe français Michel de Certeau, le compositeur s’inspire de la façon dont Anne Teresa De Keersmaeker intègre des gestes banals dans ses chorégraphies), retravaillés et liés à des sons de synthèse. Vande Gorne continue sur sa lancée (comme une danse des mains et du corps devant la table, son plaisir enthousiaste est communicatif) avec In Nomine, cette pièce de Léo Kupper (élève d’Henri Pousseur, pionnier de musique électronique et fondateur du Studio de Recherches et de Structurations Electroniques Auditives), qui, lorsqu’elle la découvre, jouée au Château Malou de Woluwe-Saint-Lambert dans les années 1970, sur une coupole de haut-parleurs dirigés par une sorte de clavier, l’impressionne tant qu’elle décide de se consacrer désormais à l’acousmatique : une musique mystérieuse, majestueuse, teintée du psychédélisme ambiant d’alors. C’est autour de citations de Moriturus d’Henri Michaux, qu’Ingrid Drese cerne Pérégrinations d’une petite sphère happée par le temps, composition réalisée en 2020 et jouée pour la première fois aux Belgian Music Days : un cheminement qui semble hésiter, chancelle, avance, s’égare, revient, persévère, évoque latéralement le vent de sinusoïde qui s’essouffle dans One Of These Days ; une musique qui ondoie et nous fait curieusement apprécier de n’aller nulle part. J’accroche moins aux Paysages (habités) de Marie-Jeanne Wyckmans, assemblage peu musicalisé de sons glanés dans des décors naturels (marins, forestiers, animaliers), complété de bruits (train, vaisselle) et de gazouillis enfantins, qui m’évoquent plus la bande sonore d’un documentaire qu’une pièce composée (l’influence de son métier de bruiteuse au cinéma ?).

Musica Antiqua 2015

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C'est le jeune claveciniste français Justin Taylor qui a remporté le Concours International "Musica Antiqua" de Bruges. La session 2015 était consacrée au clavecin.
Le deuxième prix est allé à la Russe Sofya Gandilyan et le troisième prix à la Canadienne Mélisande McNabney. Les Françaises Hélène Diot et Nadja Lesaulnier ont reçu une mention honorable.
Le premier prix comporte un prix en argent et plusieurs récitals dans des lieux emblématiques tels Bozar (Bruxelles), le Musée Vleeshuis (Anvers), le Festival Monteverdi (Crémone), le MAfestival,...
Justin Taylor été choisi aussi par un jury indépendant pour enregistrer un CD sous le label Alpha (distr° Outhere) et il a reçu le prix du public.
Le MAfestival a, lui, récompensé de son côté le jeune compositeur belge Daan Janssens dont une oeuvre a été créée par les finalistes du concours.

Le Concours International Musica Antiqua est l'une des principales compétitions de musique ancienne au monde. Il s'adresse aux jeunes artistes belges et étrangers spécialisés dans les interprétations de musique ancienne fondées sur l'authenticité. Plus de 70 candidats ont pris part à cette 52e du Concours devant un jury international d'enseignants et d'artistes de renom: Johan Huys (président), Richard Egarr (Royaume-Uni), Andrea Marcon (Italie), Béatrice Martin (France) et Christine Schornsheim (Allemagne).

Les Aveugles de Maeterlinck au théâtre. Création

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Les_Aveugles_Kurt_Van_der_ElstjpgLes Aveugles
Daan Janssens

Étrange joyau théâtral, Les Aveugles est peut-être le texte le plus abstrait et le moins symboliste de Maurice Maeterlinck. Il nous entraîne dans le tâtonnement verbal de douze aveugles perdus au milieu d’une forêt, où la mort annoncée par les sons de la nature porte le drame à son comble, sans résolution. Le jeune compositeur gantois Daan Janssens et le plasticien liégeois Patrick Corillon, également homme de théâtre, adaptent cette parabole philosophique sous forme de théâtre musical – une première ! Ils en proposent aussi une relecture radicale, où l’homme aveuglé par les catastrophes est rappelé à la légèreté de l’existence qui est flux incessant de vie et de mort… Si la musique et le texte chanté évoquent la tension tragique en un crescendo ralenti, le dispositif scénique opte pour une représentation limpide qui éclaire ces Aveugles d’une poésie joueuse dans un monde qui n’y voit plus.
Bruxelles, La Monnaie, les 12 et 13 avril, Salle Malibran