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Une nouvelle orchestration pour La ville morte de Nadia Boulanger et Raoul Pugno 

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Nadia Boulanger (1887-1979) et Raoul Pugno (1852-1914) : La ville morte, opéra en quatre actes. Orchestration de Joseph Stillwell et Stephan Cwik, sous la supervision de David Conte.  Melissa Harvey (Hébé), Laurie Rubin (Anne), Joshua Dennis (Léonard), Jorell Williams (Alexandre) ; Talea Ensemble, direction Neal Goren. 2024. Notice en anglais. Livret en français avec traduction anglaise. 100’ 03’’. Un coffret de deux CD Pentatone PTC 5187 492. 

Seconde livraison de motets pour les États du Languedoc, avec l’Ensemble Antiphona

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Compositeurs des États du Languedoc. Grands motets vol 2. Bernard-Aymable Dupuy (1707-1789) : Exurge Domine. Joseph Valette de Montigny (1665-1738) : Beatus Vir qui timet Dominum. Jean Malet (c1710-c1788) : Domine in Vitute tua. Coline Bouton, Eva Tamisier, dessus. David Tricou, Charles d’Hubert, haute-contre. Clément Lafranchi, taille. Timothé Bougon, basse-taille. Matthieu Heim, basse. Ensemble Antiphona, Rolandas Muleika. Livret en français, anglais ; paroles en latin, traduction en français et anglais. Août 2022. 65’43’’. Paraty 2023362

David Grimal initie l’Orchestre national de Lille à des interprétations sans chef

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Du 7 au 12 février, les mélomanes du Nord ont vécu une nouvelle expérience avec l’Orchestre national de Lille : une interprétation sans chef d’orchestre ! Au centre de ces concerts, David Grimal, qui pratique depuis longtemps ce format, notamment avec son orchestre Les Dissonances. Nous avons assisté au concert du 11 février au Nouveau siècle à Lille, dans un programme composé de trois œuvres de Mendelssohn. 

L’annonce habituelle juste avant le concert vient d’être diffusée. Les instruments s’accordent rapidement, et le public attend le chef, en l’occurrence David Grimal, indiqué « direction et violon » dans le programme. La salle n’est pas encore totalement silencieuse, et les musiciens commencent à jouer. Certains continuent à parler avec leurs voisins, ils n’ont pas compris tout de suite que le concert avait commencé ! L’Ouverture des Hébrides de Mendelssohn résonne comme venant de nulle part, renforçant le caractère mystérieux de la Grotte de Fingal. Il suffit de regarder quelques secondes l’orchestre, pour « voir » que les musiciens s’écoutent attentivement les uns et les autres. En effet, ce mode d’interprétation — un langage qui se développe, précisera David Grimal au bord de scène à l’issue du concert — est aussi beau à voir qu’à écouter. Ainsi, la musique respire de manière plus organique, elle devient plus que jamais une entité vivante.