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Emmanuel Chabrier, 130 ans

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Le compositeur français Emmanuel Chabrier est né le 18 janvier 1841 à Ambert (Puy-de-Dôme) et mort le 13 septembre 1894 à Paris. Il est l'auteur d'œuvres orchestrales comme España ou sa Joyeuse Marche. Il est aussi compositeur de plusieurs opéras, parmi lesquels l'opéra bouffe L'Étoile ou encore Gwendoline (dont l'ouverture est demeurée au répertoire des orchestres). Mais Chabrier est également auteur de pièces pour piano (dont sa Bourrée fantasque) et de mélodies pour une voix et piano (parmi lesquelles son fameux bestiaire de 1889).

Ses créations étaient admirées de nombreux compositeurs tels que Claude Debussy, Maurice Ravel, Erik Satie, Richard Strauss, ou encore Igor Stravinsky ou Darius Milhaud.

Son père, Jean Chabrier, est avocat ; sa mère, Marie-Anna-Evelina Durozay, originaire de Cusset-Vichy. Sa nourrice Anne Delayre (surnommé « Nanine » par Emmanuel Chabrier) est restée proche de lui toute sa vie. Il commence les leçons de musique à 6 ans. Il apprend le piano avec un réfugié carliste espagnol, M. Saporta. Ses compositions les plus anciennes datent de 1849 et sont pour piano. La famille vit alors à Ambert, mais déménage à Clermont-Ferrand en 1852.
À cette époque, Emmanuel Chabrier prépare une carrière dans le droit et étudie au lycée impérial de Clermont-Ferrand de 1852 à 1856. En parallèle, il continue de prendre des leçons de musique théorique et pratique le violon avec Alexandre Tarnowski, un compositeur polonais et violoniste. Le père d'Emmanuel s'oppose toutefois à une carrière musicale.

La famille quitte Clermont-Ferrand pour Paris. Il rejoint le lycée Saint-Louis en 1856 et prend des leçons de piano avec Édouard Wolff et de composition avec Théophile Semet, puis Aristide Hignard. Une pièce de piano de cette période, que le jeune homme coiffe du titre Le Scalp (1861), sera modifiée et rebaptisée pour devenir la Marche des Cipayes (1863). Le jeune Emmanuel est bachelier le 4 novembre 1858. Il passe sa licence de droit en 1861.

Ami de Verlaine dès ses 20 ans, Emmanuel Chabrier écrit dans son exemplaire de « Jadis et Naguère » (édition 1891) : « Pendant deux ou trois ans, 1860 à 1863, rue Lecluze, aux Batignolles, j'allais dîner chez Mme Verlaine presque tous les samedis ». Verlaine parle de ces soirées dans un sonnet publié dans « Amour ».

À partir de 1862, Chabrier travaille au ministère de l'Intérieur à Paris. Le 29 octobre 1863, il devient expéditionnaire au bureau des ampliations.
Il épouse Alice Dejean (fille d'un architecte) le 27 décembre 1873.
Il fréquente les écrivains Émile Zola et Alphonse Daudet, avec qui il entretient une grande amitié. Il fréquente également les peintres Auguste Renoir, Claude Monet, Édouard Manet dont il est un fidèle admirateur et à qui il achète de nombreuses toiles, dont certaines sont aujourd'hui exposées dans de grands musées.

Tristan und Isolde de Richard Wagner, « qu'il entend en 1879 à Munich, le bouleverse ». En 1880, il choisit de se consacrer entièrement à la musique. « À partir de 1883, il passe chaque année plusieurs mois chez sa belle-mère, à La Membrolle, près de Tours, où il composera la majeure partie de son œuvre pendant les dix années qui lui restent à vivre ».

Dans ses dernières années, à partir de 1890, Chabrier connaît des problèmes financiers de plus en plus importants, causés par la faillite de ses banquiers. Sa santé se dégrade et il entre en phase terminale de la syphilis, le rendant irritable et dépressif. En 1891, le décès de sa nourrice bien aimée « Nanine » l'affecte profondément. Il devient obsédé par la composition de son opéra Briséïs, inspiré par une tragédie de Goethe et par le style musical de Wagner, mais il n'en terminera que le premier acte.

À Paris, son opéra Gwendoline est enfin donné en France pour la première fois, en décembre 1893. Il ne reconnaît pas sa musique et l'applaudit à tout rompre, ne comprenant pas que les applaudissements s'adressent à lui.

Il meurt prématurément le 13 septembre 1894, à Paris, de paralysie générale. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
En 1942 un timbre est émis par l'administration des Postes de l’État Français à son effigie, gravé par Achille Ouvré.

Le style d'Emmanuel Chabrier est très varié : harmonies wagnériennes (Gwendoline), légèreté mélodique (Duo de l'ouvreuse de l'Opéra-Comique et de l'employé du Bon Marché), inspirations folkloriques (Les Plus Jolies Chansons du pays de France), pastiche (Ballade des gros dindons), etc.

En 1882, Chabrier se rend en Espagne. Ce voyage lui inspire sa plus célèbre œuvre, la rhapsodie pour orchestre España (1883), mélange d'airs populaires et de créations de son imagination. À en croire son ami Henri Duparc, cette composition affirmait un style personnel, riche et très coloré. La femme d'Auguste Renoir écrit : « Un jour, Chabrier vint, et joua España pour moi. Ce fut comme si un ouragan avait été libéré. Il battait et battait encore le clavier. Une foule s'était réunie dans la rue et écoutait, fascinée. Quand Chabrier atteignit les formidables derniers accords, je me jurai à moi-même de ne jamais plus toucher un piano. Il avait d'ailleurs cassé plusieurs cordes, et mis le piano complètement hors d'usage. » Joyeuse Marche, un arrangement de sa pièce pour piano, et Dix pièces pittoresques comptent également parmi ses œuvres les plus connues, de même que la mélodie Les Cigales (1889). Ses compositions influencèrent de nombreux compositeurs français, notamment Maurice Ravel et Francis Poulenc.

Partageant avec les Parnassiens un humour dans sa vision critique de la société, Chabrier disait de lui-même : « Je rythme ma musique avec mes sabots d'Auvergnat ». Au contraire de George Onslow, Chabrier ne fut cependant pas attaché à l'Auvergne et ne s'impliqua d'aucune façon dans la vie culturelle de cette région qu'il quitta très tôt pour s'installer à Paris, même s'il présida l'association « La Soupe aux choux d'Auvergne », qui se réunissait régulièrement à Paris.

"Une éducation manquée" d’Emmanuel Chabrier, 145 ans

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Une éducation manquée est une opérette en un acte et neuf scènes.
Le livret français est d'Eugène Leterrier et Albert Vanloo.
Composée en 1878-79, l’œuvre, qui se déroule au XVIIIe siècle, est dans un style d’opérette vif et léger dans lequel Chabrier excellait et s’était perfectionné dans L’Étoile un an environ plus tôt.
Il fut très admiré par Ravel, Hahn et Messager, entre autres.

L'opérette a été créée le 1er mai 1879 dans le cadre d'une soirée organisée par le Cercle international, boulevard des Capucines, avec accompagnement au piano par Chabrier lui-même. Elle fut reprise en mars 1910 à Monte-Carlo et le 9 janvier 1911 au Théâtre des Arts sous la direction de Gabriel Grovlez.
En décembre 1918, Jane Bathori monte la pièce au Théâtre du Vieux-Colombier.
La production parisienne de Diaghilev de 1924, conçue par Juan Gris et dirigée par André Messager, avait des récitatifs de Darius Milhaud pour remplacer le dialogue parlé. Milhaud compose également un air pour Hélène, basé sur une mélodie qu'il a trouvée parmi les manuscrits inédits de Chabrier, les Couplets de Mariette.

La première représentation à l'Opéra-Comique de Paris, sous la direction de Roger Désormière, eut lieu le 24 mars 1938, et elle y atteignit sa 50e représentation en avril 1946. Elle a été reprise occasionnellement, mais parfois avec Gontran transposé pour un ténor.

 

Dossier Emmanuel Chabrier : génie ensoleillé et musicien maudit

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Crescendo Magazine vous propose des dossiers qui ont été publiés dans son ancienne version papier. Vous pouvez  découvrir cet ensemble de deux textes consacrés à la figure d'Emmanuel Chabrier (1841-1894),  en introduction à une série consacrée à des compositeurs. Ce dossier publié dans le n°10 de Crescendo Magazine a été réalisé par  Harry Halbreich et Isabelle Handy, sous la coordination de Bernadette Beyne.

En décembre 1877, l'opérette d'un compositeur pratiquement inconnu de 36 ans, l'Etoile, remporte un énorme succès aux Bouffes Parisiens. A l'issue de la 49e représentation, malgré des salles toujours pleines, l'oeuvre quitte l'affiche : on n'ose pas dire au compositeur que le directeur avait conclu un contrat avec les librettistes, selon lequel leurs droits d'auteurs seraient beaucoup plus élevés à partir de la cinquantième...

En 1879, une nouvelle et ravissante opérette du même musicien, Une Education manquée, n'est jouée qu'une fois et ne sera jamais reprise du vivant de l'auteur.

En 1885, celui-ci termine un grand opéra héroïque, Gwendoline, que Paris s'empresse de refuser. Qu'à celà ne tienne, le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles monte l'ouvrage. Très gros succès à l'issue de la première, le 10 avril 1886, mais à l'issue de la seconde, le directeur dépose son bilan...

Nullement découragé, notre compositeur écrit un grand opéra-comique qui restera son chef-d'oeuvre, Le Roi malgré lui. L'Opéra-Comique de Paris accepte l'ouvrage, cette fois-ci sans difficultés, et la première, le 18 mai 1887, est un triomphe. Après la troisième représentation, le théâtre brûle...

Fin 1891, notre musicien achève le premier acte d'un nouvel opéra de grande envergure, Briséis, dans lequel il met tous ses espoirs. Hélas, la maladie le terrasse, il doit déposer la plume, qu'il ne pourra plus reprendre avant sa mort, trois ans plus tard, le 13 septembre 1894 : le chef-d'oeuvre inachevé, aucun théâtre ne pourra le monter.

Cette malchance tenace, une véritable malédiction, semble s'être poursuivie jusqu'à aujourd'hui. Emmanuel Chabrier, puisque c'est de lui qu'il s'agit, demeure le plus méconnu des grands musiciens français.

En 1965, Roland-Manuel préfaçait ainsi la biographie de Chabrier d'Yvonne Tiénot : "L'ombre d'Emmanuel Chabrier n'est pas heureuse. Père nourricier de notre école française, il possède le douloureux mais sensible privilège de s'entendre découvrir tous les 20 ans. Preuve que sa renommée n'est pas à la mesure de son génie ; preuve aussi de sa généreuse, de son inépuisable vitalité."

Dossier Emmanuel Chabrier : discographie sélective et commentée

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Dans le cadre de notre dossier sur Emmanuel Chabrier, nous vous proposons une discographie actualisée et commentée des oeuvres du grand compositeur. Si nous laissons de côté le seul cas de la célèbre España qui encombre les catalogues dans sa version pour orchestre, nous tenteront de dresser un bilan discographique de ce qu’il est possible d’écouter. Il s’agit d’une actualisation du travail mené par Harry Halbreich pour le numéro n°10 de Crescendo Magazine. 

À la relecture de cet article, nous avons été frappés par le peu de regain d’intérêt pour l’oeuvre d’un tel compositeur : 75 pourcents des titres référencés ici, l’étaient déjà il y a plus de 20 ans ! Certaines gravures comme l’intégrale des oeuvres symphoniques par Michel Plasson ou l’opéra du Roi malgré Lui par Charles Dutoit, n’ont pas été concurrencées et elles restent les seules au catalogue ! Il est ainsi assez triste de voir un tel compositeur délaissé (il en va de même pour Vincent d’Indy, Albert Roussel, Paul Dukas). On pourra donc retenir de notre époque que l’on connaît désormais fort bien des œuvres passables et secondaires de Théodore Gouvy, Benjamin Godard ou Fernand de la Tombelle, mais que l’on délaisse Chabrier.   

Dossier Chabrier : Chabrier et les impressionistes

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Edouard Manet, Emmanuel Chabrier, Ordrupgaard Museum, Charlottenlund, Danemark

"... la mer, ma mer chérie est toujours là (...). C'est bête comme chou, mais je reste là des heures à regarder, comme en extase. Cette immensité me fait faire mille réflexions, ces levers de soleil, ces couchers avec tous ces tons dorés, violets, ces petites barques au loin, ces majestueux et prudhommesques vapeurs (...), cette mer qui a tous les tons de la palette, du plus clair au plus sombre avec des diaphanéités inouïes, des reflets incomparables, des verts émeraude (...), toute cette poésie, toute cette peinture, toute cette harmonie, ce bruit haletant et cadencé de la vague qui meurt et qui contient depuis Beethoven jusqu'à Shakespeare en passant par Michel-Ange, tout ça me transporte, me paralyse, m'énerve, me comble, me crible de joie." (Emmanuel Chabrier à Etretat, lettre à sa femme, juin 1878)

A la recherche d'une nouvelle esthétique

Chabrier (1841-1894), impétueux, gai, curieux, Chabrier, homme d'esprit, généreux, à la verve humoristique peu commune et possédant une extraordinaire joie de vivre, mais aussi Chabrier lié aux peintres et écrivains de son temps, fidèle à Edouard Manet (1832-1883) dans l'amitié qu'il lui vouera toute sa vie, et auprès duquel il désire reposer au cimetière de Passy à Paris. Enfin, Chabrier grand collectionneur et premier administrateur des impressionnistes, auxquels il achète des toiles, souvent dans le souci de les aider.

L'art, la musique sont les raisons de vivre de Chabrier, qui, après des études de droit, faillit à la tradition familiale en démissionnant à 38 ans du ministère de l'Intérieur afin de poursuivre pleinement son activité de compositeur. 

Autodidacte dans sa formation musicale, il donne naissance à une oeuvre d'une intuition surprenante, riche de conséquences pour la musique française. Maurice Ravel (1875-1937) lui sera redevable de cette paternité dans ses premières oeuvres (entre autres sur la Pavane pour une infante défunte en 1899). Il déclare d'ailleurs : "C'est de lui que toute la musique moderne française est partie. Son rôle est aussi important que celui de Manet dans la peinture"

Emmanuel Chabrier amorce une nouvelle définition de l'harmonie, des couleurs orchestrales, des sonorités dans un style personnel fluide et frais qu'il définit ainsi : "C'est très clair cette musique-là (...), c'est certainement de la musique d'aujourd'hui ou de demain, mais pas d'hier". Pour Vincent d'Indy (1851-1931), compositeur indépendant mais fidèle aux traditions, admirateur et ami de toujours du musicien, l'inspiration jaillit chez Chabrier "avec une spontanéité toute méridionale, elle éclate comme une pièce d'artifice en une lumière crue, parfois même outrancière".

Plus de grandes architectures symphoniques pour cet artiste original qui compose un grand nombre de pièces, moins ambitieuses dans leur construction (mélodies, oeuvres pour le piano, opérettes...). Ses lignes mélodiques frissonnent, scintillent, miroitent, s'élancent. Elles évoquent, plus qu'elles ne décrivent par leur subtilité, et ne sont pas sans nous rappeler la quête des impressionnistes, à la même époque, dans leur volonté de libérer la couleur de son joug académique, de se détacher des courants officiels en portant un regard neuf sur la nature, le paysage, la matière et qui délaissent l'atelier pour capter les effets instantanés de la lumière. 

L'Étoile de Chabrier

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Emmanuel CHABRIER (1841-1894) : L'Etoile.  Stéphanie d’OUSTRAC, Lazuli ; Christophe MORTAGNE, Le Roi Ouf I ; Hélène GUILMETTE, La Princesse Laoula ; Jérôme VARNIER, Siroco ; Elliot MADORE, Hérisson de Porc-Epic ; Julie BOULIANE, Aloès ; François PIOLINO, Tapioca ; François SOONS, Patacha ; Harry TEEUWEN, Zalzal ; Jeroen van GLABBECK, Le Maître ; Richard PRADA, Le Chef de la Police ; Residentie Orkest The Hague ; Chorus of Dutch National opera ; Patrick FOURNILLIER, dir.Laurent PELLY, mise en scène. Filmé les 13 et 16 octobre 2014, Dutch National Opera & Ballet, Amsterdam. DVD 9 - 115’ NTSC 16:9 - PCM stereo and DTS 5.0 - sous titres français, anglais, allemand, japonais, coréen - chanté en français – Naxos 2.110595

Le panorama orchestral français de John Wilson

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Paul Dukas (1865-1935) : L'Apprenti sorcier. Claude Debussy (1862-1918) : Clair de lune, extrait de la Suite bergamasque (orchestration John Wilson, 1994). Emmanuel Chabrier (1841-1894) : Joyeuse Marche. Maurice Ravel (1875-1937) : Une Barque sur l'océan, n° 3 des Miroirs (orchestration du compositeur, 1906). Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Danse macabre, op. 40. Georges Bizet (1838-1875) : Suites de Carmen (arrangements d'Ernest Guiraud, édition Fritz Hoffmann), présentées dans un ordre choisi par John Wilson. Sinfonia of London, John Wilson, direction ; Charlie Lovell-Jones et John Mills, premiers violons ; John Mills, violon solo (Saint-Saëns et Bizet). 2025-2026. Livret en anglais. 1 SACD hybride Chandos CHSA 5379.

5 albums pour passer la semaine : couleurs françaises, voix du présent et lyrisme retrouvé

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1. French Orchestral Favourites avec John Wilson

Paul Dukas (1865-1935) : L'Apprenti sorcier. Georges Bizet (1838-1875) : extraits de Carmen. Emmanuel Chabrier (1841-1894), Claude Debussy (1862-1918) et autres pages du répertoire français. Sinfonia of London ; John Wilson, direction. Chandos 0095115537923.

John Wilson poursuit, avec le Sinfonia of London, son exploration méthodique des grands répertoires symphoniques au disque. Après les escales américaine et anglaise, le chef et son orchestre se tournent vers l'âge d'or de l'orchestre français, de Dukas à Chabrier en passant par Bizet et Debussy. Fidèle à la signature désormais bien identifiée du tandem — précision des plans sonores, finesse des pupitres de bois, élan rythmique — cette anthologie réunit quelques-unes des pages les plus jouées du répertoire dans des lectures qui en renouvellent l'écoute.  La prise de son est phénoménale ! 

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2. Benoît Mernier : Ustica

Benoît Mernier (né en 1964) : Ustica, et œuvres orchestrales et de chambre. Solistes ; ensembles ; orchestres. Cypres CYP4673.

Le label belge Cypres consacre une nouvelle parution à Benoît Mernier. Le programme réunit pages orchestrales et formations de chambre dans un parcours qui rend justice à la diversité d'une écriture où l'exigence formelle n'exclut jamais la dimension expressive. La voix, le violon et l'ensemble instrumental dialoguent au fil d'un programme construit comme une véritable traversée. Une parution majeure pour notre grand compositeur national. 

Le piano au féminin par Nareh Arghamanyan  

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Cécile Chaminade (1857 – 1944) – Johanna Senfter (1879 – 1961) – Anna Bon (1738 – 1769) – Maria Szymanowska (1789 – 1831) – Mel (Mélanie) Bonis (1858 – 1937) – Lili Boulanger (1893 – 1918) – Nadia Boulanger (1887 – 1979) - Ilse Fromm-Michaels (1899 – 1983) - Else Schmitz–Gohr (1901 – 1987) – Marianne Martines (1744 – 1812) – Pauline Viardot (1821 – 1910) – Louise Farrenc (1804 – 1875) – Clara Schumann (1819 – 1896) – Fanny Hensel (1805 – 1847).  Nareh Arghamanyan,  piano.  2023.- Livret en anglais et en allemand.  74’36.   Hänssler Classic – CD HC25026.