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Redécouverte d'Emilie Mayer

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Laurence Equilbey et son Insula orchestra partent à la redécouverte de la compositrice allemande.

Emilie Luise Friederika Mayer est née à Friedland en Mecklembourg le  et morte à Berlin le .
Fille du pharmacien August Friedrich Mayer (1777–1840) et de Henrietta Carolina Louisa, née Maas (1790–1814), Emilie Mayer joue du piano depuis l'âge de cinq ans.

Elle a tout d'abord étudié dans sa ville natale puis, au début des années 1840, elle suit des cours de composition avec Carl Loewe à Stettin. À partir de 1847, elle poursuit ses études musicales de contrepoint auprès d'Adolph Bernhard Marx et d'instrumentation auprès de Wilhelm Wieprecht à Berlin. Elle commence à être reconnue comme compositrice et plusieurs de ses œuvres sont jouées à Berlin.

En 1855, elle est à Munich, en 1856 à Vienne où son Quatuor à cordes en la majeur et son Trio avec piano en ré mineur sont créés.

Emilie Mayer reste célibataire et pendant de longues années, sa maison à Berlin est ouverte à des personnalités de la vie sociale et politique.

Emilie Mayer est d'abord influencée par l'école classique de Vienne, notamment par Mozart, bien que ses dernières œuvres soient plus dans un style romantique.
Les harmonies de Mayer sont caractérisées par de brusques changements de tonalités et l'usage fréquent d'accords de septième, avec septième diminuées, lui permettant une grande variété de résolutions. La musique d'Emilie Mayer se définit principalement par une tendance à posséder un centre tonal avec une septième de dominante, mais à ne pas résoudre sur la tonique directement. Parfois, la résolution ne se fait pas.
Ses rythmes sont souvent très complexes, avec plusieurs strates interagissant en même temps.

Les symphonies d’Emilie Mayer 

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Emilie Mayer (1812-1883) : Symphonies n° 3 en do majeur « Militaire » et n° 6 en mi majeur. Orchestre philharmonique de Bremerhaven, direction Marc Niemann. 2021. Notice en allemand et en anglais. 69.30. Hänssler Classic HC22016.

À Angers, une « Neuvième » entre joie et larmes

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Le dernier concert de l’Orchestre National des Pays de la Loire revêtait un caractère très particulier avec la dernière participation de l’excellent Chœur de l’ONPL sacrifié sur l’autel des économies budgétaires qui, comme souvent, visent d’abord la culture en l’estimant superfétatoire et réservée à une soi-disant élite. Créé en 2005, cet excellent chœur d’amateurs passionnés a fait ses premiers pas avec la Symphonie N° 2, « Résurrection » de Gustav Mahler. Fort de 60 membres environ, le Chœur de l’ONPL se produisait également de manière autonome dans un répertoire a capella et en abordant une grande variété de styles. Dirigé depuis ses débuts par Valérie Fayet, il était arrivé à un très haut niveau de qualité confirmé hier soir encore par sa participation fervente dans la Neuvième Symphonie de Beethoven qui concluait la saison de l’ONPL et la Saison 2 du Festival Beethoven.

Ovationnés par un public très chaleureux jusque dans les couloirs à la fin du concert, les choristes avaient souvent de la peine à retenir leurs larmes après 20 ans passés au service de la musique au plus haut niveau. Fort heureusement, cette tristesse était tempérée par une splendide interprétation de la Neuvième Symphonie sous la baguette enfiévrée de Sascha Goetzel et par l’annonce officielle d’une certaine continuité avec la création du désormais Chœur des Pays de la Loire, toujours dirigé par Valérie Fayet. Ensemble, et plus soudés que jamais, ils se donnent pour mission de perpétuer le son, la cohésion et l’exigence développés depuis des années en s’ancrant avec des chanteurs venus de Nantes, Angers, Saint-Nazaire et Cholet et en développant un partenariat pédagogique fort auprès des lycéennes et lycéens ligériens. Après quelques auditions (avis aux amateurs), il restera à trouver des partenaires, mécènes et donateurs, pour lui permettre de maintenir son haut niveau artistique.

La vision beethovénienne de Sascha Goetzel est entièrement tournée vers la tension, dans une excitation parfois fébrile répondant parfaitement à l’écriture novatrice et au message pressant du chef-d’œuvre de Beethoven. Dès les premières mesures, l’allegro ma non troppo s’élance sabre au clair, d’une manière péremptoire et rapide sans chercher à cultiver le beau son, dans un élan irrésistible qui est venu irriguer toute la conception du chef viennois. A la tête de l’ONPL en grand effectif (14 premiers violons, 10 violoncelles, 8 contrebasses et le reste à l’avenant) le chef traverse cette vaste symphonie à grands traits, brossant une fresque scrutant l’existentialité humaine semée de questions, de doutes, de joie et débouchant sur la perspective d’une paix universelle de plus en plus hypothétique. Placés juste devant le chœur et non sur le devant de la scène, les quatre solistes, Helen Kearns, Eva Zaïcik, Jinxu Xiahou et Benjamin Appl ont vaincu les terribles difficultés imposées par Beethoven dans des registres stratosphériques particulièrement périlleux.

Marc Niemann à Montepulciano

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Marc Niemann (48 ans), directeur musical du Stadttheater Bremerhaven et chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Bremerhaven, a été nommé directeur musical du Festival italien Cantiere Internazionale d'Arte di Montepulciano.
Depuis sa création en 1976 par le compositeur Hans Werner Henze, le Cantiere Internazionale d'Arte compte parmi les principaux festivals de musique européens consacrés à l'art contemporain et la promotion des jeunes musiciens.

Après une formation de pianiste et de chef d'orchestre à Hanovre, Lübeck et Berlin, Marc Niemann a entamé une carrière de chef d'orchestre classique, passant par Lübeck, Eutin, Braunschweig, Pforzheim et Cottbus, où il s'est forgé un vaste répertoire dans de nombreux genres. Niemann a bénéficié d'une bourse de la Fondation Oscar et Vera Ritter, de la Fondation Richard Wagner et de la Fondation Max Grünebaum.
Il a été invité à diriger de nombreuses ensembles dont la Staatskapelle Halle, l'Orchestre Symphonique de Brandebourg, le Loh-Orchester Sondershausen, l'Orchestre Symphonique de Berlin, l'Orchestre Philharmonique d'Altenburg-Gera, l'Orchestre Philharmonique de Bielefeld, la Philharmonie Rhénane de Coblence, l'Orchestre Symphonique de Wuppertal, la Philharmonie Robert Schumann de Chemnitz, la Nouvelle Philharmonie de Westphalie, l'Académie de Chambre de Potsdam, la Staatskapelle Schwerin, l'Opéra de Chambre du château de Rheinsberg et le Beethovenfest de Bonn.

Depuis la saison 2014-15, Niemann est directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Bremerhaven avec lequel il boucle l'enregistrement des symphonies de Beethoven et celui de deux symphonies de la compositrice allemande Emilie Mayer.

Johann Strauss I, 175 ans

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Johann Strauss, dit Johann Strauss père, est né à Vienne le 14 mars 1804 et mort en cette ville le 25 septembre 1849. Il est le père de Johann Strauss II.

Il est universellement connu pour ses valses, qu'il contribue à populariser avec Joseph Lanner, établissant ainsi les bases qui permettront à ses fils Johann II, Josef et Eduard I de poursuivre la dynastie musicale. Sa plus fameuse valse est probablement le Loreley-Rhein-Klänge. Son œuvre la plus célèbre est cependant la Marche de Radetzky (nommée en référence à Joseph Radetzky), jouée invariablement chaque année par l'Orchestre Philharmonique de Vienne lors du traditionnel Concert du Nouvel An.

Les parents de Strauss étaient taverniers. Son grand-père paternel est un Juif hongrois. Son père, Franz Strauss, meurt un an après sa naissance : son corps est retrouvé dans le Danube (la thèse du suicide est privilégiée). La même année, sa mère, née Barbara Dolemann, se remarie avec un certain Golder. Elle meurt d'une mauvaise fièvre lorsqu'il a 7 ans. Son beau-père cherche à le placer comme apprenti chez le relieur Johann Lichtscheidl. Tout en faisant son apprentissage, il prend des leçons de violon et de viole. Contrairement à ce qui a parfois été affirmé, il a terminé sa formation de relieur en 1822. Il étudie également la musique avec Johann Polischansky durant son apprentissage. Il obtient une place dans l'orchestre local de Michael Pamer qu'il quitte par la suite afin de rejoindre un quatuor à cordes populaire connu sous le nom de Quatuor Lanner formé par un potentiel rival Joseph Lanner et les frères Drahanek, Karl et Johann. Ce quatuor à cordes, qui jouait des valses viennoises et des danses rustiques allemandes, se transforme en un petit orchestre à cordes en 1832.

Il devient par la suite le chef de l'orchestre dans lequel il jouait. Grâce au succès populaire qu'il obtient lors du carnaval de 1824, Strauss est bientôt placé aux commandes d'un second orchestre, plus petit, formé en raison du succès du premier. S'inspirant du succès de Lanner, et réalisant qu'il pouvait ainsi mettre fin à ses problèmes financiers, il décide en 1825 de former son propre ensemble et commence à écrire de la musique pour celui-ci. Ce faisant, il se place en rival de Lanner mais sans conséquences sérieuses, la compétition en musique étant alors très productive pour le développement de la valse et autres danses à Vienne. Il devient bientôt l'un des compositeurs de danses les plus célèbres et les plus appréciés à Vienne et part en tournée avec son ensemble en Allemagne, aux Pays-Bas, Belgique, Angleterre, et Écosse.

Lors d'un voyage en France en 1837, il entend un quadrille et commence à en composer lui-même. Il lui revient d'avoir introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840 à partir duquel elle devient célèbre. Ce fut particulièrement ce voyage qui créa la popularité de Strauss auprès de différents milieux sociaux, popularité qui lui permit de mener à bien son projet ambitieux de jouer sa musique en Angleterre à l'occasion du couronnement de la reine Victoria en 1838.

Il se marie avec Maria Anna Streim en 1825 dans l'église de la paroisse de Liechtenthal à Vienne. Son mariage est relativement instable en raison de ses absences prolongées loin de sa famille lors des fréquentes tournées à l'étranger.

En 1834, il prend une maîtresse, Émilie Trambusch, avec laquelle il aura huit enfants. La décision de son père d'interdire formellement à ses enfants de prendre des cours de musique a probablement marqué les premières compositions de Johann fils. Avec la déclaration de paternité de Johann père d'une fille qu'il a eue avec Émilie, Maria Anna demande le divorce en 1844 et permet à Johann fils de poursuivre activement une carrière musicale.

En dépit de ses problèmes familiaux, il effectue de nombreuses tournées dans les îles britanniques et est toujours prêt à écrire de nouvelles pièces pour de nombreuses organisations de charité. Ses valses sont inspirées des danses rurales en trois temps avec une courte introduction sans véritable rapport avec la structure précédente puis généralement avec une coda courte et une fin agitato. Son fils Johann, en développant la structure de la valse, utilisa plus d'instruments que son père. Bien que ne possédant pas un talent musical aussi riche que celui de son fils aîné, il fut parmi les premiers compositeurs avec Joseph Lanner à écrire des pièces avec des titres individuels. En rendant ainsi ces dernières immédiatement reconnaissables, il encourageait l'enthousiasme musical et aidait à la diffusion des partitions. Pendant ses représentations à la salle de bal Sperl à Vienne où il se fit un nom, il défendit activement le principe de collecter une somme fixe comme droit d'entrée.

Johann Strauss II a souvent joué les œuvres de son père et déclaré ouvertement son admiration. Leur rivalité n'était cependant pas un secret à Vienne, propos qu'alimentait la presse d'alors. Johann Strauss I refusa de jouer au Casino Dommayer qui avait vu les débuts de son fils, gênant ainsi sa carrière. Malgré tout, Strauss II relégua son père à la seconde place en termes de popularité du répertoire classique.

Strauss meurt à Vienne en 1849 de la scarlatine.

Johann Strauss I, 220 ans

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Johann Strauss, dit Johann Strauss père, né à Vienne le 14 mars 1804 et mort en cette ville le 25 septembre 1849, est un compositeur et chef d'orchestre autrichien. Il est le père de Johann Strauss II.

Il est universellement connu pour ses valses qu'il contribue à populariser avec Joseph Lanner, établissant ainsi les bases qui permettront à ses fils Johann II, Josef et Eduard I de poursuivre la dynastie musicale. Sa plus fameuse valse est probablement le Loreley-Rhein-Klänge. Son œuvre la plus célèbre est cependant la Marche de Radetzky (nommée en référence à Joseph Radetzky), jouée invariablement chaque année par l'Orchestre Philharmonique de Vienne lors du traditionnel Concert du Nouvel An -et récemment contestée.

Les parents de Strauss étaient taverniers. Son grand-père paternel est un Juif hongrois. Son père, Franz Strauss, meurt un an après sa naissance : son corps est retrouvé dans le Danube (la thèse du suicide est privilégiée). La même année, sa mère, née Barbara Dolemann, se remarie avec un certain Golder. Elle meurt d'une mauvaise fièvre lorsqu'il a 7 ans. Son beau-père cherche à le placer comme apprenti chez le relieur Johann Lichtscheidl. Tout en faisant son apprentissage, il prend des leçons de violon et de viole. Contrairement à ce qui a parfois été affirmé, il a terminé sa formation de relieur en 1822. Il étudie également la musique avec Johann Polischansky durant son apprentissage. Il obtient une place dans l'orchestre local de Michael Pamer qu'il quitte par la suite afin de rejoindre un quatuor à cordes populaire connu sous le nom de Quatuor Lanner formé par un potentiel rival, Joseph Lanner et les frères Drahanek, Karl et Johann. Ce quatuor à cordes, qui jouait des valses viennoises et des danses rustiques allemandes, se transforme en un petit orchestre à cordes en 1832.

 

Il devient par la suite le chef de l'orchestre dans lequel il jouait. Grâce au succès populaire qu'il obtient lors du carnaval de 1824, Strauss est bientôt placé aux commandes d'un second orchestre, plus petit, formé en raison du succès du premier. S'inspirant du succès de Lanner, et réalisant qu'il pouvait ainsi mettre fin à ses problèmes financiers, il décide en 1825 de former son propre ensemble et commence à écrire de la musique pour celui-ci. Ce faisant, il se place en rival de Lanner mais sans conséquences sérieuses, la compétition en musique étant alors très productive pour le développement de la valse et autres danses à Vienne. Il devient bientôt l'un des compositeurs de danses les plus célèbres et les plus appréciés à Vienne et part en tournée avec son ensemble en Allemagne, aux Pays-Bas, Belgique, Angleterre, et Écosse.

Lors d'un voyage en France en 1837, il entend un quadrille et commence à en composer lui-même. Il lui revient d'avoir introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840 à partir duquel elle devient célèbre. Ce fut particulièrement ce voyage qui créa la popularité de Strauss auprès de différents milieux sociaux, popularité qui lui permit de mener à bien son projet ambitieux de jouer sa musique en Angleterre à l'occasion du couronnement de la Reine Victoria en 1838.

Il se marie avec Maria Anna Streim en 1825. Son mariage est relativement instable en raison de ses absences prolongées lors des fréquentes tournées à l'étranger. Le couple a néanmoins six enfants : Johann II (né en 1825), Josef (né en 1827), Anne (née en 1829), Thérèse (née en 1831), Ferdinand (né en 1834 mais qui ne vécut que 10 mois) et Eduard I (né en 1835). Il est également un des ancêtres de la guitariste et virtuose de musique metal, Nita Strauss.

En 1834, il prend une maîtresse, Émilie Trambusch, de laquelle il aura huit enfants. La décision de son père d'interdire formellement à ses enfants de prendre des cours de musique a probablement marqué les premières compositions de Johann fils. Avec la déclaration de paternité de Johann père d'une fille qu'il a eue avec Émilie, Maria Anna demande le divorce en 1844 et permet à Johann fils de poursuivre activement une carrière musicale.

En dépit de ses problèmes familiaux, il effectue de nombreuses tournées dans les îles britanniques et est toujours prêt à écrire de nouvelles pièces pour de nombreuses organisations de charité. Ses valses sont inspirées des danses rurales en trois temps avec une courte introduction sans véritable rapport avec la structure précédente puis généralement avec une coda courte et une fin agitato. Son fils Johann, en développant la structure de la valse, utilisa plus d'instruments que son père. Bien que ne possédant pas un talent musical aussi riche que celui de son fils aîné, il fut parmi les premiers compositeurs avec Joseph Lanner à écrire des pièces avec des titres individuels. En rendant ainsi ces dernières immédiatement reconnaissables, il encourageait l'enthousiasme musical et aidait à la diffusion des partitions. Pendant ses représentations à la salle de bal Sperl à Vienne où il se fit un nom, il défendit activement le principe de collecter une somme fixe comme droit d'entrée.

Johann Strauss II a souvent joué les œuvres de son père et déclaré ouvertement son admiration. Leur rivalité n'était cependant pas un secret à Vienne, propos qu'alimentait la presse d'alors. Johann Strauss I refusa de jouer au Casino Dommayer qui avait vu les débuts de son fils, gênant ainsi sa carrière. Malgré tout, Strauss II relégua son père à la seconde place en termes de popularité du répertoire classique.

Strauss meurt à Vienne en 1849 de la scarlatine. Il fut d'abord enterré au cimetière Döbling aux côtés de son ami Lanner avant qu'en 1904, leurs restes soient transférés dans les tombes d'honneur du Zentralfriedhof. L'ancien cimetière Döbling est maintenant le parc Strauss-Lanner. Hector Berlioz lui-même dit du Père de la valse viennoise que Vienne sans Strauss c'est comme l'Autriche sans le Danube.

 

Riccardo Muti à l'occasion de son 80e anniversaire : " La vie est courte, l'art est long "

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Pour le 80e anniversaire du grand chef d'orchestre italien Riccardo Muti, Warner publie un coffret de célébration qui rassemble ses enregistrements symphoniques : l’occasion incontournable d’une conversation avec le Maestro. Notre collègue Nicola Cattò (Rédacteur en chef de Musica et Secrétaire général du Jury des International Classical Music Awards) l’a rencontré.

J'ai rencontré le Maestro Muti à la fin du mois de mai chez lui à Ravenne : après le long entretien, nous nous sommes rendus dans l'après-midi dans un charmant petit théâtre à quelques kilomètres, pour les répétitions de l'Orchestre Cherubini. Il s'agit du Teatro Socjale, inauguré il y a exactement 100 ans et construit à la demande de la coopérative locale des ouvriers agricoles. Muti qui, pendant le Festival de Ravenne, a inauguré un autre minuscule théâtre, celui de Marradi, entre l'Émilie et la Toscane, plaisante : J'avais l'habitude de diriger au Musikverein, maintenant je dirige au Piangipane ! Puis, plus sérieusement, il insiste sur l'importance de revitaliser les nombreux joyaux patrimoniaux disséminés dans toute l'Italie, en confiant leur gestion aux jeunes. Le 28 juillet, le Maestro a eu 80 ans, l'occasion de me remémorer sa longue carrière à la lumière du coffret Warner qui rassemble tous ses enregistrements symphoniques ex-EMI.

Comme cela s'est souvent produit lors de nos rencontres ces dernières années, la conversation commence très naturellement lorsque le maestro voit les couvertures des derniers numéros de notre magazine Musica : cette fois, son regard s'est posé sur Andrei Gavrilov, le protagoniste de plusieurs enregistrements du coffret Warner : les Concertos n°2, n°3 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov et le Concerto n°1 de Tchaïkovski. C'est précisément en évoquant ce dernier enregistrement que Muti commence à parler du pianiste russe : Il est entré dans le studio, les musiciens du London Philharmonic étaient déjà sur scène, et il a immédiatement dit : Faisons un vrai Tchaïkovski, à la russe. Tout le monde était abasourdi, mais une fois qu'il s'est assis au clavier, on a immédiatement réalisé quel musicien il était ! Discutable, peut-être, mais techniquement splendide. Et des années plus tard, à Philadelphie pour nos enregistrements Rachmaninov, pour donner le “la” à l'orchestre, il a donné un énorme coup sur la touche du piano, si bien que j'ai dû descendre du podium, jouer la même note doucement et leur dire : C’est ceci que la soliste a voulu.

Lulu au Festival de Salzburg : une version époustouflante

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Alban Berg (1885 - 1935)
Lulu, opéra en trois actes terminé par Friedrich Cerha

Patricia Petibon – Tanja Ariane Baumgartner – Pavol Breslik – Cora Burggraaf – Michael Volle - ,Thomas Piffka – Franz Grundheber – Thomas Johannes Mayer – Heinz Zednik – Andreas Conrad – Martin Tzonev – Emilie Pictet – Cornelia Wulkopf, Wiener Philharmoniker, Marc Albrecht, direction