Résultats de la recherche pour : Ernst Krenek

Décès de Gladys Krenek

par

L'Américaine Gladys Nordenstrom Krenek, veuve d'Ernst Krenek, est décédée à Palm Strings à l'âge de 92 ans. C'est en 1942 qu'elle avait rencontré le compositeur autrichien émigré.
Née en 1924 dans le Minnesota, elle était trompettiste et avait pris des cours de chant. Après son mariage avec Ernst Krenek en 1950, ils ont vécu en Californie où elle a enseigné. Elle est à l'origine de la Fondation (privée) Ernst Krenek dont elle occupait le poste de Présidente d'Honneur. En 2006, l'Autriche l'avait honorée pour services rendus à la République.

Jean-Sébastien Bach transcrit par Ferruccio Busoni : Un passionnant voyage entre l’orgue et le piano  

par

Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750) / Ferruccio Busoni (1866 – 1924) : Prélude et Fugue en ré majeur BWV 532 ; Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur BWV 564 ; Choral « Ich ruf zu dir, Herr Jesus Christ » BWV 639 ; Prélude et Fugue en mi bémol majeur BWV 552 ; Choral « Nun komm, der heiden Heiland » BWV 659 ; Toccata et Fugue en ré mineur BWV 565. Jean-Philippe Collard, piano. 2024 - Livret en français, anglais et japonais. 68’29’’. LA DOLCE VOLTA LDV 139.

Jascha Horenstein à l’anglaise

par

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Symphonie n°1 en fa mineur ; Carl Nielsen (1865-1931): Symphonie n°5, op.50. Royal Philharmonic Orchestra, New Philharmonia Orchestra, direction : Jascha Horenstein. 1970 et 197. Livret en anglais, allemand et français. 72’50. ICA ICAC 5184.

Udo Kasemets, 105 ans

par

Udo Kasemets, né le 16 novembre 1919 à Tallinn et mort le 19 janvier 2014 à Toronto (Ontario), est un compositeur, chef d'orchestre, pianiste, organiste, professeur de musique et écrivain canadien d'origine estonienne. Il a composé pour orchestres, ensembles de chambre, voix, piano et instruments électroacoustiques.

Il étudie au Conservatoire de Tallinn, puis à la Staatliche Hochschule de Stuttgart. En 1950, il entre au Kranichstein Institut de Darmstadt et se forme à la musique moderne avec Ernst Křenek et Hermann Scherchen.

En 1951, il émigre au Canada et s'installe à Toronto. Il enseigne le piano, la composition, la direction d'orchestre et la théorie musicale au Royal Hamilton College of Music et dirige le chœur du Conservatoire de Hamilton jusqu'en 1957, année où il obtient la citoyenneté canadienne. Il fonde la Toronto Bach Society en 1957 et Musica Viva en 1958.
Critique musical pour le Toronto Daily Star de 1959 à 1963, il enseigne ensuite à la Brodie School of Music and Modern Dance jusqu'en 1967. C'est dans le cadre de cette école qu'il lance et dirige Men, Minds and Music, une série de concerts de musique d'avant-garde, en 19622.

En 1968, il dirige le premier Festival d'arts et de technologies de Toronto. En 1971, il se joint à la Faculté d'art expérimental du Collège d'art de l'Ontario, où il enseigne jusqu'à sa retraite en 1987.

Après avoir composé des morceaux de facture classique inspirés de la musique folklorique estonienne dans les années 1940 et 1950, il découvre John Cage et s'intéresse à la musique aléatoire (Music for nothing, 1970). Sa recherche artistique fait appel à des artistes comme Marcel Duchamp ou Buckminster Fuller (Geo(sono)scope, 1986). Il s'inspire ensuite de thèmes comme l'ADN, les haïkus ou l'héritage maya.

 

Egon Wellesz, 50 ans

par

Egon Wellesz, né à Vienne le  et mort à Oxford le , est un compositeur et musicologue britannique, d'origine autrichienne, spécialiste de l'opéra baroque, du chant byzantin et de la musique africaine.

Il étudie auprès d'Arnold Schönberg l'harmonie et le contrepoint, ainsi que la musicologie avec Guido Adler, mais doit s'exiler dès 1938, chassé par les Nazis. Naturalisé anglais, il finit ses jours à Oxford.

Egon Wellesz laisse un vaste corpus de 120 opus et 20 œuvres sans opus (dont 9 symphonies et un concerto pour violon dédié au violoniste Eduard Melkus) qui commence progressivement à être redécouvert, comme celui de ses contemporains Alexandre Tansman et Ernst Křenek. Son langage musical, nourri de ses connaissances particulièrement vastes, n'est paradoxalement pas très audacieux : ce n'est qu'à partir de la fin des années 1950 qu'il abandonne pour de bon le langage tonal. Les œuvres de Wellesz comme compositeur représentent un ensemble de 112 œuvres (120 ?) avec un numéro d'opus et quelque vingt œuvres sans numéro d'opus. Il a travaillé avec une vraie variété de moyens, écrivant de la musique pour la scène comme pour la salle de concert : œuvres pour orchestre, concertos, musique de chambre, œuvres pour le piano, lieder et chœurs.

Récemment, l'intérêt pour la musique de Wellesz a augmenté. Les enregistrements de ses neuf symphonies sont désormais disponibles. Sa 3e Symphonie (1950-1951) a été publiée après sa mort. Elle a été exécutée pour la première fois à Vienne en 2000. Quelques-unes de ses symphonies ont des titres : la 2e (« L'anglaise »), la 4e (« Austriaca ») et la 7e (« Contra torrentum »).

Découvertes posthumes

par

La récente découverte d’une sérénade de Mozart et d’une valse de Chopin, toutes deux inconnues jusqu’alors mais authentifiées, m’incite à revenir sur l’éternel débat sur les dernières volontés de nos chers compositeurs. Dukas ou Duparc nous ont rendu un grand service en détruisant tout ce qu’ils ne voulaient pas voir exhumé après leur mort. Mais ce sont des exceptions. Tous les grands compositeurs font l’objet de cette chasse à l’exhumation, souvent malsaine quand elle devient trop inquisitrice. Périodiquement, quelques feuillets beethovéniens inédits passent dans des ventes prestigieuses. On en trouvera encore dans un siècle ou deux. Même chose pour Debussy, grâce (ou à cause) de la générosité de sa veuve qui distribua aux fans de son défunt mari des pages inédites, souvent sans discernement. On a déjà pu reconstituer une bonne partie de La Chute de la Maison Usher, le trio et la symphonie pour piano à quatre mains, sans compter de nombreuses mélodies ou des pièces pour piano. Le cas de Rodrigue et Chimène est plus compliqué. La Symphonie inachevée de Schubert n’est toujours pas terminée, malgré plusieurs tentatives très sérieuses mais peu convaincantes de Brian Newbould. À l’écoute de la Fantaisie pour piano et orchestre de Schumann, on comprend pourquoi il l’a remaniée pour en faire le premier mouvement de son concerto. Mahler n’a pas terminé sa Dixième Symphonie dont l’orchestration d’Ernst Krenek et Franz Schalk pour l’Adagio ou les différentes versions “terminées” de Deryck Cooke ou de Yoel Gamzou pour l’ensemble de l’œuvre me semblent parler une autre langue que celle de l’auteur du Chant de la terre. On sait quels dommages (bien intentionnés) Rimski-Korsakov a causés à l’œuvre de Moussorgski. Quant au Concert à quatre de Messiaen, il se chuchote qu’il serait davantage de la plume d’Yvonne Loriod que de celle de Messiaen. Dois-je poursuivre? Tchaïkovski et sa Septième Symphonie, Bartók et son Concerto pour alto, sans compter les fantasmes autour d’œuvres dont l’existence ne tient qu’à des témoignages ou à une lecture entre les lignes de lettres et écrits divers (Dixième Symphonie de Beethoven dont Barry Cooper a recréé un premier mouvement assez laborieux, Huitième Symphonie de Sibelius, Huitième Symphonie également de Prokofiev). Sans parler de l’intelligence artificielle…

"10e Symphonie" (inachevée) de Gustav Mahler, 100 ans

par

La Symphonie nº 10 en fa dièse majeur est la dernière œuvre du compositeur. Quand il meurt, à 50 ans, seul le premier mouvement (adagio) est terminé.

Mahler aurait exigé la destruction de toutes ses esquisses qu'on trouverait après sa mort et, toute sa vie, n'a jamais parlé ou joué des passages de ses œuvres avant leur achèvement.

Lorsque, en 1924, Alma Mahler envoie le manuscrit de la Dixième à l'éditeur viennois Paul Zsolnay, on découvre que la symphonie avait été esquissée au complet.

Le compositeur Ernst Krenek orchestra le troisième mouvement de la symphonie et l'opéra de Vienne créera les premier et troisième mouvements le 12 ou le 14 octobre 1924 sous la direction de Franz Schalk.

Deryck Cooke orchestra à son tour toute la symphonie, interprétée le 19 décembre 1960.

 

Hans-Christoph Rademann reçoit le Georg-Friedrich-Händel-Ring

par

Lors de sa réunion annuelle, le conseil artistique du Verband Deutscher KonzertChöre (VDKC) a désigné le professeur Hans-Christoph Rademann comme prochain lauréat de l'anneau Georg Friedrich Haendel. La distinction de l'association, qui représente environ 550 chœurs d'amateurs ambitieux de toute l'Allemagne avec actuellement environ 28.000 membres, est l'une des plus hautes distinctions dans le domaine choral de la République fédérale et est décernée tous les quatre ans. Parmi les derniers lauréats, on trouve notamment Jörg Peter Weigle, Jürgen Budday et Marcus Creed. Son prédécesseur à la tête de l'Académie internationale Bach de Stuttgart, Helmuth Rilling, avait été récompensé en 2008.

En décernant le Händel-Ring, le VDKC rend hommage à l'engagement de chefs de chœur qui se sont particulièrement distingués dans le travail de chœurs amateurs.

Ancien élève du Dresdner Kreuzchor, Rademann a été dès le début de sa carrière fermement lié au milieu choral amateur, travaillant d'abord comme assistant, puis comme directeur de la Singakademie de Dresde (1991-1999), fondant en 1985 le Dresdner Kammerchor, qu'il marque et dirige encore aujourd'hui, et formant depuis 2000 de nombreux étudiants en tant que professeur à la Hochschule für Musik Carl Maria von Weber de Dresde, qui sont entretemps eux-mêmes à la tête de grands chœurs et dans la formation universitaire, comme par exemple le Kreuzkantor Martin Lehmann (Dresde), Christiane Büttig (Salzbourg), Manuel Pujol (Stuttgart), Karl Hänsel (Lübeck), Karl Bernewitz (Brême), Cornelius Volke (Dresde) ou Jörn Hinnerk Andresen (Salzbourg). Même en tant que chef d'orchestre principal du Rundfunkchor des NDR (1999-2004) et du RIAS Kammerchor (2007-2015), Rademann n'a jamais perdu le contact avec la relève et les chœurs de jeunes ou même d'écoles. Il a ainsi fondé un atelier choral au Centre européen des arts de Hellerau, qui s'est consacré d'une part à des formats contemporains, et qui a d'autre part mis en place des parrainages avec des chœurs scolaires de la région. Le chef d'orchestre entretient une étroite collaboration avec le Forum Dirigieren du Deutscher Musikrat (Conseil allemand de la musique), dont il a soutenu et fondé la section « Chordirigieren » (direction chorale) en collaboration avec Jörg Peter Weigle.

Hans-Christoph Rademann a attiré l'attention internationale par son engagement pour l'œuvre complète de Heinrich Schütz, qu'il a été le premier à enregistrer entre 2009 et 2019 en coopération avec le MDR et les éditions Carus de Stuttgart, par de nombreuses productions contemporaines, par exemple de la musique chorale d'Ernst Krenek et de Wolfgang Rihm, mais surtout, depuis 2013, par l'entretien des œuvres de Bach avec l'Internationale Bachakademie Stuttgart et la Gaechinger Cantorey, qu'il dirige depuis 2013 en tant que successeur d'Helmuth Rilling. Avec le programme BachBewegt!Singen !, il y ouvre également la voie du chant choral à de nombreux écoliers de la région de Stuttgart. Le chef  est toujours resté attaché à sa région natale des monts Métallifères et y a établi la fête de la musique des monts Métallifères, qui a lieu tous les deux ans depuis 2010 et qui réunit les stars internationales de la musique chorale et les ensembles de la région - ceci étant également lié à un engagement véhément en faveur des cantorias, des écoles de musique et des chœurs amateurs de la région.