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Elizabeth Maconchy, 30 ans

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Elizabeth Maconchy est une compositrice et pédagogue britannique, née à Broxbourne (Hertfordshire) le , morte à Norwich (Comté de Norfolk) le .

Née de parents d'origine irlandaise, elle prend d'abord des leçons privées de piano, d'harmonie et de contrepoint, avant d'étudier de 1923 à 1927 au Royal College of Music de Londres. Ses professeurs sont : Charles Wood, Ralph Vaughan Williams pour la composition, et Arthur Alexander pour le piano.
Elizabeth Maconchy poursuit sa formation, à l'aide d'une bourse, en 1929 à Prague.
Auprès du chef d'orchestre Karel Jirák est créé son Concerto pour piano et orchestre en 1990, avec Erwin Schulhoff au piano.
Elle séjourne également à Vienne. Lors de son séjour en Europe centrale, elle découvre la musique de Béla Bartók, Alban Berg et Leoš Janáček qui influenceront (de même que Vaughan Williams) ses propres compositions, lesquelles resteront tonales. Comme Bartók, elle est l'auteur d'un corpus important de quatuors à cordes, treize en tout s'échelonnant de 1933 à 1984, de ses 25 à ses 75 ans.

De retour à Londres en 1930, elle envoie une partition à Sir Henry Wood. "J'ai eu de la chance, il a joué ma suite The Land au Proms la même saison. Elle a reçu, je peux le dire, des avis de presse incroyablement bon mais c'est tout. Cette bonne réception n'a été suivie d'aucune commande, ni de subventions, ni même d'interview à bâton rompu, ni d'une autre exécution. Ça ne me paraissait même pas étrange à cette époque. Il semblait que c'était le lot du compositeur et qu’écrire de la musique devait être sa propre récompense".

On lui diagnostique une tuberculose en 1932 et on lui conseille alors d'aller se soigner en Suisse. Elle refuse et s'installe dans le Kent avec son mari, où une grande partie de la journée, elle compose à l'extérieur. Vers 1936, ces œuvres ont déjà été donnée à Paris, aux Etats-Unis et même en Australie.

Après la Seconde Guerre mondiale, sa musique est très peu jouée. Elle obtient des prix, le Edwin Ewan pour son 5e Quatuor. Et avec son ouverture, Proud Thames, elle gagne le concours organisé en 1953 au moment du couronnement d'Élisabeth II. La BBC joue 6 de ses quatuors en 1955, une fierté personnelle. En 1959, elle est nommée Présidente de la Guilde des Compositeurs britanniques, la première femme à ce poste.

Elle aide les jeunes compositeurs arrivant sur la scène musicale. Très critique envers sa musique, elle cesse volontairement d'écrire à l'aube de ses 80 ans, ne voulant pas ajouter à son catalogue des partitions qui n'en vaudrait pas la peine.

On lui doit ainsi des pièces pour instrument solo (dont le piano), d'autres œuvres de musique de chambre, de la musique avec orchestre (dont plusieurs concertinos), des œuvres chorales et/ou avec voix soliste(s), dont des opéras.

Outre ses activités de compositrice, elle sera aussi professeur de musique au King's College de Londres, à partir de 1947.

De son mariage en 1930 avec William Richard LeFanu, est née notamment Nicola LeFanu, également compositrice.

Elizabeth Maconchy a été anoblie en 1987.

Gordon Jacob, 40 ans

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Gordon (Percival Septimus) Jacob (né le  à Londres, mort le  à Saffron Walden, Essex), est un compositeur, arrangeur, orchestrateur et chef d'orchestre anglais.

Après sa scolarité au Dulwich College -période durant laquelle il s'essaie déjà à la composition- et la Première Guerre mondiale (enrôlé en 1914, il est prisonnier de guerre en 1917-1918), Gordon Jacob étudie la théorie, la composition, l'orchestration et la direction d'orchestre au Royal College of Music de Londres, entre 1919 et 1923, auprès d'Adrian Boult, Herbert Howells, Hubert Parry, Charles Villiers Stanford et Ralph Vaughan Williams.

Dès 1924 et jusqu'en 1966, il enseigne à son tour dans ce même lieu, où il a notamment comme élèves Avril Coleridge-Taylor, Grace Williams. Imogen Holst, Elizabeth Maconchy, Stanley Bate, Paul Hamburger, et Malcolm Arnold.

Deux ans après s'être retiré de l'enseignement, en 1968, il est fait Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE).

Comme arrangeur ou orchestrateur, on lui doit entre autres une orchestration en 1932 du Carnaval de Robert Schumann (pour un ballet), une orchestration en 1946 de la sonate pour orgue d'Edward Elgar, la musique de ballet Mam'zelle Angot (1947), d'après l'opéra-comique La Fille de madame Angot de Charles Lecocq, ou encore un arrangement pour chœurs et orchestre du God Save the Queen (1953), pour le couronnement d'Élisabeth II.

Parmi ses compositions, s'inspirant de la musique baroque et de celle classique au sens strict (et, dans une moindre mesure, de la musique romantique), figurent des pièces pour instrument solo (orgue, piano...), de la musique de chambre, des concertos (pour alto, pour piano...), deux symphonies numérotées (et cinq autres sans numéros, ainsi que trois sinfoniettas), des œuvres vocales (mélodies pour voix soliste, cantates avec chœurs...), ainsi que de la musique légère.

S'y ajoutent au cinéma, dans les années 1940, des musiques pour quelques documentaires et quatre films britanniques, dont For Those in Peril de Charles Crichton (1944, avec David Farrar et Ralph Michael).

De plus, Gordon Jacob est l'auteur de quatre livres liés à la pratique musicale.

Un documentaire réalisé par Ken Russell et sorti en 1959 lui est consacré, sous le titre Gordon Jacob.

La 2e édition du Festival Pianopolis captive les Angevins

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Concocté par une équipe soudée autour du musicologue Nicolas Dufetel et du pianiste Alexandre Kantorow, respectivement adjoint à la culture et au patrimoine de la ville et directeur artistique, le Festival pianopolis est devenu, à seulement sa deuxième édition, un rendez-vous incontournable de la vie cultuelle à Angers. Du 8 au 12 mai dernier, les pierres plusieurs centenaires avaient fait résonner les sons de musiques très variées, ouvrant à un public large des occasions de se retrouver pendant le long week-end de l’ascension.

Ambiance festive

Non loin du Château d’Angers — où l’âme du Roi René nous veille à travers la teinture d’Apocalypse, classée dans le registre international Mémoire du Monde par l’UNESCO —, le Jardin du Musée Jean-Luçat est particulièrement animé le temps d’un week-end. Sur la scène construite à l’occasion, le jeune pianiste Raphaël Collard propose quatre Ballades de Chopin. Le pianiste de 18 ans réussit à séduire l’audience malgré les conditions de plein air peu propice pour nuancer toutes les subtilités des compositions du Polonais. À deux pas de là, de l’autre côté de l’ancien cloître, un autre piano attire des amateurs. Des élèves du conservatoire à rayonnement régional ainsi que des amateurs se succèdent du matin au soir. Du jazz à la musique classique, en solo et à quatre mains, chacun apprécie l’écoute et le partage. La convivialité est le mot d’ordre de cet espace, renforcée avec plusieurs food trucks (camion cuisine mobile) proposant des plats fait maison.

Six facettes du concerto pour piano britannique au XXe siècle 

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John Addison (1920-1998) : Wellington Suite, pour deux cors, piano, timbales, percussion et cordes. Arthur Benjamin (1893-1960) : Concertino pour piano et orchestre. Elizabeth Maconchy (1907-1994) : Concertino pour piano et orchestre à cordes. Humphrey Searle (1915-1982) : Concertante pour piano, percussion et cordes op. 24. Edmund Rubbra (1901-1986) : Nature’Song, poème symphonique pour orchestre, orgue et pianoforte. Geoffrey Bush (1920-1998) : A Little Concerto sur des thèmes de Thomas Arne pour pianoforte et cordes. Simon Callaghan, piano ; BBC National Orchestra of Wales, direction Martyn Brabbins. 2021. Notice en anglais. 68.33. Lyrita SRCD 407.

Portrait de compositrice : Imogen Holst

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La fille d’un compositeur honoré dans son pays peut-elle se créer une personnalité musicale reconnue ? C’est ce que nous allons découvrir en rencontrant Imogen Holst.

La Britannique Imogen Clare von Holst, connue sous le nom d’Imogen Holst, est une musicologue, compositrice, arrangeuse, cheffe d’orchestre et de chœur, enseignante, et auteure/éditrice qui a également été directrice artistique de festivals. Née le 12 avril 1907 à Richmond, dans le Surrey, elle est décédée le 9 mars 1984 à Aldeburgh, dans le Suffolk. Comme enseignante, elle a joué un rôle important dans l'éducation musicale britannique. 

Famille

Imogen est la fille unique de Gustavus Theodore von Holst, (Cheltenham, 21/09/1874 - Londres 25/05/1934) et d’Emily Isobel Harrisson (Londres 26/03/1876 - 16/04/1969). Les jeunes gens, connus comme Gustav Holst et Isobel Harrisson, se rencontrent lors d’un concert londonien organisé par l’Hammersmith Socialist Society. Gustav y dirige le Socialist Choir qu’a rejoint la jeune soprano Isobel. Le mariage a lieu à Londres au Fulham Register Office le 22 juin 1901, dès que la situation financière de Gustav le permet. Isobel se met à la couture pour qu’ils arrivent à assurer les fins de mois. 

Isobel Harrisson rejoint les « Independent-spirited women » et travaille, comme chauffeur volontaire, dans le Women’s Reserve Ambulance Corps venant en aide aux personnes dans le besoin pendant la guerre 14-18. En 1923, elle passe 2 mois en Amérique avec son mari et sa fille. Passionnée de décoration, elle préfère la vie à la campagne aux voyages lointains et rejoint plusieurs sociétés : l’English Folk Dance Society, l’Essex Society for Archaeology & History, l’Essex Agricultural Society, et supporte le British Women’s Institute et l’Eglise de Thaxed. Après son décès, le Times du 19 avril 1969 précise dans sa nécrologie qu’elle a été aimable et généreuse et qu’elle apporté, dans la vie de Gustav, grâce, aisance et confort

Gustavus Theodore von Holst (1874-1934), le père d’Imogen, est connu comme Gustav von Holst puis Gustav Holst parce que, en septembre 1918, il supprime officiellement le « von » trop germanique pour pouvoir participer à l’effort de guerre. Il est nommé organisateur musical pour la YMCA (Young Men's Christian Association) au Proche-Orient, basée à Thessalonique. 

24 compositrices pour 24 mélodies, un attachant florilège

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Compositrices. Oeuvre de : Rebecca Clarke, Irène Poldowski, Alma Mahler, Amy Beach,  Clara Schumann, Henriette Boësmans, Isabel Mundry, Marie Jaëll, Rosy Vertheim,  Katharina Rosenberger, Fanny Hensel-Mendelssohn, Juliana Hall, Henriette Puig-Roget,  Charlotte Bray, Manuela Kerer, Elisabeth Maconchy, Ingeborg Bronsart, Marguerite Roesgen-Champion, Madeleine Dring, Ruth Schönthal, Caroline Charrière, Joséphine Lang,  Cécile Chaminade  et Germaine Tailleferre.  Franziska Heinzen, soprano ; Benjamin Mead, piano. 2021. Notice en allemand, en anglais et en français. Textes reproduits en langues originales, avec deux traductions en regard. 57.49. Solo Musica SM 378.

Le violoncelle britannique au féminin

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British Cello Works. Ethel Smyth  (1858-1944) : Sonate en mi mineur pour violoncelle et piano ; Elizabeth Maconchy  (1907-1994 ) : Divertimento pour violoncelle et piano ; Elisabeth Lutyens (1906-1983) : Nine Bagatelles pour violoncelle et piano ;  Rebecca Clarke  (1886-1979) : Rhapsody pour violoncelle et piano. Lionel HANDY, violoncelle ; Jennifer HUGHES, piano. 2019-73’06- Présentation en anglais- LYRITA SRCD.383

Gervase de Peyer est décédé hier

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Le clarinettiste anglais Gervase de Peyer était né à Londres en avril 1926.
Au Royal College of Music, il a étudié la clarinette avec Frederick Thurston et le piano avec Arthur Alexander. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint le Royal Marines Band Service puis retourna au Collège royal de musique avant d'aller travailler à Paris avec Louis Cahuzac.
En 1950, il fonde l'Ensemble Melos avec lequel il a joué jusqu'en 1974 et mené leurs enregistrements pour EMI. Des enregistrements pour bois et cordes réédités en 2011, tout comme les pièces pour ensembles plus grands avec Osian Ellis (harpe), Richard Adeney (flûte), Emanuel Hurwitz et Ivor McMahon (violon), Cecil Aronowitz (alto) et Terence Weil (violoncelle).
Fondateur aussi de la Chamber Music Society du Lincoln Center à New York en 1969, il jouera avec eux pendant 20 ans.
De 1956 à 1973, il est clarinette principale du London Symphony Orchestra.

Gervase De Peyer a dirigé l'English Chamber Orchestra, l'Orchestre Symphonique de Londres, le Melos Sinfonia, le Wind Ensemble et l'Orchestre Haydn.
A partir de 1959, il enseigne aussi à la Royal Academy of Music.
De Peyer a créé les concertos d'Arnold Cooke, de Sebastian Forbes, d'Alun Hoddinott, de Joseph Horovitz, de Thea Musgrave, d'Elizabeth Maconchy, de William Mathias et d'Edwin Roxburgh.
En 1987, il créait la Sonate pour clarinette solo de Miklós Rózsa.