Résultats de la recherche pour : Fabian Fiorini

Rencontre : Fabian Fiorini, compositeur de l'oeuvre imposée

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Le concours entre cette semaine dans le vif du sujet avec les demi-finales. Les candidats joueront une œuvre imposée, écrite par le compositeur belge Fabian Fiorini. Nous l’avons rencontré dans une brasserie bruxelloise face à la gare du midi. Professeur de composition au Conservatoire Royal de Liège et pianiste de l'excellent Aka Moon, il est aussi un artiste engagé. Il se livre sur son art et sur le monde qui nous entoure. 

Images sonores, à la jonction de l’acoustique et l’électronique

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A l’avance après la visite de l’exposition Parrathon consacrée au photographe Martin Parr à l’Abbaye de Stavelot, je découvre le quartier Thier-à-Liège, enfumé par les premiers barbecues de printemps, sonorisé par les onomatopées des basketteurs en herbe, animé par ses bistrots-du-coin et je cherche le Mom, caché en plein jour derrière la porte de garage intégrée dans la vitrine de Rio Meubles (spécialité : divan-lit et relax), mais connu du gérant du Carrefour Express un peu plus haut dans la rue (qui me renseigne aimablement alors que je lui achète un cahier d’écolier quadrillé – distrait, j’ai oublié mon carnet) et adjacent au Jacques Peltzer Jazz Club (le saxophoniste-flûtiste-pharmacien du jazz belge), salle (à taille d’homme) de création et d’apprentissage, souterraine et équipée pour le travail en résidence, l’enregistrement ou le concert – bar inclus.

Rien ne s’oppose à la nuit

Titré d’après l’œuvre qui clôture le programme du jour, Nothing Stands In The Way Of Night est le troisième concert du festival images sonores, organisé chaque année par le Centre Henri Pousseur (pionnier en matière de recherche musicale) depuis 1999 : 25 ans et 7 concerts qui explorent la création musicale mixte, acoustique et électronique, principalement à Liège et durant la première moitié de mai. C’est le guitariste François Couvreur qui est à la manœuvre pendant le premier acte, qu’il entame avec le jouissif Trash Tv Trance, de Fausto Romitelli (1963-2004), le compositeur italien mangeur de lignes de démarcation et défonceur des portes de la perception, marqué par les expériences psychédéliques des années 1960 et friand de sons distordus, saturés, sales – comme ceux que Couvreur génère lorsqu’il débranche le jack de sa guitare électrique, l’approche et l’éloigne des cordes (ou en fait un plectre à câble), le rebranche et le redébranche (sans parler de l’e-bow, des pédales d’effets et autre éponge).

Musiques Nouvelles : 60 ans, 45 compositeurs, la création épanouie 

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Tim Gouverneur (1983-), Benoît Chantry (1975-), Adrien Tsilogiannis (1982-), Sébastien Jurczys (1985-), Eric Bettens (1973-), Edwin Pierard (1986-), Alin Gherman (1981-), Alithéa Ripoll (1990-), Paula Defresne (1971-), Jonathan Aussems (1981-), Nicolas d’Alessandro (1981-), Guillaume Auvray (1990-), Maxime Georis (1991-), François Couvreur (1992-), André Ristic (1972-), Gilles Doneux (1985-), Pierre Slinckx (1988-), Grégory d’Hoop (1986-), Gaëlle Hyernaux (1979-), Qoutayba Neaimi (1986-), Adrien Lambinet (1979-), Alice Hebborn (1990-), Eliot Delafosse (1994-), Jarek Frankowski (1958-), Stefan Hejdrowski (1993-), Hughes Kolp (1974-), Laurent Houque (1985-), Max Charue (1992-), Bo Van der Werf (1969-), Benjamin Sauzereau (1984-), Eric Collard (1995-), Pierre Quiriny (1983-), Judith Adler de Oliveira (1989-), Gwenaël Grisi (1989-), Harold Noben (1978-), Patrick Leterme (1981-), Sarah Wéry (1987-), David Achenberg (1966-), Line Adam (1972-), (19-), Jean-Philippe Collard-Neven (1975-), Fabian Fiorini (1973-), Apolline Jesupret (1995-), Stephane Orlando (1979-), Arnould Massart (1956-), Pauline Claes (1982-): 60 Ans 45 Compositeurs - 2012-2022. Musiques Nouvelles. 6h48’38 – 2022 – Livret en : anglais, français. Cypres. CYP8621. 

Belgian Music Days : un peu de tout, et pas mal de musique d’aujourd’hui

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Dédié aux musiques belges (écrites, avec une prédilection pour les compositeurs vivants - mais pas que, puisque le pays est né en 1830 -, et pour la musique contemporaine -mais pas que, puisque électroacoustique et jazz, enseignés eux aussi en conservatoire, y ont leur place), tri-lingue/régional/communautaire (comme le pays, compliqué mais savoureux, qu’il salue), le festival en est à sa troisième édition, bisannuelle. Après Louvain et Mons, c’est à l’est que les Belgian Music Days -le Forum des Compositeurs a récolté plus de 80 propositions de pièces pour cette édition- prennent leurs quartiers, au Alter Schlachthof d’Eupen, imposant ensemble de briques rouges, fidèle au style industriel prussien, dont le destin bascule au début des années 1990, alors qu’il délaisse ses fonctions d’abattoir à viande pour celles de diffuseur de culture -après une conséquente rénovation. Je n’ai pas pu tout voir du programme fourni étalé sur trois jours, frais mais au soleil printanier, scrupuleusement organisé dans un lieu propice aux rencontres et au bar rassembleur : ma sélection est donc contrainte et restreinte -pour une parfaite exhaustivité, notez la date dans votre agenda pour 2024, à Bruxelles.

Sous l’intitulé Musiques et recherches, référence à l’association dédiée à la musique acousmatique initiée par Annette Vande Gorne, le premier rendez-vous fait place à quatre compositions fixées sur support, que le concert spatialise sur un dispositif d’enceintes multiples, dont la diversité des caractéristiques sonores figure l’orchestre. Pour L'invention du Quotidien: #1 Mouvements Ordinaires, c’est Vande Gorne qui dirige l’œuvre (en l’occurrence, qui a les mains sur les potentiomètres de la table de mixage) : Joost Van Kerkhoven est son élève (comme les autres intervenants de ce concert), qui approfondit actuellement les liens entre pensée algorithmique et musique et propose, avec ce morceau joué pour la première fois, des sons trouvés (bruits de pas, expirations, commentaires -sportifs ?-, pales de ventilateur -d’hélicoptère ?-, rires d’enfants, cloches d’église…), naturels, machiniques, du quotidien (outre le titre, directement emprunté aux livres du philosophe français Michel de Certeau, le compositeur s’inspire de la façon dont Anne Teresa De Keersmaeker intègre des gestes banals dans ses chorégraphies), retravaillés et liés à des sons de synthèse. Vande Gorne continue sur sa lancée (comme une danse des mains et du corps devant la table, son plaisir enthousiaste est communicatif) avec In Nomine, cette pièce de Léo Kupper (élève d’Henri Pousseur, pionnier de musique électronique et fondateur du Studio de Recherches et de Structurations Electroniques Auditives), qui, lorsqu’elle la découvre, jouée au Château Malou de Woluwe-Saint-Lambert dans les années 1970, sur une coupole de haut-parleurs dirigés par une sorte de clavier, l’impressionne tant qu’elle décide de se consacrer désormais à l’acousmatique : une musique mystérieuse, majestueuse, teintée du psychédélisme ambiant d’alors. C’est autour de citations de Moriturus d’Henri Michaux, qu’Ingrid Drese cerne Pérégrinations d’une petite sphère happée par le temps, composition réalisée en 2020 et jouée pour la première fois aux Belgian Music Days : un cheminement qui semble hésiter, chancelle, avance, s’égare, revient, persévère, évoque latéralement le vent de sinusoïde qui s’essouffle dans One Of These Days ; une musique qui ondoie et nous fait curieusement apprécier de n’aller nulle part. J’accroche moins aux Paysages (habités) de Marie-Jeanne Wyckmans, assemblage peu musicalisé de sons glanés dans des décors naturels (marins, forestiers, animaliers), complété de bruits (train, vaisselle) et de gazouillis enfantins, qui m’évoquent plus la bande sonore d’un documentaire qu’une pièce composée (l’influence de son métier de bruiteuse au cinéma ?).

Le Trio O3 et Scarbo gagnants de Supernova 2018 !

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Ce dimanche 28 janvier s’est tenue à BOZAR la finale de Supernova, un concours ouvert aux jeunes ensembles de musique de chambre prometteurs.
Un jury composé de neuf membres a délibéré quant aux six finalistes encore en lice. Le public, et une délégation de programmateurs belges et internationaux présents dans la salle, ont également été conviés à voter pour leurs deux ensembles favoris.
Ont été pris en compte dans le choix du jury, du public et des professionnels les critères de qualité, de vision innovante, d’authenticité et d’originalité des ensembles.
Un ensemble francophone et un ensemble néerlandophone ont donc été choisis parmi les six finalistes pour être couronnés du prix  Supernova. Il s’agit respectivement du Trio O3 et du quatuor de saxophones Scarbo. Le vote du jury, à l’instar de celui du public, a été unanime.
Scarbo (Nele Tiebout, saxophone soprano; Asagi Ito, saxophone tenor; Bart Van Beneden, saxophone alto; Pieter Pellens, saxophone baryton), ainsi nommé d’après le poème homonyme d’Aloysius Bertrand, est basé à Bruxelles. Leur répertoire se compose d’arrangements d’œuvres de Bach et Scarlatti, de Grieg ou encore Cole Porter. Les quatre saxophonistes se rejoignent dans une passion commune pour le métissage avec d’autres disciplines artistiques et intègrent ainsi volontiers dans leur travail la présence d’une danseuse contemporaine.
Les trois membres du Trio O³ (Lydie Thonnard, flûte; Eugénie Defraigne, violoncelle; Léna Kollmeier, piano) se sont découvert des affinités artistiques fortes dans leur amour partagé de la musique contemporaine. C’est suite à une interprétation de l’œuvre Vox Balaenae de Georges Crumb qu’elles ont décidé de poursuivre leur travail en trio. Le Trio O3 prépare en ce moment un nouveau projet basé sur des commandes d’œuvres à de jeunes compositeurs belges, dont Fabian Fiorini ou encore Paula Defresne.
Les deux gagnants du concours Supernova profiteront tout au long de cette année d’une notoriété accrue et de nombreuses opportunités de jouer en public. Une tournée de minimum dix dates leur est en effet d’ores et déjà acquise. Le concert de lancement de cette tournée aura lieu le 19 mars, dans le cadre du Klarafestival. Ce premier concert sera retransmis sur les ondes de Klara et Musiq3.

Finalistes Supernova 2018
Duo Adentro (Saskia Van Herzeele, piano; Maarten Vandenbemden, guitare)
Duo Heyman - Bengi (Paul Heyman, violoncelle; Işıl Bengi, piano)
Scarbo (Nele Tiebout, saxophone soprano; Asagi Ito, saxophone tenor; Bart Van Beneden, saxophone alto; Pieter Pellens, saxophone baryton)
Sweete Devils (Maël Pire, luth; Justin Glaie, luth)
Trio O³ (Lydie Thonnard, flûte; Eugénie Defraigne, violoncelle; Léna Kollmeier, piano)
Quatuor Kaliště (Juliette Malek Mansour Kadjar, violon; Cléa Dechambre, alto; Corentin Dalgarno, violoncelle; Marie Datcharry, piano)

Supernova est une initiative de :
Les Festivals de Wallonie, Musiq’3, Klarafestival, Klara, Kunstenpunt, CC Hasselt, CC Strombeek Grimbergen, CC Ter Dilft Bornem en CC Westrand, ism Gent Festival.
Avec le soutien de : Nagelmackers

Coffrets CD Concours Reine Elisabeth

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Le concours Crescendo pour gagner un des 20 coffrets du Concours Reine Elisabeth 2016 se clôturait hier à minuit.

Les réponses correctes :
1. Josef Hoffman
2. Marche
3. Conservatoire Royal de Mons/Arts2 (Claude Ledoux) et Conservatoire Royal de Liège (Fabian Fiorini)
Question subsidiaire : 139

Les gagnants seront avertis par courriel aujourd'hui même.

Le village gaulois !

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Le Concours Reine Elisabeth a pris son envol à Flagey avant de rejoindre le Palais des Beaux-Arts pour la semaine des « Finales ».
Depuis le début de ce mois de mai, les mélomanes n’y échappent pas : s’ils ne sont pas dans la salle, les bonnes fées médiatiques leur servent les moments magiques sur un plateau qu’il faut bien reconnaître d’argent. Et on sait l’effervescence que suscitera, dans la nuit du 29, la proclamation des Lauréats.