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Jean-Sébastien Bach transcrit par Ferruccio Busoni : Un passionnant voyage entre l’orgue et le piano  

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Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750) / Ferruccio Busoni (1866 – 1924) : Prélude et Fugue en ré majeur BWV 532 ; Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur BWV 564 ; Choral « Ich ruf zu dir, Herr Jesus Christ » BWV 639 ; Prélude et Fugue en mi bémol majeur BWV 552 ; Choral « Nun komm, der heiden Heiland » BWV 659 ; Toccata et Fugue en ré mineur BWV 565. Jean-Philippe Collard, piano. 2024 - Livret en français, anglais et japonais. 68’29’’. LA DOLCE VOLTA LDV 139.

Ferruccio Busoni, 100 ans

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Le compositeur, pianiste, pédagogue et chef d'orchestre italien -surtout actif en Allemagne-   Dante Michelangelo Benvenuto Ferruccio Busoni est né le 1er avril 1866 à Empoli en Italie et mort le 27 juillet 1924 à Berlin.

Busoni est le fils de deux musiciens professionnels : sa mère est une pianiste italo-allemande et son père, Ferdinando Busoni, un clarinettiste virtuose italien. Durant son enfance à Trieste, ils sont régulièrement amenés à se produire lors de tournées.

Busoni est un enfant prodige. Il donne son premier concert public, accompagné de ses parents, à l'âge de sept ans. Quelques années plus tard, il interprète certaines de ses propres compositions à Vienne où il a l'occasion d'entendre Franz Liszt jouer et de rencontrer, outre ce dernier, Johannes Brahms et Anton Rubinstein.

Après une brève période d'études à Graz, il part en 1886 pour Leipzig. Il obtient ensuite plusieurs postes d'enseignement, le premier en 1888 à Helsinki où il fait la connaissance de sa future femme, Gerda Sjöstrand (1862-1956). En 1890, il enseigne à Moscou et de 1891 à 1894 aux États-Unis où il se produit également comme pianiste virtuose.

En 1894, il s'installe à Berlin où il donne des concerts à la fois comme pianiste et comme chef d'orchestre. Il se distingue particulièrement en tant que promoteur de la musique contemporaine et poursuit par ailleurs son travail d'enseignement en donnant un grand nombre de cours magistraux à Weimar, Vienne et Bâle. Il enseigne notamment à Egon Petri.

Il pratiqua la musique de chambre avec Eugène Ysaÿe et Hugo Becker. Ensemble, ils se constituèrent en trio avec piano.

Pendant la Première Guerre mondiale, Busoni vit à Bologne où il assure la direction du conservatoire en 1913, puis à Zurich. Il refuse de se produire dans un quelconque pays belligérant. Il retourne à Berlin le 4 avril 1920 pour y enseigner la composition. Plusieurs de ses étudiants deviendront célèbres par la suite, entre autres Kurt Weill, Edgar Varèse et Stefan Wolpe.

Busoni meurt à l'âge de 58 ans à Berlin, d'une maladie des reins. Il laisse quelques enregistrements ainsi qu'une série de rouleaux pour piano pneumatique expressif sur système Welte Mignon et Duo-art5,6.

La musique de Busoni est d'une complexité typiquement contrapuntique ; autrement dit, elle est faite de plusieurs lignes mélodiques entremêlées, ce qui n'a rien de surprenant de la part d'un compositeur qui avait la plus grande admiration pour Johann Sebastian Bach.
Bien que sa musique ne soit jamais tout à fait atonale dans le sens schönbergien du terme, ses œuvres tardives se distinguent souvent par une tonalité indéterminée, comme celles d'un Franz Liszt tardif.
Dans les notes de programme pour sa Sonatina seconda de 1912, Busoni décrit sa pièce comme étant « senza tonalità » (sans tonalité).
Johann Sebastian Bach et Franz Liszt sont régulièrement cités comme ayant eu une influence décisive sur le compositeur italien, bien que sa musique contienne des éléments de néoclassicisme et inclue des mélodies rappelant celles de Mozart.
Il a écrit de nombreuses pièces pour piano.

Certaines des idées développées par Busoni dans ses œuvres de maturité peuvent être abordées dans son manifeste de 1907, « Esquisse d'une nouvelle esthétique de la musique », un ouvrage controversé à l'époque de sa publication. Busoni y discute des domaines peu explorés comme la musique électroacoustique et la musique microtonale (des techniques qu'il n'utilisa jamais lui-même), mais il y affirme également que la musique doit distiller l'essence de la musique du passé pour prétendre amener quelque chose de nouveau.

De nombreuses œuvres de Busoni sont fondées sur la musique du passé, en particulier celle de Johann Sebastian Bach. Il a arrangé pour piano plusieurs œuvres de Bach, entre autres sa Toccata et fugue en ré mineur (écrite à l'origine pour orgue) ainsi que la chaconne de sa Partita pour violon seul no 2. Certains le considèrent dès lors comme étant à l'origine du néoclassicisme en musique.

Parmi les œuvres majeures de Busoni, il faut écouter le Concerto pour piano, chœur d'hommes et orchestre, op. 39 BV 247, œuvre monumentale en cinq mouvements dont le dernier avec un chœur chantant en allemand, sans doute le plus long concerto du répertoire pour piano (plus d'une heure), son opéra Turandot dont la quatrième élégie reprend le thème de Greensleeves et son chef-d'œuvre, l'opéra Doktor Faust qui est en quelque sorte son testament musical, malheureusement inachevé et créé, de manière posthume, à Dresde, en 1925, dans une version complétée par l'un de ses élèves, Philipp Jarnach, sous la direction de Fritz Busch.

Dans les années 1980, il y eut un regain d'intérêt pour ses compositions.

Un concours de piano portant son nom est organisé annuellement dans la ville de Bolzano dans le nord de l'Italie.

 

Ferruccio Busoni est vivant, grâce au procédé Welte-Mignon

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Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Choral-Prélude BWV 734, arrangement Ferruccio Busoni. Frédéric Chopin (1810-1849) : Polonaise op. 53 n° 6 ; Nocturne op. 15 n° 2 ; Prélude op. 28 n° 15. Franz Liszt (1811-1886) : Valse capriccio sur deux motifs de « Lucia » et « Parisiana » de Gaetano Donizetti ; « Adelaïde », transcription de l’opus 46 de Beethoven ; Etudes d’exécution transcendante n° 3 « La Campanella » ; Paraphrase de concert sur « Rigoletto » de Verdi ; Mélodies hongroises d’après Schubert op. 54 D 818 ; Polonaise n° 2 en mi majeur ; Réminiscences de « Norma » de Bellini, Grande Fantaisie ; Fantaisie sur des motifs des « Ruines d’Athènes » de Beethoven ; Réminiscences de « Don Juan » de Mozart. Ferruccio Busoni. 1905-1907. Notice en anglais et en allemand. 106.00. Un album de deux CD Tacet 244.

Ferruccio Busoni au disque

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Johann Sebastian Bach (1685-1750)/Ferruccio Busoni (1866-1924) : Chaconne en ré mineur, BV B 24
Ferruccio Busoni (1866-1924) : Fantaisie d’après Johann Sebastian Bach, BV 253 – Fantasia Contrappuntistica, BV 256
Lukasz Kwiatkowski, piano
2014-DDD-58’53-Textes de présentation en anglais et polonais-DUX 0934

Ferruccio Busoni au disque

par

Johann Sebastian Bach (1685-1750)/Ferruccio Busoni (1866-1924)
Chaconne en ré mineur, BV B 24
Ferruccio Busoni (1866-1924)
Fantaisie d’après Johann Sebastian Bach, BV 253 – Fantasia Contrappuntistica, BV 256
Lukasz Kwiatkowski, piano
2014-DDD-58’53-Textes de présentation en anglais et polonais-DUX 0934

Le Prix Busoni de composition 2024 est décerné à Maximiliano Alejandro Soto Mayorga

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Le prix de composition Busoni est décerné cette année au compositeur chilien Maximiliano Alejandro Soto Mayorga, qui vit en Allemagne. La compositrice américaine Laureen Siess reçoit le prix d'encouragement. La remise des prix, accompagnée d'un concert, aura lieu le samedi 30 novembre 2024 à l'Akademie der Künste de Berlin, sur la Pariser Platz. Les laudations seront prononcées par les membres de l'Académie de la section Musique Chaya Czernowin, Hanna Hartman et Cornelius Schwehr. Le président de l'Académie Manos Tsangaris accueille. L'ensemble Mosaik et Alexey Potatov joueront, sous la direction de Magnus Loddgard, des compositions des deux lauréats et de Ferruccio Busoni, qui a donné son nom au prix.
Dans sa composition pour la première fois, Laureen Siess explore la logique d'un écosystème imaginaire avec des sons de guitare électrique.
Dans ses compositions hétérogènes, Soto Mayorga s'efforce de dépasser l'(im)possibilité de concevoir le nouveau, en combinant des éléments aussi divers que la pensée sérielle, la tonalité traditionnelle, la musique noise et la musique de rue et de cirque latino-américaine.
En mémoire du fondateur du prix, Aribert Reimann, compositeur et membre de l'Académie, décédé cette année, on entendra en outre sa puissante composition pour piano Spektren, composée à ses débuts.

Le Doktor Faust de Busoni à Florence : une spectaculaire extravagance

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Ferruccio Busoni (1866-1924) : Doktor Faust, opéra en trois tableaux, avec deux prologues et un intermezzo. Dietrich Henschel (Doktor Faust), Daniel Brenna (Méphistophélès), Wilhelm Schwinghammer (Wagner/Le maître de cérémonie), Joseph Dahdah (Le duc de Parme/Un soldat/Le frère de la fille), Olga Bezsmertna (La duchesse de Parme), etc. Chœurs et Orchestre du Mai Florentin, direction Cornelius Meister. 2023. Notice et synopsis en italien et en anglais. Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 166’. Deux DVD Dynamic 37998. Aussi disponible en Blu Ray. 

Arseniii Mun remporte le Concours Busoni

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Le pianiste Arseniii Mun a remporté le 64e Concours international de piano Ferruccio Busoni à Bolzano, en Italie.

Arsenii Mun est né à Saint Pétersbourg en 1999.
À l'âge de six ans, il commence à étudier le piano avec Elena Zyabreva.
De 2010 à 2017, il a étudié avec Alexander Sandler, d'abord à l'école secondaire de musique spécialisée du Conservatoire d'État Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg, puis au Conservatoire lui-même. Il est actuellement l'élève de Sergei Babayan à la Juilliard School de New York.

En 2009, il a fait ses débuts avec un orchestre symphonique à la Philharmonie de Saint-Pétersbourg et, en 2014, il a donné son premier récital au Mozarthaus de Vienne.

Il est récipiendaire du 3e Prix au Concours international pour jeunes pianistes Astana Piano Passion (2015), du 3e Prix et d'un Prix Spécial au Concours e-Piano Junior à Minneapolis (USA, 2015), du 2e Prix au Concours international Cliburn Junior à Fort Worth (USA, 2015), du 1er Prix au Concours international de piano Arthur Rubinstein in memoriam à Bydgoszcz (Pologne, 2017) et du 1er Prix au Concours international de piano de Saint-Priest (France, 2017) et du Prix du gouvernement de la ville de Saint-Pétersbourg.

De 2010 à 2016, il a bénéficié de la bourse Sviatoslav Richter de la Fondation Mstislav Rostropovich. En 2016, il a reçu le Prix Yuri Temirkanov et, la même année, le Prix spécial du meilleur pianiste à la Verbier Festival Academy.

Il s'est produit au Festival international de musique Yuri Bashmet à Minsk, au Festival international de piano Mariinsky et aux Festivals Larisa Gergieva and Friends (Vladikavkaz) et Moscow Greets Its Friends. Il figure régulièrement dans les programmes de la Maison de la musique de Saint-Pétersbourg (depuis 2015).

Arsenii Mun se produit avec des ensembles tels que l'Orchestre de Chambre de Tallinn, l'Orchestre Symphonique académique d'État de Saint-Pétersbourg, l'Orchestre Symphonique Tchaïkovski, l'Orchestre Symphonique d'État Novaya Rossiya, l'Orchestre de chambre lituanien, l'Orchestre de l'Ermitage d'État, l'Orchestre Symphonique de Fort Worth, l'Orchestre du Minnesota et l'Orchestre Symphonique du Nord.
Il a collaboré avec des chefs d'orchestre tels qu'Alexander Titov, Dmitry Liss, Alexander Skulsky, Fabio Mastrangelo, Stanislav Kochanovsky, Mei-Ann Chen, Mark Russell Smith, Ian Hobson, Zaurbek Gugkaev et Yaroslav Zaboyarkin.

Il se produit avec des orchestres et donne des récitals dans des lieux importants en Russie, aux États-Unis et en Europe (Concert Hall du Théâtre Mariinsky, Krannert Center for the Performing Arts (Urbana, Illinois), Salle Cortot à Paris,.... À l'automne 2019, il a entrepris une tournée des villes d'Europe (Strasbourg, Luxembourg, Paris et Bruxelles) en plus de donner un concert à Radio France.
Depuis 2019, il est un artiste officiel de Yamaha.

Les autres laurétas sont Anthony Ratinov, Ryota Yamazaki, Antonio Chen Guang, Ron Maxim Huang et Ziton Wang.

Concours Busoni 2019

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A l'issue du 62e Concours International de Piano Ferruccio Busoni de Bolzano, c'est le jeune Bulgare Emanuil Ivanov (21 ans) qui emporte le 1er Prix.
Le 2e Prix va à la Japonaise Shiori Kuwahara (24 ans) qui remporte aussi le prix de la meilleure interprétation d'une œuvre de Busoni.
Et le géorgien Giorgi Gigashvili (19 ans) remporte le 3e Prix et Prix du public.