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Natacha Kudritskaya : Les oiseaux migrateurs de François Couperin comme chant de résistance

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Depuis quatre ans, l’Ukraine fait face à une agression brutale, opposant une résistance héroïque qui force l’admiration. Pour la pianiste Natacha Kudritskaya, née en Ukraine et formée au CNSM de Paris, la musique n’est pas seulement un refuge, mais une véritable « seconde ligne de front ». À travers son initiative Music Chain For Ukraine, elle soutient activement ses confrères musiciens et les réfugiés de guerre, transformant l’art en un acte de solidarité concrète. Parallèlement, elle poursuit son exploration habitée des maîtres français du XVIIIe siècle. Après un disque remarqué consacré à Rameau, elle revient avec un nouvel opus dédié à François Couperin chez 1001 Notes (en concert à la Salle Gaveau le 10 avril). Un voyage onirique, peuplé d’oiseaux et de mélancolie, où l’imagination se libère du poids du passé pour offrir une interprétation vibrante de modernité. Rencontre avec une artiste pour qui jouer est, avant tout, un acte de dignité et d’humanité.

Cela fait quatre ans que votre pays est victime d’une agression et se bat vaillamment contre la Russie. Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd'hui ? Comment parvenez-vous à continuer d’avancer et à développer des projets artistiques au cœur de cette tragédie ?

Avec le recul, il me semble que cette agression était inévitable. Avant l’invasion, j’étais aussi naïve que tous ceux qui ont cru que le temps des barbares était bel et bien révolu. Mais si les citoyens ont été pris au dépourvu, je garde un goût amer quant à l’incapacité de l’Occident à tenir tête à un mégalomane décomplexé. Le monde est tellement occupé par les affaires que les bonnes transactions comptent parfois plus que la liberté ou l’existence d’un peuple. Or, l’existence d’une nation est indissociable de sa culture. C’est un combat tout aussi essentiel, que nous considérons comme la deuxième ligne de notre front. C’est une tragédie, certes, mais elle révèle au monde un pays, une culture et un exemple de résistance qui prend les allures d’une lutte pour la lumière. Faire de la musique, en ce qui me concerne, est une forme de résistance pour défendre une certaine idée de l’humain.

Vous êtes à l’origine de l’initiative « Music Chain For Ukraine », qui vise à soutenir les musiciens ukrainiens à travers l’organisation de concerts solidaires en Europe. Pouvez-vous nous en parler ? Quels sont les défis pour faire vivre une telle structure alors que le conflit s'installe dans la durée ?

Le défi le plus complexe reste le financement. Au début, il y a eu un immense engouement ; les gens étaient sensibles aux récits des artistes déplacés. Mais on s’habitue à tout : les Ukrainiens à la vie sous les drones Shahed, et les Européens à la guerre à leur porte. Avec des partenaires en Belgique, nous avons organisé de nombreux concerts pour permettre aux musiciens ukrainiens de se produire, de préserver leur dignité et de continuer à exercer leur métier. Nous les avons mis en contact avec des organisateurs européens pour imaginer des récits communs. Nous avons également créé un projet musical et social à travers un chœur de femmes. Ce sont des réfugiées de guerre réunies autour d’une cheffe de chœur professionnelle pour aborder le répertoire populaire et sacré de l’Ukraine. Elles se sont ensuite emparées du Requiem de Fauré et des chants de Debussy. Leur répertoire a grandi, leur confiance aussi. Elles sont aujourd'hui applaudies dans des salles combles et portent un message essentiel : tant que des voix comme les leurs continueront de chanter, l’Ukraine existera.

Votre nouvel album est consacré à Couperin, après un précédent disque dédié à Rameau. Pourquoi ce choix ? Les mondes poétiques de Couperin sont-ils, pour vous, un remède à la noirceur de notre temps ?

Toute la musique est un remède. Pouvoir se retirer parfois de ce monde par le biais de l’art est une réelle échappatoire, une « chambre à soi ». La musique possède de nombreux pouvoirs, mais celui qui me rassure le plus, c’est de savoir que je ne suis jamais seule. La musique baroque a cette particularité d’avoir été délaissée par les interprètes pendant quelques siècles après la Révolution française ; les musiciens de la cour n’étaient plus en vogue. Cette musique bénéficie ainsi d’une forme d’exclusivité : nous n’avons pas de « témoignage direct » de son interprétation originelle. Bien sûr, Couperin nous guide à travers son traité sur L'Art de toucher le clavecin, tout comme Rameau avec sa mécanique des doigts. Grâce aux instruments de l’époque, nous avons une idée précise de la technique, des tempi ou des articulations. Mais jamais je n’ai entendu un professeur me dire : « Tu sais, mon maître, qui travaillait avec tel musicien, élève d’un tel qui le tenait de Chopin, disait que cela se joue ainsi… ». Ce n’est pas possible avec Rameau ou Couperin. Et c’est là que j’ai trouvé mon salut : mon imagination a été libérée du poids du savoir absolu. J’ai appris à travailler avec esprit et audace.

François Couperin, 355 ans

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Compositeur, organiste et claveciniste français de la période baroque, François Couperin  est né le 10 novembre 1668 à Paris et mort le 11 septembre 1733 dans la même ville.
Il est surnommé « Couperin le Grand » pour le distinguer d'autres membres de cette famille qui compte de nombreux musiciens.

Originaires de Chaumes-en-Brie, les Couperin appartiennent à une des plus nombreuses familles de musiciens français des XVIIe et XVIIIe siècles. Comme nombre de ses collègues, François Couperin est tout naturellement destiné, dès sa naissance, à une carrière musicale.
Son père, Charles (1639-1679), est le plus jeune frère de Louis Couperin et lui a succédé comme titulaire de l'orgue de l'église parisienne de Saint-Gervais. Il est également professeur de clavecin d’Henriette d'Angleterre, Duchesse d'Orléans.

François apprend la musique auprès de son père avant même de savoir lire et écrire. Il ne fait pas d'études générales et ses écrits resteront d'un style et d'une orthographe qui laissent beaucoup à désirer. Orphelin de bonne heure, il est déjà suffisamment doué pour qu'on lui assure la transmission de la charge de titulaire de son père à l'orgue de Saint-Gervais (dite aussi survivance), en la confiant temporairement à Michel-Richard de Lalande jusqu'à ce que le garçon ait l'âge et l'expérience requis.

Il se perfectionne auprès de Jacques Thomelin, organiste de Saint-Jacques la Boucherie et, surtout, l'un des quatre titulaires de l'orgue de la Chapelle Royale de Versailles. C'est probablement par l'entremise de Lalande et de Buterne qu'il entre au service de Louis XIV.

Ses qualités de musicien le font hautement apprécier du souverain, et il est nommé l'un des quatre organistes (par quartier) de la Chapelle Royale. Mais Couperin n'obtiendra jamais le poste de claveciniste du Roi que son talent aurait pu lui assurer. Ainsi, à la mort de Jean-Henry d'Anglebert, c'est le fils de ce dernier, pourtant piètre musicien, qui en conserve la charge.

De santé fragile et de caractère peu mondain, Couperin mène une honnête carrière de musicien et de professeur, apprécié cependant des grands, aux yeux desquels seul Louis Marchand est de taille à rivaliser avec lui. Peu d'événements de sa vie personnelle sont notables, si ce n'est la disparition d'un de ses fils, François-Laurent, qui quitte le domicile paternel sans presque jamais y revenir. Ses deux filles sont elles-mêmes des musiciennes accomplies : Marie-Madeleine (1690-1742) a été religieuse et organiste à l'Abbaye de Maubuisson, tandis que Marguerite-Antoinette (1705-1778) est devenue claveciniste de la Chambre du Roi. Vers la fin de sa vie, il abandonne progressivement ses diverses charges, notamment à la Chapelle Royale et sa tribune à l'orgue de Saint-Gervais.

Couperin est avant tout, avec Jean-Philippe Rameau, le grand maître du clavecin en France au XVIIIe siècle, tant par la quantité de ses pièces que par leur qualité. Son œuvre comprend quatre livres divisés en un total de vingt-sept ordres. Les premiers ordres se rattachent encore, bien qu'assez librement, à la suite traditionnelle et comportent généralement un nombre de pièces important : jusqu'à vingt-deux pour le second ordre. Mais à partir du Second livre, toutes les références aux airs de danse disparaissent. Progressivement, Couperin y élabore un style qui lui est très personnel, fait d'une poésie discrète, d'une atmosphère élégiaque et d'une technique qui ne se laisse jamais dominer par la virtuosité ou les effets.

Malgré les années passées à tenir les orgues de l'église de Saint-Gervais et de la Chapelle Royale, François Couperin -de manière aussi regrettable que nombre de ses confrères organistes- n'a laissé pour cet instrument que deux messes, œuvres de jeunesse qui constituent néanmoins un des sommets du répertoire français classique.

Il décède à Paris le 11 septembre 1733 et est enterré au cimetière Saint-Joseph.

Son œuvre comprend de nombreuses pièces, instrumentales et vocales, à destination profane ou religieuse. Certaines d'entre elles lui valent une place de premier plan parmi les musiciens français contemporains, notamment ses messes pour orgue, ses Leçons de Ténèbres pour le Mercredi Saint, ses sonates et concerts royaux où il entend réunir les goûts français et italiens, ses pièces pour viole.

Cependant, c'est avant tout son œuvre pour le clavecin, consistant en quatre livres publiés entre 1713 et 1730, qui fait sa gloire et le fait considérer, avec Rameau, comme le grand maître de cet instrument en France. Son traité « l'Art de toucher le clavecin » publié en 1716 est une source précieuse concernant l'enseignement de cet instrument au XVIIIe siècle.

François Couperin, 290 ans

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François Couperin « Le Grand » est le membre le plus important de toute une dynastie d'organistes parisiens.
Il est né à Paris le 10 novembre 1668. À l'âge de onze ans, il perd son père Charles, organiste à St-Gervais à Paris. La fonction d'organiste de cette église fut pour ainsi dire transmise par la grande famille Couperin. Cependant, comme les frères de François, Louis et Charles, sont décédés prématurément et que François était encore trop jeune et que sa formation n'était pas encore terminée pour occuper convenablement le poste, Michel-Richard Delalande a entre-temps repris le poste.

En 1685, François put reprendre l'office jusqu'à ce qu'il doive y renoncer en 1723 pour raisons de santé. En 1693, Couperin se voit confier le poste d'organiste à la Chapelle Royale après avoir remporté un concours élaboré contre sept autres candidats. Jusque-là, son professeur d'orgue Jacques Thomelin occupait ce poste.

En 1694, Couperin fut nommé professeur de musique des princes et princesses royaux. Deux ans plus tard, il fut élevé à la noblesse et, à partir de 1701, Couperin fut directeur musical de la Cour.

À partir de 1714, Couperin organisait presque tous les dimanches à Versailles des « Concerts royaux », de petits concerts avec une petite troupe qui servaient exclusivement à divertir Louis XIV. Couperin exerça ses fonctions à la cour jusqu'en 1730.
Il décède le 12 septembre 1733 à Paris.

Couperin a laissé une œuvre riche : plusieurs sonates en trio pour deux voix supérieures et basse continue, 4 concertos pour cordes et bois (dédiés à Louis IV), 12 concertos sous le titre Les goûts réunis, dont un à la mémoire d'Arcangelo Corelli, un autre à Baptiste Lully, ainsi que 2 suites pour violes et 2 messes pour orgue. Il a également écrit de la musique vocale 7 Airs sérieux, un Air à boire, un trio, 2 canons, 3 lectures de la Semaine Sainte et de nombreux motets et vers.
Cependant, sa plus grande importance réside dans le domaine des instruments à clavier, notamment le clavecin. Officieusement, Couperin portait le titre de « Maître de Clavecin du Duc de Bourgogne ».
Entre 1713 et 1730, il écrivit quatre livres sous le titre « Pièces de Clavecin », qui contiennent au total 240 pièces réparties en 27 « Ordres » et représentent un point culminant de l'art du clavecin français du XVIIe siècle. Enfin, il écrivit un manuel « L'Art de toucher le Clavecin » avec 8 préludes pour clavecin et il exerça ainsi incontestablement une grande influence sur Rameau, Bach et Haendel.

Louis et François Couperin, mégissés sur un onctueux clavecin

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Louis Couperin (1626-1661) : Pièces en la (Prélude à l’imitation de M. Froberger ; Allemande, l’amiable ; Courante, la mignonne ; La Piémontaise ; Sarabande croisée), Pièces en ré (Courante ; Volte & double de Benoit Babel ; Canaries ; Chaconne). Chaconne ou passacaille en sol. François Couperin (1668-1733) : La Zénobie ; La Visionnaire ; Les Grâces naturelles ; Les Vieleux et les Gueux ; Les Invalides, ou gens estropiés ; Le Tic-toc choc ou Les Maillotins ; L’Arlequine ; Le Turbulent ; L’Attendrissante ; La Verneuil ; La Dodo ou l’Amour au berceau ; La Florentine ; Les Barricades mystérieuses. Benoît Babel, clavecin. Avril 2021. Livret en français et anglais. TT 63’06. Paraty 3221117

Couperin à la madrilène, avec les clavecins de Christophe Rousset et Yago Mahúgo

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François Couperin (1668-1733) : L’Art de toucher le clavecin. La Castellane ; Les Grâces naturéles ; La Monflambert ; La Favorite ; L’Antonine ; La Charoloise ; La Ménetou ; La Chazé ; La Princesse Marie ; La Bourbonnoise ; La Milordine ; La Verneüil ; La Verneüillétte ; La Régente ; La Villiers ; La Princesse de Sens ; La Princesse de Chabeüil ou La Muse de Monaco ; La Raphaéle ; La Morinete ; La Bersan ; La Boulonoise [Livres de pièces de clavecin I-IV]. Christophe Rousset, clavecin. Janvier 2025. Livret en anglais et espagnol. 72’52’’. MarchVivo MV013

François Couperin (1668-1733) : Premier Livre de pièces de clavecin. Louis Couperin (1626-1661) : Préludes en sol, fa ré, do, la. Yago Mahúgo, clavecin. 2023-2024. Livret en anglais et espagnol à télécharger. Coffret trois CDs 64’06’’ + 58’52’’ + 79’47’’. CMY 7007

Nouvelles parutions chez Bärenreiter : une charmante découverte posthume de Martinů, une édition de référence de Couperin et un album Händel surprenant

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Bohuslav Martinů (1890-1959) : Romance pour violon et piano, H. 186bis. Bärenreiter, BA 11581. ISMN 979-0-2601-0991-9 (papier), 979-0-2601-1007-6 (numérique).

Il est toujours émouvant de se trouver face à un inédit d’un compositeur de la stature de Martinů, même s’il ne s’agit pas d’une œuvre majeure. Comme elle l’explique dans la préface à cette parution, c’est l’éditrice de cette partition, la musicologue tchèque Natálie Krátká qui a eu la chance de retrouver le manuscrit de cette brève Romance (43 mesures), composée à Paris en 1930 et dédiée au photographe et musicien français d’origine juive ukrainienne Boris Lipnitzki, à la Bibliothèque nationale d’Israël à Jérusalem en 2022. En effet, à la mort du dédicataire en 1971, ses héritiers confièrent bon nombre de partitions pour violon et piano à cette institution. Curieusement, Martinů ne mentionne nulle part l’existence de la présente partition à laquelle la musicologue a attribué en prenant pour critère la date de composition le numéro d’opus H. 186bis en tant qu’ajout au catalogue du regretté Harry Halbreich, grand spécialiste du compositeur et fidèle collaborateur de Crescendo-Magazine en son temps. Entendue pour la première fois en public en 2023 à Londres sous les doigts du violoniste Frank Peter Zimmermann et du pianiste Martin Helmchen, cette Romance présente à la fois une riche écriture harmonique dans la partie de piano entièrement en accords et une belle liberté de ton dans la charmante partie de violon, avec ses syncopes, ses passages expressifs en triolet et ses épisodes chromatiques. Jolie pièce de genre, cette Romance fera certainement un très beau bis.

Jean Rondeau érige un monument à la gloire de Louis Couperin et de son époque

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Louis Couperin (1626-1661), L’œuvre complet (The complete works). Egalement avec des ieuvres de Charles Couperin (1638 - 1679), François Couperin l'aîné, dit "le Grand" (1668 - 1733),  Jean-Henri d'Anglebert  (1629 - 1691), Jacques Champion de Chambonnières (vers 1601/1602 - 1672), François Dufaut (1604 - 1672), Johann Jakob Froberger  (1616 - 1667),   Ennemond Gaultier  (1575 - 1651), Denis Gaultier (1603 - 1672), Jacques Hardel (1643 - 1678).  Jean Rondeau, clavecin et orgue ; Anaïs Bertrand, mezzo-soprano ; Lucile Boulanger, viole de gambe ; Clotilde Cantau, soprano ; Cécile Dalmon, mezzo-soprano ; Mathias Ferré, viole de gambe ;  Elsa Frank : hautbois, Pierre Gallon : clavecin et orgue, Victor Julián Rincón Hurtado : flûte ;  Anna Lachegyi, viole de gambe ; Rémi Lecorché,  sacqueboute ; Adrien Mabire, cornet ;   Jérémie Papasergio, basson ; Robin Pharo, viole de gambe ; Philippe Pierlot,  viole de gambe ; Adrien Reboisson, hautbois ; Lucile Richardot, mezzo-soprano ; Myriam Rignol,  viole de gambe ; Thibaut Roussel : théorbe. Textes de présentation en français et anglais. 13 heures. 10CD. Warner Classics

Jean-François Heisser et l’alchimie du son de Ravel

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Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano et orchestre en sol ; Ma Mère l’Oye, cinq pièces enfantines, version orchestrale ; Le Tombeau de Couperin, suite d’orchestre ; Pavane pour une infante défunte, transcription pour orchestre. Orchestre de chambre Nouvelle-Aquitaine ; Jean-François Heisser, piano et direction. 2020/21. Notice en français et en anglais. 59’. Mirare MIR 582.